06 mai 2013

Élections législatives partielles des français à l'étranger le 15 et 25 mai: soutenez nos candidats!

Vous avez de la famille ou des amis français résidant à l'étranger? Engagez les à soutenir nos candidats le 15 et 25 mai 2013!

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sur les modalités du scrutin, cliquez ici

Sur nos candidats : cliquez ici

08 juin 2012

Application du Code électoral

En application de l'article L19 du Code électoral, ce site sera figé du vendredi 8 juin à minuit, au dimanche 10 juin à 20h00. Les commentaires seront également fermés.

L'équipe de rédaction

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07 juin 2012

Réunion publique de Fabienne Gambiez à Issy-les-Moulineaux ce soir, jeudi 3 juint

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Fabienne Gambiez, candidate du Centre pour la France pour la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine tiendra une réunion publique ce soir à l'école élémentaire Paul Bert - 27 rue Aristide Briand à Issy-les-Moulineaux de 20h à 22h.

La candidate présentera ses propositions et répondra à vos questions, en companie de Bernard Léon, son suppléant.

 

Pour vous y rendre : Voici le plan


blog de Fabienne Gambiez


les priorités de Fabienne Gambiez pour cette mandature


 


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30 mai 2012

Le MoDem d'Issy soutient la candidature de Fabienne Gambiez aux élections législatives

Le Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux soutient Fabienne Gambiez, candidate du Centre pour la France pour la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine.

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Conseillère municipale et impliquée au niveau locale, Fabienne Gambiez porte les valeurs de notre Mouvement et s'attachera à incarner une opposition constructive à l'Assemblée Nationale. 

Nous avons besoin d'une force centrale d'équilibre qui sache voter pour l'intérêt général en excluant toute posture partisane qui conduit, depuis 30 ans, notre pays à la situation que nous connaissons aujourd'hui. 

Il va falloir du courage et du bon sens pour sortir notre pays de la crise qui le menace aujourd'hui. C'est pourquoi nous apportons notre soutien au Centre pour la France qui rassemblera toutes les personnalités qui se sentent proches de nos valeurs, notre programme et notre sens politique.

Suivez l'actualité de campagne de Fabienne Gambiez sur:

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26 décembre 2011

Présidentielles: François Bayrou est bien le candidat de cette fin d'année 2011

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Crédité de 7% d'intention de vote en novembre dernier, François Bayrou confirme sondage après sondage son ascension. Les derniers le placent respectivement à 13 voire 14% notamment dans le dernier sondage Opinion Way- Les Echos. Cela traduit bien le fait qu'une rencontre est en train de se produire entre le peuple français et son discours de vérité. Les analystes, comme Bruno Jeanbart positionnent désormais François Bayrou dans les candidats dont la présence au second tour est possible, et cela bien plus tôt qu'en 2007. Mais prenons les sondages d'intention de vote uniquement pour ce qu'ils sont: une photographie de l'opinion à un instant donné. La campagne est encore longue. (Retrouvez l'évolution des sondages depuis novembre ici).

Toutefois, il y a d'autres indicateurs autour de l'engouement de François Bayrou qui sont encore plus probants mais qui passent parfois inaperçus. C'est le cas d'une récente étude de l'Ifop intitulée "Tableau de bord politique" qui étudie les cotes de popularité des personnalités politiques (qui ne sont pas nécessairement des intentions de vote). François Bayrou passe de la 11ème à la 5ème place avec 64% d'opinions favorables devant François Hollande (57%).  

C'est aussi le cas du Panel Electoral France 2012, très complète et très sérieuse étude lancée le 23 novembre dernier par Ipsos en partenariat avec Logica Business Consulting et le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF). Cette étude vraiment détaillée, est réalisée auprès d'un panel de près de 6000 personnes (donc beaucoup plus large que les sondages d'intention de vote qui se font auprès de 1000 personnes). Ce panel sera interrogé tous les mois, entre novembre 2011 et mai 2012 afin de comprendre en temps réel le cheminement des décisions électorales en soulignant certains de ses aspects : abstention, volatilité, mobilisation des électorats, influence des images et des médias, etc. Le panel a déjà été interrogé deux fois (novembre et décembre). Dans les deux cas François Bayrou est le candidat le plus populaire (57%) derrière François Hollande (67%) mais devant Nicolas Sarkozy (47%). Vous trouverez une multitude d'éléments dans cette étude notamment sur les candidats, avec leurs forces et leurs faiblesses aux yeux du panel.

François Bayrou a incontestablement réussi son entrée dans la campagne présidentielle. Bien que la route soit encore longue, nous ne pouvons que nous réjouir au MoDem d'Issy-les-Moulineaux que le discours de François Bayrou trouve à ce jour, l'écho qu'il mérite dans l'opinion.


Retrouvez le site de campagne de François Bayrou ici

Voir l'étude IPSOS vague 1 (novembre 2011) ici

Voir l'étude IPSOS vague 2 (décembre 2011) ici

22 décembre 2011

Listes électorales: plus que 10 jours pour s'inscrire

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L'année qui vient sera décisive puisque nous aurons la possibilité de voter pour les présidentielles (22 avril et 6 mai) et les législatives (10 et 17 juin), autrement dit, choisir la destinée du pays, rien de moins. Il vous reste quelques jours pour faire cette démarche d'inscription auprès de votre mairie. Le site de la ville d'Issy-les-Moulineaux vous indique la marche à suivre ici.

Inscription par internet: Vous pouvez désormais vous inscrire par internet 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 grâce au site mon.servicepublic.fr en scannant les pièces justificatives. Vous trouverez également sur le site de la ville les démarches à suivre pour l'inscription internet.

Vous pouvez aussi demander des renseignements à la Mairie d'Issy en appelant le 014.123.8000

11 décembre 2011

Présidentielles: Bayrou en forte hausse dans les sondages avec 13% d'intention de vote

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François Bayrou a lancé sa campagne samedi a Pau. Crédits photo : PIERRE ANDRIEU/AFP

source: lefigaro.fr  

L'occupation médiatique de François Bayrou cette semaine a payé. Le président du MoDem, qui a officialisé mercredi à Paris sa candidature à l'élection présidentielle, puis participé le lendemain à l'émission Des Paroles et des Actes sur France 2 et lancé enfin sa campagne lors d'un banquet sur ses terres à Pau samedi, connaît un net regain de popularité. Un sondage LH2-Yahoo¹, publié dans la nuit du 10 au 11 décembre, le crédite désormais de 13% d'intentions de vote, presque deux fois plus qu'à la fin du mois de novembre (7%).

Avec cette percée, François Bayrou se détache du candidat du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, à 6,5% d'intentions de vote (-0,5 point) et de la candidate écologiste Éva Joly, créditée de 4,5% d'intentions de vote (-1,5 point), pour se porter au niveau de Marine Le Pen, qui connaît elle aussi un léger recul de 1,5 point par rapport au mois de novembre. Il laisse aussi sur place son rival du centre Hervé Morin, dont les intentions de vote ne décollent toujours pas (1%).

La progression de François Bayrou est «est d'autant plus significative qu'elle se vérifie de manière marquée [dans la plupart] des catégories socioprofessionnelles et des catégories d'âge», remarque LH2. Seuls les retraités et les 18-24 ans se montrent peu réceptifs au discours du Béarnais sur le désendettement de l'État, l'indépendance partisane ou encore le soutien au «produit en France». En décembre 2006, peu après sa déclaration de candidature, l'ex président de l'UDF culminait à 9% d'intentions de vote dans un sondage Ipsos.

Sondage réalisé les 9 et 10 décembre 2011 par téléphone sur un échantillon de 953 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

¹ télécharger l'intégralité de l'enquête ici

22:24 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Elections, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, 2012, election presidentielle, sondage, lh, figaro, politique | |  Facebook | | |

02 décembre 2011

Réhabiliter le "gouverner c'est prévoir" et en faire une règle d'action

François Bayrou a présenté son "Agenda 2012-2020", qui traduit sa méthode et sa démarche de gouvernance, mercredi 30 novembre lors d'une conférence de presse. Extraits: 

voir la conférence de presse ici

Téléchargez la note de synthèse présentant l'Agenda 2012-2020

bayrou,presidentielle,agenda 2020,conference de presse,modem,mouvement democrate,rassemblement,gouverner c'est prevoirSeul le prononcé fait foi.

Mesdames, Messieurs,

J’ai souhaité vous exposer la méthode que nous allons suivre, non pas pour établir un projet pour la France, mais pour confronter ce projet dans lequel nous sommes engagés depuis longtemps, en particulier depuis la publication de 2012 Etat d’urgence, avec l’expérience et les convictions des Français.

Nous avons adopté pour ce travail le titre "Agenda 2012-2020". Ce titre est une référence au travail qui a été initié par Gerhard Schröder, le chancelier social-démocrate, sous le titre "Agenda 2010".

(...) L’Allemagne partant du même niveau que le nôtre en 2004, il y a sept ans, réalise aujourd’hui près de 200 milliards d’euros d’excédents commerciaux, alors que nos résultats se sont effondrés jusqu’à atteindre le rythme de 75 milliards de déficits.

Il ne s’agit nullement pour nous d’imiter l’Allemagne. Chaque pays a son modèle de société, ses valeurs nationales, des atouts différents. (...) Chacun doit cultiver ses atouts et corriger ses erreurs, et ce ne sont pas les mêmes. Encore faut-il entreprendre l’un et l’autre. C’est de n’avoir pas identifié nos manques et nos faiblesses, et donc de n’avoir rien entrepris de sérieux pour les corriger que nous souffrons le plus aujourd’hui.

Il s’agit bien ici de la France et non de l’imitation aveugle de la démarche de nos partenaires allemands. Mais il s’agit d’agir, de décider, de gouverner.
C’est pourquoi cette rencontre est placée sous le patronage d’une maxime française : "gouverner, c’est prévoir".

(...) Nous voulons réhabiliter le "gouverner c’est prévoir" et en faire une règle d’action.

Or tout était prévisible. La crise de la dette de la France était prévisible et inscrite dans les chiffres du pays. L’effondrement du commerce extérieur a commencé depuis le début des années 2000. La crise qui s’est déclenchée à partir des dettes des Etats européens était prévisible, en tout cas pour les pays du Sud dont nous sommes. L’impuissance des institutions européennes était dans le labyrinthe institutionnel qu’ont créé le traité de Nice et le traité de Lisbonne. Il est des responsables politiques qui ont vu venir tout cela, et qui l’ont dit.

Nous voulons réhabiliter le "gouverner c’est prévoir" dans une démarche de gouvernement et l’appliquer aux années qui viennent.

C’est pourquoi nous avons inscrit ces deux dates : 2012-2020. Pas au hasard, bien entendu. 2012, ce sera le point de départ du redressement du pays.
(...) Nous allons donc partir du futur, des objectifs à huit années, pour en déduire l’action qu’il convient de proposer à un pays en état d’urgence. Si gouverner c’est prévoir, la gestion par objectifs est la bonne méthode à suivre.

Pour chacun des sujets que nous traiterons nous partirons donc du but qu’en 2020 nous voulons atteindre, nous indiquerons les mesures d’urgence à prendre en 2012, nous définirons les étapes intermédiaires, nous préciserons les textes qu’il conviendra de prendre. Non pas des vœux, mais des actes avec un calendrier.

Car des promesses, les Français en ont eu leur compte. Ils veulent du crédible, pas des annonces sans lendemain, pas des chantiers constamment repris. (...) Cette manière de gouverner, où la loi n’est que communication et dissimule l’impuissance à agir, c’est pour le citoyen ne plus rien croire et ne plus rien entendre. Je voudrais vous donner quelques exemples : nous voulons en 2020, une démocratie dont nous pourrons être fiers, pas une démocratie qui fait honte et dont on se détourne. On voit bien le but à atteindre: prévention des conflits d’intérêt, séparation des pouvoirs, en particulier indépendance de la justice et indépendance de la presse, fin du cumul des mandats exécutifs locaux et (au moins) du mandat de député à l’Assemblée nationale, représentation de tous les courants importants du pays en cette même Assemblée, redéfinition des compétences et du fonctionnement de la démocratie locale et de sa fiscalité.

Plus ardu, l’objectif économique. Nous savons ce que nous voulons obtenir en 2020 : un pays productif, dont le commerce extérieur sera redevenu excédentaire, dont le chômage aura baissé jusqu’à 5 pour cent, qui aura reconquis de grands secteurs aujourd’hui abandonnés, un pays où le pouvoir d’achat aura recommencé à croître, et où les comptes publics seront excédentaires pour que se résorbe progressivement l’immense dette accumulée pendant les trois décennies d’incurie, de légèreté coupable, 1981-2011.

C’est une action de longue haleine, dont il ne serait pas réaliste d’imaginer les fruits à court terme. Mais cela doit commencer dès le printemps 2012. Ma conviction (...) est que cela exige une mobilisation nationale de tous les corps intermédiaires depuis les syndicats de salariés jusqu’aux organisations d’entreprise, jusqu’aux associations de consommateurs, et évidemment jusqu’à l’État. Depuis les grandes entreprises jusqu’aux centrales de distribution. Tout le monde, autrement la bataille est perdue. C’est une action nationale, psychologique autant que technique.

Une loi-cadre devra être préparée pendant l’été, au-delà des mesures d’urgence qu’à n’en pas douter il conviendra de décider, adoptée dès l’automne 2012, mais cette loi cadre qui touchera à la fois la création d’un organisme stratégique, un commissariat au plan refondé, au droit social, au droit fiscal, à la reconnaissance dans la vie économique des entreprises petites et moyennes, à l’implication des consommateurs, ne pourra entrer en vigueur, étape par étape et texte après texte, que sur les trois ou quatre années suivantes. Encore faut-il que ces étapes soient prévues et inscrites dans un calendrier.

Mais l’urgence imposera, dès 2012, une loi de finances portant un plan d’ensemble, cohérent, complet qui imposera à la fois une baisse des dépenses publiques de l’ordre de 5 pour cent de celles-ci, et une mise en ordre de la fiscalité pour que le budget de l’État soit équilibré de 50 milliards de ressources supplémentaires.

Dans un autre domaine (...) la France a l’ambition légitime d’être un pays qui traite aussi bien, pour elle-même et pour le monde, pour le court terme et pour le long terme, son patrimoine naturel, son patrimoine vivant, l’espace et les paysages, ses biotopes, l’atmosphère et le climat, que son patrimoine matériel et économique.

Cela exigera par exemple une grande loi-cadre sur l’énergie, grande loi qui ne peut être adoptée de manière sérieuse que si on la fait précéder d’un débat approfondi à destination des Français. Cette loi-cadre devra donner lieu à des lois ou des textes d’application destinés à favoriser la recherche sur les énergies renouvelables, par exemple, ou à garantir la pleine indépendance et la pleine efficience, des autorités de sûreté. C’est dans cette loi que sera défini le « mix » énergétique, c’est-à-dire l’équilibre à trouver dans la longue période de transition qui offrira un jour, je l’espère et je le crois, à l’humanité et à nos sociétés des sources d’énergie sans nuisances.

Ces textes devront être sobres dans leur expression, lisibles par tous, non pas abscons et labyrinthiques comme on en a hélas pris l’habitude. Car inscrire son action sur le long terme, c’est aussi changer la philosophie des textes et jusqu’à une certaine idée du droit. Pardonnez-moi de citer en exemple la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen. En trois pages lumineuses, d’accès immédiat, un texte visionnaire a fixé un cours nouveau pour l’humanité. Autre maxime française : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Notre ambition en définissant les textes à préparer et à voter sera aussi d’en changer la substance, réconciliant ainsi la loi et le citoyen, qui est censé ne jamais l’ignorer, mais à qui elle est rendue incompréhensible.

Nous avons fixé cinq rendez-vous, cinq forums, qui prendront une forme assez inédite. Le but, c’est la confrontation entre notre projet, notre vision, et l’expérience des acteurs de la vie réelle. Ce sont ces acteurs, plusieurs dizaines par sujet traité, qui réagiront à nos options de fond. Nous pourrons ainsi juger de la validité de nos choix.

  • Le premier de ces rendez-vous aura pour thème "urgent et durable : le développement de la France", le 14 ou le 21 janvier.
  • Le deuxième : "il n’est de richesses que d’hommes" : instruire, éduquer, former. Samedi 4 février.
  • Le troisième : "le nouveau contrat social" : sécurités et solidarités, le samedi 11 février.
  • Le quatrième : "le nouveau contrat démocratique", le samedi 25 février.
  • Le cinquième : "une nouvelle Europe pour un nouveau monde" : dimanche 4 mars.


(...) Mais comme l’actualité est brûlante, que des événements de grande ampleur, des événements graves sont en cours, permettez moi de saisir cette première occasion de vous livrer une vision de l’Europe, de sa crise et de son destin. "Gouverner, c’est prévoir" ! S’il est un domaine où rien n’a été prévu, où aucun cap clair n’a été dégagé, où les gouvernants ont choisi l’improvisation permanente et à courte vue, c’est bien cette crise européenne. Permettez-moi de vous le dire cette crise était d’autant plus prévisible qu’elle est une crise politique.

(...) La thèse que j’ai défendue, depuis dix-huit mois, a toujours été la même. L’urgence devait imposer la sécurisation par les institutions monétaires et politiques de la zone euro des dettes souveraines des États de la zone euro. Car dès l’instant qu’on laissait s’introduire dans les esprits la perspective d’un défaut total ou partiel, large en tout cas, d’un des États de la zone euro, alors tous les États de la zone seraient regardés comme pouvant éventuellement faire défaut. Et il n’était qu’une institution qui pouvait assumer cette garantie, c’était la Banque centrale européenne ou une institution adossée à la banque centrale européenne. On a choisi de ne pas le faire. Nous en payons le prix, et je crains que nous n’ayons à payer ce prix bien plus lourdement encore.

C’était une vision, claire, un message indiscutable. Au lieu de ce message, on a choisi la stratégie des Curiaces, chacun pour soi, en tout cas jamais tous pour un, et ce qui devait arriver est arrivé : de proche en proche, la contagion a gagné et tout le monde est maintenant soumis au soupçon, et le soupçon se paie en taux d’intérêt, et les pays endettés voient chaque jour s’alourdir la dette qui pèse sur leurs épaules.

La stratégie européenne que nous soutenons et soutiendrons s’articule en cinq impératifs:
- sécuriser la dette des États de la zone euro. Cela ne pourra se faire que par l’engagement de la Banque centrale européenne ou d’un organisme adossé à la Banque centrale européenne.
- Garantir le refinancement de la dette des États en difficulté à des taux raisonnables, et sur une période suffisante pour que réussisse leur effort de rééquilibrage de leurs finances publiques et de redressement de leur économie.
- En échange, négocier avec ces États les décisions nécessaires, dans la transparence, pour leur redressement, leur santé à retrouver, et la santé générale de la zone euro. Cela ne pourra être discuté qu’entre les États et une autorité européenne légitime et respectée. Cela exclut toute forme de prise de contrôle par « Bruxelles » des décisions des pays membres, tout renoncement à la responsabilité nationale. Au demeurant le besoin de refinancement dans des conditions acceptables suffit à soi seul à servir de puissante incitation. Si certains États refusaient les efforts nécessaires, ils seraient contraints dès lors de se financer aux conditions de marché.
- Cela pose la question de la légitimité démocratique des institutions européennes, de leur lisibilité auprès des citoyens. Le labyrinthe créé dans les institutions européennes, le fait que les citoyens ignorent tout de ceux qui portent cette responsabilité est un handicap grave. Ce handicap ne pourra être surmonté que par un double mouvement : mouvement de simplification, nous sommes pour la fusion en une seule responsabilité du président de la commission et du président du Conseil, et pour l’élection de ce président, un jour au suffrage universel, et en attendant éventuellement par un congrès qui réunirait à parité les représentants des parlements nationaux et le parlement européen.
- Enfin, cela oblige à retrouver les principes de la méthode communautaire, où une commission de plein exercice est en charge de la défense de l’intérêt général européen, et de la proposition, où chacun des Etats autour de la table est respecté, à égalité de dignité, et où les minorités sont respectées.

Je voudrais affirmer ceci : l’Europe, comme la France, ne s’en sortira que par ses seules forces. Je réprouve les annonces répétées d’appel au Fonds Monétaire International, comme les suppliques récemment adressées à la Chine. On ne peut pas être la première économie du monde, le plus important marché, une des toutes premières démocraties, et s’avouer incapable de régler soi-même ses propres difficultés, avec énergie, volonté et solidarité. C’est accepter un déclassement que comme Président de la République française, je n’aurais pas accepté.

Gouverner, c’est prévoir. Gouverner, c’est vouloir.

François BAYROU le 30 novembre 2011

Pour visualiser le texte intégral cliquer ici
Vous pouvez voir la conférence de presse ci-dessous


FRANÇOIS BAYROU - PRESENTATION DE L'AGENDA 2012... par mouvementdemocrate

29 novembre 2011

Conseils de quartiers: aux urnes isséens!

image conseil de quartier.jpgAux urnes, pas tout à fait. C'est d'un ordinateur dont il faudra se servir entre lundi 28 novembre et lundi 5 décembre inclus pour élire ses conseillers de quartier pour trois ans. Il faut pour cela s'être préalablement inscrit avant le 2 novembre, formalité paraissant bien inutile et qui empêche tout habitant d'Issy-les-Moulineaux n'ayant pas été prévenu à temps, de pouvoir participer au scrutin.

Pour celles et ceux qui se sont inscrits au vote, vous avez du recevoir un courrier avec vos code d'accés confidentiels qui vous permettent de voter. Si c'est le cas, vous devez vous rendre sur la plateforme de vote ici.

La ville se découpe en quatre quartiers:

  1. Centre Ville/Corentin Celton-Les Varennes
  2. Les Hauts d'Issy/ Les Epinettes-le Fort
  3. Val de Seine/les Arches
  4. La Ferme/Les Iles/Les Chartreux

Chaque quartier a ses propres candidats, dont vous pouvez retrouver les professions de foi ici

La procédure de vote est entièrement par internet. Si vous ne possédez pas d'ordinateur, deux bureaux de vote, équipés d’ordinateurs, sont spécialement ouverts dans chaque quartier mercredi 30 novembre de 14h à 20h et samedi 3 décembre de 10h à 18h. Un animateur sera présent dans chacun de ces lieux pour vous accompagner dans la procédure de vote. N’oubliez pas de vous munir des codes identifiants que vous aurez reçus par la Poste. Voici les adresses des bureaux de vote:

Le scrutin se cloturera le lundi 5 décembre à 18h et les résultats seront affichés le soir même sur le site de la ville et dans les huit bureaux de vote le lendemain.

Pour connaître vos candidats, cliquer ici

Pour voter cliquer ici

Les infos pour voter sont ici

Si vous aves des problèmes pour voter, vous pouvez contacter la mairie au 01 41 23 80 00 rubrique "informations"

07 mai 2011

François Bayrou: "Le modèle républicain que je défends, c'est celui où le verbe être est plus important que le verbe avoir"

françois bayrou,projet politique,projet de pays,valeurs,interviewFrançois Bayrou a accordé une interview aux étudiants de l'école de journalisme de Sciences Po Paris, sous la direction d'Alain Genestar. 

Emploi, fiscalité immigration, médias... le président du Modem aborde les thèmes qui feront la prochaine élection, et critique sans indulgence la politique menée par l'actuel président de la République.

 

Mercredi 27 avril, fin de matinée, dans le centre de Paris, à quelques pas de l’Assemblée nationale. Une simple plaque indique le siège du Modem. Dans la cour, une odeur de peinture emplie l’air ambiant, des ouvriers s’affairent. A l’intérieur, François Bayrou fait rapidement le tour du propriétaire. Fier de cette ancienne imprimerie, à l’architecture Eiffel où il a installé son parti, il balaie l’espace d’un large geste: "Ça, c’est notre indépendance". 

En 2007, vous étiez la troisième force politique française. Aujourd’hui, vous êtes en concurrence avec le FN et les écologistes. En quoi le centre serait-il une meilleure alternative au clivage droite/gauche ? 

Nous sommes les seuls à récuser vraiment la caricature droite contre gauche. Les questions qui paralysent la France ne seront pas résolues si l’on en reste à cet affrontement qui est un faux-semblant. Les questions que nous avons devant nous et qui nous paralysent, la dette, le déficit, l’énergie, l’école, la production en France, les impôts, chacune de ces questions divise à l’intérieur des deux camps. Aucune politique courageuse et suivie ne sera donc possible tant qu’on en restera à ce jeu de dupes. La plupart des forces en présence acceptent cette division. Pour eux, c’est automatique : les écologistes annoncent qu’il iront forcément avec le PS et Borloo avec l’UMP. Quant aux extrêmes, ils sont une impasse, puisque leur présence au second tour, c’est l’assurance de la victoire du parti, quel qu’il soit, qui leur est opposé. La seule force politique qui porte un projet différent, qui est totalement indépendante de l’UMP et du PS, mais qui peut créer des ententes et des majorités nouvelles, notamment une majorité de deuxième tour, c’est le centre. 

Mais les prétendants se bousculent au centre avec Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Dominique de Villepin... Pourtant il semble qu’il y ait peu d’électeurs dans cet espace. Êtes-vous prêt à un rassemblement ? 

La plupart de ces candidatures nagent dans l’ambiguïté. Leur point d’ancrage, ils le proclament haut et fort, c’est l’appartenance à la « majorité », c’est à dire qu’ils acceptent le camp contre camp. S’ils rompaient avec cette ambiguïté, je leur dirais « bienvenue ». Mais ce n’est pas leur option. Quant aux sondages, je les connais bien : en janvier 2007, on me donnait 6 pour cent d’intention de votes au premier tour. Trois mois après nous étions à 20 pour cent. Je sais que ces sept millions d’électeurs existent de 2007 sont toujours là, je les rencontre tous les jours, et je sais que leurs attentes sont toujours les mêmes. 

Avez-vous peur d’un nouveau 21 avril, à l’endroit ou à l’envers ? 

Non. Je pense que nous pouvons faire reculer l’extrémisme. Je ne suis pas de ceux qui se satisfont que l’extrême droite soit à 20 pour cent en France. Je pense que l’extrême droite porte un poison mortel pour notre pays. Prétendre qu’on peut sortir de l’euro, c’est criminel. Dresser les gens les uns contre les autres à cause de la consonance de leur nom, de leur religion ou de la couleur de leur peau, c’est être un traître à la patrie. Ce qui fait flamber l’extrême droite, c’est la perte de confiance du peuple à l’égard des pouvoirs : il faut donc tout reconstruire, dans nos institutions, dans les relations entre politiques et médias, dans la transparence des sondages, pour que les Français aient enfin la certitude qu’ils ne sont plus manipulés. Pour ma part, pas plus hier avec Jean-Marie Le Pen, qu’aujourd’hui avec sa fille, je n’accepte de vivre sous la menace de l’épouvantail du Front national. Le meilleur, et le seul moyen de faire reculer l’extrémisme, c’est le pluralisme, et des solutions nouvelles. 

Votre opposition à Nicolas Sarkozy est-elle toujours aussi radicale ? 

Je me suis opposé à Nicolas Sarkozy, dès le premier jour, pour deux raisons : la place qu’il donnait à l’argent, transformé en valeur de société, et sa conception du pouvoir. Jusqu’à 2007, la réussite matérielle, l’argent, la pipolisation, le Fouquet’s si l’on veut, la France les tenait à distance. Elle considérait que la science, l’éducation, la culture, la création, l’entreprise, l’histoire, la philosophie, la spiritualité, la solidarité, tout cela qui ne se mesure pas en euros, avait le pas sur l’argent. Le modèle républicain, c’est celui ou le verbe « être » est plus important que le verbe « avoir ». Et parallèlement, la République, c’est aussi le pouvoir impartial. La présidence de la République ne s’accommode ni d’une démarche partisane, ni de l’arbitraire. La confusion que Nicolas Sarkozy a établie entre chef d’État et chef de parti, les décisions contraires à tous les principes du droit comme l’affaire Tapie, les nominations de copinage, tout cela va à l’encontre de mon idée de la fonction présidentielle et de l’équilibre des pouvoirs en démocratie. 

"LE MODÈLE RÉPUBLICAIN, C'EST CELUI OÙ LE VERBE ÊTRE EST PLUS IMPORTANT QUE LE VERBE AVOIR" 

Vous avez récemment critiqué le projet du PS par rapport à sa proposition concernant les emplois des jeunes. Sur ce sujet précis, quelle serait votre première mesure si vous étiez président ? 

Tous ceux qui expliquent que l’État peut d’un claquement de doigts régler les problèmes des Français sont des menteurs. La vérité consiste à dire que le rôle de l’État est de mettre les Français en situation de relever eux-mêmes les défis du siècle. La situation de l’endettement public est apocalyptique. Elle peut à tout moment nous exploser à la figure. Je ne crois pas du tout que créer des emplois payés au SMIC pour les jeunes, financés par les fonds publics, constitue une réponse durable. La question pour moi c’est l’emploi tout court. Je suis obsédé par la relance de la production, par la relocalisation des produits à forte valeur ajoutée. Et il faut débloquer la création de vrais emplois. En 2007, j’ai défendu l’idée qu’on pourrait proposer aux entreprises, quelle que soit leur taille, deux emplois sans charges. Une mesure de la même inspiration, pour débloquer la création de vrais emplois, doit s’adresser à tous, et les jeunes seront parmi les premiers à en bénéficier. 

En 2007 vous n’hésitiez pas à prôner la rigueur... Comment peut-on financer ces emplois sans charge tout en réduisant les dépenses ? 

Il faudra créer une ressource nouvelle pour compenser, sans doute un point de TVA. 

Seriez-vous prêt, pendant votre campagne présidentielle, à prononcer ce mot de “rigueur” ? 

Le mot de “rigueur” est insuffisant, il faut parler d’“urgence” et de “sérieux durable”. La situation actuelle est explosive: d’une part, la France court vers une dette égale à 100 pour cent de son PIB. La balance des paiements est aujourd’hui déficitaire de 50 milliards d’euros. Elle était encore positive il y a cinq ans. Un pays qui s’appauvrit tous les mois de plusieurs milliards ne peut pas conserver son modèle social. C’est un pays qui est en situation de très grand danger. Les Français ont profondément besoin qu’on leur dise la vérité. 

Dominique de Villepin propose un revenu citoyen. Cette mesure est-elle réaliste ? 

Non. Faire croire que l’État a le pouvoir de donner 850 euros par mois à tout le monde, c’est une illusion, un mensonge. Villepin dit que ça représente 30 milliards. Moi, je considère que ça coûterait au moins 50 milliards par an. Donc on double l’impôt sur le revenu des Français. Je réfute ce genre de facilités. Il y a un grand penseur libéral du 19e siècle, Frédéric Bastiat, qui disait “l’État, cette grande illusion par laquelle tout le monde s’imagine pouvoir vivre au dépens de tout le monde”. 

En 2007, vous prôniez le maintien du nucléaire en France, aujourd’hui après l’incident de Fukushima, vous êtes plus réservé: quelles mesures prendriez-vous si vous étiez président ? 

La question est la suivante: par quoi remplace-t-on le nucléaire ? Le carbone fossile, le pétrole, le gaz de schiste ont tous au moins un inconvénient majeur: la production de CO2 qui accentue l’effet de serre. Par ailleurs, même si la question du bilan carbone des éoliennes, et celui du photovoltaïque, pose encore problème, on voit bien que l’énergie solaire, sous toutes ses formes, l’énergie éolienne, ou biomasse offrent un immense espoir. L’énergie immense contenue dans la mer, dans ses courants, dans ses marées, est un autre secteur à développer. Il y a cinquante ans l’usine marémotrice de la Rance utilisait déjà l’énergie des marées. J’ai donc deux propositions : premièrement, un débat lucide, public, sur ce qu’on veut et ce qu’on peut. Deuxièmement, investir puissamment dans la recherche fondamentale et appliquée et ne pas réduire les incitations qui font avancer les choses. 

Mais encore une fois, avec quel financement ? 

La recherche sur l’énergie financée par des prélèvements sur l’énergie : taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), taxe carbone... Mais la première chose à faire, ce sont des économies. Je considère que l’on peut diminuer de 15 pour cent la consommation d’énergie, sans rien changer à nos habitudes. Simplement par des comportements d’incitation. On peut ainsi réduire la consommation des maisons avec une meilleure isolation, la consommation des usines par une meilleure conception (c’est déjà largement commencé) et la consommation des voitures par l’utilisation de compteurs de consommation instantanée. 

Quand vous étiez ministre de l’Éducation, vous étiez contre le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques mais en 2004, vous vous êtes abstenu lors du vote de la loi sur le même sujet. Et en 2010, vous votez pour la loi contre la dissimulation du visage dans l’espace public. On a du mal à vous suivre... 

Je suis contre le port de signes religieux ostentatoires à l’école. La société française ne supporte pas que la règle religieuse soit supérieure à la règle civile. Mais cela selon moi, relevait non pas d’une loi, mais du règlement intérieur des établissements. Si la loi de 2010 avait visé une religion en particulier, j’aurais voté contre. Il n’est pas interdit d’arborer des signes religieux dans la rue. La seule chose que dit la loi de 2010, c’est qu’en France on ne peut pas dissimuler son visage. Nous sommes la société où l’on se regarde dans les yeux, à visage découvert. Pour moi, cela est juste. J’ai donc voté la loi. 

Vous n’avez jamais caché votre foi catholique: si vous étiez président, seriez-vous allé ce dimanche à la messe de béatification de Jean-Paul II ? 

Je suis un chrétien, croyant et même pratiquant, et en même temps un défenseur intransigeant de la laïcité. Je suis contre tout ce qui ressemble au mélange entre religion et État. Je considère qu’on ne peut pas demander aux musulmans de respecter la règle de discrétion des religions dans l’espace public si on ne la respecte pas soi-même. Donc si j’étais président, malgré ma foi, et mon affection immense pour Jean-Paul II, je n’aurais pas assisté officiellement à la messe de béatification. 

Mais François Fillon qui s’y rend, ça vous dérange ? 

Le Premier ministre, c’est différent. C’est un geste de déférence. Si le Premier ministre était allé à la dignification d’un grand philosophe musulman, je l’aurais parfaitement compris. C’est le président de la République qui doit symboliser ou même incarner la laïcité du pays.

Sur le mariage homosexuel, lors de la campagne présidentielle de 2007, vous étiez favorable à la création d’une union civile, mais pas à l’emploi du terme “mariage”. Est-ce que ce n’est pas jouer sur les mots ? 

Je suis en faveur de l’égalité des droits : exactement les mêmes droits, fiscaux, sociaux, droits de succession pour l’engagement d’un couple quel que soit le couple. Mais le mot de « mariage » a son histoire. Pour une partie de la société, dans le conscient et l’inconscient des gens, le mariage est l’union d’un homme et d’une femme. Cette dénomination règle pleinement la question des droits en reconnaissant que l’union légale, y compris avec sa revendication d’indissolubilité, peut être parfaitement adaptée à la situation d’un couple homosexuel. Et en même temps, cela respecte aussi des sensibilités plus traditionnelles que je ne méprise pas. 

"CE QUE L'ON A FAIT EN ITALIE EST SCANDALEUX" 

En 2007, vous proposiez de créer une politique européenne concertée sur l’immigration. En 2009, vous demandiez la mise en place d’un droit d’asile identique dans toute l’Union européenne. Si vous étiez président de la République aujourd’hui, comment auriez vous géré l’arrivée de ces migrants tunisiens venus d’Italie ? 

Ce que l’on a fait à l’Italie est scandaleux. S’il nous était arrivé la même chose, nous serions à bon droit scandalisés. Ces déplacements de population sont un problème que tous les pays européens auraient dû traiter ensemble. Nous avons un devoir d’accueil d’urgence. On accueille 200 000 personnes en France tous les ans, là, il ne s’agit que de 20 000 personnes. Mais les Italiens sont en première ligne. On aurait dû être à leurs côtés, pas contre eux. Vis-à-vis des migrants tunisiens et par rapport à l’Italie, la France fait de la non-assistance à personnes en danger et à société en difficulté. C’est honteux. 

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi proposent de modifier le Traité sur l’espace Schengen. Êtes-vous favorable à une telle réforme ? 

On a le droit de réviser les traités quand ils ne sont pas bons, mais là il faut l’approfondir, afin de rendre une telle non-assistance impossible. 

Soutenez-vous toujours l’intervention en Libye ? 

Oui. Je pense que ce n’est pas l’idéal, mais ce type de situation n’est jamais idéale. Si nous n’avions pas agi, les démocrates libyens auraient été écrasés. C’était une question d’heures. 

Mais pourquoi en Libye? Et pourquoi pas en Syrie ou au Yémen ? 

Je ne suis pas du tout satisfait de la manière dont se passent les discussions à l’ONU en ce moment. On nous dit que le problème, c’est que les Russes et les Chinois mettraient leur veto si la question de la Syrie était débattue au Conseil de sécurité. De quel droit ? S’il existe un droit de juste ingérence, pourquoi l’arrêter aux faibles et l’écarter du côté des puissants ? Il devrait y avoir une organisation internationale qui permette de mettre en route un système de sanctions lorsque des atteintes aux droits élémentaires des peuples sont commises. Évidemment, ce serait beaucoup plus compliqué pour des pays comme la Chine ; simplement parce que ce sont des ultra puissants. Tout le monde est donc conduit à la fermer. 

Mais concrètement, que feriez vous aujourd’hui vis-à-vis de la Syrie ? 

Je n’ai pas suffisamment d’éléments, notamment diplomatiques et de renseignement pour répondre de but en blanc. Mais je sais dans quelle direction j’agirais. Dans le sens d’une impartialité dans l’action internationale pour les droits élémentaires, et d’abord pour le droit des peuples à ne pas être écrasés par les despotes. Je sais aussi ce que je n’aurais pas fait, à la place de Nicolas Sarkozy: c’est accueillir Kadhafi avec le tapis rouge, ni Assad dans la tribune d’honneur du défilé du 14 juillet, simplement parce qu’on pensait qu’ils pouvaient nous acheter des armes. 

Mardi, des messages des otages au Niger ont été diffusés. Aqmi réclame que la France quitte l’Afghanistan. Que feriez vous ? 

Autant qu’on le peut il faut résister aux preneurs d’otages. Tout en protégeant les otages. C’est un exercice d’équilibre. Il faut que le pays soutienne ses dirigeants lorsqu’ils conduisent ces difficiles stratégies. Le pays doit être soudé. Je suis certain que le gouvernement et nos services de sécurité font tout ce qu’ils peuvent. 

Vous dites être contre la nomination par l’exécutif des patrons de l’audiovisuel public. Que pensez-vous de ce type de nominations dans le monde de la culture ? 

Je suis très réservé sur le fonctionnement du monde de la culture en France qui est très clanique avec ses coteries, ses copinages. Je trouve que ce n’est pas une manière équilibrée de fonctionner. La plupart de ces nominations devraient être suggérées par des autorités indépendantes, pluralistes et non claniques. 

Que proposeriez-vous si vous étiez élu? 

Pour l’audiovisuel, je mettrai un terme aux nominations par le pouvoir. Je refonderai le CSA pour le rendre libre, à l’image des institutions britanniques ou allemandes, dans lesquelles on est absolument certain que ce n’est pas le copinage, politique ou autre, qui s’impose. Et il faudrait étendre la même démarche au monde de la culture avec des comités compétents pour le théâtre, la musique... Je trouve qu’on devrait avoir une démarche plus équitable et plus ouverte. Le ministère de la Culture, c’est terrifiant, avec des coteries dans tous les couloirs, qui essaient de capter l’influence. 

Vous vous êtes toujours opposé à la concentration des grands groupes de presse... 

Oui. Ça ne m’a pas fait que des amis. La loi doit interdire que les groupes de presse soient en même temps fournisseurs de l’État. Dans le domaine de l’armement, comme dans d’autres secteurs. La question en vérité est la même avec les organes de presse régionaux dont les recettes publicitaires viennent en partie des conseils régionaux et généraux ou des grandes mairies. S’il faut les aider dans leur financement, c’est à l’État de le faire de manière transparente et ainsi de garantir leur indépendance : c’est une façon de défendre la liberté de la presse. La garantie de l’information la plus objective possible est une mission de service public. 

"JE N'AI PAS L'IMPRESSION QU'IL Y AIT UN SUSPENSE TORRIDE AUTOUR DE MES INTENTIONS" 

Vous êtes régulièrement taquiné par le Petit Journal sur Canal . Regardez-vous cette émission? 

Non, je n’ai pas vraiment le temps. C’est une émission qui me fait beaucoup rire... quand elle parle des autres. Quand elle parle de moi, il m’arrive de la trouver un peu… répétitive. Mais c’est sans rancune. 

Et votre marionnette aux Guignols de l’Info? Est-elle un atout pour la campagne? 

Au début, il y a dix ans, elle m’apparaissait très antipathique. Mais à la longue, on s’aperçoit que cela a contribué à vous faire devenir un personnage familier, sympathique, pour les téléspectateurs. Finalement, on comprend que c’est assez positif. 

Serez-vous candidat en 2012 ? 

Je m’étonnais que vous ayez attendu la dernière question (sourire). Je n’ai pas l’intention de me mélanger aux déclarations de candidature quasi quotidiennes en ce printemps. Mais je n’ai pas l’impression qu’il y ait un suspense torride autour de mes intentions.

 

05 avril 2011

Cantonales 2011: le MoDem gagne 32 nouveaux élus au Conseil Général

cantonales-Logo-officiel-Elections-2011.JPGAu lendemain de ce scrutin, François Bayrou et le Mouvement Démocrate expriment leur satisfaction de voir nettement progresser le nombre de nos nouveaux conseillers généraux. 

Ils sont désormais 32 contre 12 sortants.

  

A l'occasion des élections cantonales, le Mouvement Démocrate a investi ou soutenu près de 400 candidats à travers toute la France. Ceux-ci ont obtenu un score moyen de 13,87 pour cent des voix au premier tour. Sur les 70 qualifiés au second tour, près de la moitié a été élue. 


Nous tenons à féliciter ces femmes et ces hommes, porteurs de renouvellement, qui ont - quel que soit le score obtenu - fait preuve de courage et montré leurs compétences, dans un scrutin difficile pour une jeune formation politique comme la nôtre. Nos remerciements vont également aux milliers d'adhérents et de sympathisants qui se sont mobilisés sur le terrain à cette occasion. 

Notre volonté a été de respecter le sens de cette élection en adressant un message local aux citoyens et en se concentrant sur des projets qui répondaient à leurs préoccupations quotidiennes. 

Ces résultats favorables valident notre choix de respecter les réalités locales et de soutenir des candidats à la fois ancrés et prometteurs, tout en faisant émerger progressivement dans tous les territoires une nouvelle génération politique, au-delà des traditionnels clivages partisans. 

Ce scrutin conforte également l’indépendance du Mouvement Démocrate. Sur les 70 candidats qui ont porté haut notre voix au second tour, une trentaine fut opposée à des candidats socialistes, une dizaine face à l'UMP, une dizaine face à des DVD, une dizaine face à des DVG, 4 contre le FN et 3 contre EELV. 

Cette progression en nombre d'élus du Mouvement Démocrate nous incite à poursuivre sur le chemin de la liberté d'action et de proposition, que nous revendiquons et que les Français reconnaissent comme la seule alternative crédible. 

Nous persistons à dénoncer le mode de calcul trompeur utilisé par le ministère de l’Intérieur, qui consiste à rapporter nos voix à l’ensemble des 2 026 cantons renouvelables, tandis que nous avons choisi de n’investir des candidats que dans 400 cantons.

29 mars 2011

MoDem 92: Christophe Grébert tout prêt de la victoire aux cantonales

194461_10150118834282736_500482735_6771954_847214_o.jpgMoDem 92: Christophe Grébert tout prêt de la victoire aux cantonales

Nous pouvons être fiers de notre candidat MoDem de Puteaux. Avec 47,67% des voix, Christophe Grébert n’a certes pas remporté la cantonale contre son adversaire UMP Vincent Franchi (fils du maire) mais il a fortement ébranlé la dynastie en place.

En effet, Puteaux est dirigé depuis 42 ans (comme la Libye) par le clan Ceccaldi- Raynaud- Franchi qui fait régner un climat de népotisme, clientélisme et voire de peur. La campagne a été marquée par des menaces, intimidations et même agressions de la part du camp Franchi (une plainte est en cours).

Ce dimanche soir, Christophe Grébert a rappelé que sa lutte continue contre tous ces abus de pouvoir. Au Mouvement Démocrate, notre combat est avant tout celui-ci, mettre fin à ces pratiques d’un autre temps, de faire en sorte que la politique redevienne ce qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être, c'est-à-dire au service des gens et pas de quelques uns.

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Elections, Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | |

04 décembre 2010

Cantonales 2011: Inscription sur les listes électorales avant le 31 décembre

Tribune du MoDem d'Issy-les-Moulineaux dans le Point d'Appui de décembre

vote1.jpgNous sommes à quelques mois d'une nouvelle échéance électorale: les élections cantonales des 20 et 27 mars 2011. Celles-ci ne concerneront qu'une partie des isséens, ceux du Canton Est de la ville. 

Dans cette perspective et dans le cadre d'une démarche citoyenne et démocrate, les élus du groupe MoDem invitent tous les isséens concernés par un changement de situation à s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010, dernier délai auprès de la Mairie.

En effet, qu'il s'agisse des nouveaux arrivants sur la ville ou des résidents encore non inscrits, tous doivent faire la démarche de s'inscrire pour pouvoir exercer leur droit de vote sur Issy-les-Moulineaux.

Nous devons nous rappeler constamment que la Démocratie n'est pas une constante dans l'histoire des peuples, voter c'est participer à la vie de son pays, c'est assumer son rôle et ses obligations de citoyens. 

Inscriptions par internet: https://mdel.mon.service-public.fr/inscription-listes-ele...

ou par correspondance: cerfa_12669_01.pdf

19:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Elections, La vie citoyenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | |