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30 avril 2008
"C'est un chemin qu'il faut creuser"
Intervention de Jean Lassalle lors de la Convention des élus samedi dernier, à voir absolument pour ceux qui n'étaient pas présents. Intervention toute en profondeur, humanisme, bon sens, enthousiasme, humour et intelligence. Nous espérons vous entendre souvent, souvent, Monsieur Lasalle, sur ce chemin que nous allons creuser ensemble !
09:33 Publié dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean lasalle, convention, élus, modem
29 avril 2008
Vous avez dit "Droits de l'Homme" ?

Les associations de défense des Droits de l’Homme tunisiennes attendaient beaucoup de la visite d’un Président français.
Elles espéraient que des signes clairs seraient adressés au Chef de l’état tunisien pour permettre la libération de prisonniers politiques. Eh bien non, ces signes ne sont venus ni de Nicolas Sarkozy, ni de Rama Yade !
Au plan international, est-ce dorénavant l’image que veut donner la France ? Le carnet de commandes remplace la démarche humaniste.
Mais pourquoi avoir créé un secrétariat d’état aux Droits de l’Homme ? Où est « la diplomatie des Droits de l’Homme » mise en avant pendant la campagne présidentielle par le candidat Sarkozy ?
Fabienne Gambiez
21:21 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme, tunisie, sarkozy
26 avril 2008
Convention des élus démocrates : Discours de clôture de François Bayrou: "Je crois à l'humanisme et à la justice."
François Bayrou, a jugé samedi que "Les réformes sont indispensables, mais elles ne peuvent pas se payer au prix de l'injustice". Je ne comprends pas cette obsession du gouvernement et de sa majorité de faire payer la solidarité par ceux qui ont moins, et de ne pas mettre à contribution ceux qui ont plus", a-t-il ajouté en citant plusieurs exemples tirés de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir dernier. Pour lui, la "justification des franchises médicales par le financement des recherches sur la maladie d'Alzheimer est une présentation publicitaire, de la communication". Même si c'était vrai, il serait profondément choquant de demander aux seuls malades, plutôt qu'aux biens portants, de financer la recherche sur cette maladie". François Bayrou s'est de nouveau élevé contre le financement de la généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE): "nous ne considérons pas qu'il soit socialement juste ni acceptable de faire payer la solidarité par les plus pauvres ». Il a aussi dénoncé la diminution "brutale" des allocations familiales pour les enfants entre 11 et 14 ans. Entre un "projet de société fondé sur l'assistance sur notre gauche, et un projet fondé trop souvent sur l'arrogance sur notre droite, il y a un immense espace pour le projet de société défendu par le MoDem. Nicolas Sarkozy a dit jeudi soir: je crois au capitalisme et à la mondialisation. Moi je crois à l'humanisme et à la justice!"
23:43 Publié dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : convention, municipales, élus, discours, bayrou
23 avril 2008
Des médicaments au rayon « petits pois » ?
Cette décision appelle deux remarques :
Est-ce à un groupement de distribution d’imposer au gouvernement par une volonté de passage en force une vision purement mercantile du système de santé français ?
Le sujet est bien trop complexe pour faire l’économie d’un débat public avec tous les acteurs concernés : professionnels de santé, laboratoires, pharmaciens, et sécurité sociale. La vision simpliste d’un rabais sur les médicaments de « marques », rendu possible par un modèle économique basé sur la compression des frais de personnel, et qui contribuerait à la sauvegarde du pouvoir d’achat des français ne saurait faire l’objet d’un blanc-seing accordé par le gouvernement.
Notre responsabilité - en tant qu’adhérents du Mouvement Démocrate - est d’être particulièrement vigilants sur les sujets de santé publique qui concernent la vie quotidienne de millions de français.
La deuxième remarque concerne le fait que les groupes de la grande distribution se placent désormais dans une concurrence effrénée dans la recherche de nouveaux marchés plus rémunérateurs ainsi que dans une course aux ouvertures. Cette course est rendue nécessaire par les tensions actuelles sur les marchés alimentaires mondiaux faisant craindre aux grands distributeurs une contraction de leurs marges.
Verrons-nous les effets de cette course dans les années futures à Issy-les-Moulineaux dans le cadre d’un projet de grande surface ?
Didier Frutieaux
09:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : médicament, santé, distribution
18 avril 2008
Un système hospitalier déstabilisé ?
Nicolas Sarkozy a annoncé cette semaine le plan de réforme des hôpitaux français. Il l’a présentée comme étant la mise en place de «communautés hospitalières» et la reconversion de services de chirurgie et de maternité jugés « dangereux ».
On nous a expliqué que les établissements qui perdront leur activité chirurgicale ou obstétrique ne fermeront pas pour autant leurs portes. Ils pourront se tourner vers d’autres activités, par exemple la rééducation fonctionnelle, les soins de suite ou la gériatrie.
Pourtant la crainte d’une médecine à deux vitesses (Paris / Province – Grandes villes / Petites villes) se renforce. Il est évident qu’en province et dans les petites villes les patients devront faire un trajet encore plus long pour se rendre aux urgences ou subir une opération avec un risque vital accru selon les pathologies. Sur certaines zones géographiques, on constate déjà depuis plusieurs années, la diminution du nombre de médecins généralistes, de spécialistes (ophtalmologistes, dermatologues …), la mise en place de cette réforme risque d’accentuer la différenciation des français face au système de santé.
Faisant suite aux rumeurs de déremboursement des frais d’optique en début de semaine, à la mise en place des franchises médicales en début d’année, cette réforme ne peut qu’accroître l’inquiétude des patients et des professionnels de la santé.
Fabienne Gambiez
22:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, réforme, sarkozy, médecine
16 avril 2008
UDF: Bayrou met ses opposants en échec

François Bayrou a mis en échec mercredi soir les partisans d'une renaissance de l'UDF lors d'une réunion du bureau de l'ancienne formation centriste.
"Nous avons décidé (...) que le Mouvement démocrate allait continuer à se développer", a déclaré le président du MoDem à l'issue de cette réunion de trois heures. "Il n'y aura pas de retour à l'UDF historique", a-t-il ajouté en se réjouissant de ce "premier élément de clarification".
Selon M. Bayrou, cette décision a été votée à une large majorité de 19 voix contre six.
Une majorité encore plus large s'est dégagée sur la question de l'attribution du financement public. Celui-ci "ira au MoDem", a assuré M. Bayrou. Une convention va "édicter les règles entre les deux entités", a ajouté le président du MoDem. Elle portera notamment sur l'entretien du siège, a-t-il expliqué sans plus de précision.
Les partisans de la renaissance de l'UDF ont reconnu avoir été mis en minorité lors de cette discussion "franche". Le bureau n'a "majoritairement" pas souhaité que l'UDF retrouve une expression politique, a convenu le sénateur Jean Arthuis.
La minorité va continuer à "s'exprimer", a ajouté le sénateur de la Mayenne, partisan d'"un centre indépendant et suffisamment fort pour nouer des alliances claires".
François Bayrou avait convoqué ce bureau, chargé de veiller au respect des intérêts matériels et moraux de l'UDF, mise en sommeil le 30 novembre dernier à la veille du congrès fondateur du MoDem, pour vider la querelle l'opposant aux partisans de la renaissance de l'UDF.
Ces derniers ont lancé une pétition après l'échec du MoDem aux municipales pour faire revivre l'UDF. M. Bayrou, qui a dénoncé une manoeuvre téléguidée par l'Elysée pour l'éliminer, a annoncé lundi qu'il allait demander, avant l'été, aux quelque 60.000 adhérents de son parti de confirmer par un vote sa "ligne d'indépendance" par rapport à l'UMP et au PS. "Tous ceux qui veulent utiliser des interrogations pour faire une crise repartiront gros Jean comme devant", a-t-il prévenu mercredi soir. AP Source
23:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, bayrou, modem
14 avril 2008
Conférence de presse du 14 avril : "Ce combat n'est pas seulement pour nous, c'est un combat pour le pluralisme en France..."
Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.
Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...
Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.
Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.
Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.
De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.
Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme, au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.
Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.
Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.
Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.
Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.
En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.
Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.
La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .
Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.
C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.
Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
Mouvement democrate.fr
17:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, conférence de presse, modem
12 avril 2008
Nouveaux programmes à l’école primaire : encore une réforme TGV
Une fois de plus, le gouvernement met en place une réforme du système éducatif à l’école primaire avant de prendre le temps d’une réflexion et d’une concertation avec les différents partenaires de l’Éducation : Enseignants, Chercheurs en sciences de l’éducation, Parents d’élèves, mouvements complémentaires de l’école, mais également Maires des communes qui, ne l’oublions pas, ont la charge budgétaire des écoles primaires de leur commune.
Fin mars, il a été prévu une concertation de trois heures dans toutes les écoles pour répondre à quatre questions principales :
· Trouvez-vous le projet de programmes suffisamment clair ?
· Quels en sont les points forts ?
· Quels en sont les points à améliorer ?
· Avez-vous des remarques ou des suggestions ?
Après la suppression des heures du samedi matin avant même de savoir quelles conséquences cela aura sur les rythmes scolaires des élèves et comment organiser la nouvelle prise en charge, hors temps scolaire, des élèves en difficulté, voilà que le Ministre de l’Éducation nationale veut instaurer de nouveaux programmes pour la rentrée 2008. Dans exactement cinq mois.
Actuellement se sont les programmes de 2002, mis en place par Jack Lang, qui sont appliqués dans toutes les écoles françaises, et aucun bilan n’a encore été fait sur cette application. Cela n’empêche pas le gouvernement de prévoir des réformes de fond, balayant sans ménagement le travail mis en place depuis cinq ans. Les enseignants passent plus de temps à s’approprier les réformes successives et contraires des ministres, qu’à en faire bénéficier les élèves après une réelle réflexion. Eduquer demande du temps et de la stabilité. C’est vrai pour les enseignants et c’est vrai aussi pour les élèves qui doivent recevoir cette éducation.
Dans une tribune du Nouvel Observateur (13 mars 2008), deux anciens Ministres de l’Éducation nationale, Luc Ferry et Jack Lang, écrivent :
« Dans les nouveaux programmes, décision a été prise, sans aucune concertation, de diminuer environ par trois le temps consacré à l’enseignement de l’histoire et de la géographie, afin de faire plus de place au sport et aux mathématiques : ce choix lourd de menaces ne peut-il être discuté publiquement ? Tous les démocrates ne peuvent que rejeter cette méthode aberrante ».
Faudra-t-il abandonner l’histoire de la Shoah (si chère à notre Président de la République ) ou la géographie de l’Europe (qu’il présidera à la rentrée) ? Oui, mais c’est pour faire plus de sport pourrez-vous répondre. Les communes voudront-elles ou pourront-elles mettre plus de créneaux de stade, de gymnase et de piscine à disposition des écoles pour que les élèves profitent vraiment de ce temps supplémentaire ?
Philippe Joutard, ancien Recteur d’académie et ancien président du groupe d’experts sur les programmes de 2002 répond :
« Tout a été fait dans la précipitation, sans aucune connaissance du terrain. […] Les enseignants vont se retrouver démunis face à des programmes très différents et, au final, infaisables. »
Les enseignants n’ont eu que quelques heures pour réfléchir sur des programmes qui s’appliqueront quoi qu’ils proposent. La preuve en est, si besoin, que tous les éditeurs de manuels scolaires ont déjà adressé les spécimens des nouveaux livres, conformes à ces nouveaux programmes 2008, à tous les enseignants du primaire.
Les communes pourront-elles assumer le coût de cette mise en conformité ?
Voudront-elles le faire ?
Une fois encore, les conséquences de cette précipitation ont été ignorées par un gouvernement qui agit sans concertation. Mieux vaudra être un bon élève, sans aucune difficulté, dès la prochaine rentrée.
Un autre TGV est déjà en route : les stages de remise à niveau durant les vacances. A lui aussi il manque un grand nombre de wagons, mais il roule quand même, pour être vu.
Pierre-Laurence PERDRIAT
14:50 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, réforme, programme, scolaire
10 avril 2008
L'intégralité de la note de l'Elysée pour fragiliser le MoDem
A lire d'urgence, cet article paru sur le site du monde.fr. Enfin de la clarté sur ce qui se trame dans les coulisses, et sur ce discours des "ralliés" qui utilise toujours les mêmes arguments, comme du réchauffé servi en direct de l'Elysée. Au service des intérêts personnels, bien sûr.
"Voici le contenu intégral de la note interne adressée par un de ses conseillers politiques au chef de l'Etat. Celle-ci a été rédigée avant la réunion qui s'est tenue mercredi 9 avril à l'Elysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à laquelle participaient des responsables de l'UMP, du Nouveau Centre, du Parti radical, du Forum des républicains sociaux, de la Gauche moderne, des Progressistes, ainsi que Jean-Marie Cavada et Michel Mercier, en vue de constituer un "comité de liaison de la majorité présidentielle".
1) Plusieurs mouvements récents dans la famille centriste sont à noter.
Votre proposition à Michel Mercier pour appartenir officiellement à la majorité présidentielle a sans doute été un déclencheur puisque le président du groupe UC du Sénat ne s'en est pas caché.
Les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini – Christian Blanc se tient à l'écart) ont alors redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre. Le petit groupe prêt à le faire atteindrait aujourd'hui le tiers de l'effectif.
Depuis le lendemain des élections municipales, Michel Mercier a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations-suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem.
Jean Arthuis, dans une interview au Journal du dimanche, est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur la position de Michel Mercier.
Thierry Cornillet, député européen centriste, que vous avez reçu, a de son côté publié un manifeste pour le Centre qui constitue à la fois une proposition et une analyse pertinente de la situation : le Nouveau Centre ne recrutera pas plus, par contre il est possible de retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou.
Dans le même temps, de nombreux élus dans le Grand Ouest, maires de petites villes (Douarnenez, Concarneau, Landerneau, Quimperlé) ne s'affilient pas au Nouveau Centre mais se réclament de l'Union centriste. Pierre Méhaignerie, comme il vous l'a d'ailleurs dit, les encourage dans ce sens. S'ils ne veulent pas venir à l'UMP, il préfère qu'ils n'aillent pas non plus au Nouveau Centre.
2) Derrière ces mouvements variés, plusieurs constantes peuvent nous permettre de continuer à compter sur l'ensemble de la famille centriste pour la recherche d'une majorité au Sénat et d'une majorité au Congrès.
Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre et reste très intéressé par la possibilité pour un parlementaire de retrouver son siège directement, comme l'avant-projet de loi constitutionnelle le prévoit.
Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain.
Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP.
Enfin, il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez, sans pour autant apporter tout cela au Nouveau Centre.
En conclusion, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le Nouveau Centre et le MoDem.
3) Il est clair que, depuis plusieurs semaines, cette analyse a été faite par Jean-Louis Borloo et son secrétaire général, Laurent Hénart. Le ministre d'Etat multiplie les entretiens et les déjeuners avec l'ensemble de cette mouvance et tente, en vain jusque-là, de la fédérer à son profit.
Dans ce contexte, la réunion que vous présidez [mercredi 9 avril] avec la majorité présidentielle n'en est que plus opportune."
23:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, centre, bayrou, élysée
06 avril 2008
La consigne et la conscience
Lors de la dernière campagne présidentielle, les jeunes de l'UDF portaient et vendaient des tee-shirts où était inscrite la célèbre phrase de Victor Hugo "à la consigne, je préfère répondre à ma conscience". Cette maxime prophétique est devenue une année plus tard une des marques de fabrique du Mouvement Démocrate.
Tout citoyen peut aisément constater que la sphère politique française semble se nourrir de principes préétablis et apparemment admis par tous contre lesquels il ne serait pas envisageable de s'insurger. En la matière, la liste est longue et les exemples les plus usités sont connus. Chaque électeur serait nécessairement de droite ou de gauche et il s'ensuivrait un bipartisme prétendument constitutif de la vie politique nationale. Le Centre serait par essence une force d'appoint pour la droite et ne saurait être indépendant. La démarche du MODEM serait vouée à l'échec car elle récuse les deux concepts précédents en prétendant créer un Centre faisant fi des clivages partisans usuels. Cette liste non exhaustive symbolise une pensée unique et une dictature intellectuelle par le biais d'une juxtaposition de consignes qui n'ont rien de démocratiques mais qui servent les intérêts de leurs auteurs en ayant pour but d'anesthésier la conscience politique des citoyens et de transformer ces derniers en bons soldats ou en moutons de panurge.
Les consignes sévissent dans de nombreux secteurs de la société. Les consignes de sécurité ont pour finalité de favoriser dans les situations critiques des comportements salutaires qui ne sont pas forcément naturels lorsque la panique s'empare de personnes qui de ce fait, n'ont plus le temps ni les moyens réels de réaliser un discernement objectif. Au sein d'une armée, les consignes ont pour but de créer des automatismes comportementaux ayant comme dessein de garantir l'ordre, la rapidité et l'efficacité de l'action militaire. Dans les entreprises, les consignes pudiquement dénommées procédures s'attachent à décliner une culture d'entreprise à travers des guides pour l'action en situation. Dans tous les cas, et pour des raisons diverses, la consigne tend à se substituer à l'affect, à la réflexion et à la conscience pour devenir une habitude qui bride la liberté et par la même l’unique moteur de l'action.
Or, conformément aux quatre règles énoncées par le philosophe Max Weber, un discernement préalable à une décision n’est correctement mené que si les quatre grandes tendances qui poussent l’homme à agir (l’habitude, l’affect, la raison et la conscience) sont simultanément utilisées dans un dosage spécifique à chaque situation à construire à chaque occasion. La question fondamentale suggérée par les jeunes UDF est donc de savoir si en politique la conscience doit primer sur la consigne et si de ce fait, les valeurs qui construisent les convictions sont supérieures aux traditions qui induisent les consignes.
La réponse à cette interrogation légitime dépend de notre propre conception de la politique. Si la politique se réduit à l’art de conquérir et de conserver le pouvoir, la conscience s’effacera très rapidement devant les consignes dictées par l’ambition de ceux qui sont au pouvoir ou qui sont les plus aptes à le conquérir. Les dysfonctionnements régulièrement constatés dans la vie politique nationale sont des conséquences directes de cette conception malsaine de la politique. Dans cette mouvance, la majorité est toujours pour et l’opposition toujours contre au détriment de toute considération objective, le bipartisme fait force de loi et l’alternance est le seul changement possible car aucune alternative n’est envisageable.
A l’inverse, si la politique est, comme le veut sa définition originelle, une réflexion sur l’organisation de la vie de la cité, le pluralisme de la pensée doit être de mise car la contradiction a toujours été source de progrès. Le pluralisme de la pensée fait que le bipartisme se meurt et fait place à la pluralité de la représentation où l’alternative fait respirer la vie politique. De plus, une organisation féconde de la vie de la cité ne peut être basée que sur de fortes convictions construites sur des idées novatrices et des valeurs émergeant des consciences citoyennes. Et toute consigne apparaît alors comme un frein à ce processus démocratique. Les seules contraintes admissibles sont alors celles induites par la nécessité d’une organisation efficace à grande échelle.
Pour faire face à cette contradiction apparente entre les notions de liberté individuelle et de cohésion du groupe, le MODEM s’est doté, lors de son Congrès fondateur de décembre 2007 de statuts, d’une charte des valeurs et d’une charte éthique à travers une démarche inédite. Pour répondre de manière pertinente à l’éternelle et difficile question de la conciliation de l’unité et de la diversité, du juste équilibre entre la démocratie représentative et la démocratie participative, le MODEM a procédé à un discernement collectif amorcé par les instances et auquel les militants volontaires ont participé.
Les réflexions et les valeurs mises en avant par les militants ont construit les textes fondateurs du mouvement démocrate dont les instances ont rappelé les consignes nécessaires à un bon fonctionnement de l’ensemble. Ces textes définissant des valeurs communes, des principes de fonctionnement et des règles comportementales minimales ont été validés par une majorité significative. Cette démarche originale et innovante peu relayée par les médias fut pourtant un grand moment de démocratie interne prometteur pour une formation qui aspiré à restaurer une démocratie vivante en France.
La seule ombre au tableau reste une consigne discutable de François Bayrou. Au nom de l’unité, il a prôné pour une absence de courants dans le mouvement démocrate et a pour l’instant été suivi. Cette consigne pourrait générer une limitation abusive de la liberté militante et de la créativité démocrate. L’avenir me paraît plutôt être du côté d’une fédération de sensibilités organisées et solidaires basée sur une saine émulation dans le respect des textes fondateurs. Ces sensibilités organisées traduirait dans les faits la nécessité de la pluralité des expressions correspondant au pluralisme de la pensée. Grâce aux gardes–fous que constituent la charte éthique, la charte des valeur et la Commission de Contrôle et de Conciliation, ces sensibilités organisées se différencieraient de courants construits à des fin personnelles par des individus à forte personnalité qui débouchent toujours sur des affrontements fratricides. A partir du moment où des instruments pertinents ont été démocratiquement mis en place, il faut aller ensemble jusqu’au bout de la démarche faisant fi de toute crainte. Car la conscience collective sera toujours supérieure à la consigne d’un leader fut il incontesté.
Lors des récentes élections municipales, les alliances concrétisées par le MODEM se sont faites sur des programmes et donc sur des idées et des valeurs et pas sur des consignes applicables sur tout le territoire. Car en politique, la réflexion et la conscience sont supérieures à la consigne car la liberté est supérieure à l’habitude. Les médias ont incité le grand public à considérer comme illisible cette attitude. La révolution civique prônée par François Bayrou lors de l’élection présidentielle passe avant tout par une révolution culturelle qui n’en est qu’à ses prémices. Le passage d’un bipartisme insipide à un fonctionnement pluraliste ne se fera pas sans résistance et sera donc le fruit d’une grande opération pédagogique qui n’en est qu’à ses débuts et qui suscite encore quelques interrogations ou incompréhensions légitimes.
Convictions et conscience exigent des sacrifices. Le Nouveau Centre a préféré les sacrifier sur l’autel de la consigne sarkozyenne et des ambitions personnelles à court terme. Le MODEM continue, quant à lui, de mettre en avant les idées et les valeurs de ses militants malgré des premiers résultats électoraux difficiles. Ce juste combat courageux et risqué à court terme est celui de l’instauration d’une véritable démocratie en France. Cette instauration ne se fera pas par le biais de quelques consignes mais par l’éclosion et l’éducation d’une nouvelle conscience citoyenne centrée sur des idées et des valeurs et non plus sur des habitudes. Cette démarche est la raison d’être du MODEM. En rassemblant de nombreux nouveaux militants qui avaient jusqu’à présent déserté la politique, cette démarche novatrice a déjà commencé son chemin de liberté et de libération que rien n’arrêtera au fur et à mesure qu’un nombre sans cesse croissant de citoyens, faisant fi des insipides consignes ambiantes, aura conscience de son caractère fécond, inéluctable et nécessaire.
Etienne Béranger
Conseiller Municipal MODEM d’Issy-les-Moulineaux
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