24 mai 2009
Un nouvelle volonté pour l’Europe
La construction européenne a débuté au sortir de la guerre par la mise en commun de moyens dans le domaine de la production du charbon et de l'acier entre d'anciens belligérants. Dans l'esprit des fondateurs dont nous sommes au MODEM les héritiers en ligne directe, il s'agissait de sublimer les risques de guerre pour en faire des espoirs de paix. Ce qui pouvait servir à s'affronter devait pouvoir servir à coopérer. Cette impulsion politique originelle doit aujourd'hui être retrouvée et renforcée pour former ce que François Bayrou a nommé « l'Europe Volonté » lors de la conférence européenne démocrate du vingt-trois mai dernier. Le président du MODEM a même précisé que ce terme « d'Europe Volonté » était largement préférable à celui d' « Europe Puissance ». Ce qui ressemble à une dérisoire subtilité sémantique révèle en fait une équivoque savamment entretenue par une frange significative de la classe politique française, équivoque ayant fait des ravages au détriment de la construction européenne dans la conscience collective politique nationale .
En effet, les deux principaux partis de l'éventail politique français ont largement répandu l'idée pendant des décennies que se trouvait à Bruxelles une sorte d'Etat Européen supranational et surpuissant qui imposait ses vues à coup de directives technocratiques aux états membres de l'Union sans que ces derniers aient de réels moyens de moduler ces vues ou de s'y opposer. Cette hypocrisie courante et navrante faisant de l'Europe un bouc émissaire à la racine de tous nos problèmes est à l'opposé des principes fondateurs de l'Union qui s'est essentiellement construite sur un socle de valeurs partagées assimilable à un bien commun européen et sur les principes de subsidiarité et de participation des citoyens. L'Union Européenne est donc fondée sur une double légitimité, celle des Etats localisée à Bruxelles et celle des peuples symbolisée par Strasbourg, siège du Parlement Européen que nous sommes appelés à renouveler le sept juin prochain.
Depuis l'origine, c'est donc une Europe fédérale qui s'est construite et non une Europe supranationale et toutes les compétences déléguées au niveau européen l'ont été par la seule volonté commune des états membres. C'est cette même volonté qui doit être aujourd'hui rénovée pour redonner corps au projet d'Espoir qu'a constitué la construction européenne à l'aube de son évolution. En retrouvant l'audace et l'intuition des fondateurs, il devient urgent de rassembler à nouveau les états européens sur ce qui risquerait de les diviser. Cette démarche est précisément le fil conducteur du programme démocrate pour la législature 2009-2014 symboliquement appelé « Nous l'Europe » car ce programme est avant tout un programme citoyen.
Donner une réponse européenne à l'urgence de la crise, pratiquer une véritable solidarité économique européenne, mettre en œuvre une saine régulation de la mondialisation, promouvoir un modèle social européen, se situer à l'avant-garde de développement durable, avoir une approche humaine et durable de l'agriculture et de la pêche,construire une véritable Europe politique des citoyens, édifier une Europe protectrice des droits et des identités, faire entendre la voix européenne dans le monde, donner la priorité au développement des pays pauvres, tels sont les axes de ce programme ambitieux qui fonde un projet de société s'attachant à concilier l'exigence sociale, l'impératif démocratique et l'urgence écologique .
Ce programme où souffle un vent de liberté et de libération contribuera à redynamiser la construction européenne en la faisant passer de l'ambiguïté à la clarté et de l'hypocrisie à la responsabilité. Par le biais de l'indispensable volonté politique, il s'attachera à créer grâce à une subsidiarité décidée ensemble, progressive et assumée l'indispensable communauté de destin qui donnera à l'Europe la visibilité et la lisibilité politiques qui lui font encore défaut et qui constitueront les fondements d'une nouvelle citoyenneté.
Cette évolution ne peut se faire sans le consentement des peuples. C'est l'enjeu du scrutin du sept juin prochain ou chaque peuple exprimera à travers le choix de ses parlementaires nationaux sa nouvelle volonté pour l'Europe. Il faut donc impérativement juguler dans la quinzaine qui reste l'abstention massive annoncée afin qu'elle ne soit pas effective car elle n'est assurément pas la meilleure manière d'exprimer cette nouvelle volonté pour l'Europe.
Etienne Béranger
22:52 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, modem, programme, élections
18 mai 2009
Café démocrate européen 2ème édition!
Les sections d'Issy-les-Moulineaux et de Vanves organisent un café démocrate,
le lundi 25 mai 2009.
Venez nombreux !

"Quelle société pour l'Europe?"
avec Marie-Anne KRAFT,
candidate sur la liste Modem Ile-de-France
LUNDI 25 MAI à 20h30
Au Café « Les Salons »
49 boulevard Victor Paris 15e
Métro : Porte de Versailles, Tram T3
![]()
www.mouvementdemocrate.fr
Mouvement Démocrate - 133, rue de l'Université - 75007 Paris
Tél : 01 53 59 20 00
17:12 Publié dans Débat, Europe, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07 mai 2009
Journée de l'Europe samedi 9 mai
Pour fêter la Journée de l'Europe samedi 9 mai, la section d'Issy-les-Moulineaux organise 3 points-rencontre où vous pouvez venir nous voir, échanger sur les thèmes de l'Europe, poser des quetions, boire un verre...
Samedi de 10H à 13H aux Epinettes ou à Mairie d'Issy
Samedi de 14H30 à 16H30 à l'entrée de l'Ile Saint-Germain
Aussi, un défilé orange est organisé par les Jeunes Démocrates: RDV à 15H30 sur le parvis de la Gare Montparnasse pour entamer une grande marche à travers Paris.
Un énorme ballon gonflable orange flottera au-dessus de nous et nous accompagnera durant toute notre marche.
À la fin de l'après-midi, pour nous féliciter de notre mobilisation, nous rejoindrons tous ensemble le siège du Modem pour un apéritif convivial, avant d'aller, si vous le souhaitez, pique-niquer sur les pelouses des Invalides (pensez à apporter votre repas !).
IMPORTANT : Nous devons être très nombreux durant cette marche : Invitez vos amis, faites passer le message autour de vous, nous devons nous mobiliser !






(photos du rassemblement du 1er mai où nous avons eu la visite de Fadila Mehal et Corinne Lepage)
21:52 Publié dans Action citoyenne, Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Nicolas Sarkozy « l’Européen », ou l'art de l'écran de fumée

J'ai lu le discours que le Président de la République a prononcé à Nîmes à propos de l'Europe, le 5 mai. J'ai admiré sa façon de faire croire qu'il se battait pour des valeurs partagées par tous. Par exemple, il a dit : « nous nous battons pour les valeurs qui sont les nôtres, pour le modèle de société que nous voulons, pour la croissance dont nous avons besoin. » Comme il ne précise aucunement ce que sont ces valeurs, ce qu'est ce modèle de société, chacun peut comprendre ce qu'il veut. Un bel exemple de langue de bois. Mais la suite montre que nous n'avons décidément pas les mêmes valeurs.
Suit un développement sur la crise, la possibilité de reprise, une litanie sur les valeurs traditionnelles de la France qu'il prétend soutenir, alors qu'elles sont systématiquement battues en brèche par les dernières mesures gouvernementales. Donnons quelques exemples :
« La France qui se bat contre les injustices » dit-il ; serait-ce le bouclier fiscal qui avantage les plus riches qui le montre ? Serait-ce la suppression du juge d'instruction qui mettra les justiciables seuls face aux accusations du procureur qui apportera plus d'impartialité à notre justice ?
Il a dit encore : « la France qui est fidèle à elle-même, la France dont les Français peuvent être fiers... » Est-ce être fidèle à la France que d'écorner la laïcité en signant par décret la reconnaissance des diplômes octroyés par l'université catholique ? Est-ce être fier de l'indépendance de la France que de rentrer dans le commandement de l'OTAN, au risque de se voir entraînés malgré nous dans un conflit que nous n'aurions pas voulu, comme cela se serait produit avec la guerre en Irak ?
Le discours du président, se prolonge par un long plaidoyer pour une Europe unie et la force d'un groupe constitué par les pays de la zone euro, ce à quoi le Modem souscrit très fortement.
Mais hélas alors qu’il se prétend solidaire de ceux qui souffrent, la fin de son discours porte principalement, sur l'économie, la nécessité de venir en aide aux banques et aux grands groupes industriels, la nécessité d’alimenter une concurrence « nécessaire » et il n'est alors plus question de mesures pour les hommes et les femmes. Pas question de les aider dans leur vie, de les protéger, dans leur emploi, leur éducation, leur santé... Et pourtant n'est-ce pas l'Homme qui doit être au centre de tout projet de société ?
Si l'on ne construit pas l'Union Européenne pour l'Homme, alors pour qui ?
Martine Cerf
07:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkoy, europe






