19 mai 2013
Intervention du chef de l'État: "Les mesures restent très insuffisantes pour relancer l'économie"

Gilles Bornstein - Vous avez écouté le président de la République hier. Quelle est votre réaction ?
François Bayrou - C'était une intervention au bon niveau. C'est la première chose qui compte. L'approche des problèmes et l'expression étaient au niveau de ce que le président de la République française doit être et doit dire. Il y avait une annonce et une vision très importante dans cette intervention : la France va proposer l'établissement d'un gouvernement pour l'économie de la zone euro. C'est la première fois qu'il y a une réponse explicite sur le sujet. Lorsque vous avez une monnaie en commun, il faut avoir un gouvernement. C'est-à-dire une possibilité de réfléchir ensemble et peut-être un jour de décider ensemble, sur ce qu'on doit faire sur la fiscalité, pour la croissance, pour pousser les dix-sept pays membres de la zone euro à avancer ensemble pour que la prospérité revienne. C'était une annonce très importante, décisive pour ce que l'avenir de l'Europe doit être, et donc l'avenir de la France puisque les deux sont étroitement liés.
Cela fait déjà deux bons points.
Pour le reste, il y avait la reprise et la répétition d'un très grand nombre de décisions déjà annoncées. De ce point de vue là, il n'y a pas eu d'avancée décisive et même un manque : les très grandes réformes, des piliers de la société française qui sont aujourd'hui lézardés, n'ont pas été abordées. Rien sur l'Éducation, rien ou presque sur le droit et le marché du travail. Ces grandes réformes ont été éludées et ça manquait dans l'intervention de François Hollande.
S'il refuse le terme de social-démocrate, il a affirmé une politique réformiste. Il n'y a pas eu un seul propos vraiment de gauche dans son intervention. En prenez-vous acte ?
Il y a eu l'affirmation d'une ligne, dont je pense qu'elle est la seule possible pour le peuple français et la nation : la ligne réformiste. Avec une chose qui doit être claire pour moi dans l'esprit de tous et qui pour l'instant n'est pas complètement affirmée, c'est que les problèmes de notre pays ne viennent pas de l'extérieur. Ils ne viennent pas de l'Europe, pas de l'Euro ou de l'Allemagne comme on l'a scandaleusement affirmé ces temps-ci. Les problèmes de la France sont des problèmes internes à notre pays. C'est chez nous que sont les faiblesses et c'est pourquoi nous devons trouver en nous l'énergie pour apporter les réponses. Cet aspect là des choses n'est, pour l'instant, pas entré dans l'esprit des Français. Le jour où il le sera, on verra que le seul chemin est le chemin réformiste et qu'il faut qu'une unité nationale soutienne cette vision de l'avenir.
Justement, il a refusé cette idée d'union nationale. Il a dit qu'il y avait une majorité et une opposition. Après l'avoir entendu, êtes-vous dans la majorité ou dans l'opposition ?
Je suis indépendant et libre. C'est notre plus et notre différence. Il y a des gens qui sont systématiquement pour et d'autres systématiquement contre. Nous, nous pensons qu'il faut avoir la liberté de jugement et de parole nécessaires pour que les impulsions viennent. Lorsque la politique réformiste qu'il faut pour la France aura été définie, l'unité nationale ne viendra pas d'en haut. Si vous attendez que les deux partis, qui se partagent le pouvoir depuis des décennies, fassent le pas nécessaire pour sortir de leurs "a-priori", qu'ils se réforment d'eux-mêmes et prennent conscience de la gravité des choses, vous allez attendre longtemps ! Lorsque l'unité nationale s'imposera, elle s'imposera à partir des Français. C'est un mouvement profond des Français, un mouvement du peuple, qui fera que l'on sortira des affrontements artificiels et stériles pour soutenir les idées nécessaires pour que l'avenir du pays soit repris en main, reconstitué, rebâti comme il doit l'être. Mais ça ne viendra pas du sommet. Vous voyez bien ce qui s'est dit ces jours ci : qu'au fond, ils considèrent que les choses sont comme elles doivent être. Je considère moi que, étant donnée la situation du pays, les choses ne sont pas comme elles devraient être. Ce changement profond, cette prise de conscience, cette volonté exprimée par les Français de sortir de l'enlisement où nous nous trouvons, feront le cadre nouveau nécessaire pour que la France retrouve le chemin qu'elle n'aurait jamais dû quitter.
Mais avec la feuille de route développée hier, avec ce que vous avez entendu, vous auriez l'impression de renier vos convictions en siégeant à côté de lui au Conseil des ministres ?
L'idée que je pourrais être dans une vision de ralliement, vous le savez bien, est une idée fausse.
Il est allé très loin vers la social-démocratie et vers les thèses que vous défendez. À un moment il faut peut-être en prendre acte ?
Il y a heureusement des points de rencontre. Autrement, ce serait que le choix que j'ai fait au moment de la présidentielle ne serait pas le bon. On voit aujourd'hui qu'il fallait pour notre pays une alternance et que cette alternance ne peut aller que dans le sens que j'ai défini, qui est celui d'une politique réformiste pour la France. Mais un très grand nombre de choix en profondeur ne sont pas encore prononcés, exprimés, explicites. Ce que François Hollande appelle sa boite à outils, défendue à nouveau hier, avec les emplois d'avenir, les contrats de génération et le crédit d'impôt compétitivité... Ces trois mesures sont très insuffisantes. Ce n'est pas ça, et je crois qu'on commence à le voir, qui permettra de changer l'énergie et la volonté du pays, de recréer les emplois et les richesses dont nous avons besoin pour que le pouvoir d'achat des familles augmente. Ce que nous avons sous les yeux, c'est une situation à zéro : la croissance est à zéro, les emplois disparaissent. Ce n'est pas avec les outils définis jusqu'à maintenant qu'on y arrivera. Mais l'orientation principale, qui est de dire qu'il faut soutenir l'entreprise, la création d'emploi, la recherche et l'innovation, est juste.
François Bayrou, invité des 4 Vérités sur... par mouvementdemocrate
23:40 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réaction bayrou, intervention hollande, conférence de presse |
|
Facebook | |
19 février 2013
François Bayrou, sur BFMTV et RMC info ce matin: "la vérité c'est que nous aurons zéro croissance en 2013"

Sur BFMTV et RMC, François Bayrou a d'abord rappelé que "l'élection présidentielle s'est déroulée avec des prévisions de croissance - des deux côtés d'ailleurs, François Hollande comme Nicolas Sarkozy - qui étaient mirobolantes, 1,7 à 1,8 pour cent". Il a déploré qu'"en période électorale, on puisse dire aux Français des illusions et des mensonges".
Alors que Laurent Fabius a ramené ces prévisions entre 0,2 et 0,3 pour cent pour 2013, le président du Mouvement Démocrate a réagi vivement: "Parlons français : ça veut dire zéro au mieux en 2013", selon l'ancien député béarnais. "Ca veut dire que nous avons un problème majeur, massif, jamais affronté jusqu'à maintenant, qui est que notre pays a abandonné la force qui était la sienne : force de création, d'entreprise, de production", a analysé le responsable centriste.
"On sent un flottement du côté du gouvernement, de la majorité, parce qu'on ne voit pas la politique qui va permettre de répondre aux causes de cette dégradation que nous avons sous les yeux", a insisté François Bayrou, en notant que le problème était européen et pas seulement français. "Dans cette Europe en difficulté, la France ne tient pas son rang", a-t-il estimé, en ajoutant que nous avions "capitulé devant les faiblesses françaises".
16:38 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, bourdin, bfmtv, rmc, croissance, économie, gouvernement, production, emploi, laurent fabius |
|
Facebook | |
18 février 2013
François Bayrou, demain mardi 19 février à 8h30 sur BFMTV et RMC info
François Bayrou sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin demain mardi à partir de 8h30 sur BFM TV et RMC Info Talk Sport.

Commentez en direct son interview sur les réseaux sociaux!
16:17 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, bourdin, bfmtv, rmc |
|
Facebook | |
François Bayrou: "Les promesses de la présidentielle ne seront pas tenues"

Le gouvernement renonce à réduire le déficit à 3 pour cent. Etes-vous surpris ?
François Bayrou - Il y a deux signaux d’alerte cette semaine : le rapport de la Cour des comptes. Ce sont des chiffres indiscutables. Et le drame des immolations devant Pôle emploi. Ce sont des drames humains insupportables. On sait maintenant que les promesses faites durant la présidentielle ne seront pas tenues. Ce qu’on attend, c’est une politique d’urgence pour le redressement.
Le gouvernement a déjà serré les boulons. Peut-il aller plus loin ?
Les économies sont indispensables et inévitables. Mais l’essentiel est dans la création de richesse et d’emplois. Notre pays pourrait produire, dans tous les secteurs d’activité. Or tout cela est freiné et étouffé. On empêche les créateurs de créer, les entrepreneurs d’avancer !
Hollande a-t-il les marges de manœuvre nécessaires ?
La majorité de François Hollande est celle qui correspond aux illusions du printemps, pas à la réalité de la situation du pays. Il ne suffisait pas de changer de dirigeants et de créer des impôts pour opérer le redressement. Il est de la responsabilité du président de la République de donner au pays un nouveau cap.
Sa cote de popularité s’est redressée...
Il va falloir que François Hollande assume ses choix. Si cette politique d’urgence n’est pas appliquée, je crains de graves tensions. Il y a un sentiment d’amertume qui grandit à l’égard des politiques.
Et un risque d’explosion sociale ?
D’habitude, on craint des mouvements syndicaux dans les entreprises. Mais le plus grave, c’est pour les millions de personnes qui ont perdu leur travail et n’ont plus d’espoir d’en retrouver. C’est là que la maison brûle. Le sentiment de désespoir des gens qui sont reçus à Pôle emploi sans espoir de bonnes nouvelles. Là est le principal risque. Hollande doit prendre ce drame en main.
Comment ?
Il faut faire sauter tous les obstacles dressés contre ceux qui veulent créer de l’activité : le labyrinthe des normes, la complexité du droit du travail, l’insécurité juridique et fiscale permanente. Aidons ceux qui veulent avancer.
Le taux d’imposition de 75 pour cent, est-ce une erreur ?
Une grave erreur. A l’époque, j’avais dit : 'Le déconnomètre fonctionne à plein tube'. C’est le message d’une France recordman du monde du matraquage fiscal. Trop d’impôt fait fuir le contribuable aisé ou qui rêve de l’être, les sièges sociaux des entreprises, et cela ne rapporte rien. Quelques dizaines de millions d’euros à peine.
Que pensez-vous du débat sur le salaire du PDG de Renault ?
Ce niveau de salaire dépasse la raison. L’Etat actionnaire peut le faire entendre au conseil d’administration. Je souhaite moins de mise en scène et plus d’efficacité.
Jean-Louis Borloo renonçant à se présenter pour la mairie Paris, est-ce une surprise ?
Non. C’est le même choix qu’à l’élection présidentielle. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il y a une logique dans tout cela : l’UMP fait ses choix et ceux qui ont choisi d’en être les satellites les subissent et n’ont pas leur mot à dire. Pourtant, s’il est une ville qui mérite qu’on lui offre d’autres choix que l’UMP et le PS, c’est bien la capitale. On doit parler de vie quotidienne et de rayonnement de Paris avec un ton nouveau, loin des enjeux partisans. Les Parisiens ont des attentes qui dépassent les partis !
Quelle sera votre stratégie à Paris ?
Notre équipe va se mettre en place autour de Marielle de Sarnez, avec une approche non partisane. Partout en France, nous préparons des équipes et des projets partant du terrain. La question des municipales, c’est un choix de vie dans la ville, pas d’étiquette.
L’Europe qui réautorise les farines animales, est-ce acceptable ?
Ça tombe mal, en pleine affaire d’escroquerie sur la viande de cheval. C’est à la France de faire avancer l’étiquetage et d’imposer l’origine claire des produits alimentaires. Certains ne le veulent pas. Ceux-là, il faut les faire reculer. Vous verrez que, si la France va de l’avant, les consommateurs achèteront des produits français.
Le retour de Nicolas Sarkozy vous paraît-il crédible ?
Je n’ai jamais cru qu’il partait vraiment ni qu’il attendrait beaucoup pour son retour. Il pense que l’influence politique ne s’use que si on ne s’en sert pas. Sa nature est d’être présent et actif.
Christine Lagarde, directrice du FMI, risque d’être entendue dans l’affaire de l’arbitrage Tapie...
Ce qui est grave pour la France, c’est que la justice confirme qu’il y a matière à soupçon dans cette grave affaire. Notre long combat est justifié. C’est l’Etat qui est en cause, lui dont la mission devrait être de défendre le contribuable et le citoyen, pas d’organiser un montage pour que Bernard Tapie touche le jackpot.
Le pape qui démissionne alors que Jean-Paul II avait choisi d’aller jusqu’au bout, cela vous choque-t-il ?
Jean-Paul II avait choisi l’héroïsme. Son successeur a le courage de se reti- rer. Les deux sont grands. On aura un pape plus jeune, plus solide et sortant sans doute des sentiers battus.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, le parisien, hollande, emploi, pape, borloo, municipales paris |
|
Facebook | |
13 février 2013
Règle des 3%: nous pouvons redresser le pays tout en faisant des économies

Le gouvernement a-t-il renoncé à respecter la règle des 3 pour cent de déficit cette année ?
Oui. Il y a des années que j'attire l'attention sur ce qu'il se passe et des mois que je dis que les 3 pour cent sont pour le gouvernement un affichage qui ne sera pas atteint. Le gouvernement va devoir passer un cran au dessus, dans sa politique économique. Il a notamment annoncé des économies. Pour l'instant, nous ne les voyons pas. Mais la question des économies ne peut être que secondaire, face à la question de notre production. Je parle de toute notre production - agricole, numérique, automobile, culturelle - qui doit être la priorité de la Nation. Les règles, les contrôles, tout cela ne permet pas au pays de produire.
Est-ce que le gouvernement doit changer de politique, comme le demande le président de l'UMP, Jean-François Copé ?
Jean-François Copé, c'est drôle... Ce parti a été au pouvoir pendant dix ans. Que n'a-t-il fait ce qu'il demande aujourd'hui ? Évidemment, ce n'est pas sérieux. Il faut une prise de conscience. Ce matin, j'ai entendu des responsables socialistes attaquer les conclusions de la Cour des comptes. C'est ridicule. C'est comme si nous disions au thermomètre qu'il ne va pas nous dicter la température.
Peut-on faire vraiment des économies en période de crise ?
Ce ne sont pas les économies qui nous empêchent de travailler et qui empêchent nos entreprises de fonctionner. C'est une pensée fausse, que celle qui voudrait laisser croire que c'est en dépensant encore plus d'argent que nous n'avons pas, que nous allons régler la situation. Nous avons besoin de soutenir les gens qui créent des entreprises, qui font progresser la recherche, tout comme les artistes. La création française, c'est là notre force. Nous devrions nous réjouir que des gens réussissent, car ce sont eux qui créent des emplois. Deuxièmement, nous avons trop de contraintes : des règles, des normes, des lois... Le code du travail pèse 1,9kg et fait 2.750 pages, écrites en tout petit. Ce n'est fait que pour les très grandes entreprises, avec des myriades d'avocats. Tout ça, c'est un poids supplémentaire pour le pays.
François Hollande peut-il mener à bien le redressement de la France ?
Il fait des choses bien. L'intervention au Mali a été bien menée et sans trop de mise en scène. Le travail du gouvernement sur les accords sociaux va dans le bon sens. Mais en matière économique, pour l'instant, les choix ont été annoncé mais n'ont pas été faits. Or, si vous annoncez mais que vous ne faites pas, vous créez de la frustration. Le principal problème est que François Hollande n'a pas la majorité pour mener cette politique de redressement, elle n'a pas été élue sur ce programme. Il y aura donc des turbulences très grandes dans la majorité sur ce sujet.
19:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, ruth elkrief, bfmtv, déficit, économie, production, 3%, cour des comptes, jean françois copé |
|
Facebook | |
07 janvier 2013
Interview de François Bayrou dans Les Échos.fr: «François Hollande, assumez et prenez des risques !»

Que pensez-vous de la feuille de route du gouvernement pour les six mois à venir ?
Si l'on considère que la France est vraiment dans une situation critique, que nous vivons un crash au ralenti, et que notre modèle social n'y résistera pas, alors les annonces de cette rentrée sont très éloignées du nécessaire. Les déclarations du Premier ministre, ce sont de bonnes intentions, des formules sympathiques, plutôt sociales-démocrates, assez floues pour qu'il soit difficile d'être en désaccord. Mais l'effort national, la mobilisation générale qui est la condition du ressaisissement de la France, le projet européen, on ne les sent pas. C'est de concret et de fort que notre pays a besoin, de mobilisation sur des décisions déterminées, robustes. Ce plan général de ressaisissement, la mise en ordre du pays pour privilégier la production, pour soutenir ceux qui prennent des risques, la redéfinition de l'Etat, la stabilisation du droit et de la fiscalité, la simplification des collectivités locales, cela ne se réalisera pas de manière anodine et sans déranger personne.
La réduction drastique des dépenses publiques sur le quinquennat, le contrat de génération, la future loi sur le marché du travail, n'est-ce rien ?
J'approuve, je signe et je contresigne, l'idée qu'il est impératif de réduire les dépenses publiques et que l'Etat peut être non pas aussi efficace, mais plus efficace en dépensant moins. Mais le gouvernement, depuis six mois, ne dit toujours pas où il veut faire les économies. De même la loi sur le marché du travail : son contenu dépend d'une négociation sociale qui, pour l'heure, n'a pas débouché, et le gouvernement annonce qu'il fera une loi en cas d'échec de la négociation. Mais il ne dit pas dans quel sens. Or pour moi, le marché du travail et le temps de travail sont les deux leviers sur lesquels on peut agir vite, les seuls qui permettent d'épargner les salaires et les revenus ! En fait, la seule phrase significative de cette période a été prononcée par François Hollande lors de ses voeux aux Français, lorsqu'il a affirmé qu'il voulait inverser « coûte que coûte » la courbe du chômage cette année. Il y a dans ce « coûte que coûte » la possibilité d'une politique d'urgence et d'une volonté réformatrice assumée.
C'est donc, pour vous, une phrase positive...
Mais ce sont trois mots seulement. L'emploi, ce n'est pas une question isolée. C'est la résultante de la force de production du pays, de la confiance des entrepreneurs, de la capacité des chercheurs et des créateurs en tout domaine. Si le pouvoir, enfin conscient de cette réalité, créait réellement, « coûte que coûte » les conditions fiscales, sociales et psychologiques pour favoriser la création, alors ce serait capital. Mais pour cela, il faudrait que soit tranché le conflit latent au sein de la majorité et du gouvernement entre la ligne de la campagne, les facilités retrouvées par la guerre à la « finance » et la charge fiscale sur les « riches », et le tournant annoncé le 6 novembre, la sortie de la crise par le réarmement de l'entreprise.
François Hollande, a-t-il intérêt, politiquement, à choisir ?
La fonction présidentielle n'est pas politique mais historique. Or trop d'habileté est l'ennemi des choix historiques. Je dis donc à François Hollande : assumez le choix réformiste que vous avez esquissé ! Tranchez ! Assumez l'urgence politique qui s'impose, à la Mendès ou à la Schröder. Il n'est plus temps de ruser ! Ne cherchez pas les mots à double sens. Conduisez les changements qui s'imposent, y compris institutionnels, pour que cette politique réformiste trouve son soutien dans l'opinion. Sonnez la mobilisation du pays ! Et faites-le tôt ! Prenez des risques, c'est urgent ! Plus vous tarderez à le faire, plus cela apparaîtra comme un pis-aller, une défaite, une retraite.
Le chef de l'Etat a-t-il raison de vouloir quand même instaurer la taxe à 75% malgré la censure du Conseil constitutionnel ?
C'est annoncé, mais cela ne sera pas fait. Le Conseil constitutionnel a souligné que 75 % étaient confiscatoires. On cherchera donc une règle mi-chèvre mi-chou pour faire semblant. Mais sur le fond, l'épisode du matraquage fiscal s'achève : il faut accepter qu'il est un seuil où les fiscalités deviennent décourageantes. Or en France, l'urgence n'est pas à dissuader la prise de risque des créateurs, entrepreneurs, chercheurs, créateurs culturels, mais au contraire à l'encourager.
Les instruments mis à la disposition de la bataille pour l'emploi vous paraissent-ils pertinents ?
Vouloir traiter la question de l'emploi sans prendre en compte l'écosystème des entreprises et des créateurs, ce serait courir à l'échec. Depuis des années, la France vit dans la défiance, sans assurance du lendemain. La première condition de la reconquête, la confiance, n'est donc pas remplie. De surcroît, l'Etat, par sa dimension et ses habitudes, est devenu autobloquant. Retrouver la confiance et construire un Etat qui décide, qui va vite, qui soutient, au lieu de bloquer, voilà deux conditions vitales.
Les déclarations de soutien aux entrepreneurs par François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne sont-elles pas suffisantes ?
Ce qui compte, ce ne sont pas les déclarations, mais les faits. Le crédit d'impôt pour les entreprises est une mesure compliquée et assez peu productive. Ce qui intéresse une PME aujourd'hui c'est l'année 2013, pas ce que le fisc pourrait lui rétrocéder en 2014.
Comment qualifiez-vous le climat social du pays aujourd'hui ?
L'élément principal, c'est le découragement politique des Français. On a fait croire aux gens des tas de choses qui ne sont pas vraies. Il y a donc une espèce d'éloignement de la politique qui peut provoquer des rejets virulents. Le gouvernement croit habile d'utiliser des sujets de société tel le mariage homosexuel pour requalifier l'identité de gauche. Il n'obtiendra qu'une crispation de la société en des temps où il faudrait rassembler.
Etes-vous favorable à un référendum sur la question ? Si vous étiez député, que voteriez-vous ?
Je suis hostile aux référendums sur des sujets passionnels. Je défends une voie de conciliation : l'idée qu'on doit, sous le juste terme « d'union », instituer pour les couples homosexuels reconnaissance et droits. Le nommer « mariage », c'est tout à fait autre chose : je ne le voterais donc pas.
Que pensez-vous de la politique de Manuel Valls en matière de sécurité et d'immigration ?
Il n'y a pas de rupture fondamentale avec la période Sarkozy. Mais cela est fait sans incitation à l'exaspération contre des catégories particulières de la société. Et c'est à mettre au crédit de Manuel Valls. Une société en crise ne peut pas se conduire dans l'exaspération des passions d'une partie de la société contre l'autre.
Excluez-vous de participer un jour à un gouvernement de François Hollande ?
J'ai déterminé depuis 2002 une ligne de conduite. Je ne participerai pas à une action gouvernementale qui ne soit pas en cohérence avec ce que je crois être essentiel pour mon pays.
Vous n'avez plus de groupe parlementaire et n'êtes plus député, comment définiriez-vous aujourd'hui votre rôle dans la vie politique française ?
Je suis un non-aligné, un homme libre, qui a dit sur tous les sujets critiques, et des années à l'avance ce qui allait se produire. Des millions de Français le savent. C'est pourquoi j'exerce en leur nom une responsabilité civique, qui est celle de l'exigence et même s'il le faut de l'intransigeance sur l'essentiel. Si le mouvement de rejet des formes politiques classiques se poursuit, vous n'aurez que deux types de réponse : les extrêmes et la voie de reconstruction que je défends.
Jean-Louis Borloo a créé dans l'opposition l'UDI. Le centre a-t-il trouvé son nouveau leader ?
Notre vision de l'avenir est différente. Après dix ans au sein de l'UMP, il recrée aujourd'hui une rivalité avec ce mouvement. Et il pense que la guerre perpétuelle entre la droite et la gauche est indépassable. Je crois au contraire que cet affrontement sans fin est stérile et que pour redresser le pays, il faudra que les réformistes de tous les camps, de la majorité comme de l'opposition, prennent ensemble leurs responsabilités.
Par Isabelle Ficek et Elsa Freyssenet pour le journal Les Échos
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
01 septembre 2012
François Bayrou: "l'heure de vérité arrive pour Hollande"
Article publié dans Le Figaro le 31/08/2012

Le désenchantement à gauche sera très grand, estime le chef centriste.
Il n'a pas encore choisi la forme ou l'expression de son retour dans l'arène médiatique. Mais ce sera sans doute vers la mi-septembre, un peu avant l'université de rentrée du MoDem, prévue dans le Morbihan. Pour l'heure, François Bayrou enchaîne les allers-retours entre Pau et Paris et se dit «très heureux de traverser le pays du silence». Ce qui ne l'empêche pas de travailler - il a beaucoup écrit ces deux derniers mois - et de consulter en privé de nombreux responsables politiques français ou européens, voire des chefs d'entreprise et des journalistes. Cet été, il s'est même fendu d'un texto de félicitations à Alain Minc, avec qui il a pourtant souvent polémiqué par le passé, après son interview dans Les Échos où Minc estimait que «l'élection de François Hollande est une bénédiction pour la société et une malédiction pour l'économie».
En fait, exactement ce que pense le président du MoDem. N'avait-il pas justifié, en mai, son vote personnel pour François Hollande en déclarant que «la France (avait)besoin d'alternance, et la gauche de découvrir le réel»? François Bayrou en est persuadé: le désenchantement à gauche va être très grand. «Dans les semaines qui viennent, assure-t-il, la réalité économique du pays va leur tomber sur la tête comme la pluie tombe de l'orage.»
Ce sera, ce qu'il avait déjà qualifié au début de l'été, «le moment de vérité» du quinquennat. Autrement dit, «la révélation aux yeux du peuple de gauche que la politique qu'il faut suivre pour le redressement du pays n'est pas celle qu'on leur a vendue au travers de l'élection présidentielle». Les Français, estime-t-il encore, se poseront alors la question suivante: «Qui nous avait dit la vérité?» Pour le président du MoDem, ce moment de vérité sera surtout «le rendez-vous de François Hollande». Il estime que ce dernier n'a pas encore fait les gestes nécessaires qui le légitimeraient en tant que chef de l'État. «La question, pour François Hollande, c'est de devenir président de la République», observe-t-il. «Aujourd'hui, confiait-il encore dernièrement, les Français attendent de François Hollande son expression, non pas comme socialiste, mais comme président de la République.» François Bayrou avait alors ajouté: «Mais, contrairement à ce que croit François Hollande, on n'a pas le choix quand on est président de la République, on est obligé d'assumer la direction morale et intellectuelle du pays.» Or, comme il l'avait martelé durant la campagne présidentielle, le chef centriste estime toujours que «la crise est devant nous». «La principale question aujourd'hui, elle n'est pas politique, elle est nationale. Elle est de savoir si la France peut encore prendre les décisions nécessaires pour se retrouver et donc se redresser», explique-t-il.
Pour cela, malgré son score décevant à la présidentielle, François Bayrou rêve toujours de voir un jour «s'affirmer un grand courant politique, libre et réformiste, qui fasse passer l'intérêt du pays avant celui de son camp». Et se dit, bien évidemment, toujours déterminé à «aider à cette prise de conscience et à cet équilibre politique nouveau». De ce point de vue, assure un proche, «sa volonté est inébranlable». Depuis le cuisant échec de ses candidats aux législatives, il en aura en tout cas besoin. Privé de ses financements publics, le MoDem tangue. À la gauche du parti, tous ne partagent pas l'intransigeance de l'ancien député béarnais à vouloir rester dans l'opposition au nom de l'indépendance.
Les eurodéputés Robert Rochefort et Jean-Luc Bennahmias ont ainsi déjà fait des offres de services auprès de la majorité. Tandis que, sur sa droite, d'autres élus reprennent langue, par exemple, avec le Nouveau Centre. Absurde, pour Bayrou, qui répète toujours que «le centre droit n'existe pas, puisqu'ils ont dit qu'ils étaient à droite».
LIRE AUSSI:
07:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, le figaro, hollande, heure de vérité |
|
Facebook | |
27 avril 2012
François Bayrou s'adresse aux 2 candidats: "Je vous demande d'envisager des mesures crédibles qui prennent en compte la réalité des faits"
François Bayrou a adressé, mercredi 25 avril, une lettre aux candidats du deuxième tour de l'élection présidentielle.
"Vous participez au second tour de l’élection présidentielle. Il me paraît normal de vous rappeler ce qui a été essentiel pour les plus de trois millions d’électeurs qui m’ont apporté leur suffrage au premier tour.
Le premier élément crucial pour eux et pour moi aura été la vérité sur la situation du pays, la prise en compte de la réalité des faits.
Je ne crois nullement que la crise financière soit derrière nous. Je pense au contraire que la crise est devant nous, et qu’elle sera très dure. Je pense que les déficits, commerciaux et budgétaires, qui s’accumulent pour notre pays menacent à court terme notre modèle social et que la multiplication des promesses non financées aggravera encore ce risque.
Et parce que nous allons vivre ces moments difficiles, l’attitude personnelle des gouvernants comptera beaucoup. C’est une question de valeurs, personnelles autant que politiques. Depuis des années, c’est la violence des attitudes et des mots, la guerre d’un camp contre l’autre, la complaisance à l’égard des extrêmes qui caractérisent notre pays. Le refus de la violence perpétuelle dans la vie politique, les valeurs de respect des sensibilités différentes, la reconnaissance du pluralisme, la recherche de l’équilibre, sont la condition nécessaire à l’esprit d’unité nationale dont nous aurons besoin face à la crise.
C’est ainsi, et seulement ainsi, par la vérité et l’unité que la France pourra regarder en face les conditions de son redressement. Et d’abord de son redressement financier. Or la recherche de l’équilibre des finances publiques n’est obtenue dans vos deux projets que par l’affichage d’une croissance impossible à court terme. Je vous demande instamment de réfléchir à ce péril et d’envisager des mesures crédibles pour l’écarter s’il est encore temps.
Pour moi, la décision constitutionnelle, inscrite dans le traité européen, de renoncer pour l’avenir aux facilités du déficit, du moins en période de croissance, la « règle d’or », doit s’imposer à tous les pays qui ont l’euro en partage. Non pas pour faire plaisir aux « marchés », ou à « Bruxelles », mais parce que c’est le seul moyen d’éviter pour la France et les Français, particulièrement pour les plus fragiles, la catastrophe sociale qui s’annonce.
La France s’est construite depuis la guerre autour du modèle social né du Conseil National de la Résistance. Nous y tenons, non pas comme à une tradition, mais comme à notre principale aspiration nationale. Nous le regardons non pas comme notre passé, mais comme notre avenir. Nous savons qu’il devra se réformer, mais dans la justice et la solidarité. Or c’est dans le concret de la vie de tous les jours que justice et solidarité risquent d’être menacées.
La sauvegarde de notre modèle social et de services publics impose de restaurer et de développer fortement notre appareil de production. La France est, Grande-Bretagne exceptée, le seul des grands pays européens qui connaisse l’effondrement de son commerce extérieur. Ce n’est pas viable. Pourtant, nous avons d’immenses marges de progression, et donc de création d’emplois durables, de ressources pour les familles.
C’est là que va se gagner ou se perdre le combat de notre avenir national, en particulier dans la recherche de stratégies nationales de production, filière par filière. Une évolution de la démocratie sociale dans l’entreprise est aussi un élément crucial de ce redressement. La représentation des salariés, avec droit de vote, au conseil d’administration des grandes entreprises, sera un signe déterminant en ce sens.
La crise de l’éducation en France est un enjeu du même ordre. La situation de l’école, notamment à l’école primaire et au collège, ne peut être acceptée. Des centaines de milliers d’enfants voient leur avenir barré faute de se voir garantir les acquis nécessaires, maîtrise de l’écrit, du chiffre, de la langue. Faute de consacrer à ces fondamentaux le temps scolaire indispensable, les inégalités sociales se perpétuent et s’aggravent dans cet échec. Ce combat national oblige à un nouveau contrat entre l’école et la nation, qui touchera à la question des pratiques, de l’organisation, du développement de l'alternance et de l’apprentissage, aussi bien que des moyens.
La moralisation de la vie publique, le changement des pratiques du monde politique représentent une attente des citoyens dont vous ne pouvez ignorer la gravité. L’interdiction du cumul des mandats pour les députés, la diminution du nombre des parlementaires, le renforcement de la parité hommes femmes, le changement de loi électorale pour assurer la représentation des grands courants d’opinion, en tout cas de ceux qui atteignent 5 % des suffrages, à l’Assemblée nationale, au sens le plus large la garantie du pluralisme, la consécration de l’indépendance de la justice, le renforcement de l’indépendance des médias, l’assainissement du financement de la vie politique, la lutte contre la corruption et la prise illégale d’intérêts, tout cela est urgent. Les deux partis que vous représentez ont souvent pris des engagements, mais jamais ils ne sont allés plus loin. Je crois que cette moralisation est vitale pour que la confiance revienne entre citoyens et élus. Seule la voie référendaire permettra de les imposer à un monde politique qui n’a guère envie de voir changer les règles d’un jeu qui lui convient.
L’Europe a été durement attaquée pendant cette campagne. On lui a fait porter tour à tour la responsabilité de l’immigration et celle de l’absence de croissance. Je veux vous dire que pour nous, il est impossible d’envisager notre avenir national sans projet européen. L’Europe n’est pas seulement notre horizon : le jour où elle existera vraiment, elle sera notre seule arme politique et économique efficace dans la tourmente mondiale. L’Europe souffre aujourd’hui d’absence de gouvernance, de transparence et de lisibilité. Ce n’est pas avec moins d’Europe que la France s’en sortira ! C’est avec une Europe plus forte, plus solidaire, plus lisible, donc plus communautaire. Dans cette perspective, les renforcements de la zone euro, comme de l'espace Schengen, sont une étape prioritaire.
Des millions de Français partagent ces valeurs et ces préoccupations. Ils seront, je n’en doute pas, attentifs aux orientations qui seront les vôtres sur ces questions durant la campagne du deuxième tour.
Je vous prie de croire à l’assurance de mes sentiments cordiaux."
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
27 mars 2012
Meeting de François Bayrou au Zénith: "Je propose à la France, à notre pays, à notre peuple, de marcher ensemble vers le seul chemin d'espoir"
Près de 7.000 personnes étaient dimanche aux côtés de François Bayrou pour un grand rassemblement au Zénith de Paris. Revivez l'événement!
François Bayrou, discours de Paris - Zénith -... par bayrou
Pour aller plus loin
"François Bayrou est le candidat dont la France à besoin". En famille, en couple, entre amis, ils sont des milliers, en ce dimanche ensoleillé à être venu témoigner de leur soutien au grand rassemblement autour de François Bayrou. Lire la suite.
"Nous sommes venus au Zénith pour dire aux Français: Usez de votre liberté". Une équipe solide et d'expérience entoure François Bayrou à l'occasion du grand rassemblement du Zénith. Au détour des allées, elle réaffirme son soutien avec force. Lire la suite.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, meeting zenith, mars 2012, france solidaire |
|
Facebook | |
26 mars 2012
Le programme de François Bayrou: la France solidaire
"La France attend qu'on lui montre un vrai chemin crédible pour sortir de la crise. Et la France attend en même temps un nouveau modèle de société.
Dans la crise, qui est une véritable guerre, dont les premières victimes sont les chômeurs, un pays divisé n'a aucune chance. Et quand les temps sont durs, dans la vie de tous les jours, en famille comme dans l'entreprise, la nécessité oblige à se serrer les coudes.
La France solidaire, ce sont les valeurs de notre pays. C'est sur ces valeurs que nous allons construire notre redressement."
François Bayrou présente son programme dans son nouveau livre: La France solidaire. (ed. Plon, 9€).

cliquez ici pour découvrir le programme!
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, programme, présidentielles 2012, france solidaire |
|
Facebook | |
23 mars 2012
la cote de popularité de François Bayrou au beau fixe

François Bayrou a gagné 5 points de popularité en mars, ce qui lui permet de conforter sa troisième place du tableau de bord Ifop pour Paris-Match publié ce mardi, derrière Nicolas Hulot et Jacques Chirac, mais loin devant tous les autres candidats à la présidentielle.
François Bayrou, qui totalise 70% de bonnes opinions, devance largement Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) qui, à la 10e place, enregistre la plus forte progression du mois: 8 points. François Hollande, 13e, cède trois points à 54%. Nicolas Sarkozy, 28e, progresse de 3 points (41%). "Porté par son entrée en campagne, Nicolas Sarkozy (..) atteint ainsi un niveau de popularité qu'il n'avait plus atteint depuis juillet 2011", souligne l'Ifop.
Sondage réalisé par téléphone les 15 et 16 mars auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sondage, présidentielles 2012, popularité, bayrou |
|
Facebook | |
20 mars 2012
Meeting de François Bayrou dimanche 25 mars à 14H30 au Zénith
François Bayrou tiendra un grand meeting à Paris dimanche 25 mars à partir de 14h30 au Zénith.

Zénith de Paris
211 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris.
www.zenith-paris.com
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : meeting, zenith, françois bayrou, election presidentielle 2012 |
|
Facebook | |
10 mars 2012
"Je prône des économies liées à une stratégie nationale de retour à la production"
François Bayrou était l'invité de "Des paroles et des actes", la grande émission politique de France 2, jeudi 8 mars. Revivez les temps forts.
07:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, des paroles et des actes, 8 mars, produire en france |
|
Facebook | |
08 mars 2012
François Bayrou invité de l'émission Des paroles et des actes ce soir à 20h35 sur France 2
Ce soir à 20h35, François Bayrou sera l'invité de l'émission Des paroles et des actes de David Poujadas

Vous regrettez la "Sarkhollandisation" organisée par les médias, vous en avez assez de vous voir confisqué le 1er tour dans cette campagne électorale vendue comme joué d'avance, vous regrettez le niveau indigent des échanges entre les candidats parfois, les petites phrases, les agressions, le silence sur les grands problèmes de notre pays et ceux du quotidien que nous vivons...Alors retrouvons nous ce soir à 20h35 sur France 2, à l'écoute de François Bayrou, invité de David Pujadas dans l'émission Des paroles et des actes.
Nous écouterons le seul candidat qui parle des vrais problèmes du quotidien mais qui ne vend pas de promesses intenables, qui représente le mieux le peuple (sondage Harris Interactive du 6/3/12) et aussi la France, qui dit la vérité et qui éviterait que le PS détiennent tous les pouvoirs sans exception (exécutifs local et national). Nicolas Sarkozy étant donné battu! le seul au second tour à pouvoir éviter cette main mise générale sur tous les pouvoirs, c'est François Bayrou!
LE VOTE UTILE C'EST BAYROU! ECOUTONS-LE CE SOIR!
commentez l'émission sur twitter: #Bayrou #DPDA
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2012, bayrou 2012, des paroles et des actes |
|
Facebook | |
Dix huit sénateurs ont lancé, mercredi 7 mars, un appel à se rassembler aux côtés de François Bayrou et à voter pour lui à l'élection présidentielle.

"Sénateurs, membres de la famille de pensée centriste, défenseurs des valeurs de solidarité, de liberté, de responsabilité, attachés à la cause européenne, nous soutenons François Bayrou", ont annoncé ces parlementaires à l’issue d’une réunion de travail avec le candidat à la présidence de la République et une partie de son comité stratégique. Ils appellent à se "mobiliser pour permettre" au député des Pyrénées-Atlantiques "d'accéder au second tour" car, disent-ils, "nous savons bien qu'au second tour, quel que soit son concurrent, c'est lui qui sera élu".
Pour les signataires de l'appel, "l'endettement public, le déficit, la montée du chômage, les dysfonctionnements de l'Etat" appellent aujourd'hui à un "redressement salutaire qui résultera d'un effort collectif répondant au respect d'une exigence de vérité et de courage". "Les priorités du projet de François Bayrou répondent à nos attentes", disent-ils, citant en exemple la volonté du leader centriste de favoriser le "produire en France" et l'éducation, de "moderniser les relations sociales", de "réformer nos institutions et la gouvernance publique pour rétablir la confiance dans la démocratie" et de "donner corps à une intégration politique européenne".
"François Bayrou se tient à l'écart des propos clivants, de la culture des antagonismes. Il a vocation à rassembler les Français au-delà des frontières partisanes. A ses côtés, nous voulons remettre la France et l'Europe d'aplomb", concluent les élus.
"La France a besoin de compréhension, de volonté et d'unité"
"Ils viennent d’horizons différents, certains de l’Union centriste, d’autres de l’UMP, d’autres des indépendants. Un certain nombre d’entre eux a le sentiment que se reconstitue la grande famille du Centre. D’autres, Gaullistes disent qu’ils retrouvent là les valeurs qui sont les leurs. D’autres, du centre-gauche, pensent que c’est la seule réponse aux difficultés, en particulier économiques, du pays. D’autres qui sont indépendants jugent qu’il y a là quelque chose de précieux", a pour sa part souligné François Bayrou.
Pour le candidat à la présidence de la République, "le point commun de ces femmes et de ces hommes, c’est qu’ils pensent que la situation est suffisamment grave pour que nous nous réunissions autour d’objectifs parfaitement clairs pour les Français". "Si vous regardez d’un côté la multiplication des clivages violents, et de l’autre la multiplication des illusions, vous voyez que la France a besoin de compréhension, de volonté et d’unité pour avancer. C’est le courant que nous formons, pas seulement pour l’élection présidentielle, mais pour l’avenir du pays. Il y a là la volonté de porter un projet pour les Français qui nous amène à voir les choses différemment", a-t-il développé.
"Ces élus, porteurs chacun de compétences importantes, sont là pour que les Français comprennent et choisissent un avenir qui puisse enfin leur permettre de sortir de l’angoisse du surendettement et qui soit dans la crise le projet par lequel ils retrouvent l’optimisme", a conclu le député des Pyrénées-Atlantiques.
Les signataires sont : Philippe Adnot (Aube), Jean-Paul Amoudry (Haute-Savoie), Jean Arthuis (Mayenne), Pierre Bernard-Reymond (Hautes-Alpes), Jean Boyer (Haute-Loire), Marcel Deneux (Somme), Yves Detraigne (Marne), Nathalie Goulet (Orne), Jacqueline Gourault (Loir-et-Cher), Joël Guerriau (Loire-Atlantique), Pierre Jarlier (Cantal), Jean-Jacques Lasserre (Pyrénées-Atlantiques), Claude Merceron (Vendée), Christian Namy (Meuse), Yves Pozzo di Borgo (Paris), Henri Tandonnet (Lot-et-Garonne), Jean-Marie Vanlerenberghe (Pas-de-Calais) et François Zocchetto (Mayenne).
00:03 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, appel de sénateurs, soutiens, présidentielles 2012 |
|
Facebook | |
07 mars 2012
François Bayrou gagne au second tour face à tous les candidats!

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Politique, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
05 mars 2012
"C'est par la qualité que nous allons reconquérir l'image de marque des produits français!"
François Bayrou était l'invité d'un numéro spécial de l'émission Capital, sur M6, consacré au "Produire en France", dimanche 4 mars.

"Produire en France est un enjeu essentiel. Notre pays est en situation de s'effondrer parce qu'on ne peut plus soutenir notre modèle social et nos services publics. Et pour cause : on fabrique des avions, des fusées, on est dans le haut de gamme, mais nous ne produisons plus la base. Résultat, le déficit commercial français est de 70 milliards d'euros en 2011, l'équivalent de 3 millions de salaires annuels charges comprises", a souligné François Bayrou, dès le début de l'émission.
Premier reportage de la soirée : des consommateurs qui privilégient les produits de notre sol. "Beaucoup de gens veulent acheter Français et ainsi soutenir notre production. La conviction et la volonté des Français semble être le meilleur moyen de produire français. Acheter français c'est soutenir l'emploi, mais c'est aussi 50% du prix du produit qui est redistribué dans l'assurance maladie, les retraites, les allocations familiales", a analysé le candidat à la présidence de la République.
"Je propose un label unique, garantie de transparence"
Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, l'Etat et les collectivités doivent être les premiers à montrer l'exemple : "Avec l'argent du contribuable, de nos impôts, ils doivent privilégier l'achat de produits français. Je me suis ému de ce que la sécurité sociale fait désormais fabriquer les cartes vitales en Inde. Si nos gouvernants avaient réfléchi quelques minutes, ils auraient réalisé que le prix d'une carte vitale fabriquée en France aurait été recyclé pour moitié... dans le financement de la sécurité sociale", a-t-il pointé.
"Il est normal qu'on introduise dans des produits de notre sol des éléments venus de l'extérieur, mais il faut une information transparente. Je propose un label unique, unifié, qui indiquera sur chaque produit le pourcentage de travail et de valeur ajoutée d'origine française. Ce label sera garanti par un organisme indépendant", a défendu le candidat à la présidence de la République, alors que le journaliste qui l'interrogeait dévoilait que "66% des Français estiment que cette mesure serait positive pour l'emploi".
"Payer un peu plus mais pour un produit de meilleure qualité"
"Nous devons également valoriser l'image de marque des produits français. On parle beaucoup de qualité allemande, pourquoi ne pourrions-nous pas également parler de qualité française", a interrogé François Bayrou. "Dans 80% des cas, lorsqu'un industriel français veut exporter il est confronté à un industriel allemand. Or, à prix égal, il perd le plus souvent le marché. C'est inacceptable, car nous avons les mêmes atouts et les mêmes contraintes que l'Allemagne, nous avons la même monnaie et un niveau équivalent de salaires", a-t-il rappelé. "Je ne suis pas d'accord pour que l'on fasse de l'Allemagne le sujet de l'élection présidentielle française. Il ne faut pas la copier, mais un pays qui réussi là où nous échouons mérite qu'on s'y intéresse", a-t-il ajouté.
Selon lui, cela passe aussi par des produits de meilleure qualité : "Beaucoup de consommateurs et de consommatrices sont prêts à payer 3 ou 4 euros de plus pour acheter français, à condition que le produit soit de qualité. Lorsqu'il s'agit de mode, de confort, de luxe, d'équipements de la maison, le prix n'est pas le seul critère de choix. Si vous avez le bon produit, la bonne innovation, le bon secteur privilégié, vous pouvez produire et vendre. J'ai opté pour ce stylo français, tout simplement parce qu'il marche mieux que les autres", a-t-il pris pour exemple.
19:35 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, capital, produire en france |
|
Facebook | |
20 février 2012
François Bayrou sera l'invité de Parole de candidat sur TF1, à 20h50
Nous vous informons que François Bayrou sera l'invité de l'émission
"Parole de candidat",
ce lundi soir à partir de 20h50 sur TF1.
En direct ce soir, commentez l'interview :
- sur votre mur Facebook ;
- sur twitter et Google Plus, avec les hashtags #Bayrou et #PDC ;
Bonne émission !
18:40 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayrou 2012, tf1, presidentielles |
|
Facebook | |
15 février 2012
François Bayrou: "Le moment est venu de dire stop!"
François Bayrou a lancé un appel, lors du Forum Agenda 2012-2020 sur la Solidarité, pour le rassemblement des républicain(e)s et des humanistes pour dire stop aux dérives droitières de l'UMP et de Nicolas Sarkozy.
"Le moment est venu de dire stop! Nous n'irons... par bayrou
Le moment est venu de lancer un appel : je le dis à tous ceux, au centre, dans la majorité ou dans l'opposition, je dis à tous les Français qui ont une certaine idée de la France, qui sont des républicains et des humanistes, qu'il y a des choses que l'on n'a pas le droit de laisser faire ou de laisser dire, qu'il y a des directions que l'on n'a pas le droit de laisser prendre. Il est un moment où la politique s'arrête, les intérêts politiques, les intérêts de camp et de parti et où commence la défense de l'essentiel, la défense du monde que l'on veut transmettre aux enfants ! Le moment est venu de dire : c'est assez, cela suffit, stop, nous n'irons pas dans cette direction !
Quand un homme qui exerce les fonctions de président de la République, en annonçant sa candidature dit : 'Je ferai deux référendum, un sur les chômeurs, l'autre sur les étrangers', alors il ne parle pas de lois, de règlements, d'amélioration, de changement. Ce qu'il fait, c'est qu'il donne à entendre volontairement à une société en mal d'être que le chômeur et l'étranger sont les deux responsables de la maladie du pays.
Eh bien, je regrette d'avoir à lui dire ceci : nous sommes la société, nous, France, nous sommes la civilisation -puisqu'il aime tant parler de civilisation- qui depuis 2000 ans refuse de faire de l'étranger et du chômeur les coupables de nos maux.
Nous sommes la civilisation qui refuse de faire du faible le responsable des mauvais choix des forts !
L'Humanisme est une force de combat! Nous allons montrer que les héritages dont nous avons la charge, que ces valeurs précisément, doivent être défendues, et elles doivent être défendues non pas par d'autres mais par nous. Nous allons montrer que l'humanisme ne se divise pas. Nous allons montrer que l'humanisme, sait se battre. Nous allons réarmer l'humanisme comme force de combat à l'entrée de cette élection présidentielle !
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda 2020, solidarité, françois bayrou, stop, centre, républicains, humanisme |
|
Facebook | |
14 février 2012
François Bayrou "Nous allons montrer que l'humanisme ne se divise pas et qu'il sait se battre!"
François Bayrou a dénoncé "la négation d'un certain nombre de valeurs qui ont fait la France" par Nicolas Sarkozy et appelé "tous les Français qui ont une certaine idée de la France, qui sont des républicains et des humanistes" à se mobiliser, samedi 11 février.
AGENDA 2012/2020, discours de clôture, réponse à... par bayrou
"Comme chacun d'entre vous le sent bien, c'est un moment clé de la campagne électorale de l'élection présidentielle. Vous avez tous à votre manière et avec votre expérience pris votre part de cette journée de réflexion qui avait pour thème la solidarité.
Nous avions fixé ce thème très longtemps avant de savoir que cette semaine serait marquée précisément par des orientations sur ce sujet, qui sont pour nous des orientations choquantes, pour quelques-uns d'entre nous bouleversantes, et naturellement cela donne un cadre à cette rencontre.
Dans son intervention d’hier, Nicolas Sarkozy a prononcé le mot de 'valeurs', et précisément c'est sur ce sujet-là que va se livrer une part importante du débat, du combat de l'élection présidentielle. Valeurs contre valeurs.
J'ai dit ce matin à l'ouverture que, pour nous, le projet de société que nous présentons et défendons devant les Français se résume en un mot : humanisme.
Je veux vous dire que l'humanisme est un projet à part entière qui considère que la personne humaine qui se libère des aliénations qu'on lui impose, dans sa liberté, dans la reconnaissance qu'on lui doit et qu’elle doit, dans son bien-être, sa force créatrice, est l'horizon des sociétés dans lesquelles nous vivons.
Tout le monde sait bien sûr que l'on vit ensemble. On vit ensemble dans l'enfance, dans la maturité, dans la famille, dans le travail, dans la vie civique. Mais, au bout du compte, c'est dans la réalisation personnelle que se signe l'accomplissement d'une vie.
Je ne parle pas seulement de bonheur, je fais attention quand je prononce le mot « bonheur » parce que c'est un mot qu'il faut prononcer avec retenue, en politique en particulier, mais dans sa liberté de penser, dans son jugement, dans les conditions matérielles de sa vie et de celle de sa famille, dans un certain équilibre que l'on finit par trouver dans, si on le peut, la transmission aux générations qui viennent de ce que nous avons de plus précieux.
Alors c'est cela qui, en effet, fait l'humanisme ou le projet humaniste d'une société, celui en tout cas que nous voulons. Nous croyons que rien de tout cela n'arrive par hasard. C'est le fruit de notre vie en société, de la bonne santé d'un pays, du bloc de certitudes que nous avons en commun et qui nous font vivre ensemble.
C'est pourquoi nous pensons qu'humanisme signifie en même temps liberté et solidarité.
La liberté n'est pas un acquis, elle n'est pas naturelle, elle se construit et elle se construit contre un certain nombre de tendances naturelles de l'humanité. Ce qui est naturel, si on laisse faire, c'est la domination des forts sur les faibles, l'aliénation. La liberté se gagne par des conditions matérielles de dignité, de logement, de santé, de revenu, elle se protège par la loi, elle se construit par la culture et le parler droit.
La solidarité non plus n'a rien de naturel. Ce qui est naturel, c'est l'égoïsme. La solidarité au contraire exige le partage, l'élaboration de mécanismes de soutien, d'alerte. Donc la liberté et la solidarité, ensemble, sont le fruit de politiques décidées en commun, soutenues, encouragées, conduites par la puissance publique.
Eh bien la France est ce pays qui, sous le nom de République, a fait de l'humanisme son idéal national.
La République libère de toutes les dépendances et garantit le vivre ensemble. C'est pourquoi elle protège les consciences par la laïcité.
La République n'abandonne pas les plus faibles. C'est pourquoi elle construit des sécurités : assurance maladie, assurance vieillesse, assurance accident du travail, assurance-chômage.
La République investit dans l'avenir. C'est pourquoi elle a porté la politique familiale la plus déterminée de tout le monde occidental. C'est pourquoi elle considère que l'école, dont nous avons parlé ici même la semaine dernière, est l'alfa et l'oméga, le commencement et le but de son projet.
La République sait que la solidité d'une chaîne se juge à la solidité de son maillon le plus faible, c'est pourquoi elle considère le handicap et la dépendance comme son affaire, la lutte contre la précarité et les discriminations comme son affaire.
Voilà les convictions qui sont les nôtres et celles de la République. Elles ont été portées avec constance au travers du temps par les courants de pensée démocratiques et républicains qui ont fait la France.
Or, ce que l'on nous propose aujourd'hui, ce que Nicolas Sarkozy présente comme valeurs, c'est à mes yeux la négation même d'un certain nombre de ces valeurs qui ont fait la France ! L'idée, pour gagner des voix, d'un référendum organisé sur le droit des chômeurs, c'est la négation de ce qu'un chef d'État doit à un pays comme la France. Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage, ce sont les gouvernants !
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Mouvement Démocrate, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda 2020, solidarités, humanisme, valeurs, françois bayrou, nicolas sarkozy |
|
Facebook | |











