09 octobre 2009

Forum de l'éducation 2009

ELECTIONS DES PARENTS D'ELEVES

images.jpgLes 16 et 17 octobre prochain se dérouleront les élections des représentants des parents d'élèves dans tous les établissements scolaires : Maternelles, Elémentaires, Collèges et Lycées.

 Ces représentants constituent au sein du Conseil d'Ecole le Comité des Parents prévu par l'article L411-1 du code de l'éducation.

 Il est important que les parents aient une place active dans la vie des établissements scolaires et ces élections donnent la possibilité aux parents qui seront élus de participer aux différents conseils et commissions constitués au sein des différents types d'établissements :

 - Conseil de classe,

 - Conseil d'école en maternelle et élémentaire (vote du règlement intérieur de l'établissement, adoption du projet d'école proposé, avis sur les suggestions de fonctionnement de l'école, sur l'intégration des enfants handicapés, les activités périscolaires, la restauration scolaire, les questions d'hygiène, la sécurité des enfants ...)

 - Conseil d'administration dans le secondaire (projet d'établissement, budget et règlement intérieur, interventions sur les questions relatives à l'hygiène, la santé, la sécurité, avis sur les choix de manuels, outils pédagogiques ...)

 - Conseil de discipline,

 - Commission d'appel de passage en secondaire.

 Pour ces élections les deux parents sont électeurs et éligibles, sauf s'ils n'ont pas l'autorité parentale. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer le jour des élections la possibilité est offerte de voter par correspondance. Dans une école primaire (maternelle + élémentaire) les deux parents ne votent qu'une fois.

 Tous les parents éligibles peuvent présenter des listes de candidats (autant que de classes dans l'école). Ces listes sont à remettre au chef d'établissement au moins dix jours avant la date du scrutin.

 Début octobre dans chaque établissement des enveloppes vous seront remises vous expliquant en détail les procédures de vote.

 Donc n'oubliez pas de noter cette date du 17 octobre sur vos agendas. Si vous souhaitez plus de précisions les responsables d'établissement, les associations de parents d'élèves pourront vous répondre.

 Fabienne Gambiez et Pierre-Laurence Perdriat

 

05 octobre 2009

Le Tutorat, promotion de l'égalité des chances et de la diversité

Forum de l'éducation - septembre 2009

Tutorat.jpgFavoriser l'accès aux grandes écoles à des jeunes issus de milieux modestes, en les accompagnant tout au long de leurs études supérieures, c'est l'ambition de certaines démarches de tutorat qui se développent actuellement. C'est aussi favoriser la promotion sociale, améliorer l'égalité des chances, promouvoir la diversité et développer des formes de solidarité intergénérationnelles.

Dans notre monde actuel, l'insertion des jeunes dans le monde du travail est d'autant plus facilitée que ceux-ci disposent d'un diplôme. Les travaux du Centre d'étude et de recherches sur les qualifications (Cereq) montrent que les jeunes avec diplôme sont très majoritairement dans l'emploi 3 ans après leur entrée dans la vie active. Et parmi ceux-ci, entre les deux tiers et les trois quarts bénéficient d'un CDI.

Au travers de ces actions de tutorat, réalisées par des bénévoles souvent eux-mêmes anciens élèves de l'enseignement supérieur, il s'agit d'accompagner de jeunes étudiants en classes préparatoires à des grandes écoles d'ingénieurs ou de commerce. Cet accompagnement présente les bénéfices suivants :
- Pour les jeunes eux-mêmes, il permet - en concertation avec leurs enseignants - de rehausser leur niveau d'ambition et de surmonter les freins éventuels qu'ils pourraient rencontrer.
- Pour les entreprises ou les administrations qui les emploieront, il permet l'accès aux postes d'encadrement à des jeunes représentatifs de la diversité de la société.
Ces jeunes étudiants issus de milieux modestes rencontrent souvent de multiples difficultés pour poursuivre leurs études, puis ensuite s'insérer dans le monde de l'entreprise, même s'ils en ont le potentiel.
Outre les freins évoqués plus haut, le manque d'accès à l'information, ainsi que d'aides à l'orientation, peuvent les handicaper dans leurs parcours par rapport à ceux issus de milieux plus favorisés.
Ces actions de tutorat en faveur de l'insertion de jeunes étudiants, permettent aussi par voie de conséquence, une meilleure cohésion sociale de notre société. Cela permet également de créer à moyen terme des exemples de réussite scolaire, puis professionnelle, qui peuvent propager la confiance et l'envie nécessaire chez les autres jeunes issus des mêmes milieux.

Je me suis engagé dans le tutorat au sein du Cercle Passeport Télécoms. Il s'agit d'un partenariat public / privé entre sept entreprises Télécoms, l'Etat, les lycées et les grandes écoles. Etre tuteur, c'est accompagner des jeunes étudiants en jouant un rôle spécifique d'aide tout au long de leurs études supérieures. Le tuteur doit aider de façon complémentaire, mais ne doit pas se substituer aux parents - et plus généralement à la famille - ni aux enseignants qui conservent leur rôle essentiel et nécessairement différent.
Cet accompagnement, qui est aussi un encouragement, concerne particulièrement :
- La préparation aux concours, notamment le choix des écoles et l'entraînement aux examens oraux, préludes à de futurs entretiens d'embauche.
- La transmission de sa connaissance du monde du travail, par exemple pour les aider à trouver des stages, plus généralement son expérience, voire même son savoir faire.
- La sensibilisation des étudiants au fait qu'ils devront souvent changer d'emploi, et entretenir leur employabilité, en se préparant à une formation continue tout au long de leur carrière.
Mais c'est aussi un enrichissement réciproque, notamment pour le tuteur qui apprend lui aussi au travers de l'expérience rapportée par les étudiants.

Le tutorat d'un étudiant est un accompagnement dans le temps, et il doit aussi avoir une fin.
Cela peut paraître paradoxal au premier abord, mais j'ai été heureux lorsque l'un des étudiants que j'accompagnais l'année dernière m'a dit en fin d'année qu'il se sentait à l'aise pour terminer ses études et choisir sa voie professionnelle par lui même, et ainsi « voler de ses propres ailes ».

Il faut développer ces initiatives de tutorat, inventer des concepts analogues dans d'autres domaines, et leur ouvrir des perspectives d'avenir. Cela fait partie d'une démarche humaniste qui doit être encouragée par le politique.
Enfin, ne pourrait-on y voir dans l'avenir une nouvelle forme du compagnonnage qui avait pour principal bénéfice d'intégrer les nouveaux artisans dans leur cercle professionnel. Notre société individualiste, en déficit de lien social, et trop souvent déshumanisée, en aurait bien besoin.

Laurent Boisseau

04 octobre 2009

F. Bayrou "Ils sont devenus fous"

bayrou_pics_180.jpgFrançois Bayrou, répondait ce matin au JDD sur le dispositif visant à récompenser les élèves pour leur sérieux et leur assiduité.

Donner de l’argent pour que les élèves aillent en classe, c’est une solution?
C’est une histoire de dingue. Une dérive inacceptable, un incroyable déplacement des valeurs de nature à troubler encore un peu plus les repères des enfants. A l’école, l’argent ne devrait pas avoir droit de cité. L’école pour les familles est le ieu où ce qui compte n’est pas l’argent mais le savoir, le respect
et l’autorité. Au fond, on en arrive à considérer que l’assiduité à l’école n’est pas une chance offerte à l’enfant, mais une attitude à récompenser. On ne peut pas fausser l’esprit des élèves à ce point. Dès l’instant où un tel principe est accepté, on peut craindre qu’il ne soit généralisé. Les enfants diront: "je ne viens pas parce que tu ne me donnes pas de thune!"

Mais en Angleterre, où, depuis 2008, des adolescents de 16 à 18 ans sont payés entre 11 et 33 euros par semaine pour aller en cours, ce type de mesures semble marcher…
C’est exactement la société dont je ne veux pas. Là-bas, l’école est payante et très chère. L’idée qu’il faudrait entrer dans un système de "marchandisation" de l’école est mauvaise. Payer pour aller à l’école ou se faire payer pour aller à l’école, c’est la même chose. Il faut se battre pour arracher l’école au monde de l’argent. Mais l’absentéisme a touché, l’an dernier, 438000 élèves en France. Comment leur donner envie de suivre les cours? C’est effectivement un chiffre inacceptable. Mais pour les ramener à l’école, il faut de l’autorité et des établissements différents. Quand j’étais ministre de l’Education nationale, j’avais créé des collèges "hors les murs" qui proposaient une formation moins académique et plus d’apprentissage. On y responsabilisait les adolescents, mais sûrement pas par le portemonnaie.

N’est-ce pas déjà trop tard?
Je me bats pour que la société ne soit pas asservie à l’argent, spécialement à l ’école. Nous sommes entrés dans un modèle de société où l’argent est considéré comme maître et seigneur. C’est comme si, au sein d’une famille, un parent disait à son enfant: "je te donnerai de l’argent si tu acceptes de venir manger à table ou de prendre une douche". Ils sont devenus fous!

N’est-ce pas la conséquence des précédentes politique d’éducation?
Ce n’est pas vrai. Il y a quinze ans, l’école n’était pas dans cet état. Quand j’étais ministre de l’Education, 15% des enseignants disaient vouloir changer de métier ; aujourd’hui, ils sont 65 %. Je ne dis pas que c’était grâce à moi, mais les choses se sont vraiment dégradées. Je ne jette la pierre à personne, c’est difficile de diriger l’Education nationale.

Nicolas Sarkozy entend "mener une guerre sans merci contre les décrocheurs…"
Il faut livrer la bataille contre l’abandon des jeunes du système scolaire mais je ne suis pas sûr
qu’il faille utiliser des termes aussi violents. Depuis des années, on passe son temps à tenir des discours va-t-en-guerre et en même temps tout s’aggrave dans les prisons, les banlieues, l’école.

Cela vous étonne-t-il que Martin Hirsch, haut-commissaireà la Jeunesse, cautionne ces mesures?
De ce gouvernement-là, rien ne m’étonne. Avec eux, la France est entrée dans le cercle des pays
qui considèrent que l’argent est la valeur prédominante. J’imaginais que Martin Hirsch ne serait
pas partie prenante de ce système. Cela prouve que c’est tout le gouvernement qui va dans ce sens.

Est-ce pour vous une mesure symbolique du sarkozysme?
Je ne vois pas par quel chemin un responsable de la République française peut en arriver
à ce genre de réflexion. Ce sont des raisonnements courants dans la société britannique ou
américaine, mais le principe est inacceptable en France. Tousles jours, l’école est contaminée par l’argent: ainsi les leçons particulières se généralisent, elles sont même déductibles des impôts, et rares sont les étudiants qui, aujourd’hui, réussissent le concours de médecine sans avoir recours à des "écuries d’entraînement". Il y a un moment où notre pays doit choisir son cap.

Et si aller à l'école devenait un travail comme les autres?

Et oui, si on rémunérait les écoliers qui se lèvent tôt? on ouvre un livret A aux maternelles et aux primaires pour payer les écoles privées de demain et un PEL pour les ados pour qu'ils achètent leur appartement. mais attention, juste pour les meilleurs!

10 = DUT/école professionnelle + un studio en banlieue (pas d'enfants)

14= écoles de commerce + 2 pièces en banlieue (1 enfant autorisé)

18= doctorat + 3 pièces à Paris (3 enfants autorisés)

Dans ce monde, bien sûr, les "en-dessous" de 10 n'existent pas ou pire, ils n'ont pas respecté leur contrat avec l'Etat. Les parents? ils ont  perdu l'autorité sur leur enfant. D'ailleurs, ils ne perçoivent plus les aides depuis longtemps. pas d'argent, pas d'éducation. La responsabilité est rémunérée.

Comment peut-on sérieusement envisager d'instaurer une relation marchande entre l'institution éducative et ses élèves?

Sandra Levoyer

30 septembre 2009

"Education et apprentissage de la solidarité"

Forum de l'éducation - Septembre 2009

 

Solidarité.jpgL’école, lieu de formation au civisme, constitue une première expérience de vie en société au cours de laquelle les enfants vont pouvoir apprendre et mettre en pratique la solidarité. L’éducation à la solidarité suppose l’apprentissage de nombreux savoirs-être et la formation aux comportements civiques recouvre une dimension plus active où chaque élève doit non seulement comprendre mais aussi s’approprier les fondements d’une société démocratique.

 

Le système éducatif a pour mission d’éduquer les individus dans leur globalité, acquisition de savoir, mais aussi de comportements, et de les inciter à s’ouvrir, au delà des murs de l’école, à leur environnement, proche ou plus lointain.

 

 

 

Qu’est-ce que la solidarité ?

 

La solidarité ne va pas nécessairement de soi. C’est d’abord – et plutôt – une question de valeurs. Est solidaire une personne qui est ou qui s’estime liée à quelqu’un d’autre ou à un groupe, par une responsabilité commune, des intérêts communs. Se dit des personnes qui répondent juridiquement les unes des autres. Sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle. La solidarité répond d’une obligation à pluralité d’acteurs, qui engage la responsabilité de chacun pour un engagement commun. Faire preuve de solidarité, c’est développer une compétence d’ordre relationnel envers quelqu’un, une équipe, un groupe de personnes ou d’acteurs pour l’action qu’il mène, qu’il entreprend, qu’il défend. Une question rencontrée ou un problème vécu concerne l’ensemble de ce même groupe. Selon l’origine première du mot solidaire, lorsque la solidarité est prononcée, comme lors de créances, chacun est engagé, en termes de dette et de responsabilité, pour la totalité.

 

 

Solidarité et Education

 

 

Classroom.jpgL’éducation doit donc contribuer activement à l’apprentissage de la solidarité, qui va pouvoir recouvrir plusieurs domaines d’action. L’éducation vise à accompagner les jeunes dans leur vie de citoyen : partage des droits et des devoirs, sens des responsabilités individuelles et collectives, exercice de la solidarité… L’éducation à la citoyenneté, à la solidarité locale, au développement durable, à l’éco-citoyenneté, et aux droits de l’homme est un apprentissage de pratiques et de comportements pour agir et vivre ensemble au quotidien.

 

L’éducation au développement et à la solidarité internationale permet de comprendre les grands déséquilibres mondiaux et encourage la réflexion sur les moyens pour y remédier. Elle entend donner aux jeunes des clés pour mieux s’orienter dans le monde dans lequel ils vivent, les ouvrir à d’autres réalités vécues par les enfants dans les pays en voie de développement, et leur proposer des repères pour agir.

 

Un projet de solidarité porté par toute une classe est alors un terrain d’expérimentation éducatif très fertile. Ouverture d’esprit, curiosité, partage de la différence, et don de soi dans des actions concrètes et utiles pour les autres, autant de chances à encourager pour permettre à nos enfants de « s’outiller » de valeurs essentielles pour leur vie d’adultes, et faciliter la mise en pratique de la solidarité, qui relève d’une démarche exigeante, humaniste, et essentielle pour devenir des acteurs responsables du monde de demain.

 

Pour aller plus loin :

http://www.education-developpement-durable.fr/

http://www.educasol.org/

 

 

Céline Hountomey

Conseillère municipale

29 septembre 2009

Forum de l'éducation - septembre 2009

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A quoi sert l'école?

 

Il est légitime quand on est parent, de s’interroger sur les programmes scolaires, de vouloir évaluer si ses enfants sont correctement formés. Encore faut-il avoir précisément en tête ce que l’on attend de l’école. Bien souvent les désaccords sur les contenus ou les méthodes proviennent d’attentes divergentes.

 

Lorsque Jules Ferry, à la fin du XIXe, a créé l’école primaire, gratuite, laïque et obligatoire, c’était dans le but de fournir à tous les enfants une éducation de base. Mais même alors, les filières d’excellence restaient réservées en priorité aux enfants de familles aisées.

 

Aujourd’hui que peut-on attendre de l’école. Doit-elle être un instrument d’ascension sociale ? Doit-elle servir uniquement à trouver un travail à la fin de ses études ? Doit-elle servir à accumuler des connaissances pour avoir de bonnes notes ou à améliorer la capacité de chacun à comprendre le monde où il vit et pouvoir continuer d’apprendre tout au long de sa vie ?

On pourrait considérer que l’école remplit au moins trois principales fonctions :

 

  1. Un apprentissage de base

Savoir compter, lire, écrire constituent des savoirs de base qui représentent le minimum pour se débrouiller convenablement dans la vie quotidienne.

Plus subtile déjà, la connaissance de la culture du pays où l’on évolue, sert également dans la vie quotidienne. Mais où se situe la frontière de ce qu’il faut absolument savoir et ce qui peut éventuellement être ignoré ? On est probablement la face à ce que les scientifiques appellent : « une frontière floue », car elle dépend de l’époque et des individus.

 

  1. Un apprentissage de la réflexion et de l’analyse 

Loin de se contenter d’empiler les savoirs, l’école a pour vocation d’apprendre aux élèves à réfléchir et analyser les situations, à exercer leur sens critique en toutes circonstances. C’est former des citoyens capables de penser librement.

Ce dernier point est essentiel, car c’est lui qui justifie que l’école soit considérée comme un  « sanctuaire » qui doit rester à l’abri de toute tentative d’influence, en particulier religieuses ou politiques. C’est en grande partie cette volonté de préserver la liberté d’apprentissage des enfants qui a justifié la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école.

 

  1. Un apprentissage de la socialisation

Vivre en paix dans une société organisée implique qu’il y ait des règles de vie respectées par tous. Encore faut-il les connaître et en comprendre le sens. Sans règles, une société vit dans le chaos.

A l’école encore l’enfant apprend la responsabilité : c’est aussi à cela que sert l’élève délégué. C’est à l’école enfin qu’il apprend qu’il ne peut ignorer ceux qui vivent à côté de lui, qu’il apprend à vivre avec ses voisins, tous ses voisins et peut expérimenter la solidarité.

Pour remplir cette fonction, il est nécessaire que l’école édicte des règles claires et les fasse respecter. Elle ne peut délivrer ce message fort si elle démissionne devant la force de nuisance d’un groupe difficile ou des pulsions identitaires déviantes. Or elle est un rouage essentiel de l’apprentissage de la cohésion d’une société, résolue à construire une citoyenneté commune sur la base de ce qui nous rassemble, plutôt que construire l’adversité sur ce qui nous sépare.

 

Alors, à la lumière de ces fonctions de base, on peut se poser des questions mieux ciblées. Peut-on à la fois parler de fraternité et installer une concurrence sauvage entre les élèves dans la course aux diplômes ? Peut-on développer le sens critique en restant dans la pure spéculation intellectuelle et oublier que les élèves devront trouver un travail après leur formation ? Peut-on parler d’égalité et admettre que les moins riches n’ont pas accès aux filières les plus prestigieuses ? …

Comme souvent, trouver les bonnes réponses implique de poser d’abord les bonnes questions.

 

 

Martine CERF

28 septembre 2009

De l'éducation à l'élévation

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En vacances à la campagne, un petit garçon  passant devant une ferme demande à ses parents si on élève un enfant comme on élève des animaux. Cette question candide qui nous fait instinctivement sourire masque un questionnement plus profond sur la nature de notre mission de parents. Que représentent nos enfants pour nous ? Quelle éducation leurs donner et dans quel but ? Quelle part de cette éducation laissons nous aux enseignants que nos enfants fréquentent ? Autant d'interrogations récurrentes auxquelles chaque parent doit faire face.

 Il est essentiel de rappeler que l'enfant est un don qui nous est confié et pas un dû qui nous appartient. Les revendications en matière de droit à l'enfant sont donc malsaines car elles réduisent ce dernier à un objet de désir ce qui malheureusement entre bien dans le cadre d'une philosophie de société de consommation. Comme l'enfant est un don, nous devons être capables à son égard de trouver un juste équilibre entre notre émerveillement et notre responsabilité. C'est la recherche de ce juste équilibre qui est l'enjeu principal de l'éducation. Trop d'émerveillement risque de fabriquer des enfants rois tandis que trop de responsabilité tarde à développer leur indépendance future. L'éducation est donc pour nous parents une remise en question permanente de nos principes et une adaptation quasi quotidienne à l'évolution réelle de nos enfants. Et cette mission parfois gratifiante devient ingrate quand l'enfant rêvé fait défaut.

 Car nous devons, à travers l'éducation, accompagner nos enfants dans l'élaboration de leur projet de vie et non les entraîner dans la concrétisation d'un projet de vie établi par nous pour eux. Car nul ne peut décider du bonheur de quelqu'un à sa place fut il même son père ou sa mère. C'est pourquoi les choix d'orientation scolaire doivent se faire le plus tardivement possible pour que l'enfant soit capable d'émettre ses  aspirations. C'est aussi pourquoi les parents et les enseignants sont pour l'enfant des accompagnateurs de leur évolution dans leurs domaines respectifs.

 Accompagner veut dire écouter et aider et surtout être à côté et pas devant. Il faut donc être attentif à ce qui va advenir et donc accepter l'imprévu. Car l'éducation ne se réduit pas à un programme à mettre en application. Par ailleurs, il nous faut accepter la différence des rôles. En temps que parents, nous devons rendre nos enfants socialisables, c'est-à-dire aptes à vivre en société en leur apprenant les règles et les usages nécessaires à une bonne insertion dans la société. Cela revient à dire que nous avons un rôle politique. Car la politique étant l'organisation de la vie de la cité, il est clair que la famille où se construit la personnalité des enfants est le lieu de l'éducation politique de base. En développant les aptitudes morales et l'esprit critique de nos enfants ainsi que leurs capacités physiques et intellectuelles, autrement dit en développant leur savoir-être, nous les aidons à devenir adultes. Les enseignants les instruisent et leurs apportent le savoir. Certes la frontière entre le savoir-être et le savoir n'est pas totalement hermétique mais il est essentiel de ne pas inverser les rôles.

 Car les enseignants et les parents ont chacun leur part dans l'éducation des enfants. La finalité commune est d'aider les enfants à grandir c'est-à-dire à s'élever. Ce dernier terme est pris ici dans le sens d'élévation, le mot élevage étant bien entendu réservé aux animaux. Le petit garçon est donc pleinement rassuré maintenant qu'il sait que le terme grandir va bien au-delà de la simple question de la taille  et qu'éducation est synonyme d'élévation..

 Etienne Béranger

Conseiller Municipal d'Issy-les-Moulineaux

25 septembre 2009

lundi 28: participez à notre forum de l'Education

Forum éducation.jpgLundi 28 septembre, le Forum de l'éducation 2009 sera ouvert!

Pour débuter la discussion, un article sur le thème "Eduquer un enfant" sera publié lundi matin.

Chaque jour nous aborderons un thème reflétant les problèmes rencontrés au quotidien par les parents et les enfants, afin d'échanger nos expériences et tenter de trouver ensemble des solutions.

Suivront, dans les prochains jours, les thèmes:

- mercredi: Education et apprentissage de la solidarité

- Jeudi: Demandes de dérogation

- vendredi: Relations parents-professeurs

- lundi 5: Le tutorat étudiant

- mardi 6: Le soutien scolaire

- mercredi 7: mieux vivre le collège

- jeudi 8: élections des parents d'élèves (16-17 octobre)

 Rendez-vous lundi matin pour débattre et apporter votre témoignage sur le Forum de l'éducation !

26 septembre 2008

Octobre : Elections des parents d’élèves

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Forum de l'Education - Septembre 2008

 

Le vendredi 17 octobre prochain se dérouleront les élections des représentants des parents d’élèves dans tous les établissements scolaires : Maternelles, Elémentaires, Collèges et Lycées.

 

Ces représentants constituent au sein du Conseil d’Ecole le Comité des Parents prévu par l’article L411-1 du code de l’éducation.

 

Il est important que les parents aient une place active dans la vie des établissements scolaires et ces élections donnent la possibilité aux parents qui seront élus de participer aux différents conseils et commissions constitués au sein des différents types d’établissements :

 

 

- Conseil de classe,

- Conseil d’école en maternelle et élémentaire (vote du règlement intérieur de l’établissement, adoption du projet d’école proposé, avis sur les suggestions de fonctionnement de l’école, sur l’intégration des enfants handicapés, les activités périscolaires, la restauration scolaire, les questions d’hygiène, la sécurité des enfants …)

- Conseil d’administration dans le secondaire (projet d’établissement, budget et règlement intérieur, interventions sur les questions relatives à l’hygiène, la santé, la sécurité, avis sur les choix de manuels, outils pédagogiques …)

- Conseil de discipline,

- Commission d’appel de passage en secondaire.

Pour ces élections les deux parents sont électeurs et éligibles, sauf s’ils n’ont pas l’autorité parentale. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer le jour des élections la possibilité est offerte de voter par correspondance. Dans une école primaire (maternelle + élémentaire) les deux parents ne votent qu’une fois.

 

Tous les parents éligibles peuvent présenter des listes de candidats (autant que de classes dans l’école). Ces listes sont à remettre au chef d’établissement au moins dix jours avant la date du scrutin.

Début octobre dans chaque établissement des enveloppes vous seront remises vous expliquant en détail les procédures de vote.

Donc n’oubliez pas de noter cette date du 17 octobre sur vos agendas. Si vous souhaitez plus de précisions les responsables d’établissement, les associations de parents d’élèves pourront vous répondre.

 

Ces élections sont peu médiatisées, mais elles nous donnent la possibilité nous parents d’élève de participer à la vie des établissements : exerçons nos droits de vote !

25 septembre 2008

« Ma rentrée en 6ème »

Forum de l'Education - Septembre 2008

cartable.JPGTémoignage d’Arthur quelques jours après sa rentrée au Collège à Issy-les-Moulineaux :

 

Modem Issy : Comment s’est passée cette première rentrée ?

 

Arthur  : Plutôt bien, le premier jour on a rencontré le principal du collège, le principal adjoint, le conseiller principal d’éducation qui nous ont expliqué le fonctionnement du collège. On a passé toute la première journée avec notre professeur principal et on a visité le collège pour mieux le connaître, cela donnait une bonne impression.

 

Modem Issy : Au collège quelles sont les grandes nouveautés ?

 

Arthur  : Le changement de salle à chaque cours, c’est un peu stressant j’ai parfois peur de ne pas avoir le temps de ranger mes affaires. Et en ce début d’année ce n’est pas toujours évident de trouver la bonne salle, le bon étage dans le collège.

 

Modem Issy : Pour le moment est-ce que le Collège correspond à tes attentes ?

 

Arthur  : Je craignais d’avoir des professeurs sévères et heureusement ils sont gentils. C’est bien d’avoir plusieurs professeurs ils paraissent plus spécialisés dans leur matière. Et ce n’est pas trop difficile d’organiser les devoirs à l’avance mais les cours a 8H c’est un peu dur de s’y habituer je ne suis pas toujours très bien réveillé.

 

 

Modem Issy : Quelles sont les améliorations qui te sembleraient souhaitables ?

 

Arthur  : Quand on a 2H de cours à la suite j’aimerais que l’on ait une pause entre les deux, et pour ce qui concerne les toilettes on pourrait améliorer leur propreté…

 

Modem Issy : Et enfin, dis-nous si on t’a parlé du « Pass 92 »* ?

 

Arthur  : Oui bien sûr !

 

*  Le Pass 92 est un dispositif financé par le Conseil Général des Hauts-de-Seine qui permet aux collégiens qui y souscrivent de bénéficier d’une aide de 70 € pour leurs activités sportives ou culturelles.

  

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