26 août 2010
"Il faut le retour de l'Etat dans les zones de non-droit et la mise en place d'internats éducatifs"
A LIRE! l'entretien au quotidien "Le Parisien" le 25 août : Propos recueillis par Martine Chevalet.
Le Parisien : Comment sentez-vous le climat de cette rentrée ?
François Bayrou : C'est le plus toxique que l'on ait connu depuis longtemps ! Il y a un très grand trouble. En axant tout sa communication sur l'expulsion à grand spectacle de quelques centaines de Roms, le gouvernement a créé un malaise profond jusque dans sa majorité. (Lire la suite)
Que le pape lui-même l'évoque, n'est-ce pas démesuré ?
Pour que le pape s'exprime sur ce sujet, on voit à quel point cette politique est apparue choquante, y compris hors de nos frontières. Bien sûr, la France est un Etat laïc, dans lequel aucune autorité spirituelle n'a de prééminence sur l'autorité publique. Mais les grands courants spirituels et philosophiques ont le droit et le devoir de s'exprimer sur les sujets sensibles. Respect du droit, respect des gens, ce ne sont pas seulement des valeurs chrétiennes. Ce sont les valeurs humanistes, c'est le socle républicain.
À regarder la hausse dans les sondages de Nicolas Sarkozy, l'opinion semble apprécier le discours sécuritaire ?
Je ne vois pas où vous voyez cette hausse. Les gouvernants qui méritent le soutien et l'obtiennent, sont ceux qui tirent les peuples vers le haut et non vers le bas. Vers le dépassement et le rassemblement et non vers les mauvaises passions toujours prêtes à se réveiller. Pour gagner des voix, on n'a pas le droit de mettre en cause l'essentiel.
Est-ce "une tache sur notre drapeau" comme l'a dit Dominique de Villepin ?
Rien n'est plus important dans une période troublée que d'utiliser des mots justes. On a tout entendu cet été : nazis, fascistes, indignité nationale... Ce que nous vivons n'est ni nazi, ni fasciste. Le mot le plus juste est : malsain ! Il est malsain d'user de n'importe quel ressort dans le but d'obtenir des voix. Qui sont les premières victimes de cette stigmatisation des Roms ? Les gens du voyage, les Gitans, les Tziganes, Français depuis dix ou quinze générations mais dont l'intégration n'est pas facile. Bien sûr, il y a des cas sociaux, beaucoup de malaises, mais il y a aussi beaucoup de gens bien.
Au-delà des Roms, dites-vous que la question sécuritaire est malsaine ?
Ne tournons pas autour du pot : la question de la sécurité publique est cruciale. Mais ce n'est pas la sécurité que le gouvernement améliore. Depuis les problèmes du mois de juillet (affaire Bettencourt, chèque du bouclier fiscal), il a cherché une diversion. Cela n'a pas marché , et comme ça arrive souvent, il a désormais deux problèmes sur les bras : ceux d'avant la diversion et ceux que pose la diversion elle-même. Avec cette mise en scène immigration-sécurité-Roms, l'ambiance est à la caricature dans tous les sens. Or quand on est dans la caricature, on ne peut plus traiter sereinement les grandes réformes (comme le dossier vital des retraites), qui exigent un minimum de "paix des braves", de compréhension réciproque entre pouvoir et opposition.
Quelle politique défendez-vous en matière de sécurité ?
Je suis partisan de reofnder du tout au tout les politiques de sécurité sur deux points : le retour de l'Etat dans les zones de non-droit, et pas seulement de l'Etat police mais de l'Etat service public. Il y a beaucoup de leçons à prendre de ce qu'a été la présence de la gendarmerie dans le monde rural. Et puis il faut d'urgence des internats éducatifs pour les très jeunes qui dérapent, permettant de rebâtir leur personnalité. Je suis pour plus de fermeté et plus d'éducation, beaucoup plus tôt.
Regrettez-vous d'avoir été moins agressif ces derniers mois vis-à-vis de Nicolas Sarkozy ?
La question, ce n'est pas le ton. La question, c'est le fond sur lequel, depuis le premier jour, j'ai été, je suis et je serai intransigeant. 
15:38 Publié dans Actualité, Education, Justice, Mouvement Démocrate, Opinion, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sécurité, éducation
25 août 2010
Roms : "Il est grave et dangereux de prendre pour cible à grand spectacle une communauté toute entière" Ce soir, écoutez François Bayrou
Vous souhaitez mieux connaître les idées de François Bayrou?
A ECOUTER! ce soir à 18h45 sur Europe 1 Soir:

François Bayrou sera l'invité politique de Claude Askolovitch, dans "Europe 1 Soir" animé par Nicolas Demorand
"Il y a un climat malsain et toxique"
envoyé par Europe1fr. - L'actualité du moment en vidéo.
15:54 Publié dans Actualité, immigration, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, europe1, parisien, roms, politique immigration
09 août 2010
la sécurité a besoin de l'Etat et des réponses nouvelles, pas de nouvelles polémiques!

François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate, a répondu cette semaine à l'hebdomadaire Marianne sur les déclarations choc et les démonstrastions spectaculaires du gouvernement sur les questions de sécurité après les incidents à Grenoble.
Déclarations chocs et démonstrations à grand spectacle: une manière de faire de la politique dangereusement pour la société
Marianne: Comment qualifiez vous les propositions de Nicolas Sarkozy ?
A Grenoble, on n'a pas apporté de réponses nouvelles aux questions de sécurité.., ce qui aurait été légitime et, selon moi, nécessaire. Il y a une réalité de plus en plus dure de l'insécurité et de la délinquance, avec des agressions de toute nature et des trafics qui progressent. C'est évidemment insupportable, pour l'Etat et plus encore pour les gens. Mais les thèmes et les mots qui ont été choisis par Nicolas Sarkozy et ses proches ne portent pas une nouvelle politique de sécurité. Leur but est de faire naître la polémique la plus violente possible, en espérant que cette polémique soudera autour d'eux ce qu'ils appellent leur camp, toute la droite jusqu'à l'extrême droite.
Une polémique ne prend pas toute seule il lui faut des ressorts...
Il y a une grande inquiétude justifiée sur la délinquance et l'insécurité . Par ailleurs; dans bien des secteurs de l'opinion comme dans tous les pays en crise, l'immigration est mal vue. Alors on a choisi de faire un pont entre les deux. Le discours de Grenoble, c'est l'insinuation mise en scène qu'il existe un lien de cause à effet entre immigration et délinquance.C'est la première fois qu'un gouvernement en France et d ailleurs dans aucun autre pays européen, prend le risque d'une insinuation comme celle-là. Beaucoup d'extrémistes l'ont dit mais un gouvernant jamais! Et c'est une fausse logique. Bien sur il existe davantage de délinquance violente et de trafics dans certains quartiers où l'immigration est forte. (Même s'il ne faut pas oublier d'autres délinquances, par exemple financière, dans d'autre milieux) Mais l'immigration n'est pas la cause. Dans tous les milieux qui sont aux marges, en difficulté économique, sociale ou culturelle, il y a des gens plus fragiles face aux tentations de la délinquance! Une statistique ne fait pas une vérité. C'est comme si l'on disait que, parce qu'il y a dis fois plus de délinquants chez les hommes que chez les femmes, la masculinité est la cause de la délinquance!
Mais on eu l'impression d'une manoeuvre réfléchie...
Bien sur, puisque tous les jours on en ajoute une couche. C'est l'effet d'avalanche. D'abord, on propose de punir différemment les délinquants selon leur origine. Puis Brice Hortefeux envisage la plus large extension de cette déchéance... Le troisième jour, l'UMP propose qu'on mette en prison les parents d'enfants qui ne respectent pas leurs obligations. Il y a comme une fuite en avant vers le plus"choc" ou le plus choquant.
Vous affirmez la réalité de l'insécurité. Nicolas Sarkozy n' a t il pas raison de s'y attaquer ?
La délinquance et l'insécurité, comme je vous l'ai dit s'aggravent! Mais cela prouve simplement que la politique suivie depuis des années à partir des déclarations chocs et de démonstrations à grand spectacle, n'a pas réussi. Il faut donc en changer.Il faut une philosophie différente une reconquête par l'Etat aussi bien dans ses forces de sécurité que dans ses services publics, de toutes les zones de non droit. Une présence continue et une vigilance. Sans cela toutes les déclarations guerrières seront de nul effet sur la vraie délinquance dont les français souffrent: la délinquance d'immeuble, de quartier, de village, d'agression, de vol, de voiture brûlée, d'incivilité, de provocation.
Quel jugement portez vous sur cette manière de faire de la politique ?
Je la crois dangereuse pour la société et pour la fonction politique, singulièrement pour la fonction présidentielle. Dans une république comme la notre, le président a une fonction de chef de famille: il doit être celui sur le calme duquel on compte; il doit regarder avec la même compréhension les différentes sensibilités du pays il doit donner une direction stable et simple pour que tout le monde comprenne ou on va. il doit assurer l'Etat. Il a enfin le devoir de rassembler.
En quoi cette manière de gouverner est elle dangereuse pour la société ?
Parce que ce sont des chemins qui ne conduisent nulle part, sauf à davantage de mal être. Cibler les français d'origine étrangère, cela va faire mal à des millions d'enfants immigrés qui travaillent vraiment, en bavent vraiment, réussissent souvent parfois jusqu'à l'exploit. Parce que les mauvaises passions ne font pas la différence. Elles ciblent la couleur de peau ou la consonance du nom, le quartier... Détourner la France de son histoire d'intégration, c'est lui faire mal parce que c'est porter atteinte à son histoire, à sa nature profonde.
propos recueillis par Jean-Claude Jaillette, Marianne semaine du 7 au 14 août 2010.
23:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08 août 2010
Une mobilisation indispensable de l'état et de l'opinion !
Aujourd'hui, cela fera 222 jours que Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, deux journalistes de France 3, ont été enlevés avec leurs accompagnateurs le 30 décembre dernier dans la province de Kapisa en Afghanistan.
Chaque jour, les journaux d'information de France Télévisions nous le rappellent. Mais dans l'édition nationale du 19/20 de France 3 le 5 août dernier, le témoignage de l'ancien otage Jean-Paul Kauffmann, ainsi que celui de sa femme Joëlle ont démontré combien la mobilisation est importante pour, non seulement obtenir la libération des otages, mais aussi soutenir leur moral.
Souvenons nous, c'était en mai 1985, Jean-Paul Kauffmann, était pris en otage au Liban avec 3 autres compagnons Marcel Carton, Marcel Fontaine et Michel Seurat. Aussitôt après, sa femme Joëlle et ses amis allaient organiser des manifestations pour alerter, puis mobiliser l'opinion et mener un combat qui allait aboutir à la libération des 3 premiers en 1988, Michel Seurat étant tragiquement décédé entretemps. Leur témoignage est important, notamment celui de Jean-Paul Kauffmann qui explique combien les messages de soutien qui peuvent être reçus par les otages en captivité peuvent leur apporter "Une bouffée d'oxygène, […] avec cela vous vivez pendant des semaines, voire des mois…"
Joëlle Kauffmann nous explique aussi combien nous sommes tous concernés, et que nous devons tous nous identifier aux otages dans cette mobilisation. C'est une véritable solidarité au sens étymologique du terme qui doit se mettre en place pour stimuler à la fois l'état et l'opinion.
Je repense à cette définition de la solidarité que fait le philosophe André Comte-Sponville qui distingue bien solidarité et générosité. Extraits : "Faire preuve de générosité, c’est agir en faveur de quelqu’un dont on ne partage pas les intérêts […] Faire preuve de solidarité, à l’inverse, c’est agir en faveur de quelqu’un dont on partage les intérêts : en défendant les siens, vous défendez aussi les vôtres ; en défendant les vôtres, vous défendez les siens".
C'est exactement la démarche qu'on adoptée Florence Aubenas et Jean-Paul Kauffmann, tous deux anciens otages, ils défendent maintenant la cause de Stéphane Taponnier et Hervé Ghesquière, la première en parrainant le Comité de soutien, le second en en faisant partie avec son épouse.
De nombreuses villes et collectivités territoriales ont également apporté leur soutien, ainsi que les organisateurs de manifestions culturelles, ou sportives, qui affichent la photo des otages et distribuent des rubans bleus.
Si vous souhaitez vous associer à la démarche, vous pouvez visiter le site du Comité de soutien ou signer la pétition :
Ce sont ces types de mobilisations qui permettent aussi de rappeler les valeurs fondatrices de notre république : liberté, égalité, fraternité. Les actualités récentes qui évoquent des sentiments d'exclusion, de repli identitaire, voire l'introduction de nouvelles catégories dans la citoyenneté française, ce qui serait contradictoire avec ce qui précède, sont véritablement faire offense à notre histoire et à notre identité française, puisque c'est de cela qu'il s'agit.
Laurent Boisseau
Crédits photo : France Télévisions ; © AFP ; FNAC
10:55 Publié dans Action citoyenne, Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taponier, ghesquiere, otage, afghanistan, kauffmann, aubenas, solidarité
06 août 2010
L'Etat doit être "présent sous toutes ses formes" dans les quartiers pour Marielle de Sarnez
Marielle de Sarnez, la vice-présidente du MoDem était l'invitée de RMC ce matin. Elle a appelé à une "stratégie de long terme" dans la lutte contre l'insécurité et a notamment estimé que l'Etat devait être "présent, sous toutes ses formes" dans les quartiers difficiles. Retrouvez son intervention
"Il y a plusieurs centaines de zones de non-droit en France, on le sait depuis les années 90, leur nombre a augmenté", a-t-elle déclaré au micro de RMC-Info, alors qu'on l'interrogeait sur le déplacement du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à Grenoble pour y installer un Groupe d'intervention régional (GIR).
Rappelant que les GIR existent depuis 2002, la députée européenne a appelé à "une stratégie de long terme en matière de lutte contre l'insécurité", qui ne donne pas "le sentiment qu'on intervient comme ça, par à coup". "C'est bien qu'il y ait beaucoup de policiers à un moment, mais ensuite quand il n'y a plus d'Etat, quand il n'y a plus de quoi faire respecter l'ordre républicain dans ces quartiers au jour le jour, c'est là évidemment que viennent les problèmes", a-t-elle ajouté.
"Il faut que l'Etat soit présent, sous toutes ses formes : et donc on remet la Caf (allocations familiales, ndlr), on remet la Poste, on remet les services sociaux, on remet de l'école", a-t-elle poursuivi, citant également les pompiers, les gendarmes et les forces de l'ordre. Assurant que cette politique serait compatible avec une politique de rigueur, elle a fait la différence entre "l'administration dite de papier (...) où on peut faire des efforts beaucoup plus conséquents que ce qu'on fait" en termes d'allègement et les "administrations de missions, les administrations qui sont sur le terrain".
Refusant de lier insécurité et immigration, Marielle de Sarnez a réaffirmée ne pas vouloir "opposer les français entre eux" et à rappelé qu' "Un chef d'Etat doit garantir (…) l'égalité des citoyens et la non-discrimination des citoyens".
Interrogée également l'intervention d'Eric Woerth dans le dossier fiscal de la succession de la famille César, Marielle de Sarnez a regretté une nouvelle fois l'absence de transparence dans la pratique des dégrèvements fiscaux, ce qui "n'est pas sain". "On est dans l'arbitraire le plus complet, les cartes ne sont pas sur la table mais sous la table" a ajouté la vice présidente du MoDem. "Le mieux, c'est que le pouvoir politique ne se mêle pas de ce type d'affaire" a-t-elle conclu.
Enfin la députée européenne du MoDem a estimé que "la guerre en Afghanistan n'est pas gagnable sur le terrain". Selon elle : "il faut repenser une autre stratégie pour l'Afghanistan", ajoutant : "on nous a expliqué qu'en entrant dans le commandement intégré de l'OTAN, cela nous permettrait d'avoir des positions différentes. Je n'ai pas entendu le moindre son, le moindre début d'une position différente depuis que nous y sommes. Je suis convaincue que l'Union Européenne doit faire valoir sa propre stratégie sur l'Afghanistan."
Retrouvez ici l'intégralité de l'émission.
19:44 Publié dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marielle de sarnez, insécurité, modem
25 juillet 2010
Réinventer la ville
Inventer la ville de demain, c'est dans le cadre de la Cité de la Réussite organisée par la Sorbonne, qu'IBM a invité 4 000 étudiants à proposer des idées pour rendre les villes plus intelligentes. Le projet “Une ville autosuffisante en énergie via un système Consumer to Business” réalisé par Benoît Schildknecht, étudiant à SKEMA Business School (Lille), a été retenu en premier. Basé sur une étude systémique qui prend en compte l'ensemble des problématiques de production d'énergie, de recyclage des énergies perdues et des déchets, ce projet intègre également les aspects économiques en les quantifiant. C'est aussi l'invention d'un nouveau modèle de consommation qui fait du citoyen un acteur économique en tant que producteur et non plus seulement consommateur. Plus généralement, il s'en dégage la vision d'une entreprise du 21e siècle qui associe l'ensemble des acteurs concernés : collectivités territoriales, entreprises industrielles et surtout chaque citoyen.
Utopie ? Aujourd'hui peut-être, mais sans doute pas demain si nous en avons la volonté !
Souvenons-nous, qu'il y a un peu plus de 200 ans, naissait le projet de Saline royale d'Arc-et-Senans (Doubs). Œuvre de Claude-Nicolas Ledoux, architecte urbaniste visionnaire du siècle des Lumières, elle constitue également un témoignage rare dans l’histoire de l’architecture industrielle. Inspiré par ce mouvement intellectuel, culturel et scientifique qui se propagera dans toute l'Europe, Claude-Nicolas Ledoux veut réinventer l’architecture, à l'instar de Jean-Jacques Rousseau qui veut réinventer le Contrat Social en revenant aux sources, aux "principes naturels". Son projet se veut un idéal non seulement d'architecture par son style néo-classique, privilégiant l'alignement et la symétrie, mais aussi social avec la conception d'une véritable cité logeant et nourrissant ses ouvriers tout en leur offrant des activités.
Mais revenons au 21e siècle, l’idée est de développer une ville entièrement autosuffisante en énergie, en eau et en gestion des déchets en inventant un système Consumer to Business (NDLR: le consommateur devient lui-même un producteur) qui soit rentable financièrement. Les principaux axes développés sont :
- Energie via des panneaux solaires (installés sur les maisons, les immeubles d’habitation), revendue aux entreprises,
- Faciliter la cogénération : l’énergie perdue des uns fait le bonheur des voisins.
- Industrialiser au niveau de la Cité le tri des déchets : collecte des déchets des uns et revente à d’autres.
- Organiser collectivement la récupération et l’utilisation de l’eau de pluie.
Tous les détails sont dans le rapport complet ici.
Un véritable projet pour les Agenda 21.
Laurent Boisseau
Source : GreenIT.fr, communiqué IBM
Publié sur GreenIT.fr : http://www.greenit.fr/article/acteurs/reinventer-la-ville...
12:51 Publié dans Environnement, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ville, urbanisme, consommation, économie, developpement durable, modem, issy-les-moulineaux
22 juillet 2010
Issy : André Santini présidera « le Grand Paris »
Nous avons appris ce mercredi 21 juillet, la nomination d’André Santini Député-Maire d’Issy-les-Moulineaux à la tête de la présidence du conseil de surveillance de l'établissement public Société du Grand Paris (SGP).
Sur le plan isséen, on ne peut que déplorer cette désignation.
Quid du respect des électeurs ? Les isséens assistent impuissants à un « arrangement entre amis ». En effet suite à cette nomination, avec « dérogation » due au dépassement de la limite d’âge d’André Santini, Issy-les-Moulineaux hérite d’un nouveau Député à l’Assemblée Nationale en la personne de Frédéric Lefebvre. Ce dernier a montré jusqu’alors plus d'intérêt pour son destin national, que pour les dossiers isséens. Et c’est d’ailleurs pour la 10ème circonscription des Hauts de Seine, le 4ème député en à peine plus de deux ans.
Dans le climat délétère actuel, la politique n’avait pas besoin d’un nouvel épisode de ce type.
Au plan local et national, de nouvelles pratiques doivent voir le jour, pour mettre fin aux calculs de quelques-uns, pour garder des postes ou privilégier des amis.
Fabienne GAMBIEZ
Conseillère Municipale MoDem d’Issy-les-Moulineaux
19:52 Publié dans Actualité d'Issy | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand paris, santini, issy-les-moulineaux
11 juillet 2010
Projet du Fort d'Issy: Enquête publique
A Issy dans le cadre du projet du Fort, jusqu'au 21 juillet est ouverte une enquête publique.
Elle concerne une demande présentée par la société DALKIA qui, au titre du Code Minier souhaite obtenir l'autorisation de prélever de l'eau chaude dans la nappe souterraine pour réaliser un programme de géothermie.
En dehors des aspects techniques relativement complexes, il vous est demandé de vous exprimer sur le principe d'autoriser la dite société à pomper à 640m de profondeur de l'eau (qui est naturellement à 28°). Cette eau qui fait partie de la réserve stratégique d'eau potable d'Ile-de-France sera puisée (200m3 / Heure), remontée en surface pour récupérer les calories, puis restituée dans la nappe à 13°. Cette nappe étant commune aux villes de Boulogne, Vanves, Malakoff, Châtillon, Clamart, Meudon et Paris XV, les citoyens de ces villes sont aussi appelés à s'exprimer sur cette autorisation.
On sait que le puits de prélèvement se situera dans les sous-sols de la futur Ecole Justin Oudin. Au regard de ces éléments, on se pose naturellement des questions sur les risques éventuels encourus par les riverains et la collectivité.
De plus, comment ne pas s'interroger sur l'impact de ce programme en termes de pollution de cette nappe souterraine dite stratégique? En effet, la réinjection des eaux utilisées engendre un risque objectif de pollution d'une nappe totalement pure destinée à servir de réserve de consommation d'eau potable de la région parisienne.
D'autre part, que penser du principe d'utiliser un bien commun (de l'eau potable) pour le chauffage de quelques particuliers?
Enfin, historiquement cette zone a tout de même déjà connu un énorme effondrement souterrain de 6 hectares de carrière de craie. On peut craindre les conséquences des vibrations liées au forage.
Quel que soit votre sentiment sur cette opération, je vous invite à vous exprimer lors de cette consultation publique. Un dossier est d'ailleurs consultable en mairie à Issy et dans les communes précitées.
Vous avez jusqu'au 21 juillet pour indiquer votre position sur cette enquête publique.
Il est important que chacun s'exprime.
Fabienne GAMBIEZ
Conseillère municipale d'Issy-les-Moulineaux
22:10 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27 juin 2010
Conseil municipal jeudi 1er juillet à Issy
Une séance du Conseil municipal se tiendra le jeudi 1er juillet à partir de 18H30, dans la salle multimédia "La Marseillaise" à l'Hôtel de ville, 62 rue du Général Leclerc.
Nous vous rappelons que ces réunions sont publiques, et que tout isséen peut y assister librement.
A l'ordre du jour, 50 sujets et résolutions qui seront traités durant cette séance.
09:46 Publié dans Actualité d'Issy, La vie citoyenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil municipal, issy-les-moulineaux
19 juin 2010
Du temps pour la vie...
"Les jours heureux", c'était le nom d'une pièce à succès des années 40, mais plus étonnant encore c'était le nom du programme qui est à l'origine du contrat social qui a gouverné nos "trente glorieuses".
Ce programme a été élaboré et adopté à l'unanimité par le Conseil National de la Résistance (par un large rassemblement allant des gaullistes aux communistes) en mars 1944. La France et le monde étaient encore en guerre, et pourtant, dans cette ambiance de clandestinité, allait naître un projet ambitieux traçant dans les grandes lignes les réformes suivantes qui seraient réalisées à la fin de la seconde guerre mondiale : la sécurité sociale, les retraites par répartition, les droits des travailleurs dans les entreprises.
Las, depuis la fin des "trente glorieuses", les poussées néolibérales n'ont eu de cesse de détricoter progressivement et méthodiquement le programme du CNR.
Il est incontestable que l'urgence est à la sauvegarde de notre système de retraites, une réforme est indispensable, mais la priorité – tout aussi incontestable – concerne plus généralement l'emploi.
L'approche actuelle – telle qu'elle est généralement présentée – est essentiellement économique, voire comptable. En d'autres termes elle vise à combattre les symptômes (les déficits des systèmes de retraites) et non les causes à la racine dont la principale est le taux d'emploi de la population.
Il s'agit donc avant tout de la gestion de l'employabilité tout au long de la vie, avec la prise en compte des situations de plus en plus fréquentes, telles que les parcours fractionnés, les polypensionnés, etc.
Les principaux enjeux et leviers de la réforme, tels qu'ils sont souvent présentés, concernent : l'âge de départ, le montant de la retraite, les cotisations. Tout a été quasiment dit sur ces sujets :
- Comment reporter l'âge de la retraite sans une prolongation équivalente d'une activité professionnelle effective ; alors qu'elle se concentre essentiellement entre 30 et 55 ans ?
- Comment élargir l'assiette des cotisations, mettre à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital, mais de façon progressive par rapport au montant, afin d'éviter de pénaliser le pouvoir d'achat des classes moyennes et par conséquent la consommation ?
Aucune solution ne se dessine pour résoudre efficacement et de façon pérenne la situation des retraites et sans mettre en péril la cohésion sociale (le risque de "guerre sociale" comme le dit François Bayrou). Seule la mise en œuvre d'une réforme systémique, une véritable recomposition du système politico-social, et en rupture avec les paramètres actuels, permettra d'envisager des solutions plus adaptées et prenant en compte la nouvelle donne sociologique de notre société du 21e siècle face au travail.
Nous sommes de nouveau à une échéance primordiale pour refondre notre système de protection sociale, à l'instar de la fondation de notre système actuel par le CNR.
Il faut donc être créatif et inventer un nouveau contrat social bâti sur un nouveau modèle qui peut aussi s'inspirer de modèles existants. On parle souvent du modèle de flex-sécurité finno-scandinave dans lequel la flexibilité de l'emploi est compensée par une sécurité assurée par une indemnisation et surtout un niveau de formation élevé. Ces politiques nécessitent des moyens budgétaires importants et supposent une forte mobilisation au sein des entreprises et un dialogue social de qualité. La France n'en est pas là aujourd'hui. Et d'ailleurs, en serait-elle là, pourrait-elle le faire seule ? Très difficilement sans doute, car un tel projet ambitieux, n'est pas sans conséquence sur les politiques budgétaires et économiques. Il faut donc le concevoir sur un périmètre beaucoup plus large, et c'est donc au niveau européen qu'il faut mettre en œuvre des politiques communes de gestion de l'emploi.
Pourquoi ne pas envisager sous l'égide de l'Union européenne, et de façon coordonnée, le développement dans chacun des pays qui la composent de structures autonomes, gérées paritairement par des représentants des partenaires sociaux, et chargées de prendre en charge globalement la gestion de l'employabilité des travailleurs.
Un nouveau contrat social est donc à reconstruire, et maintenant dans une perspective européenne. C'est-à-dire de façon progressive, en définissant des critères de convergence, et non par uniformisation compte tenu des disparités entre chacun des états membres.
En parallèle, ces démarches doivent s'accompagner d'une profonde réflexion sur le sens même du travail. On notera à ce sujet les conclusions du rapport "Bien-être et efficacité au travail" cité en référence.
Il s'agit ni plus ni moins de réconcilier le social et l'économique. Promouvoir le bien-être au travail ne relève pas d'une vision angélique ou d'une approche philanthropique. Le rapport cité montre au contraire, que c'est "un atout pour la performance" des entreprises. La France est sur ces sujets très en retard comparée au Canada ou aux pays nordiques.
Le social ne doit plus être perçu comme un ensemble de contraintes ayant un coût, mais bien comme un avantage stratégique.
En synthèse, il s'agit d'un enjeu national majeur et qui concerne au premier chef les générations futures.
Ce nouveau contrat social doit s'adapter à une nouvelle organisation des rythmes de vie, en prise avec les réalités du 21e siècle, avec la fin des rythmes linéaires, des carrières plus évolutives avec des "temps différents" consacrés :
- au travail productif proprement dit (public ou privé),
- à la formation dans le cadre de la gestion des parcours professionnels,
- à l'investissement dans des activités associatives utiles à la collectivité,
- à la famille et à l'éducation des enfants comme à l'accompagnement de nos aînés.
Rien de moins qu'un grand projet humaniste qui pourra être repris pour l'échéance de 2012. Personnellement, en écho au nom du programme "Les jours heureux", je l'appellerai :
"Du temps pour la vie"…
Laurent Boisseau
Sources :
- Retraites, les termes du débat – Alternatives économiques N° 292 – juin 2010.
- La démolition en marche – Télérama N° 3150 – mai 2010.
- Bien-être et efficacité au travail, par H. Lachmann, C. Larose et M. Pénicaud – Rapport fait à la demande du 1er ministre – février 2010.
18:13 Publié dans Social-économie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : retraites, réforme, humanisme, emploi, contrat social, modem, issy-les-moulineaux
17 juin 2010
Retraites: une réforme juste déséquilibrée!
Suite à la présentation ce mercredi par le gouvernement du projet de réforme des retraites, le Mouvement Démocrate estime que ce projet n'est pas équitable :
1- La réforme des retraites est nécessaire. Elle ne peut pas être sans efforts. Mais lorsque les efforts ne sont pas équilibrés, ils ne sont pas acceptés.
2- Pour obtenir une réforme équilibrée, il fallait répondre à quatre exigences : dans le court terme, des ressources nouvelles qui suppriment le déficit ; dans le moyen terme, une politique qui permette un plus grand nombre d'actifs au travail par rapport au nombre de retraités -donc une politique crédible de création de travail- ; en même temps, un glissement de l'âge légal de départ en retraite, nécessairement accompagnée de mesures en faveur des carrières longues, de la pénibilité, et d'un filet de sécurité pour les carrières incomplètes - ; dans le long terme, enfin, la réflexion sur un nouveau système, unifié, de retraites.
3- Le plan n’est pas convaincant en matière de ressources nouvelles. On ne peut donc en attendre un rééquilibrage durable. L’augmentation de 1 pour cent de la dernière tranche de l’impôt sur le revenu (de 40 pour cent à 41 pour cent) n’est même pas symbolique. Les prélèvements sur les revenus du capital sont à peine esquissés. En vérité, là où l’on attendait un effort demandé aux plus favorisés, on a quelques mesures pour faire semblant. L’équilibre des efforts entre le bas et le haut de la pyramide sociale n’est pas équitable.
4- L’utilisation du fonds de réserve des retraites pour amortir les déficits d’ici à 2020 est la conséquence de ce déséquilibre. C’est ruiner une idée qui, pour une fois, était prévoyante. La France mettait de côté des sommes importantes, pour faire face au déséquilibre démographique attendu du « papy-boom ». On était encore très loin de l’objectif fixé. Mais cette « épargne nationale » va être immédiatement utilisée. C’est le choix du court terme face au long terme.
5- La question d’une politique pour la production et le travail, l’encouragement à la création d’emplois est presque totalement absente du plan gouvernemental. Or si l’on ne trouve pas des emplois nouveaux, pour les jeunes et les plus de cinquante ans en particulier, aucune réforme des retraites n’a la moindre chance de marcher.
6- Pour nous, le seuil des 62 ans en 2018 est acceptable. Cet âge aurait pu être atteint au rythme d’un trimestre supplémentaire par an en commençant au 1er janvier 2011. Le gouvernement a choisi un glissement de quatre mois par an, mais en commençant plus tard, au 1er juillet 2011. Des dérogations sont prévues qui maintiendront l’âge de 60 ans pour les salariés entrés dans la vie professionnelle avant 18 ans. L’augmentation prévue de la durée de cotisation est modérée (un trimestre supplémentaire). Sur ces deux points, importants, sous réserve de précisions, nous pensons que la réforme n’a pas commis d’erreur majeure.
7- Pour la pénibilité, après la réflexion des partenaires sociaux sur les éléments objectifs qui la définissent (port de charges lourdes, travail de nuit, exposition au bruit, exposition aux produits chimiques), le gouvernement a choisi un examen individuel diagnostiquant une dégradation précoce de l’état de santé. Ce n’est pas vraiment juste car la pénibilité supportée longtemps, en soi, avec ou sans conséquences détectables (certains troubles ou maladies graves peuvent mettre longtemps à apparaître) devrait entraîner un droit à la retraite plus précoce.
8- La décision la plus injuste, et pour nous inacceptable, c’est la modification du seuil de 65 ans qui permettait de liquider sa retraite, avec les droits acquis, même incomplets, mais sans pénalisation. Cette disposition concerne les salariés les moins favorisés, très souvent les femmes ayant élevé des enfants, ou tous ceux qui ont eu des difficultés de carrière, qui ont « galéré ». C’était un filet de sécurité. Ce déplacement est injuste : il atteint les plus faibles, et les années après 65 ans sont plus sensibles que les années après 60 ans, - on avance en âge. De surcroît, c’est un artifice comptable : la plupart des salariés concernés ne sont plus au travail, ils sont au chômage de longue durée et attendent cet âge pour liquider leur retraite. Il s’agit donc en fait d’un transfert de charges des caisses de retraite vers les caisses d’indemnisation du chômage.
9- Les efforts demandés aux fonctionnaires, et dans quelques années aux régimes spéciaux, correspondent à une réelle attente des Français en termes de justice et d’égalité devant la retraite. Mais ils auront des conséquences sur le pouvoir d’achat, dont il faudra tenir compte dans la politique à suivre à l’égard de la fonction publique.
10- Enfin, le gouvernement n’a pas accepté d’ouvrir la réflexion sur le régime de retraites de l’avenir, le seul capable de sauver les retraites par répartition, le régime de retraites unique à points, ou à comptes personnels, qui seul autorise en même temps l’équilibre des comptes et la souplesse du choix personnel de chaque salarié, qui connaît à tout moment ses droits et peut choisir l’âge à partir duquel il les exercera. C’était une occasion unique, au moment où plusieurs organisations syndicales ou politiques demandaient une telle réflexion, d’ouvrir, sans pression, des pistes pour l’avenir.
11- En l’état, ce projet n’est pas équitable. Nous allons donc participer au débat, notamment à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour que les changements indispensables rendent, si c’est encore possible, cette réforme plus équilibrée et plus juste.
17:45 Publié dans Actualité, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : retraites, réforme, modem, position
05 juin 2010
RD7: le Modem d'Issy-les-Moulineaux regrette la décision de la commission d'enquête
Le Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux regrette la décision de la commission d'enquête qui donne son aval au projet de 2x2 voies sur la RD7.
Il s'agit d'une véritable autoroute urbaine faisant la part belle aux voitures et peu aux circulations douces, risquant d'avoir des conséquences néfastes sur la qualité de vie des riverains.
Le Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux va étudier les recours possibles, afin que le projet soit revu en direction d'une 2x1,5 voies, plesbicitée par les associations et bon nombre d'habitants.

Mise à jour du mercredi 9 juin : La position du MoDem Issy a été diffusée dans la presse locale, exemple : Le Parisien du 09/06/10.
07:45 Publié dans Actualité d'Issy, Environnement, Politique locale, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rd7, urbanisme
27 mai 2010
Bienvenue à « ECOPOLIS »
Bienvenue aux nouveaux habitants qui vont prochainement habiter le Fort d'Issy. La commercialisation de ce nouveau programme immobilier vient de commencer, et la ville accueillera dans quelques mois, 3 500 habitants supplémentaires dans 1 538 logements.
Voici quelques éléments contextuels pour mieux connaitre ce programme. Le Fort d'Issy connu son heure de « gloire » pendant le siège de Paris de 1870, où il constituait avec 17 autres Forts « la petite ceinture » destinée à protéger Paris. Il paya son tribu à la guerre en recevant 34 000 obus, tant prussiens que français.
Récemment démilitarisé et dépollué de ses reliquats explosifs des trois dernières guerres, le Fort d'Issy vient donc d'être converti en programme immobilier. D'abord baptisé Fort « numérique », maintenant que tout le monde est connecté au haut débit via une simple « box », il a été converti en « Fort du développement durable », en « éco-quartier » et récemment labélisé « ecopolis ». Rassurez vous, seule l'appellation a changé pour suivre la mode du moment, le projet, lui est resté le même au cours des années. D'ailleurs comme vient de le noter le quotidien 20 Minutes : « sur le plan environnemental, rien de bien révolutionnaire. Les bâtiments consommeront moins de 65 kWh/m2 par an, quand le Grenelle de l'environnement prévoit 50 kWh/m2 par an d'ici à 2012. »
Le MoDem dans son programme municipal de 2008, préconisait la création d'un « éco-quartier » pour le Fort d'Issy. La municipalité actuelle a repris cette idée en n'en conservant que le titre. C'est un bon début mais il ne fallait pas s'arrêter en si bon chemin ! Notre proposition était de s'inspirer du quartier « Vauban » à Freiburg im Breisgau, référence européenne d'éco-quartier en matière de reconversion de sites militaires, et y implanter des bâtiments légers et aérés, utilisateurs des dernières technologies vertes en matière de construction. Au lieu de cela, nous avons un nouveau projet de bétonnage à Issy, avec une concentration de bâtiments sans pareil dans un espace réduit. En effet, la présentation de la maquette à l'hôtel de ville a balayé nos derniers doutes, il y a été présenté des immeubles de 6 étages avec des vis-à-vis entre les bâtiments à certains endroits de moitié leur hauteur, engendreront pour leurs habitants, une sensation de promiscuité. C'est dommage, pour des appartements dont un des arguments de vente est d'avoir une vue directe sur Paris et la tour Eiffel. La vue sur la cuisine du voisin c'est tout de suite moins « glamour » ! Et il va falloir vite profiter du panorama, en effet, avec trois nouvelles tours de 170 m de haut, deux au pont d'Issy et une au centre ville celui-ci va en être « durablement » affecté.
On vous a vendu aussi la desserte de la ville en transports en commun ? Est-ce que deux nouvelles stations de bus et le TUVIM seront suffisants pour absorber les nouveaux échanges sur cette zone ? Il est vrai, la ville dispose d'une très bonne infrastructure avec le métro, le Tram, le RER et les bus. Ils n'ont qu'un seul défaut, ils ne desservent pas le Fort pour le moment. Comme 80% des isséens, vous ne travaillerez pas sur la ville. Donc vous ferez comme beaucoup d'entre nous, vous prendrez votre voiture. 1 538 logements x 66% (taux de ménages isséens possédant au moins une voiture), cela fait potentiellement 812 voitures de plus dans les rues d'Issy-les-Moulineaux. Comme vous êtes sociologiquent plutôt des cadres, vous partirez tous à la même heure, difficile d'éviter les bouchons !
Ce projet du Fort est donc encore une occasion de se distinguer positivement manquée pour la ville. Où est passée Issy l'audacieuse ? En tous les cas, pas dans le développement durable !
Didier FRUTIEAUX
Conseiller Départemental MoDem 92
22:05 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fort, issy-les-moulineaux, développement durable, éco-quartier, programme municipal, modem
18 mai 2010
Rejets atmosphériques sur Issy
Il y a quelques jours, a été diffusée sur le site de la ville "la synthèse sur les rejets atmosphériques 2009 de l'usine Isséane". Il y est précisé que "conformément à la réglementation relative aux rejets atmosphériques des installations d'incinération des déchets, le SYCTOM effectue des mesures pour un certain nombre de substances : poussières, oxyde d'azote, monoxyde de carbone, dioxyde de soufre, acide chlorhydrique, mercure ... contenues dans les fumées rejetées". Il est d'autre part indiqué que les résultats de ces contrôles sont obtenus par autocontrôle réalisé en continu par l'exploitant et que d'autres contrôles trimestriels effectués par des organismes extérieurs confirment ces résultats.
Dans ce contexte, il semble intéressant d'analyser les chiffres transmis par le SYCTOM et de les rapprocher par exemple des normes préconisées par l'OMS "Organisation Mondiale de la Santé", instance internationalement reconnue, qui à différentes reprises a publié des travaux rappelant que la pollution de l'air représente un risque environnemental majeur pour la santé des populations, qu'il convient d'être vigilant car l'exposition aux pollutions aériennes échappe à la perception individuelle, et qu'il peut se passer de nombreuses années avant que les conséquences sanitaires se fassent sentir, car nos pays industrialisés ne sont pas épargnés par ces phénomènes de pollution.
Dans l'ensemble au regard des résultats remis par le SYCTOM, on apprend que pour 2009 "toutes les mesures journalières moyennes sont en dessous des seuils journaliers imposés par arrêté préfectoral, à l'exception d'un dépassement d'une demi-heure sur un jour pour l'acide chlorhydrique". Néanmoins lorsque l'on examine les niveaux de mesures relevés, on constate qu'effectivement ils sont au dessous des niveaux légaux imposés par arrêté préfectoral, mais parfois au dessus du seuil préconisé par l'OMS. A titre d'exemple les niveaux moyens de rejets de dioxyde d'azote sont de 40 mg/Nm3, alors que c'est le seuil maximal préconisé par l'OMS.
Ces éléments doivent particulièrement attirer notre attention et montrent qu'une commune comme Issy-les-Moulineaux, ayant sur son territoire des installations rejetant des fumées atmosphériques conséquentes, doit avoir pour préoccupation première de mesurer de façon continue la qualité de l'air atmosphérique. Ainsi on ne peut qu'à nouveau déplorer la suppression de la station d'Airparif, qui était installée à Issy-les-Moulineaux et qui donnait des mesures précises et régulières de la qualité de l'air dans notre ville. Je ne suis pas sûre que son remplacement par des abeilles comme annoncée par l'adjointe à la Santé et au Développement durable, lors de la séance du Conseil Municipal du 10 décembre, soit à la hauteur du risque en terme de santé publique.
Et que penser des perspectives qui se présentent à nous ? Qu'il s'agisse entre autres de la poursuite de la densification urbaine sur les quais de Seine, et du passage de la RD7 à 2 x 2 voies, ce sont des éléments qui vont contribuer à augmenter la pollution de l'air sur notre ville qui n'est plus désormais mesurée scientifiquement.
Fabienne GAMBIEZ
Conseillère Municipale d'Issy-les-Moulineaux
22:52 Publié dans Actualité d'Issy | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pollution, atmosphère, issy-les-moulineaux, isséane, airparif
23 avril 2010
Issy : Bilan d’équilibre habitat-activités
Durant le Conseil Municipal du 15 Avril dernier, il nous a été demandé de nous prononcer sur le bilan d'équilibre habitat-activités signé pour la période 2005-2009.
Issy a été l'une des premières villes à signer ce type de convention avec l'Etat en 2005, c'est à son honneur.
Le taux avaient été alors fixé à 2,57, c'est-à-dire que cet accord engageait la ville à construire : 2,57 fois plus de logements que de bureaux. On peut rappeler par exemple que Paris s'était engagée dans le même temps sur un ratio plus contraignant puisqu'il était de 2,7. In fine le bilan définitif de cet accord sur Issy s'établit à 2,36, soit tout de même en deçà des objectifs initiaux.
Il nous a été précisé que pour atteindre cet objectif habitat/activité, la ville avait organisé l'aménagement du territoire de la commune ainsi : un pôle emplois principalement développé sur Val de Seine, et le reste du territoire où je cite « la vocation résidentielle a été préservée et même renforcée ».
Mais on peut s'interroger : opposer ainsi des quartiers les uns aux autres n'est-ce pas préoccupant ? Est-ce comme cela que l'on peut garantir un véritable lien social, une harmonie, de la qualité de vie sur l'ensemble de la ville.
On le constate tous les jours, Issy-les-Moulineaux souffre déjà historiquement du manque de lien entre par exemple Mairie d'Issy et le quartier des Moulineaux, ou entre les Epinettes et le Val de Seine. La ville a-t-elle besoin d'un fractionnement supplémentaire qui séparerait Val de Seine et ses bureaux du reste de la ville résidentiel. Je pense qu'il faut y prendre garde.
D'autre part, ce type d'indicateur (habitat/activité) s'il a bien sûr son intérêt, ne doit-il pas aussi être replacé dans un contexte plus global, celui de la Région Ile de France, celui du SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile de France).
Compte tenu des problèmes de logements en Ile-de France, je rappelle que le SDRIF prévoit 30% de logements sociaux (soit 6 points de plus que ce qui est réalisé à Issy actuellement).
Ce même SDRIF souligne la nécessité d'un équilibre régional pour ne pas aboutir à un développement économique extrême à l'ouest de l'Ile de France : un développement qui se ferait naturellement au détriment du reste de la Région.
Enfin dans une optique de durabilité, nous devons veiller à réduire les temps de transport, à rapprocher le salarié de sa résidence. Car on l'a déjà évoqué ici, le développement de la construction de bureaux sur Issy pour le moment ne bénéficie pas directement à l'emploi des Isséens, qui travaillent pour la plupart (près de 8 sur 10) hors de la commune.
Regardons à 20 ou 30 ans, et prenons garde aux déséquilibres économiques, urbanistiques que nous risquons d'accentuer, en continuant à construire de telles proportions de bureaux sur notre territoire.
Fabienne GAMBIEZ
Conseillère Municipale MoDem d'Issy-les-Moulineaux
21:05 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : issy, habitat, bureaux, activités
12 avril 2010
Conseil municipal jeudi 15 avril à Issy
Une séance du Conseil Municipal se tiendra le jeudi 15 avril à partir de 18H30, dans la salle multimédia "La Marseillaise" à l'Hôtel de ville, 62 rue du Général Leclerc.
Nous vous rappelons que ces réunions sont publiques, et que tout isséen peut y assister librement.
A l'ordre du jour, 38 questions qui seront traitées durant cette séance.
21:57 Publié dans Actualité d'Issy | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil municipal, issy les moulineaux
15 mars 2010
Une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire
Les résultats du scrutin du 14 mars pour Issy-les-Moulineaux ont donné 4,64% des suffrages exprimés pour notre liste Démocrate et Centriste conduite par Alain Dolium. La participation n'a atteint que 47,53%.
Nous remercions toutes celles et ceux dont les suffrages se sont portés sur notre liste.
Nous remercions aussi tous les militants et sympathisants qui se sont investis avec nous dans cette campagne.
"Je suis déterminé à participer à la construction d’un centre libre et indépendant" a déclaré en conclusion Alain Dolium. Retrouvez l'ensemble de son intervention : ici.
"Une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire" a déclaré François Bayrou hier soir. Retrouvez l'ensemble de son discours : ici.
21:15 Publié dans Elections Régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : elections regionales, résultats, issy, dolium, bayrou
11 mars 2010
URGENT * URGENT * URGENT * Réunion publique ce soir à Paris
Grande réunion de fin de campagne ce soir: venez nombreux nous rencontrer et échanger sur les régionales!
Jeudi 11 mars, à partir de 18h30, Alain Dolium, tête de liste MoDem pour l’élection régionale en Ile-de-France, et les chefs de file départementaux vous invitent à une soirée “De l’oxygène pour l’Ile-de-France“.
En présence de François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, Marielle de Sarnez, députée européenne d’Ile-de-France, et de Bernard Lehideux, président du groupe Démocrate et Centriste au conseil régional d’Ile-de-France.
Rendez-vous à partir de 18h30 pour un apéritif musical et convivial, puis pour les interventions des orateurs à partir de 20h,
à La Bellevilloise
21 rue Boyer, Paris 20e
Métro Gambetta (sortie place Matin Nadaud) ou Menilmontant
Bus : 26, 61, 69, 96
Parking : 25, rue Saint Fargeau
Bornes de vélib et de taxi place Gambetta
03 mars 2010
Les 14 engagements d'Alain Dolium pour la région



Demain matin au RER Issy et ce week-end sur les marchés, nous serons sur le terrain pour distribuer notre programme décliné en 14 engagements par Alain Dolium pour la région Ile-de-France:
1. Cap emplois
Nous nous engageons à stimuler l’embauche au sein des entreprises, en garantissant la prise en charge des charges sociales liées à la création d’un nouvel emploi en cas de déficit, pendant les deux années suivant l’embauche.
2. Cap entreprise
Nous nous engageons à rendre accessibles tous les services d’aide aux entreprises, à travers un guichet et un dossier unique plus facile d’accès et plus efficace.
3. Label Ile-de-France pour l’agriculture
Nous nous engageons à promouvoir un label régional avec les distributeurs, pour mettre en avant l’agriculture francilienne et favoriser les circuits courts de distribution.
4. L’apprentissage pour tous
Nous nous engageons à faire le lien entre les formations et les besoins d’emploi locaux et valoriserons à cet effet les filières d’apprentissage auprès des lycéens. Nous nous battrons pour que les Instituts Médico-Professionnels donnent accès à de véritables Centres de Formation et d’Apprentissage spécialisés pour les personnes handicapées.
5. Egalité des chances scolaires
Nous nous engageons à donner les mêmes chances d’accès aux filières gagnantes, quel que soit le lieu d’habitation de l’élève, grâce au lancement du Passeport Découverte. Cette initiative permettra à l’élève d’accéder beaucoup plus facilement aux clefs de l’orientation, en bénéficiant sur demande d’un tutorat pratiqué par un bénévole (actif, jeune retraités).
6. La Bourse aux Stages
Avec l’aide des Chambres de Commerce, nous nous engageons à créer une Bourse des Stages qui permettra à tous de prendre connaissance des possibilités de stage proposées par les entreprises, au mieux dans un rayon de 45 minutes de leur domicile.
7. Plan 3B : 1.000 Bus Banlieue-Banlieue
Nous nous engageons à mettre en place 1.000 bus propres supplémentaires en moyenne et grande couronne, pour renforcer les liaisons de banlieue à banlieue. De plus, ces bus permettront d’accéder plus facilement à la première station de RER ou de métro menant vers les pôles d’emplois actuels.
8. Service Logement
Nous nous engageons à créer un guichet unique du logement pour que tous les Franciliens puissent savoir où sont les logements, en particulier sociaux, disponibles dans leur région. Ce guichet unique du logement traitera en priorité les personnes les plus touchées par le problème du logement, à cause de leur situation financière ou familiale, qu’elles soient à faible revenu, jeunes couples avec enfants, familles nombreuses, personnes âgées, en situation de handicap, mères et pères seules avec leurs enfants.
9. Service logement étudiant
En coordination avec l’Etat et les collectivités territoriales, nous nous engageons à accroître l’offre d’hébergement pour les étudiants et apprentis, notamment aux abords immédiats des universités et centres d’apprentissage. Nous nous engageons à coordonner la mise en œuvre de 20.000 nouveaux logements pour les étudiants et les apprentis.
10. Plan d’urgence Ponctualité, Confort, Sécurité « PCS » pour les transports en commun
Nous nous engageons à mettre fin à la galère des incidents techniques incessants liés à des matériels vétustes, grâce au plan PCS (Ponctualité Confort Sécurité).
11. L’emploi et les services clés dans un rayon de 30 minutes
Nous nous engageons à développer une politique économique volontariste permettant de rapprocher progressivement l’emploi des lieux d’habitation. En même temps, nous assurerons, étape par étape, l’accès aux services essentiels (commerce, publics, culturels, sportifs, …) dans un rayon de 30 minutes, afin d’aboutir à de véritables bassins de vie à taille humaine pour une majorité de franciliens.
12. 100% énergie positive
1-Nous nous engageons à nous assurer que les 470 établissements scolaires gérés par la région soient dotés de panneaux solaires pour leur production d’électricité.
2- Nous créerons une prime à la casse pour le remplacement des vieilles chaudières polluantes.
Notre objectif est d’assurer 20% d’indépendance énergétique de la région en 2020 grâce aux énergies renouvelables.
13. 15.000 places en crèche
Nous cofinancerons à 75% en partenariat avec les collectivités locales l’ouverture de 15.000 places de crèche : il est urgent de répondre à une forte demande depuis de trop nombreuses années en Ile-de-France.
14. Plan santé
En coordination avec l’Etat, nous nous engageons à maintenir une égalité d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire, en mettant en place des contrats de continuité (services, tarifs conventionnés, horaires d’ouverture …) avec des professionnels de santé, comme des médecins libéraux.
Grâce à cela, nous maintiendrons ou installerons des maisons médicales et d’urgence de proximité dans les zones géographiques les plus touchées par l’inégalité d’accès aux soins.
19:30 Publié dans Action citoyenne, Actualité d'Issy, Politique, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alain dolium, régionales, engagements, programme
25 février 2010
PROPOSITION 12 : Créer des bassins de vie
Lundi 22 février, Alain Dolium, tête de liste du Mouvement Démocrate en Ile-de-France était à Issy-les-Moulineaux dans le quartier Val de Seine.
Accompagné notamment de Chantal Brault et Pierre Creuset, têtes de liste Dém
ocrates des Hauts-de-Seine et de 3 candidats isséens: Arnaud Gharbi, Okan Germiyan et Sandra Levoyer, de Fabienne Gambiez, conseillère municipale et de nombreux militants isséens.
Alain Dolium, qui a longtemps travaillé à Issy, a réaffirmé sa volonté d'aider les Franciliens à habiter a moins de 30 minutes de leur domicile (proposition 12 de notre programme). Et pour y arriver, "il faut notamment influer sur le prix des logements et sur les moyens de transport de banlieue à banlieue" il a ajouté. (proposition 3).
Abordant la question de l'urbanisme de bureaux et du logement pour les Franciliens, il a constaté le "trop de bureaux" à Issy: en effet, comme le MoDem d'Issy-les- Moulineaux n'a de cesse de le dire, les promoteurs ont parfois déshumanisé la ville à outrance: la distorsion m² de bureaux/m² de logements est flagrante et continue à s'accentuer.
"C'est un non sens! L'Ile-de-France a besoin d'un gendarme du logement pour défendre les droits des Franciliens" a affirmé Alain Dolium (proposition 5).
De plus, "la logique d'urbanisme tournée uniquement vers les grandes entreprises ne permet aucune mixité sociale" a-t-il relevé.
voir article du Parisien 92 du 23/02/2010


07:00 Publié dans Actualité d'Issy, Politique locale, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : régionales, alain dolium, chantal brault, pierre creuset, hauts-de-seine, urbanisme, bassin de vie, transports, logements, val de seine









