12 juillet 2008
De Gaulle, la troisième voie et le MoDem
Dans une interview au Figaro, reprise par une dépêche AFP, François Bayrou explique qu'il souhaite nouer "des alliances larges" face à la majorité sarkozyste, en citant les socialistes mais aussi les "gaullistes".
C'est cette dernière citation, qui m'a interpellé : "Je pense aussi aux gaullistes. Ils vont vivre le choc du retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan et le renoncement à ce qui faisait symboliquement l'originalité de la France dans le monde".
Ce n'est pas la première fois que le Président du Mouvement Démocrate, fait appel aux "gaullistes". Je l'avais déjà remarqué lors de son discours de clôture du congrès fondateur de Villepinte.
Qui sont donc ces "gaullistes", qu'est ce que c'est qu'être "gaulliste". Pour moi, c'est la référence au général de Gaulle, et je préfère le terme "gaullien". C'est un attachement à des valeurs intangibles : cette "certaine idée de la France ", sa grandeur, le sens de l'honneur et de l'indépendance, l'esprit de résistance ; mais aussi à des valeurs sociales, l'association capital-travail, et surtout le refus des systèmes, qu'ils soient de droite avec les puissances de l'argent, ou de gauche avec des options politico-économiques dépassées. C'est aussi le refus de l'alignement sur les blocs géopolitiques comme les Etats-Unis, l'URSS ayant depuis disparu du paysage. Mais c'est avant tout une posture pragmatique, en prise avec son époque, "les circonstances", et une vision, un projet, cette fameuse "troisième voie" à construire, et qui propose une alternative aux systèmes politiques binaires, et cette volonté de rassembler au-delà des partis.
J'ai vécu suffisamment longtemps pour connaître l'époque du général de Gaulle. Lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la politique, j'étais jeune lycéen plutôt de gauche, c'était mai 68 et je souhaitais le départ du général. En fait c'est Georges Pompidou qui saura gérer la crise, le général reprendra la main mais démissionnera un an plus tard. Et c'est au décès de Pompidou, sentant qu'une page va se tourner que je déciderai de mieux comprendre le "gaullisme". En lisant les "Mémoires de guerre" de de Gaulle, je découvre cet officier rebelle (comme l'appellera Jean Lacouture dans sa biographie), je partage ses valeurs, sa vision et ses projets qu'il poursuit dans ses "Mémoires d'espoir". Je suis devenu "gaulliste" au sens premier du terme, mais en conservant moi aussi mon indépendance, et sans me reconnaître dans un parti politique comme l'UDR puis ensuite le RPR.
Aujourd'hui, ces valeurs, cette vision, et ses projets, le seul parti politique capable de les porter, c'est le Mouvement Démocrate. C'est au MoDem de reprendre la construction de cette troisième voie. Et le successeur du général de Gaulle capable d'incarner cette vision politique c'est François Bayrou. Et ce n'est peut être pas un hasard, si dans certains de ses discours, il me semble retrouver, des tournures ou des expressions qu'il me semble avoir déjà lues ou entendues chez l'homme du 18 juin.
Laurent Boisseau
Cet article est une expression libre et personnelle et n'engage aucunement le Mouvement Démocrate ou sa section d'Issy-les-Moulineaux.
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29 avril 2008
Vous avez dit "Droits de l'Homme" ?

Les associations de défense des Droits de l’Homme tunisiennes attendaient beaucoup de la visite d’un Président français.
Elles espéraient que des signes clairs seraient adressés au Chef de l’état tunisien pour permettre la libération de prisonniers politiques. Eh bien non, ces signes ne sont venus ni de Nicolas Sarkozy, ni de Rama Yade !
Au plan international, est-ce dorénavant l’image que veut donner la France ? Le carnet de commandes remplace la démarche humaniste.
Mais pourquoi avoir créé un secrétariat d’état aux Droits de l’Homme ? Où est « la diplomatie des Droits de l’Homme » mise en avant pendant la campagne présidentielle par le candidat Sarkozy ?
Fabienne Gambiez
21:21 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme, tunisie, sarkozy
06 avril 2008
La consigne et la conscience
Lors de la dernière campagne présidentielle, les jeunes de l'UDF portaient et vendaient des tee-shirts où était inscrite la célèbre phrase de Victor Hugo "à la consigne, je préfère répondre à ma conscience". Cette maxime prophétique est devenue une année plus tard une des marques de fabrique du Mouvement Démocrate.
Tout citoyen peut aisément constater que la sphère politique française semble se nourrir de principes préétablis et apparemment admis par tous contre lesquels il ne serait pas envisageable de s'insurger. En la matière, la liste est longue et les exemples les plus usités sont connus. Chaque électeur serait nécessairement de droite ou de gauche et il s'ensuivrait un bipartisme prétendument constitutif de la vie politique nationale. Le Centre serait par essence une force d'appoint pour la droite et ne saurait être indépendant. La démarche du MODEM serait vouée à l'échec car elle récuse les deux concepts précédents en prétendant créer un Centre faisant fi des clivages partisans usuels. Cette liste non exhaustive symbolise une pensée unique et une dictature intellectuelle par le biais d'une juxtaposition de consignes qui n'ont rien de démocratiques mais qui servent les intérêts de leurs auteurs en ayant pour but d'anesthésier la conscience politique des citoyens et de transformer ces derniers en bons soldats ou en moutons de panurge.
Les consignes sévissent dans de nombreux secteurs de la société. Les consignes de sécurité ont pour finalité de favoriser dans les situations critiques des comportements salutaires qui ne sont pas forcément naturels lorsque la panique s'empare de personnes qui de ce fait, n'ont plus le temps ni les moyens réels de réaliser un discernement objectif. Au sein d'une armée, les consignes ont pour but de créer des automatismes comportementaux ayant comme dessein de garantir l'ordre, la rapidité et l'efficacité de l'action militaire. Dans les entreprises, les consignes pudiquement dénommées procédures s'attachent à décliner une culture d'entreprise à travers des guides pour l'action en situation. Dans tous les cas, et pour des raisons diverses, la consigne tend à se substituer à l'affect, à la réflexion et à la conscience pour devenir une habitude qui bride la liberté et par la même l’unique moteur de l'action.
Or, conformément aux quatre règles énoncées par le philosophe Max Weber, un discernement préalable à une décision n’est correctement mené que si les quatre grandes tendances qui poussent l’homme à agir (l’habitude, l’affect, la raison et la conscience) sont simultanément utilisées dans un dosage spécifique à chaque situation à construire à chaque occasion. La question fondamentale suggérée par les jeunes UDF est donc de savoir si en politique la conscience doit primer sur la consigne et si de ce fait, les valeurs qui construisent les convictions sont supérieures aux traditions qui induisent les consignes.
La réponse à cette interrogation légitime dépend de notre propre conception de la politique. Si la politique se réduit à l’art de conquérir et de conserver le pouvoir, la conscience s’effacera très rapidement devant les consignes dictées par l’ambition de ceux qui sont au pouvoir ou qui sont les plus aptes à le conquérir. Les dysfonctionnements régulièrement constatés dans la vie politique nationale sont des conséquences directes de cette conception malsaine de la politique. Dans cette mouvance, la majorité est toujours pour et l’opposition toujours contre au détriment de toute considération objective, le bipartisme fait force de loi et l’alternance est le seul changement possible car aucune alternative n’est envisageable.
A l’inverse, si la politique est, comme le veut sa définition originelle, une réflexion sur l’organisation de la vie de la cité, le pluralisme de la pensée doit être de mise car la contradiction a toujours été source de progrès. Le pluralisme de la pensée fait que le bipartisme se meurt et fait place à la pluralité de la représentation où l’alternative fait respirer la vie politique. De plus, une organisation féconde de la vie de la cité ne peut être basée que sur de fortes convictions construites sur des idées novatrices et des valeurs émergeant des consciences citoyennes. Et toute consigne apparaît alors comme un frein à ce processus démocratique. Les seules contraintes admissibles sont alors celles induites par la nécessité d’une organisation efficace à grande échelle.
Pour faire face à cette contradiction apparente entre les notions de liberté individuelle et de cohésion du groupe, le MODEM s’est doté, lors de son Congrès fondateur de décembre 2007 de statuts, d’une charte des valeurs et d’une charte éthique à travers une démarche inédite. Pour répondre de manière pertinente à l’éternelle et difficile question de la conciliation de l’unité et de la diversité, du juste équilibre entre la démocratie représentative et la démocratie participative, le MODEM a procédé à un discernement collectif amorcé par les instances et auquel les militants volontaires ont participé.
Les réflexions et les valeurs mises en avant par les militants ont construit les textes fondateurs du mouvement démocrate dont les instances ont rappelé les consignes nécessaires à un bon fonctionnement de l’ensemble. Ces textes définissant des valeurs communes, des principes de fonctionnement et des règles comportementales minimales ont été validés par une majorité significative. Cette démarche originale et innovante peu relayée par les médias fut pourtant un grand moment de démocratie interne prometteur pour une formation qui aspiré à restaurer une démocratie vivante en France.
La seule ombre au tableau reste une consigne discutable de François Bayrou. Au nom de l’unité, il a prôné pour une absence de courants dans le mouvement démocrate et a pour l’instant été suivi. Cette consigne pourrait générer une limitation abusive de la liberté militante et de la créativité démocrate. L’avenir me paraît plutôt être du côté d’une fédération de sensibilités organisées et solidaires basée sur une saine émulation dans le respect des textes fondateurs. Ces sensibilités organisées traduirait dans les faits la nécessité de la pluralité des expressions correspondant au pluralisme de la pensée. Grâce aux gardes–fous que constituent la charte éthique, la charte des valeur et la Commission de Contrôle et de Conciliation, ces sensibilités organisées se différencieraient de courants construits à des fin personnelles par des individus à forte personnalité qui débouchent toujours sur des affrontements fratricides. A partir du moment où des instruments pertinents ont été démocratiquement mis en place, il faut aller ensemble jusqu’au bout de la démarche faisant fi de toute crainte. Car la conscience collective sera toujours supérieure à la consigne d’un leader fut il incontesté.
Lors des récentes élections municipales, les alliances concrétisées par le MODEM se sont faites sur des programmes et donc sur des idées et des valeurs et pas sur des consignes applicables sur tout le territoire. Car en politique, la réflexion et la conscience sont supérieures à la consigne car la liberté est supérieure à l’habitude. Les médias ont incité le grand public à considérer comme illisible cette attitude. La révolution civique prônée par François Bayrou lors de l’élection présidentielle passe avant tout par une révolution culturelle qui n’en est qu’à ses prémices. Le passage d’un bipartisme insipide à un fonctionnement pluraliste ne se fera pas sans résistance et sera donc le fruit d’une grande opération pédagogique qui n’en est qu’à ses débuts et qui suscite encore quelques interrogations ou incompréhensions légitimes.
Convictions et conscience exigent des sacrifices. Le Nouveau Centre a préféré les sacrifier sur l’autel de la consigne sarkozyenne et des ambitions personnelles à court terme. Le MODEM continue, quant à lui, de mettre en avant les idées et les valeurs de ses militants malgré des premiers résultats électoraux difficiles. Ce juste combat courageux et risqué à court terme est celui de l’instauration d’une véritable démocratie en France. Cette instauration ne se fera pas par le biais de quelques consignes mais par l’éclosion et l’éducation d’une nouvelle conscience citoyenne centrée sur des idées et des valeurs et non plus sur des habitudes. Cette démarche est la raison d’être du MODEM. En rassemblant de nombreux nouveaux militants qui avaient jusqu’à présent déserté la politique, cette démarche novatrice a déjà commencé son chemin de liberté et de libération que rien n’arrêtera au fur et à mesure qu’un nombre sans cesse croissant de citoyens, faisant fi des insipides consignes ambiantes, aura conscience de son caractère fécond, inéluctable et nécessaire.
Etienne Béranger
Conseiller Municipal MODEM d’Issy-les-Moulineaux
17:37 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : consigne, conscience, liberté, démocratie, modem
24 janvier 2008
Pourquoi nous nous battons ?
Lors de ce début de campagne, nous avons rencontré des citoyens sur les marchés pour qui notre positionnement politique est encore obscur : « Etes vous de droite, êtes vous de gauche ? ». Nous avions tendance, ces derniers temps à éluder cette question, en recentrant le débat sur notre programme municipal dont les enjeux répondent aux préoccupations quotidiennes des Isséens.
Pourtant cette question est fondamentale, car sa réponse à elle seule justifie l’existence du Mouvement Démocrate. Nous devons donc pouvoir y répondre de manière claire et sans détour. Etre centriste aujourd’hui ne signifie pas ne pas avoir de convictions. Au contraire, celles-ci sont d’autant plus fortes que nous ne nous battons pas pour un parti, mais pour des idées, pour une vision nouvelle de la société !
Oui, nous nous battons pour une société, plus démocratique, plus juste, plus fraternelle, le Mouvement Démocrate incarne les valeurs de Résistance que sont « la Liberté, l’Egalité, la Fraternité ». Ces valeurs sont universelles, et elles ne peuvent donc se glisser dans le carcan d’un parti, fusse t’il de droite ou de gauche.
Nous refusons que nos enfants demain, vivent dans une société où le règne de l’argent roi, soit érigé en règle de vie universelle et où l’ultra-consommation transforme leur cadre de vie en un dépotoir sans âme.
St Exupéry, lors de ses longues traversées nocturnes au dessus du Sahara, sans doute inspiré par l’infini des dunes à perte de vue éclairées par la seule lumière des étoiles a écrit : « Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. »
C’est le sens de notre combat pour un vrai développement durable.
Demain, je voudrais que mes enfants puissent eux aussi avoir la vision de la beauté de notre Terre et qu’ils puissent eux aussi transmettre cette notion du caractère quasi sacrée de notre planète aux enfants de leurs enfants.
C’est notre responsabilité, mais aussi notre combat dont le caractère universel transcende les clivages partisans habituels et stériles.
Et les enfants de mes enfants, se souviendront-ils que nous étions de droite ou de gauche ? J’espère qu’ils se souviendront que nous leur avons permis de voir le Sahara sous la nuit étoilée, comme l’avait vu St Exupéry sur son frêle biplan des années plus tôt.
Nous nous battons pour des valeurs et c’est ce qui nous distingue des autres partis. La victoire de notre camp, n’est pas une fin, c’est le moyen d’appliquer nos principes et nos valeurs à la société française. Ce n’est pas de la politique politicienne avec ses coups bas, ses alliances de circonstance et ses reniements, c’est une politique de civilisation !
Nous appelons donc les citoyens à se rassembler autour de ces valeurs.
Les adhérents du Mouvement Démocrate ont pu, au delà de leur famille politique d’origine se rassembler en une nouvelle entité et travailler ensemble sur l’élaboration d’un programme d’action municipal avec des propositions novatrices pour l’avenir de notre ville. Preuve que la diversité est une force car elle ne divise pas, elle enrichit.
Nous sommes donc un rassemblement d’idées, de valeurs et de convictions qui va au-delà des partis. Nos adversaires fort de leur suffisance, prédisent que cela ne peut pas marcher car selon eux, on n’a jamais vu un tel rassemblement fonctionner. Qu’ils sortent de leurs prés carrés et qu’ils regardent nos voisins européens, ça marche !
De plus, l’argument du caractère inédit d’un tel rassemblement ne tient pas. En effet dans notre histoire, un tel rassemblement autour de valeurs a déjà existé. Il a rassemblé des ouvriers et des intellectuels, des bourgeois et des hommes du peuple, des qui « croyaient au ciel », des « qui n’y croyaient pas ». Ce rassemblement s’appelait « France Libre » et outre le combat contre l’occupant, a été, grâce à sa pensée, à l’origine des plus grandes réformes économiques et sociales de la société française.
C’est notre histoire, et le combat pour les valeurs de résistance incarnées par «Liberté, Egalité, Fraternité » est donc permanent et toujours d’actualité.
Voilà pourquoi nous nous battons.
Didier Frutieaux
09:07 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30 décembre 2007
Message de Franck
Chers Amis, Bonjour !
Cela fait plusieurs semaines que j'essaye d'exprimer, en interne, un sentiment assez profond
Je pense qu'il est temps de faire mon auto critique -> je n'arrive pas à exprimer ce sentiment !
Je pense que la mise en place d'un mouvement politique doit se faire en commencant par le contenu.
Et si "théoriquement", j'ai reçu beaucoup de soutien de votre part, en "pratique", il n'en est rien.
Je sens bien que vos démarches sont sincères et que vos engagements, vos candidatures ont un seul but :
gagner pour défendre vos idées, que ce soit au niveau municipal, départemental, ou autre ...
Ces personnes ne viennent plus, et il me semble savoir pourquoi.
Je pense qu'elles ne sont pas venues dans ces réunions pour plonger dans des problématiques électorales.
Je pense qu'elles sont venues dans ces réunions pour discuter, échanger des idées, partager du vécu.
Il me semble que nous perdons, au fur et à mesure, ces personnes parce que nous ressemblons, de plus en plus, à un parti politique.
Ce que je souhaite, c'est qu'après les élections municipales de Mars, on puisse mener un projet de fond.
Se demander pourquoi nous sommes militants, sur quelles valeurs ?
Echanger, sujet par sujet, nos idées et nos expériences.
Déclencher ce travail, de longue haleine, en mettant de côté le calendrier électoral.
C'est à mon avis une occasion unique pour renouer le contact avec celles et ceux qui se sont éloignés de nous.
16:00 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05 décembre 2007
Politique économique : Coup de gueule libérateur
Ne voyez pas là de propagande politique de ma part, mais juste un coup de gueule sincère contre l'impéritie du gouvernement actuel en matière de politique économique !
C'est avec d'autant plus de plaisir que j'ai apprécié d'entendre le week-end dernier (au congrès fondateur du mouvement démocrate), Jean Peyrelevade rappeler quelques basiques de l'économie d'un pays en des termes simples.
Notamment qu'un état impécunieux est un état impuissant et de rappeler que parmi les actions urgentes de la France, figure la réduction urgente de la dette (quid du boulet fiscal de 15 milliards lancé dès le début de la mandature actuelle ?, cramer dès le départ le peu de marge de manoeuvre dont on dispose : incompétence ou suicide économique ? peut être les 2 !
La France présente le déficit public le plus important de l'Europe, d'où le grincement de dents légitime des autres pays européens en voyant distribuer un paquet fiscal, de l'argent dont l'état français ne dispose pas. Si au moins cet argent avait pour vocation de relancer d'une quelconque manière la croissance, dont ce pays a desespérement besoin.
Les économistes (même réputés plutôt de droite) se sont accordés à dire que les impacts du paquet fiscal sur la croissance seront insignifiants.
Le 1er ministre a d'ailleurs senti la flamme élyséenne passer, lorsque l'été dernier, il a reconnu cet état de fait, une évidence.
Le ministre allemand ne s'est pas privé de commenter cette ineptie française, provoquant sans surprise la fureur de Sarko, fureur décuplée par le fait qu'Angela Merkel n'a pas jugé bon de "recadrer" son ministre...normal elle n'en pensait pas moins !
Avec une dette de plus de 1 200 millards, le ministre du budget a fait adopter un budget 2008 en déficit de 42 milliards. Aussi déficitaire que celui de 2007 du gouvernement de Villepin. Sans se démonter et avec panache, il ose présenter ce budget comme, je cite "volontariste". "le but est de stabiliser le déficit" annoncait-il !
A priori, lorsque déjà endetté, on continue de s'endetter , on aggrave notre déficit plutôt que de le stabiliser...la finance est beaucoup plus cartesienne qu'on ne le pense !
En réponse à l'inquiétude immediatement exprimée par Bruxelles quant à l'atteinte des critères de convergence européens (impératif de tous les pays européens) pour 2010, notre ministre du budget annonce que la France fera tout pour les atteindre en 2012... Pour le pays qui se vantait d'avoir relancé le processus européen ! Bpnjour la rupture !
Pour rappel en 2004 ou 2005, en France rien que les intérets de la dette representaient l'équivalent de l'impot sur le revenu.
Pour rappel, des pays comme l'Allemagne et l'Espagne qui présentaient des situations budgétaires critiques il y a qques années, ont su mettre en oeuvre des politiques rigoureuses d'assainissement de leurs comptes publics , comment s'étonner alors que notre ministre des finances se retrouve classée derniere du recent classement Financial Times 2007 des ministres européens des finances ?
Financial Times évoque notamment le manque de lisibilté de la politique economique française. Là où l'OCDE prévoit une croissance max de 1,8 à 1,9 pour la France en 2008, l'état français fait des plans sur la comète avec des prévisions à 2,5.
Aux critiques justifiées, notre président répond que si la croissance n'est pas au rendez-vous, il ira la chercher avec les dents...à mon sens une légère tendance à confondre croissance éco et infirmières bulgares ou hotesses espagnoles !
Concernant la question du pouvoir d'achat, Laurence Parisot (présidente du Medef) tout comme Peyrelevade et d'autres économistes le disent, elle ne se traitera que par un effort accru sur la relance de la compétitivité des entreprises francaises (notamment en repenssant la fiscalité, les entreprises françaises sont les plus taxées d'europe...), c'est parce qu'elles seront plus compétitives qu'elles verront leur activité s'accroitre, leur carnet de commande se remplir parce qu'elles remporteront plus de deals et donc que les salariés pourront faire des heures supp. Une évidence me direz-vous ? pas pour tout le monde manifestement.
Un salarié ne decrète pas tout seul un beau matin qu'il va travailler plus...pour gagner plus. Je reconnais quand même que le slogan de campagne était efficace !
Il y a urgence à doper l'esprit d'entreprendre en France car aussi belles soient-elles, ce ne sont pas que les grosses entreprises du CAC 40 qui font tourner l'économie française.
La balance commerciale française est complètement déséqulibrée. Sans compétitivité des entreprises françaises, doper la consommation revient en partie à financer les importations. Ne cherchez pas la croissance française dans tout ce brouillard, elle n'est pas là !
Parmi les mesures "phares" du pouvoir d'achat on nous annonce la monétisation des RTT (pour quelle frange de la population ? les temps partiels, contrats précaires ne sont pas concernés, les chomeurs n'en parlons pas !)
Concernant le déblocage des comptes d'épargne salariale, le président avait déjà testé le coup lorsqu'il était à Bercy, sauf qu'il ne s'agit en rien d'une augmentation du pourvoir d'achat mais d'une autorisation de dépenser par anticipation de l'argent dont les salariés disposent déjà ! l'impact sera donc ponctuel, le temps au salarié de dépenser son épargne, quid de l'après ?
Attendons, en croisant les doigts le résultat des négociations avec la grande distribution pour faire baisser les prix, mais je crains que l'on reste dans le domaine du symbolique. D'autant que le poisson notamment va très bientôt augmenter suite aux promesses de Sarko faites aux fameux pecheurs du Guilvinec -financement de la hausse du gasoil par une nouvelle taxe au consommateur - géniale l'idée ! , comment te reprendre ce que tu obtiendras peut être un jour ?
Le patronnat a un peu grincé de dents en voyant l'état se tourner vers les entreprises pour "financer" la hausse du pouvoir d'achat des salariés, l'incertitude est donc totale sur le résulat des négociations entre les entreprises et les partenaires sociaux. Néanmoins notre ministre des finances possède manifestement une boule de cristal puisqu'elle a été capable de chiffrer hier l'impact des mesures à environ 20 milliards sur l'eco française, l'impératif de la communication politique !
Le pouvoir d'achat ne se decrete pas, il ne relève pas de l'incantatoire ou de la formule, il n'est que la résultante naturelle du dynamisme économique d'un pays, dynamisme qui doit être provoqué, induit, pensé.
Enfin, à quand un peu de justice sociale dans nos mesures économiques ? Le jour même où démarrait la dernière grève des transports, pendant que l'Etat essayait de faire passer la réforme des régimes spéciaux (tout à fait justifiée, du reste) , à l'assemblée les parlementaires étaient quant à eux occupés à voter la reforme de leur propre régime spécial de retraites qui leur permet de partir à 60 ans à taux plein après...22,5 annuités de cotisations ! ce régime spécial est totalement déséqulibré parce qu'il y a beaucoup plus de bénéficiaires que de cotisants, mais c'est pas grave, l'état finance ! On ne se rend pas compte de la pénibilité du travail de parlementaire !
A mon sens avant de demander des efforts aux moins favorisés, on doit essayer de montrer l'exemple. A commencer par le sommet de l'état où l'on aurait pu attendre un contexte social un peu plus serein pour procéder à une augmentation de salaire de +172% (aussi justifiable soit-elle), surtout quand on sait que le salaire d'un président français s'apparente quasiment à de l'argent de poche. Que dire de la décision toute fraiche de faire payer la redevance desormais à plusieurs milliers de foyers défavorisés jusque là exonérés, pour faire rentrer 80 millions d'euros dans les caisses, alors que l'on annoncait en même temps un cadeau de 280 millions aux acteurs de marchés boursiers qui payaient jusque là le fameux impot de bourse. N'aurait-on pas pu trouver un équlibre plus juste ?
Pour ce qui est de la franchise médicale, qui avait pour vertu de contribuer à reduire le déficit de la sécu (impact 800 millions d'euros), est-il juste de faire supporter la même charge des plus démunis aux plus riches ? Quand on sait que certains cumulent pauvreté et pathologie lourde. Je pense une fois de plus que la rigueur budgétaire que j'appelle de tous mes voeux n'est pas incompatible avec une certaine forme de justice sociale.
Enfin, histoire de finir sur une petite note d'espoir, j'ai salué (et suis loin d'être le seul) la décision récente de l'Etat de financer la rénovation des universités en vendant 2,5% de sa participation dans le capital d'EDF, résultat 3,7 millards (et non 5 annoncés jeudi dernier par Sarko, il a toujours un peu de mal avec les chiffres...) qui ne viendront pas alourdir un déficit déjà gigantesque !
Le président semble avoir enfin réalisé qu'il ne pouvait pas continuer à distribuer de l'argent qu'il n'a pas, il se contente donc de passer la patate chaude aux entreprises (les pauvres !) pour tenir une de ses promesses de campagnes.
J'espere par ailleurs que la reforme de la fonction publique sera menée à son terme, pour ce qui concerne celle des retraites l'année prochaine, c'est une autre histoire !
Je m'arrête parce que d'autres sujets de révolte m'habitent : politique africaine (vive Bongo et Wade, modèles de démocratie et de bonne gouvernance !) et discours de Dakar ("Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance"), objectif de 25 000 expulsés d'ici la fin d'année, félicitations remarquées car isolées à Poutine pour sa "nette" victoire aux législatives, innondation des médias par le président (l'INA vient de décerner la palme à TF1, bizarre !),..., d'autres par contre tel que le grenelle de l'environnement sont porteurs d'espoir.
Pas de défaitisme, ou de résignation, juste un coup de gueule libérateur ! n'hésitez pas à réagir !
RANINI JOHNSON
15:55 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique économique
04 décembre 2007
Un préambule prometteur
S’il fallait ne retenir qu’une seule chose du congrès fondateur du MoDeM à Villepinte, ce serait pour moi le préambule des statuts. Ces deux paragraphes pouvant apparaître anodins résument pourtant à eux seuls l’esprit de la rencontre et l’amorce de la révolution culturelle effectuée par les instances du mouvement en général et par François Bayrou en particulier.
Ce préambule indique en des termes adaptés que le MoDeM est un mouvement politique fondé sur un juste équilibre entre la démocratie représentative et la démocratie participative et que l’ensemble de ses adhérents (y compris le Président) sont fédérés par des valeurs inscrites dans une charte et s’engagent à respecter des exigences comportementales inventoriées dans la charte éthique.
Ce constat répond de lui-même aux nombreuses inepties médiatiques organisées qui tout au long du week-end ont voulu démontrer une soi-disant absence de démocratie interne au MoDem. Jusqu’à preuve du contraire, aucun parti n’est allé aussi loin dans la mise au point d’une démarche commune par le biais du compromis car c’est bien d’un compromis qu’il s’agit.
Du temps de l’UDF, cette démarche n’était pas envisageable car, à l’instar d’autres partis, la démocratie représentative y était toute puissante et le militant en était réduit à accomplir des tâches logistiques et à approuver des textes préparés à l’avance par les instances. Aujourd’hui, les documents fondateurs ont évolué au fur et à mesure des contributions des militants qui ont voté en séance plénière les derniers amendements à la manière d’un vrai parlement. C’est l’expérience en interne de la séparation des pouvoirs voulue pour la nation lors de la campagne présidentielle.
Ce compromis ne laisse en chemin ni vainqueur ni vaincu mais a amené chacun à faire des concessions. A titre personnel, j’aurai aimé que le débat naturel dans toutes les groupes humains organisés sur la nécessité de préserver l’unité tout en favorisant la diversité eut été plus poussé. Au nom d’un légitime souci de préserver l’unité, notre Président est prêt non pas à réduire mais à trop canaliser la diversité. Le mot de courants lui donne à juste titre de l’urticaire sur la base d’expériences passées malheureuses. Mais la contradiction a toujours été source de progrès et ne peut s’exprimer que dans la diversité la plus large. C’est pourquoi je reste favorable à l’expression de sensibilités organisées.
Ce qui a l’air d’une dérisoire subtilité sémantique cache un enjeu important. Le courant naît lorsque l’ambition personnelle prend le pas sur l’intérêt du groupe. La sensibilité organisée est garante de la diversité mais garde en ligne de mire l’impératif de l’unité et ne s’égare pas dans une suicidaire guerre des chefs. Les indispensables garde-fous sont la charte des valeurs et surtout la charte éthique qui, par ses exigences comportementales, empêche les dérives redoutées.
Dans cet esprit, la Commission de Conciliation ne devrait pas hésiter à prononcer l’exclusion de tous ceux qui relègueraient au second plan derrière leurs intérêts personnels l’intérêt du groupe. Dans un mouvement démocrate, la seule ambition doit être le service de la collectivité dans le respect des différences. La démarche actuelle s’est un peu arrêtée en route mais reconnaissons que nous sommes partis de très loin et qu’il était illusoire de croire que tout se ferait en une seule phase.
Le compromis construit à Villepinte ouvre donc un formidable chemin d’espérance et ne ferme pas la porte aux évolutions possibles. C’est le sens profond de ce préambule prometteur.
Etienne BERANGER
11:55 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : préambule, statuts, congrès, modem
07 octobre 2007
Le citoyen 2.0 : cet alien

Ainsi donc, nous avons participé, jeudi dernier, au Forum intitulé « edemocratie, la société numérique à l’heure du citoyen 2.0 » qui s’est tenu à Issy-les- Moulineaux. Forum Mondial de la chose, s’il vous plait.
Comme annoncé dans les dépliants, beaucoup d’intervenants, experts et consultants venus du monde entier, spécialistes de la edemocratie, du evoting, du wifi, de la eadministration… Mais, autant le dire tout de suite, les grands absents de cette manifestation étaient tout simplement ceux mentionnés dans le titre même du Forum, ceux qui sont censés utiliser ces nouvelles technologies pour exercer la "edemocratie" : les citoyens ! Aucun en tant qu’intervenant dans les sessions plénières ou tables rondes, quelques uns bien trop peu nombreux dans l’assistance.
Bien dommage car cela est resté du coup très théorique, et même parfois, ennuyeux. C’est un peu comme aller à un Forum de la musique, dans lequel il n’y aurait que des instruments, leurs fabricants, mais aucun musicien : un manque cruel de vie et de passion, et on reste sur sa faim. Dommage pour tous ces intervenants venus du bout du monde, et qui auraient mérité plus d’audience et d’animation. Les stands hi-tech sont restés bien calmes et les allées clairsemées dans cet espace à la capacité d’accueil si grande.
De nombreuses expériences innovantes partout dans le monde pourtant : il se passe plein de choses passionnantes au Brésil, en Estonie, en Grèce, et aussi, aux Etats-Unis et en Angleterre et ailleurs. Cette maire anglaise a trouvé la réponse à la question de savoir comment toucher tout le monde : il suffit d’utiliser les différents outils de communication existants, en les adaptant à chacun : « à ceux qui n’ont pas Internet, je leur envoie des courriers (de moins en moins nombreux), ceux qui l’ont, je leur envoie des emails, et ils viennent sur mon blog, et avec les jeunes, on communique par SMS. Comme ça, je suis sûre de n’oublier personne. »
Le Web 2.0, c’est bien d’une révolution culturelle dont il s’agit, qui change, de manière très profonde, au niveau mondial, les rapports entre les individus, la transmission des savoirs, l’apprentissage, le partage des connaissances, la façon dont on s’informe.
Les générations adultes ont appris à l’école avec les livres, à partir d’écrits sur papier, en ayant l’habitude de faire une chose à la fois, l’une après l’autre. Les jeunes d'aujourd’hui ont grandi avec, dans leur environnement direct, un ordinateur, et l’accès à internet. Et c’est normal pour eux, le contraire ne l’est pas, par contre. En rentrant de l’école, un adolescent a son téléphone portable dans une main, continue ses discussions sur MSN avec ses copains, fait ses devoirs avec Internet comme source d’information complémentaire, tout en écoutant la musique, parfois regardant la télé, et donnant à manger à son chat. Puis il met à jour son skyblog, lit et répond aux commentaires reçus, et va sur ceux de ses copains. Caricature ? Pas tant que ça. Et pas de jugement de valeur à porter là-dessus c’est une question d’évolution des habitudes, c’est tout.
Révolution culturelle, qui change du coup la manière de faire de la politique. La manière de faire adhérer à ses idées, de prendre le citoyen au sérieux ou pas, et de le convaincre ou non. Car, derrière son écran, il est libre de choisir la source de son information, de comparer un propos avec un autre instantanément, il devient tout simplement lui-même acteur.
Et tenez vous bien, ce n’est pas fini. Dans cette mutation, il y en a une autre, tapit sous vos claviers, qui s’appelle Facebook. Faite vous bien à ce nom, car vous allez désormais en entendre parler à toutes les sauces. Pas un seul intervenant venu des Etats-Unis ou d’Angleterre qui n’intervienne en en parlant comme étant la prochaine révolution à venir « dans des proportions dont on imagine même pas la portée aujourd’hui ».
Vous êtes un bloggeur averti, ou venez tout juste de comprendre l’intérêt de vous exprimer par ce biais : sachez que, déjà, c’est dépassé, cela ne suffit plus et foncez sur Facebook. Si vous ne voulez pas, comme cet élu français, venant tout juste de terminer sa présentation de pionnier des sites participatifs, premier élu en France à avoir eu l’idée de réaliser un podcast depuis sa cuisine pour parler aux habitants de sa ville, vous retrouver reléguer en trente secondes dans le camp des « hasbeen », fronçant les sourcils, plissant le nez, et haussant les épaules « hein quoi, Facebook, c’est quoi ce truc ?? hein, connais pas… ». L’intervenante anglaise prenant la parole après lui nous expliquant que c’est bien beau les podcasts, mais qu’une autre révolution est en cours, du nom de Facebook, déjà à l’œuvre en Angleterre et aux Etats-Unis.
Facebook, site de réseau social sur Internet, du type de myspace mais en superpuissant, allez découvrir par vous-même, va ainsi poursuivre le processus de transformation des échanges entre les individus, à tous les niveaux, et l’impact direct en politique sera que les prochaines campagnes électorales se mèneront également avec cet outil. Les partis politiques qui l’auront compris auront un train d’avance, les autres seront dépassés. Ca se passe déjà comme ça aux Etats-Unis, et comme ce qui existe là-bas finit toujours par arriver chez nous, cinq ans plus tard, autant en prendre conscience maintenant.
Alors pourquoi si peu de participants comme vous et nous? Bonne question. Jour de semaine. Pas assez de publicité autour de l’événement ? Ou, tout simplement, signe du décalage, un de plus, entre nos élus, administrations, et les citoyens ? Ceux qui utilisent Internet comme moyens d’expression, de débat, d’innovation, de créativité, d’interactivité, d’outils d’information, de réflexion et d’analyse sont pourtant nombreux, passionnés… Et se rencontrent, nombreux encore, pour des débats dans les cafés, des soirées, et même pour certains, dans des mouvements politiques! Et nous ne sommes pas forcément tous des pervers...
Car il faut le savoir, le citoyen fait parfois peur : "il faut faire attention, car les blogs peuvent recevoir des messages d'insultes, et fort heureusement, de nos jours, nous pouvons toujours retrouver ceux qui ont écrit les commentaires..." Difficile, en France, de sortir d'un certain registre...
Et oui, Internet n’est pas Disneyland, une vitrine bien brillante, super outil de communication pour faire passer ses messages d’un monde que l’on veut idéal, présenter tout beau, tout magnifique. Et s’il est de bon ton de laisser croire au citoyen qu’il peut s’exprimer librement, il faut surtout veiller à le garder sous cloche, de peur qu’il vienne ternir notre image de communication toute belle.
C’est sans compter que la politique, dans le sens noble du terme, ce n’est pas seulement de la super communication. Car derrière les commentaires, les blogs, il y a ces millions et millions de français, qui se passionnent pour les débats, comme lors des dernières élections, et maintenant encore, pour échanger, construire des idées, exprimer leur accord, leur désaccord, et qui tout simplement ont redécouvert le sens de la politique, puisque n’ayant accès nulle par ailleurs, au débat et à l’information non formatée.
Et exprimer une critique, un avis contraire, ne signifie pas pour autant que vous êtes nécessairement un "gauchiste", ou que vous confondez blog et vide-poubelle. C’est faire naître des échanges, et les poursuivre en se rencontrant, affronter la contradiction, réfléchir et contribuer aux renouvellements des idées, à une meilleur adéquation des projets mis en œuvre avec les souhaits et besoins exprimés, et au final, oui on y aspire, aboutir à l’amélioration des conditions de vie de tous dans sa cité, en ayant exercé le plein pouvoir de son statut de citoyen.
N’est-ce pas cela, avant tout, le début de la démocratie tout court ?
Céline.
11:50 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, citoyen, démocratie






