27 avril 2012
François Bayrou s'adresse aux 2 candidats: "Je vous demande d'envisager des mesures crédibles qui prennent en compte la réalité des faits"
François Bayrou a adressé, mercredi 25 avril, une lettre aux candidats du deuxième tour de l'élection présidentielle.
"Vous participez au second tour de l’élection présidentielle. Il me paraît normal de vous rappeler ce qui a été essentiel pour les plus de trois millions d’électeurs qui m’ont apporté leur suffrage au premier tour.
Le premier élément crucial pour eux et pour moi aura été la vérité sur la situation du pays, la prise en compte de la réalité des faits.
Je ne crois nullement que la crise financière soit derrière nous. Je pense au contraire que la crise est devant nous, et qu’elle sera très dure. Je pense que les déficits, commerciaux et budgétaires, qui s’accumulent pour notre pays menacent à court terme notre modèle social et que la multiplication des promesses non financées aggravera encore ce risque.
Et parce que nous allons vivre ces moments difficiles, l’attitude personnelle des gouvernants comptera beaucoup. C’est une question de valeurs, personnelles autant que politiques. Depuis des années, c’est la violence des attitudes et des mots, la guerre d’un camp contre l’autre, la complaisance à l’égard des extrêmes qui caractérisent notre pays. Le refus de la violence perpétuelle dans la vie politique, les valeurs de respect des sensibilités différentes, la reconnaissance du pluralisme, la recherche de l’équilibre, sont la condition nécessaire à l’esprit d’unité nationale dont nous aurons besoin face à la crise.
C’est ainsi, et seulement ainsi, par la vérité et l’unité que la France pourra regarder en face les conditions de son redressement. Et d’abord de son redressement financier. Or la recherche de l’équilibre des finances publiques n’est obtenue dans vos deux projets que par l’affichage d’une croissance impossible à court terme. Je vous demande instamment de réfléchir à ce péril et d’envisager des mesures crédibles pour l’écarter s’il est encore temps.
Pour moi, la décision constitutionnelle, inscrite dans le traité européen, de renoncer pour l’avenir aux facilités du déficit, du moins en période de croissance, la « règle d’or », doit s’imposer à tous les pays qui ont l’euro en partage. Non pas pour faire plaisir aux « marchés », ou à « Bruxelles », mais parce que c’est le seul moyen d’éviter pour la France et les Français, particulièrement pour les plus fragiles, la catastrophe sociale qui s’annonce.
La France s’est construite depuis la guerre autour du modèle social né du Conseil National de la Résistance. Nous y tenons, non pas comme à une tradition, mais comme à notre principale aspiration nationale. Nous le regardons non pas comme notre passé, mais comme notre avenir. Nous savons qu’il devra se réformer, mais dans la justice et la solidarité. Or c’est dans le concret de la vie de tous les jours que justice et solidarité risquent d’être menacées.
La sauvegarde de notre modèle social et de services publics impose de restaurer et de développer fortement notre appareil de production. La France est, Grande-Bretagne exceptée, le seul des grands pays européens qui connaisse l’effondrement de son commerce extérieur. Ce n’est pas viable. Pourtant, nous avons d’immenses marges de progression, et donc de création d’emplois durables, de ressources pour les familles.
C’est là que va se gagner ou se perdre le combat de notre avenir national, en particulier dans la recherche de stratégies nationales de production, filière par filière. Une évolution de la démocratie sociale dans l’entreprise est aussi un élément crucial de ce redressement. La représentation des salariés, avec droit de vote, au conseil d’administration des grandes entreprises, sera un signe déterminant en ce sens.
La crise de l’éducation en France est un enjeu du même ordre. La situation de l’école, notamment à l’école primaire et au collège, ne peut être acceptée. Des centaines de milliers d’enfants voient leur avenir barré faute de se voir garantir les acquis nécessaires, maîtrise de l’écrit, du chiffre, de la langue. Faute de consacrer à ces fondamentaux le temps scolaire indispensable, les inégalités sociales se perpétuent et s’aggravent dans cet échec. Ce combat national oblige à un nouveau contrat entre l’école et la nation, qui touchera à la question des pratiques, de l’organisation, du développement de l'alternance et de l’apprentissage, aussi bien que des moyens.
La moralisation de la vie publique, le changement des pratiques du monde politique représentent une attente des citoyens dont vous ne pouvez ignorer la gravité. L’interdiction du cumul des mandats pour les députés, la diminution du nombre des parlementaires, le renforcement de la parité hommes femmes, le changement de loi électorale pour assurer la représentation des grands courants d’opinion, en tout cas de ceux qui atteignent 5 % des suffrages, à l’Assemblée nationale, au sens le plus large la garantie du pluralisme, la consécration de l’indépendance de la justice, le renforcement de l’indépendance des médias, l’assainissement du financement de la vie politique, la lutte contre la corruption et la prise illégale d’intérêts, tout cela est urgent. Les deux partis que vous représentez ont souvent pris des engagements, mais jamais ils ne sont allés plus loin. Je crois que cette moralisation est vitale pour que la confiance revienne entre citoyens et élus. Seule la voie référendaire permettra de les imposer à un monde politique qui n’a guère envie de voir changer les règles d’un jeu qui lui convient.
L’Europe a été durement attaquée pendant cette campagne. On lui a fait porter tour à tour la responsabilité de l’immigration et celle de l’absence de croissance. Je veux vous dire que pour nous, il est impossible d’envisager notre avenir national sans projet européen. L’Europe n’est pas seulement notre horizon : le jour où elle existera vraiment, elle sera notre seule arme politique et économique efficace dans la tourmente mondiale. L’Europe souffre aujourd’hui d’absence de gouvernance, de transparence et de lisibilité. Ce n’est pas avec moins d’Europe que la France s’en sortira ! C’est avec une Europe plus forte, plus solidaire, plus lisible, donc plus communautaire. Dans cette perspective, les renforcements de la zone euro, comme de l'espace Schengen, sont une étape prioritaire.
Des millions de Français partagent ces valeurs et ces préoccupations. Ils seront, je n’en doute pas, attentifs aux orientations qui seront les vôtres sur ces questions durant la campagne du deuxième tour.
Je vous prie de croire à l’assurance de mes sentiments cordiaux."
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
26 avril 2012
François Bayrou, 3ème homme à Issy-les-Moulineaux avec 13% des suffrages

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
25 avril 2012
Allocution de François Bayrou et remerciements aux français qui l'ont soutenu
Allocution de François Bayrou - 1er tour -... par bayrou
"Je pense ce soir en premier lieu aux trois millions de Français qui m'ont apporté leurs suffrages.
Ce n'est pas le score que nous espérions, mais ils sont une force et, de cette force le pays aura besoin car l'inquiétude que nous pouvions ressentir, celle sur laquelle j'ai alerté sans cesse, l'inquiétude sur la situation du pays, cette inquiétude est ce soir brûlante.
L'extrême-droite à 20 %, en France en 2012, c'est la gravité de la crise étalée devant tous les yeux, crise du chômage, crise économique, crise sociale, crise morale… et ces crises s'additionnent.
Alors bien sûr notre score est au-dessous de nos attentes, mais ce que nous avions vu et diagnostiqué de l'état du pays, de l'état réel du pays, est là plus impressionnant que jamais.
Le mal français est là et il s'aggrave et le seul chemin disponible pour en sortir, ce sera un jour ou l'autre celui que nous avons proposé aux Français : une politique nouvelle, courageuse, qui aille pour une fois au fond des choses, soutenue par une union nationale pour remettre le pays sur ses rails.
Je vais m'adresser aux deux candidats sélectionnés pour le deuxième tour. Je vais leur dire ce qui est pour nous l'essentiel, en termes de valeurs, en termes d'actions à conduire, j'écouterai dans les jours qui viennent leurs réponses et je prendrai mes responsabilités.
Mais il suffit de regarder ce paysage éclaté, le trouble du pays, les difficultés économiques et financières pour comprendre que ce qu'il faut pour l'avenir, ce qu'il faut construire d'urgence, c'est une force d'équilibre au centre, qui résiste aux extrêmes et aux démagogies.
C'est cette force que nous devons construire avec tous les démocrates et les républicains, et nous devons aussi construire les institutions nouvelles qui empêcheront l'explosion qui menace notre pays.
Nous serons présents à ce rendez-vous. Nous construirons cet avenir.
Je vous remercie."
23:58 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, présidentielles 2012, 1er tour, allocution |
|
Facebook | |
16 avril 2012
"Il ne faut mentir sur rien : ni sur les dépenses, ni sur les impôts, ni sur les efforts qu'il faudra faire"
François Bayrou était l'invité de Parole Directe sur TF1, dimanche 15 avril. Pour lui "ce n'est pas de démonstrations de force dont le pays a besoin, mais de démonstrations de vérité".
François Bayrou, invité de Parole directe sur... par bayrou
Interrogé par Claire Chazal, François Bayrou s'est montré clair et déterminé : "La manière dont Nicolas Sarkozy et François Hollande présentent la situation de la France, tout le monde sait parmi les observateurs et les responsables politiques, c'est tellement loin de la réalité que c'est une manière de tromper le pays". C'est en ces termes que le candidat à la présidence de la République a décrit les "manifestations de forces" de Nicolas Sarkozy et de François Hollande ce dimanche à Paris. "Les plus grands meetings de l'Histoire ont été ceux des plus gros mensonges et des plus graves désillusions, car ce n'est pas au nombre de personnes présentes que l'on mesure la vérité", a-t-il souligné.
Pour lui, "nous avons assisté aujourd'hui à des dissimulations de la réalité". "Nicolas Sarkozy nous explique que la crise est finie. Il suffit d'ouvrir un journal pour se rendre compte que ce n'est pas le cas", a-t-il dénoncé. Quant à François Hollande, "il nous explique qu'avec 100 milliards de déficits, il dépensera 30 milliards de plus en affirmant qu'il fera 'plier les marchés financiers'. Qu'il décroche son téléphone et qu'il appelle M. Zapatero, M. Papandréou ou M. Sòcrates, socialistes tous les trois, pour leur demander s'ils ont fait plier les marchés! La vérité, c'est que lorsqu'un pays a perdu la confiance des investisseurs, il en est réduit aux pires arbitrages, à toucher à l'éducation, à la santé, ..."
Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, "le seul obstacle de cette campagne est que les candidats se présentent comme si le pays n'allait pas si mal". "Je suis le seul à proposer de baisser les dépenses. Je suis le seul qui propose de faire du 'Produire en France' une priorité", a-t-il revendiqué. "Si vous prenez leurs hypothèses de croissance, elles sont au moins le double de ce que les observateurs nous prédisent", a-t-il encore précisé, en référence aux prévisions des organismes internationaux.
"Si vous n'êtes pas capable de dire la vérité au peuple, rentrez chez vous!"
A ses yeux, "il n'y a qu'une seule manière de s'adresser au pays : il ne faut lui mentir sur rien". "Ni sur les dépenses, ni sur les impôts, ni sur les efforts qu'il faudra faire", précise-t-il. "Si vous n'êtes pas capable de dire la vérité au peuple ces citoyens, rentrez chez vous! Les citoyens ne doivent dire qu'une chose à ces candidats : 'Vous nous trompez et vous truquez. De truqueurs, nous n'en voulons pas'", a-t-il conclu.
Questionné sur l'hypothèse d'un second tour François Hollande contre Nicolas Sarkozy, François Bayrou a déploré que cette campagne soit "orientée autour de l'idée qu'on va gommer le premier tour". "Il se trouve que ma présence dans cette élection est pour que le deuxième tour ne soit pas celui qu'on nous promet depuis des mois", a-t-il pointé. "Je prends mes responsabilités dans ce premier tour pour proposer aux Français un vrai choix", "je refuse que l'on mène les Français par le bout du nez alors que 60 % d'entre eux ne veulent pas d'un second tour entre ces deux candidats".
Enfin, interpellé sur le fait qu'il s'agisse de sa troisième candidature, le député des Pyrénées-Atlantiques a tenu à rappeler que "la ténacité est la principale qualité en politique" et que "l’engagement politique suppose qu'on est prêt à supporter certaines choses pour défendre ses idées". "Je sais bien que ce n'est pas à la mode et que beaucoup cherchent un agrément de carrière. Ca n'a aucune importance pour moi. Regardez dans les yeux vos amis et vos proches, les familles qui ne trouvent rien et demandez-leur si ce qu'il faut ce sont des dirigeants qui vont négocier de petits avantages dans leur coin. Je ne suis pas de ce bois là", a-t-il dénoncé.
Il a enfin précisé que "le centre est une nécessité", car "jamais les extrêmes n’ont permis à un pays de s'en sortir". "Le seul mouvement politique totalement imperméable aux extrêmes, c'est le centre ! C'est pour cela qu'il est fait et c'est pour cela qu'il va se reconstituer et peser de tout son poids dans la vie politique française", a-t-il conclu.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, présidentielles 2012, tf1, interviews, claire chazal |
|
Facebook | |
15 avril 2012
"Jamais dans l’Histoire, la pression des extrêmes n’a permis à un pays de relever la tête"
Invité des 4 Vérités sur France 2, vendredi 13 avril, François Bayrou a rappelé la nécessité de faire émerger une "force d’équilibre au sein de la vie politique française" et mis en garde contre "la tentation des extrêmes".
François Bayrou, invité des 4 Vérités sur... par bayrou
"Laissez les Français se faire une opinion par eux-mêmes". Dès l’entame de cette émission, François Bayrou a réitéré ses craintes de voir un premier tour qui soit "confisqué" aux Français. "Le premier tour de l’élection présidentielle est un premier tour de liberté pour les citoyens", a-t-il précisé. Tout en relativisant la portée de certaines enquêtes d’opinion, le candidat à la présidence de la République a tenu à rappeler la tournure inédite qu’avait prise la campagne présidentielle de 2002 : "Cette année-là, la campagne a basculé dans les 48 dernières heures, rien n’est encore joué".
Le député des Pyrénées-Atlantiques est également revenu sur l’essence de son engagement politique : "Je n’ai jamais fait de politique en fonction des sondages. La seule question qui m’habite est la suivante : que peut-on faire pour s’en sortir ?". Question à laquelle François Bayrou s’est empressé d’apporter des éléments de réponse : "La certitude qui est la mienne, c’est que les solutions proposées par François Hollande et Nicolas Sarkozy ne permettront pas à la France de s’en sortir et aggraveront la situation. La ligne que les deux candidats principaux tracent accroît un certain nombre de risques", a prévenu François Bayrou.
"La vie politique française a profondément besoin d’une force d’équilibre, d’une force centrale"
Interrogé ensuite sur les perspectives qui s’offriraient à lui entre les deux tours, François Bayrou a balayé d’un revers de main toutes "manœuvres" et autres arrières-pensées électoralistes et a plaidé pour l’émergence d’une force centrale, à l’abri de la pression des extrêmes : "Il est une vérité qui s’imposera dans la classe politique française : nous avons profondément besoin d’une force d’équilibre, d’une force centrale". Et de rappeler qu’il n’existe point de salut du côté des extrêmes : "Jamais dans l’Histoire, la pression des extrêmes n’a pas permis à un pays de relever la tête". Le député des Pyrénées-Atlantiques a également évoqué les dommages qui pourraient découler d’une telle alternative : "Les extrêmes emmèneront le pays à un effondrement. Il faut une proposition politique avec une vision nouvelle qui résiste à ces extrêmes".
Enfin, François Bayrou a mis en garde contre le risque d’illusions et de promesses non tenues; préférant leur opposer d’autres valeurs qui lui sont chères : "Je ne confonds pas l’espoir et le rêve. L’espoir et l’optimisme, l’envie et l’élan, voilà ce que je porte en moi", a-t-il conclu avec force.
16:05 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, présidentielles 2012, 4 verités, france 2, extremes |
|
Facebook | |
14 avril 2012
"C'est de reconstruire le pays dont nous avons besoin : vous et moi, nous sommes des reconstructeurs !"
En meeting à Tours, vendredi 13 avril, François Bayrou a appelé au rééquilibrage des finances du pays et fustigé les propositions "qui conduiront au drame" émises par ses adversaires.
François Bayrou, discours de Tours - 130412 par bayrou
Alors qu'une partie des bourses européennes dévissait ce vendredi, François Bayrou a démarré son meeting à Tours par un avertissement. "Nous avons sous les yeux un nouveau rebond de la crise, une nouvelle vague d'inquiétude sur les pays européens", a-t-il alerté, "la France n'est pas à l'abri de cette crise, au contraire, c'est la prochaine sur la liste des pays menacés par la tourmente". Le candidat à la présidence de la République a voulu signifier son refus d'écouter "les histoires, les illusions et les farandoles" des autres candidats, rappelant ce qui doit être le seul et unique leitmotiv : "C'est de reconstruire le pays dont nous avons besoin. Vous et moi, nous sommes des reconstructeurs !"
"Il suffit de regarder le pays en bon père de famille, pour comprendre les problèmes qui le gangrènent"
François Bayrou a réfuté regarder la situation du pays "en observateur, en analyste ou même en candidat". "Je regarde avant tout la situation en bon père de famille que je suis", a-t-il précisé. Racontant sa discussion avec des jeunes un peu plus tôt dans la journée, il a rapporté l'inquiétude sur l'avenir d'une génération que la situation de l'emploi, ou plutôt, l'absence d'emploi, affecte grandement. "Une jeune me racontait, avec ses mots de jeune fille : 'Les politiques ne se rendent pas compte, quand on a notre âge, combien on flippe parce qu'on n’a pas de travail ou qu'on a peur de ne pas en avoir !'. C'est avec ces termes en tête que je pense à l'avenir de la France", a expliqué le député des Pyrénées-Atlantiques qui a décrit "un des plus brûlants des problèmes que nous avons à aborder".
Constatant que ces sujets ne sont pas traités par les autres candidats de la campagne, François Bayrou s'est dit "estomaqué qu'ils préfèrent débattre sur le permis de conduire ou sur la viande halal". "Ceci est une véritable trahison de l'intérêt national et du contrat démocratique avec les citoyens", a-t-il vertement dénoncé. Pour lui, les problèmes que rencontre le pays comme l'augmentation du chômage ou la diminution du pouvoir d'achat "sont le fruit du même arbre et la conséquence d'un même échec". "On ne produit plus en France dans un très grand nombre de secteurs, ce qui nous force à acheter à l'extérieur", a-t-il souligné en rappelant que la vraie question de cette campagne est "comment recommence-t-on à produire en France ?".
Le candidat à la présidence de la République a balayé toute réponse "fataliste" et qui blâme, pour la plupart du temps la mondialisation."Il faut arrêter de dire 'Que voulez vous y faire mon pauvre monsieur… C'est à cause de la Chine, c'est à cause de l'Inde, c'est à cause de la Roumanie…' Tout ceci est un mensonge", a-t-il affirmé en écartant toute cause exogène responsable de la situation en France. "S'il est une révélation, un voile que l'on déchire, c'est que ceci n'est pas la raison de notre échec français", car "si c'était le cas, alors tous les pays européens seraient touchés".
"Nicolas Sarkozy et François Hollande, c'est Matamore contre Matamore !"
Adoptant la vision "d'un artisan ou encore d'un commerçant", le député des Pyrénées-Atlantiques a rappelé les réalités de gestion qui veulent que, "quand vous devez dépenser plus que ça ne rentre, alors ça va mal". "Vous êtes assez vite en faillite, vous êtes en surendettement", a-t-il souligné, pragmatique. François Bayrou a ainsi voulu remettre les pieds de certains de ses concurrents sur terre : "Si vous attendez qu'on renverse le capitalisme international avant d'améliorer la situation de nos familles, alors vous pouvez attendre très longtemps ". "La cause de cette situation se trouve chez nous et elle est systématiquement perpétrée par l'UMP et le PS qui se sont succédés au pouvoir depuis des années et des années", a-t-il dénoncé avec force.
Vindicatif, François Bayrou a donné son objectif prioritaire lors de cette élection : "Je suis là pour empêcher le second tour de Nicolas Sarkozy et de François Hollande !" Pour lui, "ce second tour représente pour notre pays une série de risques grave pour le pays" en comparant ce duel a un véritable "Matamore contre Matamore". "Tout le monde va constater notre faillite" dans les prochaines semaines, a-t-il par ailleurs prévenu. Le député des Pyrénées-Atlantiques a particulièrement fustigé les deux favoris "qui ont le même logiciel, les mêmes méthodes et la même manière de penser".
À cela, il oppose "une nouvelle manière de penser qui n'empêche pas la France de jouer ses cartes", car la France "a autant de cartes que les autres". "Je pense même qu'on en a plus", a-t-il ajouté. Rappelant "l'épée de Damocles" au dessus de la tête du pays, il a également appuyé son propos avec le titre de la dernière publication de Jacques Attali : "Le 7 mai : Gueule de bois". Enfin, François Bayrou a appelé de ses vœux à l'union nationale "nécessaire et normale dans le genre de situation dans laquelle le pays se trouve". "Même au PS et dans d'autres partis, même s'ils ne le disent pas, certains sont convaincus que j'ai raison", a-t-il expliqué en appelant à toutes les bonnes volontés au sein des partis démocratiques à se rassembler. "Sinon, on conduira le pays dans le mur, on conduira le pays dans le drame, on conduira le pays à l'effondrement", a-t-il averti.
Téléchargez le discours intégral en cliquant ici.
19:51 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
13 avril 2012
"Je serai le président qui refuse que l'Etat entasse la dette sur le dos de ses enfants"
Sur le plateau de l'émission Des Paroles et des Actes, jeudi 12 avril sur France 2, François Bayrou a défendu "l'indispensable" endiguement de la dette et des déficits de la France.

A défaut du "véritable" débat entre les dix candidats, qu'il appelait de ses voeux, ce fut un grand oral. François Bayrou a ouvert jeudi cette deuxième séquence de l'émission "des Paroles et des actes" en justifiant ses propos au lendemain des drames de Toulouse et de Montauban : "Je n'ai jamais cédé à la polémique politicienne. J'ai juste dis, et je le maintiens, que des poisons existent au sein de la société française. Toutes ces haines me trouveront toujours contre elles". Et d'accuser le monde médiatico-politique d'avoir fait un amalgame entre ses propos et le lieu où ils ont été tenus, à savoir la ville de Grenoble, théâtre de la violente charge de Nicolas Sarkozy à l'été 2010 à l'encontre des Roms : "Je n'ai jamais mentionné Nicolas Sarkozy au moment où j'ai tenu ces propos. C'est vous qui faites un lien". François Bayrou a tenu à prévenir contre les tensions communautaires toujours vives dans notre pays : "Les guerres de religion ne sont jamais éteintes et menacent toujours de se rallumer. Je ferai tout pour que cela n'arrive pas", a-t-il souligné.
"La source de nos difficultés n'est pas uniquement le fruit du coût du travail"
En ce qui concerne la politique de l'emploi qu'il compte mettre en oeuvre s'il est élu, François Bayrou s'est voulu rigoureux et pragmatique : "Pendant deux ans, je propose qu'il n'y ait aucune augmentation de notre dépense publique. Au contraire des autres candidats, je ne propose pas de dépenser tous azimuts et je reste persuadé que toutes nos difficultés ne sont pas le fruit du coût du travail". Et de citer l'exemple de l'Allemagne : "Nos voisins allemands ne connaissent pas ces difficultés alors qu'ils ont un coût du travail supérieur au nôtre".
François Bayrou a ainsi déploré l'absence de véritable volonté nationale et a appelé à la mise en place d'une stratégie "filière par filière afin de reconstruire le tissu industriel du pays." Le député des Pyrénées-Atlantiques a rappelé la situation "alarmante" dans laquelle se trouve l'Espagne, contre-exemple par excellence. "Je ne veux pas que la France devienne l'Espagne ! Pour cela nous ne devons pas dépenser plus que ce que nous avons dépensé cette année et l'année précédente. Il est inadmissible que l'Etat entasse la dette sur le dos de ses enfants."
"Nous sommes la seule proposition politique qui pourra former une majorité stable pour relever le pays"
François Bayrou a rappelé l'opiniâtreté et la constance de ses propositions, alors qu'il propose depuis dix ans déjà l'impérieuse unité nationale: "De plus en plus de gens se rendent compte de la nécessité d'une force du centre". Interrogé sur les oeillades et les appels du pied des deux principaux candidats à son endroit, François Bayrou a esquissé un sourire, sans se départir de ses convictions initiales : "Mettez-vous bien en tête que nous sommes l'unique proposition politique qui sera en mesure de former une majorité stable afin de redresser le pays".
Enfin, le candidat a déploré l'absence des préoccupations quotidiennes des Français dans cette campagne : "Cette campagne est une campagne cruciale qui ne s'est malheureusement pas formée autour des questions cruciales. Dans dix jours, les Français devront se poser les bonnes questions. Qui voit juste et qui est vraiment courageux dans cette campagne ? Voilà les vraies questions que les Français vont se poser dans l'isoloir", a-t-il conclu.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, des paroles et des actes, 12 avril, présidentielles 2012 |
|
Facebook | |
12 avril 2012
Meeting de François Bayrou à Lille le 18 avril à 19h30
Le Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux vous invite au meeting de François Bayrou le
mercredi 18 avril au Zénith de Lille
à partir de 19h
1 boulevard des Cités Unies

Participez à l'enthousiasme de cet événement en famille, avec des amis et venez écouter François Bayrou exposer son programme présidentiel à une heure de Paris.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, meeting, zenith lille |
|
Facebook | |
11 avril 2012
François Bayrou: "Je veux reconstruire le produire en France"
1ère priorité de son programme présidentiel pour redresser la France, François Bayrou est revenu, dans son meeting au Zénit sur le "Produire en France"
"Je veux reconstruire le produire en France" -... par bayrou
"Je veux reconstruire le « produire en France ». Pour cela, je ferai de la production dans notre pays une obsession nationale. Parce que la production c’est l’emploi, c’est l’enrichissement du pays. La production, c’est les salaires.
Pour moi, la feuille de paie n’est pas l’ennemie de l’emploi ! Les salaires allemands restent plus élevés que les salaires français, les salaires suisses sont bien plus élevés que les salaires français, et cela parce que nos voisins produisent, exportent, créent de l’emploi ! Ce que font nos voisins, nous allons le faire chez nous.
Et les salaires, ce n’est pas seulement la ressource des familles, les salaires, par l’intermédiaire des charges sociales, par la CSG, par les impôts, par la consommation, c’est la totalité du financement de la santé, des retraites, des allocations familiales, des services publics, de l’éducation et de l’université, de la sécurité, de la justice dans notre pays !
Et c’est moi l’Européen, qui dis : « il faut produire en France » ! Parce que je sais, que chaque euro dépensé en social ou en services publics, d’une manière ou d’une autre, vient des salaires ou des revenus versés en France ! Laisser partir la production, c’est l’effondrement du modèle social".
Retrouvez les propositions de François Bayrou pour Produire en France
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Economie, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, zenith, produire en france |
|
Facebook | |
10 avril 2012
François Bayrou: "Dans les temps de crise, il n'y a qu'en se serrant les coudes que nous pouvons nous en sortir"
François Bayrou a prôné la construction "d'un projet solidaire pour la France, y compris en économie", jeudi 5 avril à Poitiers, devant 1.300 personnes réunies pour son meeting.
François Bayrou, discours de Poitiers - 050412 par bayrou
François Bayrou a évoqué le déroulement de la campagne présidentielle, témoignant de ses regrets : "C’est une campagne comme je n’imaginais pas quelle puisse être organisée dans notre pays. Je pensais que la campagne allait se tourner vers les grands enjeux du pays. Je ne pensais pas qu’on allait éluder toutes ces questions", a-t-il déploré. À ses yeux, une seule question devrait logiquement l’emporter sur toutes les autres : "Est ce que nous, Français, nous pouvons nous en sortir ? Peut-on recréer de l’emploi en France ?" Emploi, le mot est lâché, et François Bayrou estime "que cela devrait être le mot essentiel de la campagne". Et pour que les thématiques inhérentes à la question de l’emploi retrouvent leurs lettres de noblesse au sein de cette campagne présidentielle, une seule solution : mettre en avant la question du produire en France. "La seule possibilité de retrouver de l’emploi se fera par une volonté politique inébranlable pour reconstruire le Produire en France. Il faut que, de nouveau, nous soyons le pays qui produit et qui donc crée de vrais emplois sur notre territoire", estime François Bayrou.
"Il y a beaucoup de sujets de diversion dans cette campagne"
Dans une salle surchauffée, François Bayrou a exhorté ses partisans et ses sympathisants à ne pas lâcher la bride et à surtout, ne pas se laisser divertir par des sujets secondaires : "Ne nous laissons distraire par rien. Il y a beaucoup de sujets de diversion dans cette campagne. Beaucoup de sujets secondaires". La constance et la cohérence furent ainsi défendues comme vertus cardinales : "J’ai un engagement à l’égard du peuple citoyen. Je suis absolument certain qu’il n’y a que par la vérité qu’on peut trouver le chemin du redressement. Je dis cela comme élu et comme héritier d’une grande famille politique française".
Le moment idoine pour François Bayrou afin de rendre un hommage appuyé à de grandes figures de notre nation qui n’ont pas eu l’opportunité d’accéder à la magistrature suprême: "Je vous dis cela comme Raymond Barre, Pierre Mendes-France, ou René Monory. Tous ceux qui voulait dire la vérité au pays. Cette famille existe et elle gouvernera la France et quand elle sera réunie, c’est le pays tout entier qui se portera mieux", a-t-il souligné, estimant qu'avec ces hommes au pouvoir "le pays ne serait pas dans les abysses dans lesquels il se trouve actuellement".
"On ne peut gagner la bataille internationale si nous n’avons pas la meilleure éducation du monde"
Autre cheval de bataille de François Bayrou, l’éducation, en totale déliquescence dans notre pays : "Depuis que j’ai quitté le ministère de l’Éducation, nous avons glissé inexorablement dans tous les classements internationaux". "N’y voyez surtout pas un lien de cause à effet", a-t-il ajouté avec humour. Puis de reprendre, dans une tonalité empreinte de gravité : "Cette année, en matière de compréhension de l’écrit, nous sommes classés 24e sur 35, pour les inégalités scolaires nous sommes classés 34e sur 35. La France où le monde entier venait étudier à la Sorbonne, la France qui mis en place l’enseignement public, laïc, obligatoire et gratuit n’est plus que l’ombre d’elle-même en la matière", a déploré le député des Pyrénées-Atlantiques.
Pour remédier à ce mal qui ronge nos institutions scolaires, François Bayrou défend un contrat avec la nation : "L’objectif est simple : aucun élève, de quelque milieu qu’il soit, ne pourra entrer en sixième s’il ne maitrise pas à la perfection la lecture, le calcul mental ou encore la grammaire. Ne rien changer, C’est de la non-assistance à pays en danger. Ceci est pour nous un impératif vital". Et de promettre dans un registre plus lyrique : "Pour un tel objectif nous pouvons dire France, nous garantirons les moyens, on ne coupera pas des dizaines de milliers de postes", affirme avec force et vigueur François Bayrou.
Avant de clore cette soirée chaleureuse, François Bayrou a décoché une flèche à l’encontre de Nicolas Sarkozy concernant les chiffres que le président-candidat a présenté plus tôt dans l’après-midi. Chiffres relatifs à son programme de réduction des dépenses publiques : "Je n’ai absolument rien compris aux chiffres et aux calculs qu’il nous a fourni cet après-midi. Il propose de réduire la dépense tout en émettant des propositions qui vont coûter 15 à 20 milliards d’euros. Un enfant de cours moyen deuxième année est capable d’assimiler qu’on ne réduit pas en dépensant plus", conclut un François Bayrou chaleureusement applaudi par une salle résonnant aux cris de "Bayrou président".
Le discours intégral
Téléchargez le texte du discours en cliquant ici.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, présidentielles 2012, emplois, produire en france, meeting poitiers, crise financière, union nationale |
|
Facebook | |
09 avril 2012
François Bayrou: "Je suis le seul à regarder la vérité en face et à dire que la France est dans un état critique"
Dans un entretien au Monde, François Bayrou, appelle les responsables politiques et les médias à ne plus éluder les sujets sur lesquels le débat électoral devrait porter.

Le Monde - Au début de cette campagne, vous bénéficiiez d'une excellente dynamique dans les sondages. Ce n'est plus le cas. Comment l'expliquez-vous ?
François Bayrou - Je n'ai jamais fait de politique en fonction des sondages. Le climat de la campagne électorale devrait inquiéter tous ceux qui voient la réalité de la situation du pays. La France est dans un état critique. Probablement, parmi les Etats européens, est-elle la plus menacée par une crise profonde. De cela, on ne parle pas. On ne parle que de sujets superficiels et de diversion.
Pour ma part, je ne varierai pas d'un millimètre : je traite les vrais sujets, et eux seuls. Et le premier sujet, pour moi, c'est l'emploi, la reconstruction de la production dans notre pays, toutes les productions et tous les emplois.
Pourquoi, alors, n'êtes-vous pas entendu ?
Je crois, au contraire, que je vais être entendu, que la campagne va se concentrer sur les sujets nécessaires. Mais il est vrai qu'il est très difficile, pour un pays, de prendre conscience de la réalité de sa situation lorsque tous ses responsables politiques et médiatiques évitent tous les sujets critiques. Comment voulez-vous que les citoyens, seuls contre tous, mesurent la gravité des choses ? On leur explique que tout va bien, que la crise est derrière nous, qu'on peut dépenser...
En fait, on est en train de refaire, trente ans après, un remake de 1981. On fait comme si la France pouvait dépenser sans mesure, qu'on pouvait emprunter à tout va, comme s'il était sans conséquence de multiplier les promesses dispendieuses. Mais rejouer 1981 en 2012, avec la menace imminente de la crise financière et sociale au-dessus de la tête, c'est mener le pays au pire accident.
Vous n'êtes pas le seul à parler de réduction des déficits. François Hollande l'a fait, pour ne citer que lui, et son programme fiscal n'est pas si éloigné du vôtre...
Moi, je baisse les dépenses et, lui, il les augmente. Excusez du peu ! C'est une divergence notable. Nicolas Sarkozy et François Hollande annoncent tous deux des dépenses supplémentaires. François Hollande veut les augmenter de l'ordre de 28 à 30 milliards d'euros, Nicolas Sarkozy de 10 à 15 milliards d'euros, ou davantage, puisqu'il ajoute 1 milliard tous les jours. Ils n'ont pas le premier centime.
Quand je pense qu'on s'est glorifiés d'avoir un déficit à 5,2 % du PIB ! Le déficit, mesuré par rapport aux recettes de l'Etat, représente plus de 10 % de ces recettes. C'est comme une entreprise ou une famille qui aurait 900 euros de ressources par mois et en dépenserait 1 000. C'est ça, la situation du pays. Il est criminel de ne pas en traiter. C'est une absolue irresponsabilité.
L'Italie a vu, à l'inverse de la France, ses taux d'intérêts augmenter de 6 %, 7 %, 8 %. La France, en quelque sorte, est-elle passée trop loin du boulet ?
La charge de la dette est de 55 milliards d'euros cette année. Les recettes de l'impôt sur le revenu, c'est 45 milliards. Quel est l'Etat d'un pays dont la totalité de l'impôt sur le revenu ne suffit pas à payer les intérêts de la dette ?
M. Sarkozy a indiqué, jeudi 5 avril, qu'il entend équilibrer les comptes publics, en 2016, en associant les grandes collectivités locales à l'effort de réduction de la dépense...
Sur cette dernière affirmation, il a évidemment raison. Il n'est pas imaginable d'obtenir un équilibre des comptes sans que les collectivités locales partagent les efforts. Il faudra négocier un pacte de réduction de la dépense publique, dont ces collectivités seront signataires avec l'Etat et la Sécurité sociale.
Mais, comme souvent, les chiffres avancés par Nicolas Sarkozy m'apparaissent tout à fait fantaisistes. Il annonce un déficit de 115 milliards d'euros et, à la ligne suivante, sans filet, une correction de 53 milliards. Il manque 62 milliards. Rien que ça !
Vous promettez, vous-même, de réduire les dépenses publiques de 50 milliards d'euros en les gelant en valeur. Pouvez-vous être plus précis ?
La France est le pays où la part des dépenses publiques est la plus importante. Elles représentent 57 % du produit intérieur brut (PIB), alors que la moyenne des pays de l'OCDE est de 43 %. Or il n'est pas vrai que notre niveau de contrat social soit de 20 % supérieur à celui des pays qui nous entourent. Il faut dépenser moins et servir mieux.
On peut le faire, par exemple, en étalant les programmes d'investissement des collectivités locales dans le temps ou en faisant intervenir le numérique dans la gestion de l'Etat. Dans le domaine de la santé, on peut réorganiser les urgences et la politique du médicament. Je récuse l'idée que les économies entraîneraient une moindre efficience de l'Etat et des systèmes sociaux. Je crois le contraire : nous pouvons améliorer le service au citoyen et faire des économies en même temps.
De toute manière, il n'y a que deux options. La première, c'est de se retrouver dans la situation de l'Espagne. La seconde, c'est de résoudre les problèmes avant que d'y être forcés par la plus rude des contraintes. Cela seul est optimisme et volonté, effort et espoir.
Les politiques réformatrices dures, telles celles menées en leur temps par Alain Juppé en France ou Margaret Thatcher au Royaume-Uni, ont rebuté l'opinion...
Qu'un journal comme Le Monde en vienne à me comparer ou à comparer Juppé avec Margaret Thatcher prouve une préoccupante perte de repères ! Mme Thatcher était dans la mise en cause radicale du modèle de solidarité dans la société britannique. Je vous dis, au contraire, que c'est la dernière fois qu'on peut sauver le modèle social et républicain. Je ne vous dis pas qu'il faut l'abbatre, je vous dis qu'il faut avoir le courage de le sauver.
Vous semblez dire que ce sera indolore. Est-ce possible ?
J'ai dit qu'on peut dépenser moins et servir mieux. Pas que ce serait sans conséquences ou sans changements. Il s'agit d'éviter le risque d'avoir à diminuer de 15 % ou de 20 % salaires et retraites, comme dans d'autres pays. Il s'agit de la seule politique qui puisse sauver, tant que c'est encore possible, notre modèle social et républicain.
Pour l'heure, c'est Jean-Luc Mélenchon qui crée une dynamique de campagne...
Il y a, dans une partie importante de la population française, l'idée que le grand soir est possible et qu'il suffirait de le décider pour qu'on ne rembourse pas la dette, ou pour que tous les revenus augmentent. C'est un mensonge et un égarement dramatique.
Je suis frappé par ce qui s'est passé en Suisse. Dans un pays qui va bien, un référendum a été organisé pour savoir si les citoyens voulaient deux semaines de vacances supplémentaires. Ils ont répondu non. Les principales forces des peuples, ce sont leur conscience et leur volonté.
Pour paraphraser de Gaulle, les Français sont-ils des veaux ?
Sûrement pas ! Je suis un démocrate qui croit à la démocratie. Si les "élites", comme on dit avec les guillemets d'usage, font leur travail, les peuples sont au rendez-vous. Mais il arrive que les élites trahissent leur devoir.
Les élites qui ont trahi, c'est une thèse de Nicolas Sarkozy...
Je ne classe pas les élites comme lui. Moi, je suis un défenseur des corps intermédiaires.
Alors qui sont ces élites ?
Une partie du monde politique et du monde médiatique, qui trahit, parce qu'elle connaît la réalité de la situation et qu'elle a renoncé à en rendre témoignage. Avez-vous écrit une seule fois : "La situation est plus grave qu'on ne vous le dit" ? En Italie, cette phrase a été écrite. Elle ne l'a pas été en France ! Si vous l'écriviez, probablement le climat du pays changerait-il.
M. Sarkozy prévoit une réduction du nombre de députés et l'instauration d'une dose de proportionnelle aux législatives. Y voyez-vous une main tendue ?
J'ai observé ces dernières heures que mes propositions de moralisation de la vie publique, de réduction du nombre des parlementaires, de correction proportionnelle recueillaient beaucoup d'appréciations positives de la part de Nicolas Sarkozy aussi bien que de François Hollande. Ce doit être l'effet d'une soudaine force de persuasion...
Vous avez reçu récemment des signaux de droite et de gauche...
Dans la seule journée d'hier, de Nicolas Sarkozy et de ses proches, autant que de François Hollande et de ses proches... Vous laissez entendre qu'il y aurait des arrière-pensées électorales pour le second tour.Vous avez l'esprit drôlement mal tourné.
Pour moi, j'y vois la reconnaissance de notre indépendance et le besoin de la résistance aux extrêmes.
A droite, certains vous font miroiter le poste de premier ministre de Nicolas Sarkozy.
Je suis inaccessible au miroitement. Je suis déterminé à maintenir mon cap, sans varier d'un millimètre. Je ne me laisserai attirer ni dans un cap ni dans l'autre, ni par des manœuvres, ni par des chatoiements, ni par des signes de connivence.
Jean-Luc Mélenchon répète qu'il serait impossible pour le Front de gauche de à un gouvernement autour de François Hollande qui laisserait une place à François Bayrou. Qu'en pensez-vous ?
Que ma vision de la France soit incompatible avec celle que Mélenchon développe, c'est une évidence. Je mets de côté le personnage, l'orateur tribunicien. Mais laisser croire aux Français qu'on peut décider le smic à 1 700 euros le lendemain de l'élection, où fixer la retraite à 60 ans à taux plein, sans qu'une seule pension soit inférieure au niveau de ce même smic, ou créer 800 000 postes de titulaires dans la fonction publiques, cela pour moi est une telle énormité qu'il s'agit d'une atteinte à l'intérêt national. Et à la bonne foi des citoyens qui se laissent embarquer dans cette illusion... Seuls aiment le peuple ceux qui ne lui mentent pas.
Il n'y a aucun moyen, je vous le dis pour le présent et l'avenir, de sortir la France de la crise par l'influence des extrêmes. Pas plus de l'extrême gauche que de l'extrême droite. Et pas davantage dans la guerre des deux camps.
L'UMPet le PS, est-ce la peste et le choléra, les mettez-vous sur un pied d'égalité ?
Je suis là pour que le pays ait un choix qui ne le ramène ni dans les bras des uns, ni dans les bras des autres.
Il y a l'éthique de responsabilité et l'éthique de conviction. Voulez-vous être dans l'action ?
Les leçons d'éthique je les reçois, mais je les pèse à leur juste poids. Je livre la bataille pour l'élection présidentielle parce qu'elle est vitale pour le pays. Je suis le seul choix pour les Français qui permette d'écarter la pression des extrêmes. Nicolas Sarkozy est sous la pression de l'extrême droite, où il va puiser ses voix. François Hollande est sous la pression d'une extrême gauche en résurgence.
Mais si vous n'êtes pas au second tour...
Ne faisons pas de la politique avec des si!
Vous avez dit, au début de la campagne, que vous prendriez vos responsabilités. Cela est-il toujours votre ligne ?
J'ai toujours pris mes responsabilités.
En 2007 aussi ?
Absolument. J'ai dit, alors, que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy.
Considérez-vous que les conditions du rassemblement ont progressé par rapport à 2007 ?
Non, c'est à peu près pareil. On en reste à la politique classique et clanique. Or, cette politique - vous pouvez l'écrire et l'encader - ne pourra offrir au pays une issue pour s'en sortir. Le rassemblement ne peut se produire que si les Français en décident ainsi.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, dette, entretien le monde, sarkozy, hollande |
|
Facebook | |
08 avril 2012
Yann Wherling "Avec le Produire en France, le développement durable est au coeur de notre programme"
Yann Wehrling, Jean Peyrelevade et Robert Rochefort, ont tenu un point presse intitulé "l'Environnement, une chance pour l'Économie, vendredi 6 avril à Paris.

L'invitation à ce rendez-vous était lancée depuis le début de semaine, mais l'actualité des derniers jours lui a donné un caractère particulier. Alors que les questions énergétiques reviennent sur le devant de la scène avec l’incident à la centrale de Penly et le procès du naufrage de l’Erika, Yann Wehrling, spécialiste des thématiques énergétiques dans l’équipe de campagne de François Bayrou, faisait valoir vendredi 6 avril, les propositions du candidat dans ce domaine.
En préambule, Yann Wehrling a rappelé que François Bayrou est, depuis longtemps, sensibilisé sur ces questions : "Il est le seul à avoir véritablement signé le pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007, puisque Nicolas Sarkozy a renié tous ses engagements en la matière durant son mandat. Pour François Bayrou, une signature est une signature et les engagements pris à l’époque sont par conséquent maintenus". "Le souhait de notre candidat est de faire du développement durable un enjeu de développement économique", a détaillé le porte-parole.
"Nous devons mettre en place une véritable fiscalité du développement durable"
Après les orientations, les propositions. Yann Wehrling a plaidé, pendant cette conférence, pour la création d’un fonds d’investissement exclusivement dédié au développement durable : "Ce fonds investira dans l’efficacité énergétique du logement et des transports, dans le développement d’énergies nouvelles mais aussi dans la préservation de la biodiversité". Yann Wehrling a également proposé la mise en place d’un "malus" environnemental : "Cette taxe sera destinée aux produits de consommation considérés comme étant les plus nuisibles à l’environnement", a souligné le spécialiste des questions environnementales. En matière de préservation de la biodiversité, Yann Wehrling oeuvre en faveur "d’une limitation de l’imperméabilisation des sols à terme à 10% du territoire" et souhaite se montrer davantage offensif "sur la politique de développement urbain en modulant les dotations de l’Etat en fonction de la maîtrise de l’étalement urbain".
"Le réchauffement climatique est quelque chose de fondamental à traiter"
Jean Peyrelevade, autre acteur de cette conférence de presse et spécialiste des questions économiques, a estimé, contrairement aux écologistes qui plaident pour une politique de décroissance, qu’il fallait au contraire favoriser l’investissement. "Le réchauffement climatique est une question fondamentale à traiter. Nous avons besoin de davantage de productions et cela passe par davantage d’investissements", a estimé Jean Peyrelevade. La seule alternative viable, selon lui, pour favoriser la création d’emplois : "Afin de créer de l’emploi, il faut être en mesure de fabriquer la production qui va avec. Dans le cas contraire, les importations vont s’effondrer. Nous devons concentrer nos efforts en ce sens", a-t-il estimé.
"Le Taylorisme est un modèle totalement dépassé"
Troisième et dernier membre de l’équipe de campagne de François Bayrou à intervenir sur la question : l’eurodéputé Robert Rochefort, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes des questions de consommation. Son propos liminaire allait justement dans le sens d’une transition économique. "Nous devons passer d’une économie hyper productiviste à une économie beaucoup plus qualitative". Avant d’axer la suite de sa démonstration sur le recyclage des produits : "Là encore, nous devons aller vers davantage de durabilité", a jugé Robert Rochefort qui n’a pas hésité à pourfendre le modèle de Taylor - le travail à chaîne - "un modèle totalement dépassé". "Nous devons aller vers plus de sur-mesure".
Enfin, Yann Wehrling, a rappelé la nécessité de prévenir les conflits d’intérêts, thématique chère à François Bayrou, en plaidant pour la création d’un véritable conseil indépendant pour la vente d’énergies : "ce qui permettrait d’éviter les conflits d’intérêts or, ce conseil est un outil qui n’existe pas aujourd’hui", a-t-il déploré.
07:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012, Shadow Cabinet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, emploi, produire en france, développement durable, réchauffement climatique |
|
Facebook | |
07 avril 2012
Marielle de Sarnez: ""François Bayrou est le seul crédible pour un retour à l’équilibre des finances publiques"
Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou, était l’invité ce jeudi 5 avril d’Arlette Chabot dans l’émission "Europe 1 soir".
Marielle de Sarnez, invitée d'Arlette Chabot sur... par bayrou
"Ils ont tous les deux des hypothèses de croissance – de l’ordre de 2 % pour l’un et 2,5% pour l’autre- qui sont tout sauf sérieuses. La crédibilité du retour à l’équilibre des finances publiques est du côté de François Bayrou"
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012, Shadow Cabinet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, marielle de sarnez, dette, déficit, interview europe 1 |
|
Facebook | |
06 avril 2012
"Il faut un débat entre les candidats du premier tour, c'est une obligation légale et morale"
Face à Jean-Michel Aphatie sur RTL, François Bayrou a appelé le service public à organiser un débat entre les dix candidats du premier tour et "sans remplacement".
François Bayrou, candidat MoDem à la... par rtl-fr
Pour le candidat à la présidence de la République, "il est inimaginable qu'on fasse aujourd'hui une campagne sans que les questions du chômage ou du surendettement soient abordées". "Comment voulez-vous que notre peuple se fasse seul une opinion sur ces sujets ?", a-t-il demandé en dénonçant "des médias" et "les candidats principaux" qui "prennent leur part" dans cette omission.
Rappelant qu'à l'instar de The Economist, la presse internationale s'est posée la question de savoir pourquoi en France on ne parle pas de ces sujets, le député des Pyrénées-Atlantiques a décidé de s’en porter garant. "Ma mission est justement qu'on en parle", a-t-il affirmé. Il a aussi répondu à ceux qui pensent que les Français ne veulent pas entendre ces sujets, car cela les terrifie : "Je ne crois pas que le peuple veuille baisser les bras". Il a déploré le manque de "politiques adultes" et appelé à ce que "l'élection présidentielle ne soit pas une énorme désillusion" qui amènerait la situation à s'envenimer quelques semaines ou quelques mois après le scrutin. "Rares sont ceux qui vont dire aux Français la vraie situation", a-t-il déploré en précisant que les mesures à prendre ne doivent pas susciter le découragement. "L'effort est un optimisme. L'effort est un espoir", a-t-il décrit, "plus ça attendra, plus ça empirera".
François Bayrou a ensuite vivement attaqué la décision de France Télévision de ne finalement plus organiser un grand débat entre les candidats. "Je rappelle que France 2 a organisé deux débats de plus de 2 heures pour les primaires socialistes. Est-ce que les primaires sont plus importantes que l'élection présidentielle ?", s'est-il interrogé. Pour lui, il ne s'agit que d'une "entente clandestine entre Nicolas Sarkozy et François Hollande pour ne pas débattre". "Savez-vous comment on appelle un cheval qui ne saute pas un obstacle dans une course hippique ? Une dérobade. Les Français n'ont pas besoin d'un président qui se dérobe en permanence mais qui regarde les choses en face", a-t-il dénoncé. "Il faut que ce débat soit organisé", a-t-il revendiqué en invoquant "une obligation morale et légale" et qu'il se déroule "sans remplacement" afin que les candidats débattent les uns avec les autres directement. François Bayrou a déclaré être prêt à prendre les mesures légales pour arriver à ces fins démocratiques, annonçant saisir le CSA, puis le Conseil d'État si rien ne bouge.
05:34 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2012, bayrou 2012, rtl, apathie, debat, candidats, endettement, crise, chômage |
|
Facebook | |
05 avril 2012
François Bayrou au Zenith "Je suis venu vous parler d'espoir!"
Francois Bayrou au Zenith nous a parlé d'espoir. De l'espoir qu'il porte pour notre pays et de son approche réaliste des conditions de vie.
François Bayrou est un homme de la République. Issu d'une famille d'agriculteurs, il a été boursier et a servi la république comme professeur, comme élu local, élu national, député, ministre, militant et comme rebelle car il a refusé de se ranger en combattant, parfois seul contre tous, dans tous les combats où se jouait une certaine idée de l'Etat républicain: en combattant la privatisation des autoroutes, en combattant les dérives de l'affaire tapie, en prévenant du mur de la dette, en défendant le pluralisme en tenant bon au long de ces années sans jamais céder!
François Bayrou s'engage à dire la vérité quelle que soit la démagogie ambiante car c'est la démagogie qui détruit la démocratie et la liberté.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zenith, bayrou, république, espoir |
|
Facebook | |
04 avril 2012
François Bayrou dévoile le texte de son référendum sur la moralisation de la vie publique
François Bayrou a dévoilé, mardi 3 avril, le texte du référendum sur la moralisation de la vie publique, qu'il compte soumettre le 10 juin aux Français, lors d'une conférence de presse à Paris.

Téléchargez le projet de loi-cadre au format pdf en cliquant ici.
PROJET DE LOI-CADRE DE MORALISATION DE LA VIE PUBLIQUE
Approuvez-vous le projet de loi-cadre tendant à la moralisation de la vie publique soumis au peuple français par le président de la République ?
Article 1 : Composition du Gouvernement
Le Gouvernement comprend vingt membres au maximum.
Article 2 : Ministre de la justice
Le ministre de la justice est nommé par le président de la République sur proposition du Premier ministre. Cette nomination ne peut prendre effet que si elle a été préalablement approuvée par un vote de l’Assemblée nationale, à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
Article 3 : Composition et élection de l'Assemblée nationale
Le nombre de députés est fixé à 400.
300 députés sont élus, dans le cadre de circonscriptions, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
100 députés sont élus au scrutin de liste proportionnel correctif. Les sièges sont attribués aux listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés.
Ces dispositions s’appliqueront lors du prochain renouvellement de l’Assemblée nationale.
Article 4 : Composition du Sénat
Le nombre de sénateurs ne peut excéder 250.
Les modalités d’entrée en vigueur de cet article sont fixées par une loi organique.
Article 5 : Interdiction et limitation du cumul des mandats
Le mandat de député est incompatible avec tout autre mandat électif.
Le mandat de sénateur n’est compatible qu’avec un seul mandat électif local.
Article 6 : Présence des parlementaires
A l'exception de ceux qui, portant sur une personne, se déroulent au scrutin secret, les votes de l’Assemblée nationale et du Sénat se font au scrutin public.
Le droit de vote des députés et des sénateurs ne peut donner lieu à aucune délégation.
Article 7 : Vote blanc
Pour l'ensemble des scrutins régis par le code électoral, les bulletins blancs sont pris en compte dans le calcul des suffrages exprimés.
Article 8 : Financement des partis politiques
A compter du prochain renouvellement de l’Assemblée nationale, seuls peuvent bénéficier du financement public prévu par la loi du 11 mars 1988 les partis justifiant avoir présenté autant de femmes que d'hommes.
Les partis ou groupements politiques ne peuvent contribuer, sous quelque forme que ce soit, au financement d’un autre parti ou groupement politique.
Le montant total des sommes qu’une personne physique est autorisée à verser annuellement à un ou plusieurs partis, sous forme de don ou de cotisation d’adhérent, est plafonné à 7.500 Euros. Les réductions fiscales prévues par la loi pour ces dons et cotisations sont réservées aux partis bénéficiant du financement public.
Article 9 : Financement de la campagne présidentielle
Le financement de la campagne présidentielle repose exclusivement sur fonds publics, dont le montant sera fixé par une loi ordinaire.
Les dons des personnes physiques ou morales sont interdits.
Article 10 : Incompatibilités
Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat électif, de toute responsabilité d’administration ou de gestion au sein d’un parti politique ou d’une association bénéficiant de dons ou de subventions publiques.
Article 11 : Prévention des conflits d'intérêts
1.- Les personnes concourant à l’exécution d’un service public ont l’obligation de veiller à ne pas se placer dans une situation qui les exposerait à un intérêt privé de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de leurs fonctions.
Lorsqu’une telle situation de conflit d’intérêts survient, elles ont l’obligation d’y mettre fin dans les meilleurs délais.
Les autorités administratives prennent toutes les mesures pour ne pas placer un agent relevant de leur autorité dans une situation de conflit d’intérêts, ou pour mettre fin à une telle situation dès qu’elles en ont connaissance.
2. - Il est institué une Autorité de déontologie de la vie publique chargée du respect des règles de déontologie et de la prévention des conflits d’intérêts au sein du Gouvernement, du Parlement, de toutes les administrations de l’Etat et des collectivités territoriales ainsi que des entreprises publiques.
Les membres du Gouvernement, les membres du Parlement, les conseillers du président de la République et les membres des cabinets ministériels, les directeurs d’administration centrale, les titulaires d’emplois supérieurs à la discrétion du Gouvernement, les présidents et les membres des collèges des autorités administratives indépendantes, les dirigeants des entreprises publiques, les présidents des conseils régionaux et généraux, les maires des communes de plus de 3500 habitants ainsi que les autres personnes désignées par la loi sont tenues d’adresser à l’Autorité de déontologie de la vie publique une déclaration d’intérêts préalablement à leur entrée en fonctions. Cette déclaration publiée est mise à jour annuellement ainsi que dans un délai d’un mois à compter d’un événement de nature à affecter significativement les intérêts du déclarant au regard de la fonction qu’il exerce.
3.- A la demande de la personne concernée, de l’autorité hiérarchique ou du responsable de la déontologie dont cette personne dépend, ou sur saisine de tout citoyen, l’Autorité de déontologie de la vie publique émet les recommandations propres à prévenir ou à mettre fin à tout conflit d’intérêts concernant les personnes soumises à une obligation de déclaration.
Article 12 : Inéligibilité
Les personnes reconnues coupables de corruption sont inéligibles à tout mandat pendant une durée de dix ans.
Article 13 : Indépendance de l’Audiovisuel public
Les présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France sont nommés pour cinq ans par la Commission Nationale de l’Audiovisuel Public, dont la composition garantira le pluralisme et la représentation des usagers.
Article 14 : Nominations
Les emplois et les fonctions qui revêtent une importance particulière pour la garantie des droits et des libertés ou la vie économique et sociale de la Nation ne peuvent être pourvus par le président de la République qu’après un avis public positif de la commission permanente compétente de chaque assemblée.
La liste des emplois et fonctions concernés est fixée par une loi organique.
Article 15 : Composition de la Cour de justice de la République
La Cour de justice de la République comprend sept magistrats du siège à la Cour de cassation, dont l'un assure la présidence.
00:32 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, referendum, moralisation de la vie publique, contrat democratique |
|
Facebook | |
03 avril 2012
François Bayrou: “La seule candidature qui écarte les extrêmes comme Le Pen ou Mélenchon, c’est la mienne !”
François Bayrou a estimé dimanche 1 avril sur BFM-TV et RMC que François Hollande était “sous l’influence” de Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy sous celle de Marine Le Pen, renvoyant dos à dos les deux candidats.
13:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2012, bayrou 2012, extremes, melenchon, le pen |
|
Facebook | |
02 avril 2012
Réunion publique de Robert Rochefort à Boulogne le 3 avril!
Robert Rochefort et le Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux vous convions à une réunion publique qui se tiendrale mardi 3 avril 2012 à 20h30Salle Landowski92100 Boulogne-BillancourtCe grand moment sera l'occasion d'aborder le thème du livre de Robert Rochefort : "Produire en France, oui c'est possible !", thème porté par François Bayrou dans la campagne présidentielle.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2012, réunion publique, robert rochefort, produire en france, c'est possible! |
|
Facebook | |












