29 septembre 2008

Les adhérents du Mouvement Démocrate ont voté !

 

Retrouvez les résultats pour les Hauts-de-Seine ici.

 

 

26 septembre 2008

Octobre : Elections des parents d’élèves

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Forum de l'Education - Septembre 2008

 

Le vendredi 17 octobre prochain se dérouleront les élections des représentants des parents d’élèves dans tous les établissements scolaires : Maternelles, Elémentaires, Collèges et Lycées.

 

Ces représentants constituent au sein du Conseil d’Ecole le Comité des Parents prévu par l’article L411-1 du code de l’éducation.

 

Il est important que les parents aient une place active dans la vie des établissements scolaires et ces élections donnent la possibilité aux parents qui seront élus de participer aux différents conseils et commissions constitués au sein des différents types d’établissements :

 

 

- Conseil de classe,

- Conseil d’école en maternelle et élémentaire (vote du règlement intérieur de l’établissement, adoption du projet d’école proposé, avis sur les suggestions de fonctionnement de l’école, sur l’intégration des enfants handicapés, les activités périscolaires, la restauration scolaire, les questions d’hygiène, la sécurité des enfants …)

- Conseil d’administration dans le secondaire (projet d’établissement, budget et règlement intérieur, interventions sur les questions relatives à l’hygiène, la santé, la sécurité, avis sur les choix de manuels, outils pédagogiques …)

- Conseil de discipline,

- Commission d’appel de passage en secondaire.

Pour ces élections les deux parents sont électeurs et éligibles, sauf s’ils n’ont pas l’autorité parentale. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer le jour des élections la possibilité est offerte de voter par correspondance. Dans une école primaire (maternelle + élémentaire) les deux parents ne votent qu’une fois.

 

Tous les parents éligibles peuvent présenter des listes de candidats (autant que de classes dans l’école). Ces listes sont à remettre au chef d’établissement au moins dix jours avant la date du scrutin.

Début octobre dans chaque établissement des enveloppes vous seront remises vous expliquant en détail les procédures de vote.

Donc n’oubliez pas de noter cette date du 17 octobre sur vos agendas. Si vous souhaitez plus de précisions les responsables d’établissement, les associations de parents d’élèves pourront vous répondre.

 

Ces élections sont peu médiatisées, mais elles nous donnent la possibilité nous parents d’élève de participer à la vie des établissements : exerçons nos droits de vote !

25 septembre 2008

« Ma rentrée en 6ème »

Forum de l'Education - Septembre 2008

cartable.JPGTémoignage d’Arthur quelques jours après sa rentrée au Collège à Issy-les-Moulineaux :

 

Modem Issy : Comment s’est passée cette première rentrée ?

 

Arthur  : Plutôt bien, le premier jour on a rencontré le principal du collège, le principal adjoint, le conseiller principal d’éducation qui nous ont expliqué le fonctionnement du collège. On a passé toute la première journée avec notre professeur principal et on a visité le collège pour mieux le connaître, cela donnait une bonne impression.

 

Modem Issy : Au collège quelles sont les grandes nouveautés ?

 

Arthur  : Le changement de salle à chaque cours, c’est un peu stressant j’ai parfois peur de ne pas avoir le temps de ranger mes affaires. Et en ce début d’année ce n’est pas toujours évident de trouver la bonne salle, le bon étage dans le collège.

 

Modem Issy : Pour le moment est-ce que le Collège correspond à tes attentes ?

 

Arthur  : Je craignais d’avoir des professeurs sévères et heureusement ils sont gentils. C’est bien d’avoir plusieurs professeurs ils paraissent plus spécialisés dans leur matière. Et ce n’est pas trop difficile d’organiser les devoirs à l’avance mais les cours a 8H c’est un peu dur de s’y habituer je ne suis pas toujours très bien réveillé.

 

 

Modem Issy : Quelles sont les améliorations qui te sembleraient souhaitables ?

 

Arthur  : Quand on a 2H de cours à la suite j’aimerais que l’on ait une pause entre les deux, et pour ce qui concerne les toilettes on pourrait améliorer leur propreté…

 

Modem Issy : Et enfin, dis-nous si on t’a parlé du « Pass 92 »* ?

 

Arthur  : Oui bien sûr !

 

*  Le Pass 92 est un dispositif financé par le Conseil Général des Hauts-de-Seine qui permet aux collégiens qui y souscrivent de bénéficier d’une aide de 70 € pour leurs activités sportives ou culturelles.

  

24 septembre 2008

Le samedi 27 septembre, votons !


Teaser Élections départementales 27 septembre 2008
envoyé par mouvementdemocrate

 

 

Retrouvez toutes les modalités pratiques concernant cette élection dans les Hauts-de-Seine ici

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Ecole et Internet

Forum de l'Education - Septembre 2008

 

 

internet.JPGRégulièrement, mes enfants, qui sont à l’école primaire, ont des recherches à faire sur Internet à la demande de leur enseignant ou dans le cadre de la préparation d’un exposé sur un sujet précis. Les enfants sont en général encore plus enclins que leurs parents à utiliser un ordinateur car leur approche expérimentale est beaucoup plus adaptée à la technologie informatique que l’approche plus théorique de leurs aînés. La pratique de l’informatique en général et d’Internet en particulier est devenue professionnellement incontournable et il est donc naturel d’initier tôt les enfants à l’utilisation d’un ordinateur sur la base de la prédisposition précitée. Mais, il est également sain de s’interroger sur les limites à apporter à cette utilisation de l’Internet dans le milieu éducatif afin de préserver chez les enfants l’opportunité de s’éveiller à des disciplines variées et le développement de l’esprit critique.

Il me paraît fondamental, en matière d’utilisation de l’Internet, de ne pas sombrer dans la facilité. Lorsqu’un de mes enfants prépare un exposé, je l’incite tout d’abord à aller chercher des informations dans les livres et encyclopédies classiques afin d’avoir une première série de documents fiables et d’apprendre à organiser des recherches. Par la suite, je l’autorise à surfer sur Internet par le biais de mots clés pour aller compléter le fruit de ses recherches et comparer les documents émanant de sources différentes pour voir comment ils se complètent.

La première prise de conscience chez les enfants touche le fait que des tris réguliers sont à faire dans le flot d’informations émanant de la toile et que le fruit de la recherche s’obtient par approximations successives. Il faut avant tout entrer dans le système de mots clés et le pratiquer pour ne pas errer sur la toile et surfer avec logique et cohérence. La patience, la logique et la méthodologie que cela demande mette bien en évidence le côté éducatif de ce nouveau médium.

Il n’en reste pas moins que tous les foyers ne sont pas encore équipés d’un ordinateur donnant un accès à l‘Internet et qu’une fracture numérique qu’il faudrait éviter risque de se créer si l’enseignant se contente de donner du travail informatique sous forme de devoir à la maison. Il est donc indispensable que les écoles soient équipées d’un minimum d’ordinateurs avec accès Internet pour pouvoir donner aux enfants une initiation in situ. De plus, nous avions milité lors de la campagne municipale pour un accès Internet gratuit pour tous les isséens, ce qui contribuerait à considérablement réduire la fracture numérique précitée Enfin, il n’est pas impossible d’imaginer la mise sur pied d’un système de mise à disposition des plus défavorisés d’ordinateurs à prix cassés ayant déjà été utilisés mais ayant encore un niveau de performance satisfaisant.

Il s’agit avant tout d’éviter les excès. Les enfants sont souvent tentés de vouloir tout faire et tout résoudre grâce à l’informatique et il faut leur faire comprendre que l’informatique fait appel à de merveilleux outils qu’il faut apprendre à utiliser sainement mais que parallèlement, tout ce qui développe le jugement, l’esprit critique et le savoir via les méthodes d’enseignement traditionnel ne doit pas être délaissé. A l’inverse, l’argument prétendant que l’utilisation de l’Internet comporte de tels risques qu’il vaut mieux ne pas l’autoriser aux enfants est fallacieux. L’initiation des enfants à l’Internet doit être contrôlée par un adulte. Les dispositifs de contrôle parental proposés par les opérateurs et un suivi régulier par un enseignant ou par un parent d’un enfant qui surfe constitue une pédagogie adaptée à la pratique de ce médium.

A partir du moment où les conditions d’égalité d’accès à l’Internet sont créées, un minimum de co-responsabilité des parents et des enseignants permettront à nos enfants de s’ouvrir par la suite des espaces de communication, de créativité et de liberté qui les aideront dans leur vie quotidienne et dans leur carrière professionnelle. Il serait dommage de passer à côté de cette nécessité éducative.

Etienne Béranger

Conseiller Municipal

23 septembre 2008

Devoirs de mémoire

Mémoire.JPGLorsque je rentre du travail le soir, je demande régulièrement à mes enfants, élèves de l’école primaire, s’ils ont terminé leurs devoirs et s’ils ont eu des difficultés pour les mener à bien. Les réponses sont variables d’une année sur l’autre et d’un enseignant à l’autre pour le même niveau de classe. En effet, certains enseignants choisissent délibérément de limiter les « exercices à la maison » pour laisser à l’enfant le temps de respirer et de faire des activités extra-scolaires après une journée bien remplie. A l’inverse, certains de leurs confrères préfèrent donner aux élèves des exercices correspondant à des compléments d’assimilation ou à des recherches en vue d’un exposé. Il est donc naturel de se demander, face à cette diversité, quelle est la raison d’être de ces travaux à la maison.

 

En tout premier lieu, il n’est pas inutile de rappeler que la notion de devoir s’applique aux élèves qui ont l’obligation de faire les exercices ou les recherches données par l’enseignant. A l’inverse, ce dernier n’a aucune obligation de donner ces exercices ou ces recherches. La quantité de devoirs est donc laissée à l’appréciation de l’enseignant, ce qui constitue une indéniable preuve de confiance à leur égard assortie d’une grosse responsabilité mais qui peut également surprendre les parents. De mon temps en effet, les devoirs étaient quotidiens et le temps « d’études » après les cours, qui était facultatif, était réservé à leur réalisation sous le contrôle et l’autorité de l’enseignant.

 

La majorité des instituteurs et institutrices avec qui j’ai pu converser sur ce sujet considèrent que seuls doivent être données les devoirs vraiment utiles constituant un complément nécessaire d’entraînement pour bien maîtriser des notions demandant un minimum de pratiques (exercices) ou visant à développer le sens de l’autonomie chez l’enfant (recherches). Ce n’est donc pas la quantité de devoirs qui est primordiale mais leur finalité et à travers elle, leur qualité. La quantité de devoirs est donc fonction du rythme d’assimilation de chaque enfant et de chaque classe, et ce sont les élèves qui ont le rythme le moins rapide qui auront le plus besoin des heures de soutien scolaire. Cette quantité de devoirs se doit également d’être progressive jusqu’en CM2 afin de préparer sur la durée l’entrée au Collège, disent-ils.

 

Par ailleurs, ces mêmes enseignants m’ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas que les parents assistent trop leurs enfants dans l’exécution des devoirs. Souvent, les parents que nous sommes, par élitisme inconscient ou par angoisse de voir nos enfants mal jugés par leur enseignant, nous arrangeons pour que nos enfants rendent des copies presque parfaites en matière de devoirs, afin de ne pas se trouver désavantagés par rapport à leurs camarades. Cette réaction naturelle fausse complètement le système. Tout d’abord, certains enfants n’ont pas la chance de pouvoir être aidés par leurs parents pour diverses raisons personnelles inscrites dans leur histoire. Mais surtout, s’il y trop de rendus de grande qualité, les enseignants peuvent avoir l’impression que les notions au centre des devoirs sont majoritairement acquises, alors que la réalité est parfois différente. Les enseignants ont besoin de connaître les difficultés réelles que leurs élèves rencontrent lors de leurs devoirs afin de les accompagner au mieux dans leur progression. Le rendu des devoirs est pour eux une nécessaire source d’information, les évaluations régulières, quant à elles, constituant, comme leur nom l’indique les instruments d’appréciation et de notation du travail de l’élève. Il est donc fondamental, pour les parents que nous sommes, de bien différencier devoirs et évaluations.

 

Enfin, afin d’apprendre aux enfants à gérer leur emploi du temps et à travailler seuls, les devoirs sont données suffisamment longtemps à l’avance pour permettre de progressivement mettre sur pied une organisation personnelle de son travail. Cette manière éducative et progressive de construire à la fois son savoir-faire et son savoir-être sensifie pleinement la notion de devoir. Intégrer progressivement la connaissance et les comportements responsables et s’en souvenir à tout jamais, telle est la vocation première des travaux à la maison. Les devoirs sont avant tout des devoirs de mémoire.     

 

Etienne Béranger

Conseiller Municipal

 

 

22 septembre 2008

L’entrée en petite section de Maternelle

Mater.JPGFrançois Bayrou l’a souligné il y a quelques jours à Cap Estérel : Le cycle de scolarité en maternelle est déterminant pour l’avenir de l’enfant.

C’est pourquoi les parents, les enseignants doivent être vigilants et être à l’écoute durant toute cette période et particulièrement dès l’entrée en petite section de Maternelle. En effet dès les premières semaines de scolarité, le petit écolier va être confronté à un certain nombre d’épreuves, les adultes proches devront lui apporter l’aide dont il aura besoin.

 

Que l’enfant ait été gardé durant les premières années de sa vie en collectivité, chez une assistante maternelle ou par un membre de sa famille, il aura été jusque là accompagné individuellement dans son développement. A son entrée à l’école maternelle, il doit apprendre à s’intégrer et à vivre dans le groupe, à accepter les autres.

Le rythme scolaire représente une autre rupture. Il est souvent difficile pour les parents d’éviter la journée continue, et la période de sieste à l’école n’est pas toujours suffisante pour l’enfant. Durant les premières semaines de maternelle, l’enfant est donc souvent très fatigué, rapidement énervé et irritable.

L’apprentissage constituera aussi une nouvelle étape difficile à négocier, l’environnement deviendra moins ludique que certains l’espéreraient, plus rigide.

 

En tant que parents, quelles solutions adopter pour faciliter l’intégration de notre enfant en Maternelle ? Quelques pistes toutes simples :

Tout d’abord communiquer régulièrement avec l’enseignant pour connaître l’attitude exacte de l’enfant à l’école, et pouvoir réagir ensemble si besoin. Il est bon d’essayer d’anticiper les séparations difficiles en expliquant à l’enfant qu’il n’est pas abandonné seul, qu’il vous retrouvera à la fin de la journée de classe. Afin que l’enfant ne soit pas trop fatigué dans la journée, il faudra veiller à ce qu’il se couche le soir assez tôt, qu’il ait une bonne nuit de sommeil.

Enfin et surtout il faut dans la mesure du possible favoriser le dialogue avec l’enfant, le rassurer lui montrer tous les aspects positifs de l’école : découverte d’apprentissages, connaissance de nouveaux amis …

 

Chaque cas restera particulier, mais tout parent souhaite que cette première rencontre avec l’école se passe le mieux possible pour permettre le plein épanouissement de l’enfant dans le système scolaire.

 

Et contrairement à ce qu’a affirmé récemment Xavier Darcos le préélémentaire et notamment la petite section a des fonctions pédagogiques, éducatives, de sociabilité … et n’est pas seulement « la variable d’ajustement des communes pour éviter de fermer une classe ». La maternelle participe de façon déterminante à l’éveil de l’enfant. Les enseignants ne se cantonnent pas comme l’a affirmé le ministre de l’éducation nationale « à faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ».

 

 

Fabienne Gambiez

Mouvement Démocrate Issy-les-Moulineaux

 

20 septembre 2008

Le Forum de l'Education se poursuivra la semaine prochaine

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Les thèmes abordés seront :

 - L’entrée en petite section de Maternelle,

- Devoirs de mémoire,

- Internet à l’école,

- Témoignage : « ma rentrée en 6ème »

- En octobre : élections des parents d’élèves.

 

Retrouvons-nous, dès lundi 22 septembre pour échanger ensemble !

19 septembre 2008

L’école et la précocité

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Forum de l'Education - Septembre 2008

 

Si j’avais un enfant surdoué ? Certains parents rêvent d’avoir un enfant surdoué (ou précoce), pensant pour lui à un destin tel que celui d’Einstein ou Mozart. Pourtant la réalité de la précocité est toute autre. Si 1/3 des enfants précoces sont parfaitement à l’aise dans le milieu scolaire, un autre tiers est à contrario en échec dès les petites classes. Le dernier tiers est quand à lui composé d’enfants qui « jouent » aux petits caméléons en se cachant dans la moyenne des autres enfants de peur que l’on remarque leur différence. On peut donc dire que dans l’ensemble, deux enfants précoces sur trois sont en attente, voire en souffrance dans le milieu scolaire. Quand on sait que la précocité concerne 2% de la population française, sans distinction d’origine ou d’appartenance sociale, ce phénomène est loin d’être négligeable. Statistiquement, la probabilité pour un enseignant d’avoir au moins un élève précoce dans une classe de 30 élèves est très élevée.

 

 

 

Comment reconnaître un enfant intellectuellement précoce ?

 

Pour l’entourage proche de l’enfant, la présence simultanée de certains indices permettent d’évoquer une précocité intellectuelle après l’âge de 3-4 ans. Ces points communs et fréquents différenciant l’enfant intellectuellement précoce des autres enfants sont les suivants :

 

Ses centres d’intérêt :

Curieux, l’enfant veut toujours savoir le pourquoi de tout. Ses questions sont originales et variées.

Il est passionné par l’univers, la préhistoire, les limites du temps et de l’espace, la mythologie.

Il consulte encyclopédies et dictionnaires.

Il est passionné par tout et change souvent de centre d’intérêt.

Il aime les jeux compliqués et y réussit (échecs, mastermind, jeux de stratégie en général, etc.).

 

Dans l’apprentissage :

Une parole précoce est un bon indice de développement. Cependant, une parole tardive ne peut exclure une éventuelle précocité puisque certains enfants « explosent » vers 3 ans avec un langage structuré et concis et un large vocabulaire.

Il a souvent appris à lire très jeune (seul ou aidé), mais maîtrise plus tardivement l’écriture (surtout chez les garçons).

Il a besoin de stimulations et s’ennuie dans les activités de routine.

Il est souvent distrait, mais est capable d’une concentration intense quand il est intéressé.

Il est plus à l’aise dans les activités compliquées que dans les activités simples, où il commet des « erreurs bêtes».

Il apprend vite, mais ne supporte pas d’apprendre « bêtement » (sans comprendre le contexte).

 

Dans l’affectif :

Il est très sensible à l’injustice, y compris à celle que peuvent subir les autres.

Il recherche le dialogue avec les adultes ou avec des camarades plus âgés que lui.

Il juge rapidement les gens.

Il a tendance à être solitaire, préfère travailler seul.

Il est hypersensible et hyperémotif ; il est sensible à l’harmonie de ce qui l’entoure.

Il a besoin d’être reconnu.

 

Dans son attitude :

Il étonne par le niveau de ses réflexions.

Il intervient de manière pertinente dans des discussions alors qu’on le croyait concentré sur autre chose.

Il s’ennuie vite.

Il est souvent « dans la lune ».

Il a le sens de l’humour et joue avec les mots.

 

 

Si beaucoup de caractéristiques se retrouvent chez l’enfant, les parents ont la possibilité de faire tester le QI de leur enfant chez un psychologue spécialisé dans la précocité. Plus le diagnostic se fera tôt (5-6 ans), plus les solutions d’amélioration de la vie scolaire et familiale existent. En effet dès la précocité avérée, il conviendra de mettre au courant l’enseignant de la situation particulière de l’enfant afin de trouver ensemble des solutions.

 

 

Même si la précocité reste encore aujourd’hui insuffisamment prise en compte dans le cursus de formation des enseignants, ceux ci sont généralement très à l’écoute et apprécieront que les parents viennent leur apporter des « clés » pour comprendre leur enfant.

 


Didier Frutieaux

Mouvement Démocrate Issy-les-Moulineaux

 

18 septembre 2008

L'enfant différent

Forum de l'Education - Septembre 2008

 

 

Dessin enfant 2.JPGDifficile pour un enfant différent de trouver sa place dans notre système scolaire, car notre école impose à nos enfants de rentrer dans la norme.

 

Aussi, beaucoup de ces enfants sont laissés sur le bord du chemin, tout au long de leur scolarité. Fort heureusement, différents moyens et structures sont mis à la disposition des familles. Hélas, ces moyens restent insuffisants.

 

Concernant les enfants présentant des troubles des apprentissages scolaires, et notamment une déficience de l’attention, que souvent les familles interprètent en première abord comme de l’hyper-activité, il est important que l’enfant soit pris en charge au plus tôt, et si possible dés les premières années.

 

Certains comportements peuvent alerter la famille et son entourage. Un retard de langage, une difficulté à rentrer en relation avec l’enfant, un enfant agité et/ou rêveur… Tout signe inhabituel doit amener les parents à consulter.

 

La première démarche des parents est de se rapprocher de leur médecin de famille ou pédiatre qui orientera la famille vers des structures d’accueils spécialisés ou des spécialistes.

 

Le CMP (Centre Médico-Psychologique) d'Issy les Moulineaux, est un centre spécialisé pour les nourrissons, enfants, adolescents (et parents). C’est une structure qui propose aux familles un accompagnement. Il permet à l’enfant d’être pris en charge en psychomotricité, en orthophonie, ou en suivi psychologique.. Il existe d’autres structures de ce type sur tout le département.

 

Sa scolaritéDessin enfant 3.JPG

 

Concernant toujours les handicaps légers, (tels que les troubles de l’attention, l’hyper-activité, le retard de langage, ou certains troubles autistiques légers), ces enfants peuvent en général, intégrer une école « classique ». Dans la majorité des cas, l’école en concertation avec la famille et les différents intervenants (CMP, PMI, médecin et psychologue scolaire), mettent en place un projet personnalisé de scolarisation (PPS).

 

Cette équipe éducative se réunit au minimum une fois par an. Elle fait le point sur la scolarité de l’enfant et propose des moyens pour favoriser l’intégration scolaire et la réussite de l’enfant.

 

L’école peut proposer une prise en charge partielle, via le RASED (Réseau d’Aide à la scolarisation des enfants en difficultés), notamment par la création de petits groupes de travail, dirigés par une enseignante spécialisée.

 

Dans d’autres cas, et lorsque cela est nécessaire, une demande d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) peut se faire. La démarche est longue, et n’aboutit pas toujours au résultat espéré des familles. Le dossier doit être déposé auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapés), situé à Nanterre, pour notre département.

 

Difficile pour certaines familles d'accepter l'idée, qu’un simple problème d’attention ou de concentration émane de la MDPH. Toute différence d’un enfant (même minime) est considéré comme un handicap.

 

L'attente pour obtenir une auxiliaire de vie scolaire est très longue (plusieurs mois).

Le recrutement d'AVS est en cours dans le département, mais il n'empêche qu'il est difficile de retenir les auxiliaires de vie scolaire actuellement en poste, et tout aussi difficile de motiver les éventuels candidats. Cette fonction manque de reconnaissance et reste très mal rémunérée.

 

Le nombre de demandes ne cesse d'accroître, les candidats aux postes ne se bousculent pas et ce sont des centaines, voire des milliers d'enfants restant en attente d'une aide ô combien précieuse pour leur avenir. De nombreuses familles s'interrogent encore sur l'action du gouvernement qui reste encore insuffisante sur ce point.

 

 

Noura BOUGAA

Mouvement Démocrate Issy-les-Moulineaux

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