01 novembre 2009

Changement climatique: le MoDem appelle à une mobilisation en faveur des pays en voie de développement

 
 A quelques semaines du Sommet mondial de Copenhague, les députés européens ont débattu en session plénière de l'aide financière pour assister les pays en voie de développement dans leur combat contre le changement climatique. D'ici à l'an 2020, les pays en voie de développement risquent de faire face à des coûts annuels de l'ordre de 100 milliards d'euros pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s'adapter aux impacts du changement climatique.

Corinne Lepage, membre de la délégation du Parlement au Sommet (7-18 décembre), a déploré l'absence d'engagements forts de la part des ministres des Finances et de l'Environnement de l'UE.

Marielle de Sarnez a rappelé que "nous sommes les premiers responsables du changement climatique mais ce sont les pays en voie de développement qui en sont les premières victimes. Raison pour laquelle les pays développés, qui sont aussi les plus pollueurs, devront prendre des engagements forts à Copenhague. C'est nécessaire pour nous, mais ça l'est plus encore pour les pays du sud".

Un projet de résolution, qui sera mis au vote en novembre, appelle la communauté internationale à augmenter son soutien financier aux pays en voie de développement et à présenter de nouveaux mécanismes de financement innovants, tels que des taxes sur les émissions de CO2, des taxes internationales sur le commerce, ainsi que des taxes sur les émissions issues des secteurs de l'aviation et du trafic maritime.

Brèves :

Un rapport Eurobaromètre spécial consacré à"l'aide au développement en période de crise économique" montre que la crise qui frappe les pays européens n'a pas entamé le soutien de l'opinion publique à l'aide au développement, qui reste élevé. Neuf Européens sur dix restent très favorables à l'aide au développement malgré la récession. Lire le rapport

En qualité de membre titulaire de la délégation du Parlement européen

à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, Marielle de Sarnez a corédigé une résolution sur le changement climatique. (Cette résolution sera votée lors de la 18è réunion de l'assemblée ACP-UE qui aura lieu du 30 novembre au 3 décembre à Luanda en Angola).

06 septembre 2009

Où est passée la Route Départementale 7 ?

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On voit fleurir actuellement de nombreux panneaux publicitaires vantant le projet d'aménagement des bords de Seine à Issy-les-Moulineaux, Sèvres et Meudon.

La Vallée Rive Gauche s'expose nous apprend-on sur son site internet.

Tous les visuels de ces panneaux rivalisent en décors champêtres mettant en valeur de nombreux espaces de verdure. Ce projet comporte effectivement un réaménagement des berges, et c'est tant mieux, mais il comporte aussi la requalification de la RD 7 en boulevard urbain à deux files de circulation par sens, et c'est très regrettable.

On a beau chercher, on ne voit pas la RD7 représentée sur cette douzaine de panneaux, sauf sur l'un d'entre eux à destination des piétons qui représente le trajet du carrefour Vaugirard à la place de la Résistance. Si le texte parle bien d'une 2 fois 2 voies, le visuel suggère en arrière-plan une route comportant une voie dans chaque sens de circulation. Ce qui est un travestissement de la réalité. Il suffit de se promener le long de la ZAC des Chartreux à Issy pour voir ce que représente réellement un boulevard urbain.

 

Nous rappelons que nous avons toujours soutenu la variante trois du projet qui préconisait une file affectée aux véhicules, et une bande cyclable par sens de circulation comme nous l'avions écrit en octobre dernier ici.

Plus récemment, le Conseil général a préféré privilégier un sondage au détriment des consultations publiques. Nous avons eu l'occasion de l'analyser ici.

 

Plus récemment encore, le Rapport de l'enquête publique sur le SCOT formulait dans ses recommandations : « Avant d'engager la restructuration de la RD7 en 2 x 2 voies, il convient d'examiner l'ensemble des facteurs pouvant conduire à une plus grande fluidité du trafic et si possible aboutir à l'aménagement d'une 2 x 1,5 voies qui permettra une meilleures insertion paysagère et une prise en compte des liaisons douces plus facile ».

 

Le projet "Vallée Rive Gauche" doit faire prochainement l'objet d'une enquête publique. Nous ne manquerons pas de rappeler nos choix argumentés. Nous appelons de même l'ensemble de nos concitoyens, inquiets et attachés à la défense de leur proche environnement, à s'exprimer de même.

21 juin 2009

Que nous dit le sondage « Vallée Rive Gauche » - RD7 ?

VRG.jpg« Vallée Rive Gauche » est le projet du Conseil général des Hauts de Seine pour l'aménagement du territoire du « Val de Seine » le long de la route départementale RD7, qui longe les quais de Seine à Sèvres, Meudon et Issy-les-Moulineaux.
Selon les termes employés par le Conseil Général ce projet aurait pour vocation « d'accompagner le développement économique du secteur, améliorer la fluidité du trafic et aménager les berges en créant des espaces verts et des lieux de promenade et de détente ».

Ce projet est présenté sur un site internet et recueillerait l'approbation de l'opinion c'est ce que semblerait nous prouver le sondage IPSOS commandé par le Conseil Général.

Call_center.jpgLes résultats détaillés sont présentés sur le site ici. Si la démarche paraissait intéressante l'interprétation qui en a été faite est plus que discutable. Nous allons donc vous proposer une analyse des résultats de ce sondage.
En effet, comment a-t-il été réalisé et surtout que nous dit-il ?

Deux « vagues » ont été réalisées en avril et en novembre 2008. Il n'y a pas de différence notable entre leurs résultats. Par enquête, un peu plus de 700 personnes représentatives des populations d'Issy-les-Moulineaux, Meudon, Sèvres et Boulogne-Billancourt ont donc été interrogées par téléphone. Le sondage s'est ensuite focalisé sur les plus de 500 personnes qui « utilisent la RD7 ou ses abords ».

Les principaux éléments à souligner :

Un projet très peu connu. Moins de 20% des utilisateurs en ont entendu parler - soit environ moins de 100 personnes sur les 500 interrogées. Et en novembre dernier 44% n'en avaient même pas entendu parler - soit environ 240 personnes !

Une description floue et subjective. La description du projet qui est faite aux personnes interrogées est la suivante : Vallée Rive gauche est un projet d'aménagement du territoire du Val de Seine le long de la RD7 accompagnant le développement économique du secteur. Son but est d'améliorer la fluidité du trafic sur cette route et d'aménager les berges en créant des espaces verts et des lieux de promenade et de détente.
Ce projet concerne le tronçon entre le pont de Sèvres et Paris et longe la Seine sur les territoires de Sèvres, Meudon et Issy-les-Moulineaux et passe devant le pont de Sèvres. Il concerne aussi bien la route que les berges et les espaces publics attenants.
(C'est une description de plus de 6 lignes qui a été faite par téléphone, donc pour répondre les interviewés mémorisent les termes qui leur semblent déterminants).

L'introduction, qui devrait présenter de façon neutre le projet, comporte des jugements de valeurs qui sont de nature à influencer la personne interrogée.
En effet il nous semble que sur un projet d'urbanisme aussi complexe, il a été maladroit de choisir un mode de recueil par téléphone qui ne permettait pas à la population de comprendre précisément les détails de la proposition. A fortiori quand les sondés ne connaissent pas le projet. Comment peut-on répondre de manière réfléchie sans avoir en main tous les éléments du problème, les détails de l'aménagement, les nuisances engendrées, etc. ?
Pourtant, c'est sur la base de cette description, que le Conseil général parle d'un sondage explicite comportant 91% de personnes favorables. Interprétation hâtive, pour ne pas dire biaisée compte tenu de l'explication du contexte qui précède !

Des propositions qui ne sont pas clairement présentées ou testées, des questions trop complexes et non factuelles. Certains choix déterminants du projet d'aménagement sont testés via des questions trop complexes pour être énoncées par téléphone, et surtout elles comportent là encore des jugements de valeurs non factuels, en lieu et place d'éléments descriptifs. L'organisation, ainsi que le nombre de voies de circulation de la RD7, en est un exemple patent. Ce point très structurant fait l'objet de la question suivante (par téléphone) :
En ce qui concerne l'aménagement de la route à proprement parler, plusieurs possibilités sont actuellement envisagées pour permettre d'accompagner le développement économique et d'assurer la fluidité du trafic. Pour chacun des aspects de cet aménagement, dites-moi laquelle des deux alternatives suivantes vous préférez :
-
Une route à deux files par sens de circulation pour les voitures avec une seule piste cyclable bi-directionnelle (à deux sens)
-
Une route à une file par sens de circulation avec deux bandes cyclables, une de chaque côté de la route
Que vient faire l'accompagnement du développement économique dans cette question ? Ne mettre en avant que l'aspect fluidité du trafic, sans évoquer les nuisances engendrées par une route comportant deux fois deux voies, comme pour orienter le choix vers les deux files par sens de circulation...
Généralement lorsque l'on teste de tels choix structurants pour un projet, on procède aussi à une analyse des motivations des sondés :
Pourquoi préférez-vous cette alternative ? Sur quel(s) élément(s) du projet vous êtes vous basé pour faire ce choix ?
Malheureusement, le sondage ne comporte que cette seule question et ne tente même pas d'étudier les motivations des personnes interrogées. Comparativement l'aménagement du carrefour giratoire « Vaugirard » est testé de façon plus factuelle et plus complète au travers de quatre questions.

Un projet qui engendre peu d'enthousiasme. A la fin du questionnaire, les personnes sont interrogées sur leur appréciation des conséquences du projet d'aménagement :
Au final, diriez-vous que la réalisation de ce projet d'aménagement de la RD7 et de ses abords en berges de Seine aura des conséquences très positives, assez positives, assez négatives ou très négatives ...?
Cette question est extrêmement équivoque, puisque l'on demande aux interviewés de se positionner sur les « conséquences d'un projet » sans leur préciser clairement de quoi on leur parle car à ce stade de l'avancement du projet, les choix structurants n'ont pas été faits, notamment concernant la voie de circulation aura-t-elle une file ou deux files par sens de circulation ?

Une consultation Internet passée sous silence. Le Conseil Général a axé sa communication sur ce sondage alors que parallèlement, une consultation était organisée sur le site Internet « Vallée Rive Gauche » et il était possible à chaque internaute de déposer un avis. Le Conseil général nous apprend que 500 ont été déposés. Ces avis ont du a priori être déposés en connaissance de cause, par des internautes avertis qui avaient pris connaissance du projet, puisqu'ils pouvaient avoir accès aux informations présentées sur le site.
C'est ce que nous avions fait individuellement en rappelant notre choix en faveur de la variante trois du projet qui préconisait une file affectée aux véhicules, et une bande cyclable par sens de circulation. Nous étions aussi en faveur des carrefours giratoires.
Curieusement, le Conseil général ne donne que le nombre d'avis, mais pas les résultats !
500 avis, le même ordre de grandeur que ceux qui ont été interrogés dans le sondage. Pourquoi deux poids deux mesures ? Pourquoi ne pas les présenter ces avis ?

Et pourquoi pas un référendum d'initiative locale ? Un tel projet d'aménagement du territoire ne peut être réalisé sans prendre en compte sérieusement l'avis des populations concernées. C'est un enjeu citoyen, et tous les sondages du monde ne pourront remplacer un référendum d'initiative locale, qui serait effectivement la meilleure méthode de consultation des populations concernées, avant d'engager de tels choix déterminants pour l'avenir de notre environnement.

Laurent Boisseau - Fabienne Gambiez

19 octobre 2008

Aménagement de la RD7 à Issy-les-Moulineaux : Réunion publique de concertation mercredi 22 octobre à 19 heures.

 

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Dans le cadre du projet d’aménagement des berges de Seine et de la RD7 (d’Issy-les-Moulineaux à Sèvres), le Conseil Général des Hauts-de-Seine organise le mercredi 22 octobre à 19H une réunion publique de concertation à la salle Eiffel qui se trouve dans le Parc de l’Ile Saint Germain.

Tous les habitants, usagers, associations locales et autres personnes concernées et intéressées, sont invités à y participer.

Cette réunion permettra de prendre connaissance des détails du projet et de toutes ses implications pour la qualité de vie des habitants d’Arc de Seine, et d'exprimer ses avis sur les grandes orientations proposées.

Venez nombreux !

Pour plus de renseignements pour préparer cette réunion, consulter le site Vallé Rive Gauche, ainsi que le diaporama diffusé lors de la réunion publique du 6 octobre à Sèvres.

09 mai 2008

Écoquartier = Écologique ou Économique ?

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Dans le Point d'Appui*1 du mois de mai, notre Maire, Monsieur André Santini, a dévoilé son projet pour l’ancien site de la TIRU d’Issy*2.

Sous le titre évocateur et plutôt alléchant de « Un écoquartier à la place de la TIRU », il nous livre les grands axes de ce que va devenir ce site.

En fait, le suspense retombe très vite, on aurait pu croire avec un pareil titre que nous aurions droit à des espaces verts, de l’espace, des plantes,… : En fait quelque chose qui rappelle l’écologie…

Mais à l’énoncé des multiples constructions (41000 m ² de logements, 24000 m ² de bureaux, un groupe scolaire, une crèche, 2200 m² de commerces) nul ne doute qu’il ne restera pas beaucoup de place aux arbres et jardins dont la ville et les habitants ont envie et besoin*3.

Au lieu de cela, nous accueillerons (en prenant des chiffres moyens) entre 2000 et 2500 habitants supplémentaires et quasiment autant de travailleurs des entreprises qui viendront s’implanter sur le site. Cela finalement générera autant de trafic et de nuisances sans toutefois n’apporter aucun avantage aux ‘anciens’ Isséens.    

De plus, et il est bon de le rappeler, une fois de plus, les entreprises dont on parle pour venir s’implanter sur ce quartier ne créeront pas d’emploi local… Ce ne sont pas de nouvelles entreprises, mais une fois de plus, des déplacements de sièges sociaux poussés par le besoin de regrouper les différentes entités d’un groupe disséminé aux quatre coins de l’Ile de France, ou bien obligés de se ‘délocaliser’ du fait de la flambée des prix de l’immobilier d’entreprise à Paris.

Bref on peut se demander si finalement ‘Écoquartier’ ne rime pas plus avec Économie qu’Écologie.

Comme quoi à toujours en vouloir plus, quelquefois on en oublie l’essentiel : la qualité de vie de ses administrés…

Pour finir, juste une observation : La photo illustrant l’article est le projet du siège de BNP Paribas Immobilier. Il est situé en front de seine et on peut y voir une magnifique promenade plantée d’arbres le long de la Seine. Cependant on peut s’interroger sur l’utilité du magnifique escalier pour y accéder. Ce qu’a peut-être oublié l’illustrateur c’est que, pour traverser de l’immeuble à la promenade, il y a une juste une petite « quatre voies*4 » : la RD 7. Peut-être aurait-il fallu rajouter que la photo n’était que le projet voire même que la photo était non contractuelle. Et si finalement la politique c’était aussi un contrat moral passé avec les citoyens…

Guillaume Robert

*1 Journal municipal de la ville d’Issy les Moulineaux

*2 Traitement Industriel des Résidus Urbains : Usine d’incinération des ordures ménagères installée sur le sol Isséen

*3 Source : enquête des attentes des Isséens ayant servi de base pour le programme du MoDem aux élections municipales.

*4 Le MoDem a travaillé au cours de la campagne municipale en collaboration avec de nombreux militants associatifs qui tentent de limiter le trafic sur cette voie de circulation. Cela a abouti à des propositions concrètes dans notre programme municipal.