11 avril 2011
Nous devons donner aux français, non pas un projet de parti, mais un projet de pays!" prône François Bayrou
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé une longue interview au journal Le Figaro, publié le jeudi 7 avril.
Il y critique le projet du PS et plaide pour "un changement profond à la présidentielle". Selon lui, seul le Centre est en mesure de l'incarner.
LE FIGARO - Approuvez-vous l'action de la France en Côte d'Ivoire ?
François BAYROU. - Si la reddition de Gbagbo intervient à temps, l'action de la France aura été décisive. Cette guerre civile, Gbagbo en est responsable. Alassane Ouattara a été patient. La France et les Nations unies l'ont accompagné dans sa patience. Quand il n'y a plus rien eu à tenter, l'intervention internationale a permis de rétablir l'ordre légitime et la légalité. Reste à faire émerger de cet immense gâchis la réconciliation, la paix et la prospérité.
Dans quel état politique est la France aujourd'hui ?
FB: Jamais je n'ai ressenti une telle ambiance de décomposition et de division du pays. Cela place les acteurs politiques devant leurs responsabilités.
Comment y répondre ?
FB: Rassembler, donner du sens. Mais d'abord, la vie politique doit être assainie. Il faut effacer les soupçons que font peser toutes ces affaires obscures, comme l'affaire Tapie, les financements opaques, les cumuls de toute nature, la manipulation des sondages...
Que vous inspirent les derniers développements de l'affaire Tapie ?
FB: Nous n'étions pas nombreux, au début, à dénoncer envers et contre tous une affaire d'État, une spoliation de l'argent public, par centaines de millions d'euros. Aujourd'hui, chaque jour qui passe apporte des preuves supplémentaires. J'ai la conviction que l'un des enjeux de 2012 sera de faire la lumière sur ces affaires, qu'on respire enfin.
Comprenez-vous la colère qui s'est exprimée dans le vote FN ?
FB: Quand j'ai écrit Abus de pouvoir, je savais ce que je traduisais. La politique est devenue fausse monnaie. Les mots servent à cacher les choses. Les buts véritables ne sont jamais avoués. La vraie vie est niée - on l'a vu sur le prix du gaz ou de l'électricité - et les valeurs qui font vivre les gens aussi. Les Français enragent d'entendre leurs gouvernants leur décrire un pays qui n'est pas le leur.
Ne craignez-vous pas un 21 avril bis ou un 21 avril à l'envers ?
FB: Non. Ce sont les Français qui choisissent les candidats du second tour.
Face à la montée des extrêmes, le centre a-t-il encore un espace ?
FB: Plus que jamais. Car le vote extrémiste est non seulement un danger moral pour le pays mais une impasse politique. Le Front national au second tour, c'est la garantie absolue de la victoire pour l'UMP ou le PS. Nous sommes les seuls à pouvoir proposer un changement véritable, un nouvel ordre politique, sans impasse et sans risque.
Accepteriez-vous de participer à une confédération des centres avec Jean-Louis Borloo, Jean Arthuis ou Hervé Morin ?
FB: Pour que le centre trouve sa force, il y a trois conditions : reconnaître que le centre est indépendant de la droite et de la gauche, que son projet est différent, et donc sortir de la dépendance politique et financière à l'égard de l'UMP ; revendiquer une vocation majoritaire et donc s'élargir vers des sensibilités nouvelles, accepter le dialogue avec tous les républicains ; tourner la page des divisions et accepter le principe «un candidat et un seul en 2012». Au bout du compte, cela revient à une question : voulez-vous vraiment le changement ou, au fond, souhaitez-vous que le pouvoir en place l'emporte pour cinq ans de plus ?
Serez-vous candidat en 2012 ?
FB: Mon action n'a qu'un but : obtenir un changement profond pour le pays qui ne peut se décider qu'à la présidentielle. Pour cela, j'ai refusé toute complaisance, toute proposition, toute compromission avec le pouvoir. Il fallait ces années de lutte et d'intransigeance pour que, le jour venu, les électeurs sachent qu'ils ne seront pas trahis.
Quelles seront vos priorités ?
FB: Nous devons donner au pays un projet qui le rassemble. Non pas un projet de parti, mais un projet de pays. Ce projet doit être soutenable dans le temps, ce qui exige les équilibres financiers et budgétaires. Il doit permettre à la France de retrouver la production sur son sol, et donc les emplois qui vont avec. Il proposera un grand contrat éducatif qui est la seule clé pour l'avenir. Il définira des institutions qui permettront de changer pas seulement de pouvoir, mais le pouvoir. Séparation des pouvoirs, loi électorale juste, représentation de tous les courants, par un système à l'allemande par exemple.
Est-ce à dire que vous acceptez l'élection de députés du FN ?
FB: Oui, bien sûr. Il est absolument anormal que des forces qui ont atteint ces dernières années 15 à 20 pour cent des suffrages - nous-mêmes, les écolos ou le FN - n'aient pas de représentation à l'Assemblée. Quant au Front national, il vaut mieux le combattre face à face.
Le projet du PS vous paraît-il s'inscrire dans ce changement que vous appelez ?
FB: Il y a dans ce texte des idées que j'approuve et défends, notamment sur l'investissement des entreprises ou les institutions. Mais je suis en profond désaccord sur deux points : tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique - allocation pour tous les jeunes, emplois d'avenir, recrutements publics, recours à l'impôt pour de nouvelles dépenses. J'ai l'impression de retrouver le jugement de Frédéric Bastiat : «La grande fiction qui fait que tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.» Et ensuite, ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif, volontaire, qui préfère que les gens s'en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres : la création, l'innovation, la recherche. L'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée.
Martine Aubry semble favorable à une sortie du nucléaire. Et vous ?
FB: Ce qui se passe au Japon remet en cause l'idée avec laquelle nous vivions d'un nucléaire sûr. Cela oblige à des épreuves de sécurité immédiate pour les centrales existantes, et à des choix sérieux, de long terme, d'économies d'énergie, de soutien aux énergies de substitution non émettrices de CO2 et d'investissements lourds sur la recherche.
Silvio Berlusconi a décidé d'accorder des laissez-passer aux clandestins de Lampedusa…
FB: C'est notre faute. Nous avons été irresponsables de laisser l'Italie toute seule face à un problème de cet ordre, alors qu'il fallait une réponse européenne. Avec cette politique du chacun pour soi, nous voulions laisser l'Italie seule face aux difficultés, maintenant l'Italie nous envoie ces pauvres gens. C'est nul !
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : centre, françois bayrou, mouvement démocrate, modem, centrisme, majorite centrale, interview, le figaro, presidentielle, 2012 |
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10 mars 2011
François Bayrou "Je ne renoncerai jamais à changer la politique française"
Invité sur plusieurs plateaux médias, François Bayrou est revenu sur l'actualité: la situation dans les pays arabes, la montée du FN, les sondages, le procès Chirac etc...
"Sur les révolutions arabes, la première des choses à faire c'est une décision internationale d'arrêt de survols de la Lybie. Il n'y a pas de vague migratoire en France et ces peuples, dignes d'admiration, font la révolution pour retrouver la liberté et pour écarter la corruption dont ils sont les victimes. Ils ne le font pas pour fuir leur pays mais pour rester chez eux!
Le message terrible que nous sommes en train de leur renvoyer, nous ne les voyons que sous l'angle de menaces migratoires éventuelles et nous attisons cette flamme là, c'est une faute.
La visite de Mme Lepen à Lampedusa est un geste nuisible pour le message que la France doit envoyer. Ce message lié aux vagues migratoires est une atteinte à ce que la France devrait être et au message qu'elle devrait envoyer."
"Le report du procès de Jacques Chirac est dangereux car le procès ne va pas pouvoir avoir pas lieu ce qui veut dire pour les français qu'il y a passe-droit et c'est inquétant. La mécanique vise à effacer d'un coup d'éponge toutes les poursuites contre les délit financiers. Cette question prioritaire de constitutionnalité vise à mettre à bat le pilier sur lequel repose toutes les poursuites: il n' y a pas de prescription car on ne peut poursuivre qu'à partir du moment où l'on découvre le délit! Si on veut interrompre les poursuites, effacer les délits, blanchir tout ce qui a été si difficile à l'apparition de la vérité, cette decision sera extarordinairement dangereuse pour la société française et des choses précieuses seront en danger."
"S'agissant des sondages, ils montrent qu'une majorité en France n'en peut plus de la situation créee par la succession au pouvoir de l'UMP et le PS. Il y a effondrement des deux principaux partis. Face à cela, il existe deux solutions pour en sortir: celle de l'extremisme qui est une impasse mortelle pour le pays car diviser le pays, pointer les immigrés, ériger l'islam en question brûlante, c'est rendre un mauvais service au pays. De plus, sortir de l'euro c'est un drame.
L'autre piste, c'est la force nouvelle démocratique, républicaine et non extremiste pour changer profondément les choses.
retrouvez la vidéo de François Bayrou à l'émission de Christophe Barbier sur LCI
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, actualités, interview, lci, bfmtv, europe1, révoltes arabes, sondages, procès jacques chirac, montée du fn, extrémisme, nouvelle force |
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19 janvier 2011
Voeux à la presse 2011 de François Bayrou: une alternance vraie, positive et raisonnable
Retrouvez la vidéo des voeux à la presse de François Bayrou le 14 janvier 2011 durant lesquels il a rappelé sa volonté d'inscrire "une obligation constitutionnelle de protection des générations à venir" et d'inscrire l'éducation et la production au coeur du projet du Mouvement Démocrate.
Face à la progression de l’extrémisme, François Bayrou appelle la France a faire une place à l'Islam car être français et être musulman n'est pas incompatible. La France, c’est une ouverture, un élan, un dialogue avec le monde et la République, notamment depuis la loi de 1905, notamment pour ce qui concerne les manifestations extérieures, dispose de tous les moyens légaux pour éviter que l’exercice de la religion des uns, vienne troubler la vie des autres.
Si l'euro a augmenté les prix au quotidien, François Bayrou rappelle qu'il nous a protégé de l'inflation et de la concurrence. Reprenant les paroles de De Gaulle au moment de son retour au pouvoir en 1958 et au moment des grandes décisions de construction de l'Europe, "les français sont forts mais ils ne le savent pas", François Bayrou en fait le message de tous les redressements: les français ont les forces pour résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés.
L'avenir, c'est la confiance rendue aux français et notamment la confiance en un Etat impartial et non partisan qui inspire du respect et de la confiance en ceux qui le servent, et servent ainsi leur pays. François Bayrou a cité en exemple la Justice dans laquelle lé défiance s'est élevée au plus haut et pour laquelle il faut des gestes indiscutables de reconnaissance, des décisions qui renforcent l’indépendance de la magistrature, qui permettent d’alléger les interrogations en particulier sur le Parquet.
Puis le monde de l'Education, avec l'effondrement du nombre de candidats au concours et celui du niveau scolaire et de la maîtrise des fondamentaux, a besoin de confiance recouvrée. Sera capable de redresser le pays qui sera capable de parler de manière crédible et ambitieuse de l’école, et à l’école, à ses maîtres, à ses cadres, aux parents et aux élèves et étudiants. Il y faudra beaucoup de volonté, beaucoup de compréhension, il faudra une loi-cadre qui fixera les objectifs de la nation et ces objectifs seront et doivent être ambitieux.
En matière d’impartialité de l’État, d’équilibre des pouvoirs, d’indépendance des médias,de juste représentation des citoyens dans la République, aucune décision n’est coûteuse. Pas un euro d’argent public n’est en jeu. Au contraire, un pays qui a confiance, cela rapporte.
Défendre les générations à venir, c'est défendre leur environnement, sa préservation, sa restauration et lutter contre les dangers de la dette qui va plomber leur vie de travail, tout cela devrait être pris en compte dans chacune des décisions préparées et à prendre.
C’est un sujet d’importance nationale qui demande la mobilisation de tous:
- qui exigera une réforme fiscale pour que l’effort à demander soit juste ;
- qui exigera un accord de modération État/collectivités locales ;
- qui exigera, je le dis, un accord national, un changement général des mentalités pour que l’attitude de sobriété raisonnable qui est celle de toutes les familles devienne aussi celle des administrations publiques et sociales, et qui ne sera possible que si nous savons retrouver la croissance sans laquelle on s’asphyxie.
Education et production sont les « labourage et pâturage » du XXI° siècle, un mot d’ordre pour la nation, et le seul chemin, le seul, pour que la France redevienne un signal d’espoir pour les femmes, les hommes et les enfants qui la forment, pour l’Europe et pour le monde.
Les démocrates doivent soutenir les démocrates, faire des signes, dire ce que nous croyons en commun, ne pas multiplier les complaisances comme on en a donné l’impression ces derniers jours. Le combat des démocrates en Tunisie, ce n’est pas pour nous un combat indifférent, ni étranger.
Enfin le Niger. Les grands courants démocratiques du pays n’ont pas ouvert de polémique et ils ont bien fait. La priorité dans toutes les décisions d’action, c’est la préservation de la vie des otages. Cela a toujours été la doctrine, non seulement française, mais de tous les gouvernements des démocraties. Et cela doit rester pour nous la priorité et la ligne de conduite des autorités de la République.
Voilà, au commencement d’une année décisive, des vœux pour notre pays, et pour chacun de ceux qui le font vivre, lui donnent force et vitalité, des vœux pour que les Français retrouvent le goût de l’avenir.
FRANÇOIS BAYROU - VOEUX A LA PRESSE 2011
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info video en direct.
07:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voeux presse 2011, françois bayrou, mouvement démocrate |
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28 octobre 2010
François Bayrou "La remise en dynamique du pays n'est pas faite"
Invité sur France Info ce mercredi matin, François Bayrou a répondu aux questions sur la réforme des retraites et a indiqué qu'il voterait contre. Il a rappelé que si la réforme était nécessaire et qu'on ne pouvait pas faire croire, comme certains courants politiques l'ont fait, qu'on pouvait s'en passer, il a qualifié la réforme du Gouvernement d'"injuste pour les plus faibles" qui de surcroit n'assurera pas l'équilibre financier. Il a également dénoncer la méthode gouvernementale qui divise sur une réforme qui aurait dû se faire avec le peuple français au lieu de porter les français les uns contre les autres.
Pour François Bayrou, la remise en dynamique du pays n'est pas faite et on assiste constamment à l'"explosion des charges des français" en évoquant l'annonce ce matin de l'augmentation supplémentaire de 4% du prix de l'électricité en début d'année alors même qu'elle a déjà augmenté depuis août. Situation encore pire en ce qui concerne les tarifs du gaz qui sont en augmentation constante alors que le prix sur le marché mondial a pratiquement été divisé par 3. Sans compter que la tendance va continuer avec la mutuelle.
"C'est la preuve qu'on ne fait pas attention aux difficultés que les gens ont."
Enfin, il a donné son avis sur le remaniement ministériel et sur l'affaire Woerth-Bettencourt.
Retrouvez la vidéo de l'interview ci-dessous
François Bayrou, France-info, 27 10 2010
envoyé par FranceInfo. - L'info internationale vidéo.
08:48 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Economie, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, réforme des retraites |
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25 août 2010
Roms : "Il est grave et dangereux de prendre pour cible à grand spectacle une communauté toute entière" Ce soir, écoutez François Bayrou
Vous souhaitez mieux connaître les idées de François Bayrou?
A ECOUTER! ce soir à 18h45 sur Europe 1 Soir:

François Bayrou sera l'invité politique de Claude Askolovitch, dans "Europe 1 Soir" animé par Nicolas Demorand
"Il y a un climat malsain et toxique"
envoyé par Europe1fr. - L'actualité du moment en vidéo.
15:54 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, immigration, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, europe1, parisien, roms, politique immigration |
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11 mars 2010
URGENT * URGENT * URGENT * Réunion publique ce soir à Paris
Grande réunion de fin de campagne ce soir: venez nombreux nous rencontrer et échanger sur les régionales!
Jeudi 11 mars, à partir de 18h30, Alain Dolium, tête de liste MoDem pour l’élection régionale en Ile-de-France, et les chefs de file départementaux vous invitent à une soirée “De l’oxygène pour l’Ile-de-France“.
En présence de François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, Marielle de Sarnez, députée européenne d’Ile-de-France, et de Bernard Lehideux, président du groupe Démocrate et Centriste au conseil régional d’Ile-de-France.
Rendez-vous à partir de 18h30 pour un apéritif musical et convivial, puis pour les interventions des orateurs à partir de 20h,
à La Bellevilloise
21 rue Boyer, Paris 20e
Métro Gambetta (sortie place Matin Nadaud) ou Menilmontant
Bus : 26, 61, 69, 96
Parking : 25, rue Saint Fargeau
Bornes de vélib et de taxi place Gambetta
00:55 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alain dolium, françois bayrou, marielle de sarnez, bernard lehideux, réunion publique, élections régionales |
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08 juin 2009
Résultat des élections à Issy pour "Nous l'Europe"
Notre liste "Nous l'Europe" conduite par Marielle de Sarnez a obtenu 11,16% des suffrages à Issy-les-Moulineaux.
Nous remercions toutes celles et ceux qui ont porté leurs suffrages sur son nom.
Marielle de Sarnez est réélue Député au Parlement européen.
Vous trouverez ci-après les réactions de François Bayrou aux résultats des élections européennes, sur le site du Mouvement Démocrate.
21:54 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe élections, modem, marielle de sarnez, françois bayrou |
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21 avril 2009
Une liste MoDem dynamique en Ile-de-France pour les européennes !
François Bayrou : présentation des candidats Île-de-France
envoyé par mouvementdemocrate
1 – Marielle de Sarnez – département 75
Députée européenne
58 ans
2 – Bernard Lehideux – 92
Député européen
64 ans
3 – Fadila Mehal - 75
Présidente des Mariannes de la Diversité
Directrice de la culture et de l’information dans un établissement public national
55 ans
4 – Arthur Haustant - 91
Yerres
Ancien directeur de l’hôpital Tenon, spécialiste des questions antillaises
68 ans - voir sa présentation vidéo
5 – Emmanuelle Saulnier Cassia – 78
Professeur de droit à l’Université Versailles-Saint-Quentin en Yvelines
36 ans - voir sa présentation vidéo
6 – Christophe Ginisty – 92
Conseiller municipal d’Issy-les-Moulineaux
Chef d’entreprise
45 ans - voir sa présentation vidéo
7 – Marie-Anne Kraft – 94
Saint-Maur-des-Fossés
Responsable clientèle
Vice-présidente du Mouvement Démocrate du Val-de-Marne
48 ans - voir sa présentation vidéo
8 – Karim Boumedjane - 93
Ancien membre de l’équipe de France de judo
Conseiller municipal du Blanc-Mesnil
Vice-président du Mouvement Démocrate de Seine-Saint-Denis
34 ans
9 – Amandine Bracciali – 95
Conseillère municipale de Saint-Prix
Présidente des Jeunes Démocrates du Val-d’Oise
Sportive de niveau national – patinage artistique
Étudiante
23 ans - voir sa présentation vidéo
10 – Stéphane Traineau – 94
Ancien athlète de haut niveau, champion du Monde de judo
Associé dans une agence de communication
Villiers-sur-Marne
42 ans - voir sa présentation vidéo
11 – Aude Luquet - 77
Conseillère régionale
Conseillère municipale de Melun
40 ans - voir sa présentation vidéo
12 – Jean-Louis Fontaine - 78
Président de l’association Synergie
Formateur en politiques du handicap
54 ans - voir sa présentation vidéo
13 – Élisabeth Saunier – 78
Vice-présidente du Mouvement Démocrate 78
Conseillère municipale de Carrières-sur-Seine
Traductrice
57 ans - voir sa présentation vidéo
14 – Jean-François Vigier – 91
Maire de Bures-sur-Yvettes
Cadre territorial
45 ans - voir sa présentation vidéo
15 – Sabrina Assayag - 93
Conseillère municipale de Pavillons-sous-bois
Vice-présidente des Jeunes Démocrates de Seine-Saint-Denis
Trésorière des Jeunes Démocrates nationaux
Directrice juridique
31 ans - voir sa présentation vidéo
16 – Haiba Ouaissi - 95
Avocat
Maître de Conférences en droit
31 ans
17 - Marie Virapatirin – 92
Conseil international en politiques publiques
Conseillère municipale de Bagneux
Conseillère communauté d’agglomération Sud-de-Seine
Vice-présidente du Mouvement Démocrate 92
48 ans - voir sa présentation vidéo
18 – Eric Valat – 91
Cadre supérieur de la fonction publique
Conseiller municipal de Montgeron
Conseiller délégué de la Communauté d’agglomération Sénart Val de Seine
Vice-Président du SIREDOM
54 ans - voir sa présentation vidéo
19 – Nathalie Jaworski – 92
Chargée de projets européens
Franco-polonaise
Rueil-Malmaison
25 ans - voir sa présentation vidéo
20 – Medhi Benchoufi - 94
Interne en médecine
Vice-président des Jeunes Démocrates
L’Haÿ-les-Roses
31 ans
21 – Catherine Veglio-Boileau – 75
Directrice de la communication d’une association européenne
46 ans - voir sa présentation vidéo
22 – Smaïl Djebarra – 77
Président du Conseil général des Jeunes de Seine-et-Marne
Étudiant
23 ans
23 – Audrey Tricoit – 78
Conseillère municipale déléguée de Maurepas
Présidente des Jeunes Démocrates des Yvelines
Urbaniste
28 ans
24 - Monzon Sekou Koné – 95
Conseiller en patrimoine
Villiers-le-Bel
28 ans - voir sa présentation vidéo
25 – Anna Pereira – 93
Conseillère municipale de Dugny
Boyaudière
55 ans
26 – Tristan Brayat - 77
Chargé de mission dans une collectivité locale
Président des Jeunes Démocrates de Seine-et-Marne
25 ans
18:57 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : européennes, ile de france, françois bayrou, candidats |
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08 août 2008
Au pied des Pyrénées, Bayrou attend son heure

Cela vient du plus profond de son cœur. Un simple nom de région. De sa région, prononcée trois fois de suite comme pour mieux en marquer l'attente : «Pyrénées, Pyrénées, Pyrénées…» Pas vraiment une surprise. Une habitude même. Mais après deux années électorales particulièrement chargées en émotions pour le troisième homme de la présidentielle de 2007, la question ne se pose même pas. C'est naturellement, chez lui, dans sa maison de Bordères, près de Pau, que François Bayrou entend se ressourcer. Des vacances en famille, «au milieu d'une nuée d'enfants de tous âges, pleine de bruits et de fureurs». Mais seulement «deux ou trois semaines, après la session parlementaire extraordinaire», dit-il.
Discret sur ses vacances béarnaises, le député des Pyrénées-Atlantiques concède tout au plus qu'il lira. «Mais je lis tous les jours», corrige aussitôt cet agrégé de lettres classiques. Enfant déjà, «faute d'avoir eu à l'époque une réelle éducation musicale», il se réfugiait dans la poésie. Cet été, lecture donc, mais surtout écriture. «Je vais écrire un livre politique sur la question qui se pose aujourd'hui à la France : Qu'est-ce qui se passe vraiment, qu'est-ce qui est dissimulé derrière ce brouillard d'activisme ? Bref, où va-t-on ?», confie-t-il.
«Être digne de son destin»
Il est comme ça, François Bayrou. La politique n'est jamais loin. À ses détracteurs qui lui reprochent d'être obnubilé par l'idée d'entrer un jour à l'Élysée, il répondait, quelques jours après sa défaite à Pau aux municipales en mars, qu'il croit au destin. À son destin. «Oui, j'ai toujours pensé que, dans toute vie, il y avait un destin, y compris dans la mienne (…) La seule question qui se pose, c'est : “Est-ce que vous choisissez d'être digne du destin qu'il y a dans votre vie ou est-ce que vous renoncez à être digne du destin qu'il y a dans votre vie ?”»
Le destin, pourtant, ces deux dernières années, n'a pas été particulièrement tendre avec lui. Perte de son groupe à l'Assemblée nationale après la dissolution de l'UDF dans le MoDem. Mais, surtout, une défaite personnelle à Pau, la capitale du Béarn, dont ce biographe reconnu du bon roi Henri IV se voyait devenir le maire. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy se plaît à parler de François Bayrou comme «du conseiller municipal d'opposition de Pau».
En juillet, François Bayrou a poursuivi son combat contre le président de la République. Le premier, le leader centriste a dénoncé «les protections au plus haut niveau», celui de Nicolas Sarkozy, dont aurait bénéficié Bernard Tapie dans l'affaire du Crédit lyonnais. Il a ainsi ouvert une polémique dans laquelle se sont engouffrés les socialistes qui ont demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire.
Les épreuves traversées devraient nourrir les réflexions du président du MoDem pendant ses deux ou trois semaines de repos passées loin de la capitale. L'occasion, aussi, sans doute, de peaufiner sa stratégie pour imposer son nouveau parti comme la troisième force politique française. Un rêve ? François Bayrou en est en tout cas persuadé : il y a en France une place pour un centre fort et indépendant, répète-t-il. Même si, dans un entretien accordé au Figaro début juillet, il expliquait que «pour proposer au pays un destin autre que celui vers lequel on l'emmène, il faudra des alliances larges». Avec qui ? Les gaullistes et les chiraquiens qui ne se reconnaissent pas dans la présidence Sarkozy, sûrement. Le PS ? Il ne l'écarte pas. Mais quand ? À l'occasion des prochaines européennes ? Des prochaines régionales ?
Pour l'heure, il attend de voir et laisse les socialistes résoudre leur «problème de projet et de leader». Et continue de se poser en «seul défenseur du pluralisme» en France. «Il n'y a plus désormais qu'un mouvement politique qui soit le défenseur du pluralisme en France, et c'est ici qu'il se trouve», avait-il lancé devant quelque 1 500 élus et ex-candidats aux municipales du Mouvement démocrate, réunis fin avril à Paris.
«Repenser» L'Europe
Avec seulement trois députés et moins d'une dizaine de sénateurs membres du bureau exécutif du MoDem, sur les trente que compte le groupe centriste au Sénat, François Bayrou apparaît pourtant plus isolé que jamais. Surtout depuis le départ de l'influent sénateur de la Mayenne, Jean Arthuis. Le 21 juillet, au Congrès de Versailles, ils n'ont été que deux sénateurs centristes à voter, comme le président du MoDem, contre la révision de la Constitution.
Mais qu'importe ! S'il doit rester seul contre tous, François Bayrou croit ferme en son destin. Et dit attendre beaucoup de la prochaine séquence électorale, les européennes, qui auront lieu en juin 2009, pour relancer son parti. Ce scrutin, à la proportionnelle, sera peut-être l'occasion de se refaire une santé électorale. Mais également de «repenser» l'idée même de l'Europe. Début juin, à l'occasion d'une convention consacrée à l'Europe, entouré de six des huit députés européens du MoDem, dont leur chef de file, Marielle de Sarnez, François Bayrou avait présenté ces élections comme «une échéance de vocation» pour son parti, issu de l'UDF et historiquement engagé en faveur de la construction européenne.
Selon le député des Pyrénées-Atlantiques, «on ne peut plus se contenter de l'invocation de l'idéal européen et de la défense de ce qui est fait. Nous devons mettre devant nous les questions qui ont fait que les peuples se sont éloignés de l'Union». Un thème qu'il devrait à nouveau développer les 5, 6 et 7 septembre à l'occasion de l'université d'été du MoDem à Cap Estérel (Var). Et où il attend quelque deux mille «démocrates».
22:47 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, modem |
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30 juillet 2008
François Bayrou ou l'activisme démocrate
Nombreux sont ceux qui, après l'élection présidentielle de 2007, avaient prédit la "mort politique" de François Bayrou. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) a été abandonné par la plupart de ses élus, pris en tenaille lors des élections municipales et "ciblé" par l'Elysée, qui n'a eu de cesse de l'isoler. Il reste pourtant, selon toutes les enquêtes réalisées depuis un an, une des figures les plus populaires aux yeux de l'opinion et sa voix, aussi isolée soit-elle dans l'Hémicycle du Palais-Bourbon, continue à se faire entendre avec force.Ainsi le député des Pyrénées-Atlantiques a-t-il été le plus prompt à réagir à la décision du tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie, contribuant ainsi à en faire émerger les enjeux politiques. "Ce qui m'étonne, c'est l'étrange fascination qu'exerce Sarkozy sur une partie de la gauche elle-même, qui semble comme tétanisée, juge-t-il. Mais imaginez ce qu'aurait dit la droite française si c'était Mitterrand qui avait agi ainsi avec Tapie !"
"ACTIVISME DÉMOCRATE"
Le moins paradoxal n'est pas que l'ancien dirigeant de la droite centriste soit ainsi identifié comme un des opposants les plus actifs au pouvoir incarné par Nicolas Sarkozy. "Les raisons pour lesquelles j'avais indiqué que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy, qui reposaient sur un conflit de valeurs et non des antagonismes de personnes comme on a voulu le faire croire, ne peuvent plus aujourd'hui être ignorées par personne", affirme M. Bayrou. "Il y a aujourd'hui très peu de gens qui résistent à cette réalité, admet le président du MoDem. Les syndicats ont été désarmés, mis à terre et moqués. Et il ne faut pas oublier que beaucoup de gens ont peur. C'est pourquoi j'ai un devoir de rassemblement pour construire une opposition démocratique et républicaine."
Depuis quelques semaines, des figures venues d'horizons divers prennent ou reprennent contact avec l'ancien candidat à l'élection présidentielle afin de rejoindre des cercles de réflexion qui ont été réactivés. "Vous êtes le seul à avoir dit depuis le premier jour ce qui se passe à présent, et on ne voulait pas vous croire", lui confiait, à Versailles, lors de la réunion du Congrès, un sénateur de la majorité.
Le MoDem, créé à Villepinte à l'automne 2007, a réussi, non sans essuyer de nouvelles pertes, à franchir l'écueil des élections municipales - où ses listes ont recueilli en moyenne 15 % des suffrages là où elles étaient présentes - et à faire émerger une génération militante. Celle-ci, tournant le dos aux pratiques d'une UDF "parti de notables", entend s'approprier "une nouvelle manière de faire de la politique". Les réseaux constitués à l'occasion de la campagne présidentielle continuent à fonctionner et la "blogosphère" démocrate est en activité permanente. Plus nouveau, on a vu récemment, à l'occasion de mobilisations sur le droit au logement, les droits civiques ou les droits des résidents étrangers, se développer une forme d'"activisme démocrate".
M. Bayrou lui-même n'est pas en reste et se fait un devoir d'alerter sur les "graves dérives" qui, selon lui, menacent les droits élémentaires des citoyens. Ainsi entend-il prendre sa part pour obtenir le retrait du fichier Edvige, issu de la réforme du renseignement et reprenant une partie de l'ancien fichier des RG. Edvige recense ainsi des données informatisées non seulement sur les mineurs de 13 ans mais sur les élus politiques, candidats aux élections, responsables politiques, syndicaux ou religieux. "Où va-t-on ?, s'indigne le président du MoDem. Quel régime est-on en train de mettre en place ? Quelle société est-on en train de construire ?"
"Jamais personne n'avait entraîné la France là où Nicolas Sarkozy l'entraîne aujourd'hui, affirme M. Bayrou. Il transgresse tout ce qui était l'essentiel du consensus républicain." Cette stature d'opposant résolu, il va lui falloir à présent l'appuyer sur un mouvement qui peine cependant à se structurer. Les sites de la blogosphère relaient les multiples impatiences des adhérents démocrates déçus ou frustrés de ne pouvoir s'impliquer de manière plus active.
La première université du MoDem, du 5 au 7 septembre, au Cap Esterel, devrait être l'occasion de vérifier la vitalité du mouvement mais aussi de franchir un pas supplémentaire dans son organisation. Viendra ensuite ce qui constituera pour lui une échéance majeure : les élections européennes de juin 2009, à l'occasion desquelles M. Bayrou annonce d'ores et déjà des "surprises".
21:27 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, modem, sarkozy, opposant |
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23 juillet 2008
François Bayrou, entretien avec Médiapart sur la réforme des institutions
Il y aborde le problème de la séparation des pouvoirs et du manque de liberté d'expression induit par cette réforme, le Parlement étant soumis à l'exécutif, et évoque également les deux grands absents de ce texte, l'indépendance de la justice, et celle des médias.
"Si on avait voté à bulletin secret, ce texte ne serait jamais passé".
Il préfére la position de Jack Lang qui a voté, seul, contre son parti, mais en accord avec ce qu'il pensait, au choix des radicaux de gauche qui ont voté "oui" alors qu'ils pensaient "non", et en contradiction avec le mandat confié par leurs électeurs.
Fidèle à la liberté de vote du Mouvement Démocrate, il n'a donné aucune consigne aux députés et sénateurs, chacun a ainsi voté en conscience et en liberté.
09:46 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, réforme des institutions, ump, lobby |
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17 juillet 2008
François Bayrou, invité de Philippe Corbé sur RTL ce matin
François Bayrou a expliqué ce matin pourquoi il ne voterait pas la réforme des institutions, conformément à ce qu'il avait annoncé. Par ailleurs, il a vivement commenté la décision du tribunal arbitral qui a condamné le Crédit Lyonnais à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie dans le dossier Adidas. Après avoir développé les motifs de son indignation, il a demandé qu'une commission d'enquête parlementaire soit mise en place pour savoir quel a été l'enchainement des faits qui a conduit la justice a être "remplacée" par des "arbitres".
18:43 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, réforme des insitutions, tapie |
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03 juillet 2008
François Bayrou: "une incroyable aurore après une si longue nuit."
François Bayrou a salué mercredi soir, après l'annonce de la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, "une incroyable aurore après une si longue nuit. En cet instant de libération, je pense aux enfants et aux proches d'Ingrid Betancourt. C'est pour eux, si cette nouvelle est confirmée, la fin d'un calvaire, une incroyable aurore après une si longue nuit. Cela va rendre des millions de personnes heureuses, en tout cas en France, tant Ingrid Betancourt avait pris le visage du martyr innocent, victime de forces sans pitié. Il faut en même temps remercier ceux qui ont pris la responsabilité et le risque de l'opération qui a libéré ces otages. Ce n'était pas une décision facile à prendre et la détermination du gouvernement colombien doit être saluée."
10:53 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ingrid bétancourt, libération, colombie, françois bayrou |
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27 juin 2008
Un projet politique démocrate et indépendant

L'objet de cette consultation est de manifester la volonté sans équivoque de nos adhérents de porter devant les Français un projet démocrate et indépendant.
Nous voulons changer la vie politique française : le bipartisme, affrontement perpétuel et artificiel, est un appauvrissement de l'esprit et une incompréhension de la complexité des temps. Il est un verrouillage.
Pluralisme politique, pluralisme syndical, pluralisme dans les médias, permettent seuls aux
citoyens, conscients et informés, de penser les enjeux de l'avenir, et pas seulement ceux du passé.
Le pluralisme ouvre sur le dialogue et permet quand la situation l'exige de larges consensus nationaux. Si l'on veut porter le pluralisme, définir un projet nouveau, l'indépendance est la condition nécessaire. La cohésion et la solidarité à l'intérieur du mouvement le sont tout autant.
Cette consultation permet à tous les adhérents de manifester leur soutien à cette grande entreprise de rénovation de la vie démocratique française.
Il est vital de définir un projet nouveau pour notre société.
C'est d'autant plus nécessaire dans la crise profonde que nous traversons.
Sans vouloir simplifier abusivement, il me semble que le projet de Nicolas Sarkozy est pour l'essentiel d'aligner la France sur le modèle dominant dans la globalisation.
Lorsqu'il affirme « je veux réconcilier la France avec l'argent, parce que l'argent c'est la réussite », « je crois au capitalisme et à la mondialisation », « je veux faire rentrer la France dans le commandement intégré de l'OTAN », il traduit une fascination pour un modèle qui n'est pas le nôtre.
Notre modèle français et républicain vise à l'amélioration de la situation de tous, alors que le mouvement du capitalisme financier encourage l'augmentation croissante et toujours accélérée des inégalités. L'alignement de la France est d'autant plus préjudiciable au moment où les excès de ce capitalisme ont déclenché une crise grave partie des Etats-Unis : les subprimes menacent les classes moyennes et le crédit, le système de santé est injuste, les prix des matières premières explosent, le dollar s'effondre, l'Irak est une impasse.
Le parti socialiste français, en proie à des affrontements de personnes et de courants, n'est pas parvenu à penser une alternative. Le recours obsessionnel et automatique à l'État est devenu impossible. La seule défense des statuts ne convainc plus.
Il revient donc à un courant nouveau de se mettre à la tâche pour que la France pense et porte un autre modèle, le modèle humaniste pour le XXI° siècle. Tel est notre choix de fond.
Quels sont les piliers du modèle humaniste pour le XXI° siècle ?
- Il faut que la société soit créative. Il n'y a pas de société qui fasse rayonner ses valeurs si elle
est dominée économiquement et technologiquement. Les valeurs de création et l'esprit d'entreprise sont au centre de ce projet : l'entrepreneur, le chercheur et l'artiste, portent également la société créative indispensable au projet humaniste. La clé de la créativité, c'est l'éducation qui exige l'effort de tous et la solidarité de la nation.
- Il faut un modèle social juste. Les réformes sont une nécessité pour adapter un pays aux temps nouveaux. Mais elles ne seront acceptées durablement, que si l'esprit de justice les inspire et les règle, et si on refuse les ghettos dus à l'argent, à l'origine, à l'âge, à la situation sociale.
- Il faut que la société soit durable. La solidarité entre générations est une exigence aussi élevée que la solidarité à l'intérieur d'une génération. Nous sommes durement confrontés à des menaces sur l'équilibre de la planète et de nos pays. Le passage de l'énergie abondante et bon marché à l'énergie rare et chère, le choc climatique, le poids croissant des déficits et de la dette, le vieillissement de nos populations, les désordres monétaires sont autant de menaces sur l'avenir. La vertu du modèle humaniste, c'est l'équilibre.
- Il faut l'équilibre des puissances et donc l'Europe. Si l'on veut la justice internationale, il faut écarter la domination. Pour résister aux grandes puissances dominatrices, il faut faire naître un monde organisé. L'Europe rassemblée est le précurseur nécessaire des nécessaires organisations régionales. Voilà pourquoi le combat pour une Europe protectrice de diversité, respectueuse des peuples qui la composent, n'est pas seulement un combat pour nous-mêmes mais pour toute l'humanité.
- Il faut une adhésion démocratique. Nous croyons que la démocratie exige la prise de conscience et de responsabilité des citoyens. Ils ont droit à la vérité du débat public et à la protection contre les abus de pouvoir. Ils ont droit à des institutions loyales, qui garantissent la séparation des pouvoirs, exécutif, législatif, judiciaire et la juste représentation des citoyens.
Ce projet humaniste, les citoyens l'attendent quand ils pensent à la France aussi bien qu'à l'avenir du monde. Au Mouvement démocrate, fort de son indépendance, de le penser et de le porter !
10:51 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : contribution, françois bayrou, mouvement démocrate, projet politique |
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25 mai 2008
François Bayrou, entretien avec Médiapart
Voici un entretien réalisé par Marine Turchi et Jordan Pouille de Mediapart, entretien disponible sur dailymotion, au cours duquel François Bayrou revient sur son analyse des municipales, son bilan du MoDem après un an, (évoquant un changement profond de culture, une chance pour la politique), la remise en cause de sa stratégie électorale, la réforme des institutions, les amendements présentés, et le Nouveau Centre.
Ces vidéos ont été réalisées le 22 mai, dans le cadre d'une enquête sur le premier bilan du MoDem, et accompagnent deux articles d'analyses de très grande qualité "Un an après son lancement, où en est le MoDem?", et "Il est plus difficile de faire accepter le MoDem aux élus" disponibles en accès payant sur le site d'information en ligne Médiapart.
20:03 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, entretien, modem |
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14 avril 2008
Conférence de presse du 14 avril : "Ce combat n'est pas seulement pour nous, c'est un combat pour le pluralisme en France..."
Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.
Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...
Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.
Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.
Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.
De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.
Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme, au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.
Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.
Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.
Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.
Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.
En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.
Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.
La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .
Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.
C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.
Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
Mouvement democrate.fr
17:12 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, conférence de presse, modem |
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03 avril 2008
Non, François Bayrou n’est pas seul !
Les 23 têtes de liste municipales Modem dans les villes de plus de 100 000 habitants signent et publient une lettre ouverte, à relayer largement autour de nous tant elle exprime ce que nous pensons :
A l’aune de certains commentaires ou aux vues des déclarations de quelques nostalgiques de l’UDF, les Français pourraient croire François Bayrou isolé. Il serait barricadé avec quelques irréductibles dans la forteresse de ses convictions et de son ambition.
L’image est plaisante mais nous voulons dire combien elle est fausse. Nous qui avons conduit des listes Modem dans 24 villes de France de plus de 100 000 habitants affirmons ici combien les convictions et les ambitions portées par le président du Mouvement Démocrate sont partagées. Nous incarnons la nouvelle génération annoncée pendant la campagne présidentielle
Nous sortons du clivage gauche-droite, nous n’acceptons pas les vieilles recettes qui usent la foi de nos concitoyens en la démocratie, nous proposons un modèle de développement économique mieux partagé, nous choisissons le développement durable et l’Europe est notre horizon politique.
Nous avons montré, dans cet exercice politique fondateur que sont les élections municipales, notre capacité à rassembler des équipes et à porter un projet différent de ceux du PS et de l’UMP. Certes les résultats sont parfois en deçà des objectifs mais nous sommes tous conscients d’avoir posé les fondations.
Le Mouvement Démocrate est une organisation naissante, encore dans la transition avec la structure héritée de l’UDF et son fonctionnement n’est pas exempt d’erreurs et de ratés. Pour autant, grâce à l’enthousiasme des militants, notre mouvement s’est installé dans le paysage politique à l’occasion de ces élections et nous comptons aujourd’hui un bon nombre élus, reconduits ou nouveaux. Aussi sommes nous prêts à prendre nos responsabilités et notre part dans l’organisation à construire pour demain.
Notre engagement politique n’est en effet pas éphémère et nous sommes aux côtés de François Bayrou. Il a eu la lucidité d’ouvrir un nouvel espace politique et de dessiner les contours d’une France apaisée, ambitieuse et respectueuse de ses idéaux. Nous la bâtirons avec lui.
Eric Lafond (Lyon), Philippe Berta (Nîmes), Christophe Hénocq (Argenteuil), Jean-Jacques Belezy (Limoges), Mireille Alphonse (Montreuil), Sylvain Canet (Boulogne-Billancourt), Yannick Leflot-Savain (Amiens), Philippe Gonon (Besançon), Gilles Artigues (St Etienne), Benoit Blineau (Nantes), Philippe Lailler (Caen), Hervé Cael (Nice), Chantal Cutajar (Strasbourg), Caroline Ollivro (Rennes), Bruno Ravaz (Toulon), Dominique Fanal (Le Mans), Clotilde Ripoull (Perpignan), Richard Morales (Villeurbanne), Mickael Cabon (Brest), François-Xavier de Peretti (Aix-en-Provence), Georges Fandos (Montpellier), Guillaume Lapaque (Tours), Michel Fanget (Clermont-Ferrand)"
Philippe Gonon, MoDem Besançon
09:35 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre ouverte, municipale, françois bayrou, modem |
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02 avril 2008
François Bayrou: trois réflexions sur l'Afghanistan
La décision de dépêcher 1000 hommes supplémentaires en Afghanistan, qui a été annoncée (de manière provocatrice et désinvolte) devant les parlementaires britanniques, mérite trois réflexions. Première réflexion : si cette décision est une réponse au devoir d'assistance qui lie des partenaires au sein d'une alliance dès lors qu'ils ont entrepris ensemble une action militaire, autorisée par les instances internationales, et qui met certains d'entre eux en difficulté, elle n'est pas illégitime. Chacun sait que depuis des mois, l'armée canadienne, en particulier, se trouve chargée d'une lourde responsabilité, dans le sud de l'Afghanistan, dans les provinces limitrophes du Pakistan, et qu'elle appelle ses alliés a partager une partie de sa charge. C'est ainsi que le chiffre de 1000 hommes d'appui ou de soutien a été depuis longtemps articulé par les autorités canadiennes, qui ont fait de ce renfort la condition même pour leur maintien dans le dispositif de l'IFAS au-delà de 2009. Souhaiter répondre à cet appel angoissé, c'est légitime. Un millier de soldats français à l'Est, cela permettra à un millier de soldats américains de soutenir leurs camarades canadiens au Sud. Il s'agit d'une opération internationale, conduite dans sa deuxième partie par l'OTAN, après approbation de l'ONU, conforme au droit international, qui s'attaque de fait à deux grands fléaux le fanatisme terroriste et violent, et le trafic de drogue. Si le front mis en place cédait, en effet, cela serait dramatique pour toute une partie du monde et l'écho, n'en doutons pas, en serait ressenti jusqu'à chez nous. Il y a bien sûr une condition, c'est d'inclure ce geste de solidarité dans un plan d'autonomisation de l'Afghanistan, de son pouvoir souverain, de sa police interne, de son armée, de sorte que soit évité, autant que possible, le risque d'enlisement du conflit dans une partie du monde où les précédents militaires sont édifiants !
Deuxième réflexion : mais si cette décision est pensée dans un autre cadre, comme prélude et gage au retour de la France dans l’organisation intégrée de l’OTAN, alors il s’agit de tout autre chose. Bien des déclarations ont été énoncées depuis la mise en place du nouveau gouvernement, indiquant, je cite le ministre de la défense, « qu’il fallait cesser de barguigner » et dare-dare reprendre dans l’organisation intégrée du traité de l’Atlantique nord, la place de dépendance dont la volonté du général de Gaulle nous avait sortis pour donner à la France le signe visible de son indépendance. Ceci est un grand sujet de préoccupation : nous avons eu à nous inquiéter encore récemment lorsque fut annoncé l’installation sur le détroit d’Ormuz, à Abou Dhabi, d’une base militaire interarmes, à quelques dizaines de miles marins de l’Iran. Ceci engage le destin de la nation, et le destin de l’Europe. L’indépendance de la France, c’est la garantie de l’indépendance de l’Europe. Bien entendu, tout le monde nous engage à retrouver notre place dans l’OTAN intégrée. Bien entendu, tout le monde, des forces considérables, plaident pour que nous renoncions à l’alliance libre pour entrer dans l’alliance contrainte. Raison de plus pour défendre au contraire la vocation d’indépendance dont la France a besoin, dont l’Europe a besoin, sinon son alignement est accompli. L’indépendance de la France, la France en a besoin, l’Europe en a besoin, et nous croyons que le monde a besoin, comme on l’a vu au moment de la guerre en Irak.
Dernière réflexion. Dans les circonstances budgétaires que l’on nous annonce, et auxquelles les décisions de gestion du gouvernement prises dès le début de son mandat, nous contraignent plus que jamais, il ne sera pas possible de maintenir des hommes sur des théâtres d’opération aussi divers que le Kosovo (2000 femmes et hommes), la Côte d’Ivoire (2400), le Liban (1500), le Tchad (1100), bientôt le Darfour (2000), le détroit d’Ormuz (au moins 500), et l’Afghanistan (2900) ! Un homme sur le terrain en raison de la règle des trois tiers, service, préparation, repos, oblige à la mobilisation de trois hommes. Ce sont donc si je compte bien presque 40 000 personnels de nos armées qui sont ainsi requis, avec les questions de logistique, d’équipement, d’armement qui se posent et qui suscitent vous le savez, dans leurs rangs, bien des débats. La multiplication de ces interventions n’a jamais été à portée des armes de la France, et en tout cas ne le sera pas dans l’avenir. Il y a comme un divorce entre ces interventions tous azimuts et les moyens qui sont ceux de notre armée. Ce divorce posera des problèmes considérables.
23:15 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, afghanistan |
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27 mars 2008
"Priorité au projet et à l'organisation du MoDem"
Le Bureau Exécutif du Mouvement Démocrate a décidé mercredi soir de donner la "priorité au projet et à l'organisation" du parti créé dans la foulée de la présidentielle, avec un premier Conseil National le 14 mai. "La priorité est au projet et à l'organisation", a déclaré François Bayrou à l'issue de la première réunion des instances nationales depuis les élections municipales. Une réunion des candidats et des élus du MoDem aux municipales aura lieu le 26 avril à Paris. Elle sera suivie d'un Conseil National le 14 mai, qui sera chargé de ratifier un règlement intérieur pour l'organisation des mouvements départementaux. Des représentants de l'exécutif, dont François Bayrou, iront à partir de la semaine prochaine dans tous les départements pour faire la radiographie des attentes et parler avec chacun du bilan des élections municipales.
Le Bureau Exécutif du Modem, composé d'une trentaine de membres, a tiré un premier bilan de ces élections et a relevé le score moyen de 15,9% du premier tour par les 350 listes autonomes du Modem dans les villes de plus de 10.000 habitants, avec des pointes entre 16% et 32% dans plusieurs villes. Le MoDem a gagné 34 villes de plus de 10.000 habitants, 15 au premier tour et 19 au deuxième, et y a recensé près de 1100 élus, un bilan jugé positif.
François Bayrou reconnait une "difficulté de communication" autour du "choix stratégique fondamental du MoDem", qui considère que le "centre indépendant peut parler avec les deux acteurs politiques principaux". Les alliances au cas par cas conclues par le MoDem entre les deux tours, tantôt avec l'UMP tantôt avec le PS, avaient en effet suscité de sévères critiques. "Alors que l'idée de pouvoir dépasser les frontières marque des points dans l'opinion, au deuxième tour il y a de nouveau une crispation sur le droite-gauche, qui a été une difficulté pour nous", a-t-il reconnu. Mais il a estimé que "l'horizon électoral" était désormais plus favorable, avec les élections européennes (2009) à la proportionnelle.
La proposition du Premier ministre François Fillon de modifier le mode de scrutin aux régionales constitue par ailleurs une "ouverture possible". "Nous avons maintenant du temps pour organiser le mouvement et mettre à jour le projet qui doit être créatif, durable et humaniste. la France a besoin d'un choix politique indépendant et construit."
Le Bureau Exécutif du MoDem a relevé l'impasse des projets PS et UMP, l'un et l'autre loin des attentes des Français.
12:07 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, modem |
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15 novembre 2007
François Bayrou au Café Démocrate
François Bayrou était, mercredi 14 novembre, au Bar de l'Imprévu au Café Démocrate organisé par Quitterie Delmas et Virginie Votier pour dialoguer avec des militants et sympathisants réunis très nombreux. Devant une assistance fourni, le président de l'UDF-Mouvement Démocrate a souligné sa volonté de fonder un parti unitaire et de proposer un projet de société basé sur la justice croissante, répondant aux désordres et inégalités de la mondialisation. Pendant plus de trois heures, les échanges ont portés sur les statuts du Mouvement démocrate, la démocratie interne, les organes futurs du partis, son organisation, sur la tenue et les détails du Congrès fondateur du Mouvement Démocrate, ainsi que sur le projet de société, sur l'intégration, sur la confiance comme moteur de l'économie ou encore sur le développement durable
François Bayrou au Café Démocrate
François Bayrou 2007
21:25 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Débat | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : modem, françois bayrou, café démocrate, débat |
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