13 juin 2013

Arbitrage Tapie: l'État "a le devoir de présenter" un recours de manière "efficace"

En déplacement à Villeneuve-sur-Lot, François Bayrou a appelé l'État à "présenter de la manière la plus efficace" un recours en révision contre l'arbitrage contesté dont a bénéficié en 2008 Bernard Tapie.

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"C'est vraiment la moindre des choses (...) ça aurait même dû être fait depuis l'origine", a déclaré à des journalistes l'ancien candidat à la présidentielle, alors que Matignon vient d'annoncer que l'Etat avait "l'intention" d'engager une telle démarche.

"L'État avait le devoir de se porter partie civile. Et l'Etat a le devoir de présenter de la manière la plus efficace un recours pour (qu'il) réussisse", a insisté François Bayrou, venu soutenir Yamina Kichi, candidate du MoDem à la législative partielle dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne, l'ancien fief de Jérôme Cahuzac.

"Il est très important que l'Etat remplisse son devoir en présentant un recours et en obtenant l'annulation de cet arbitrage dont on verra alors qu'il a été organisé au coeur de l'Etat, contre l'Etat, par ceux qui étaient chargés de défendre les contribuables, contre les contribuables", a-t-il poursuivi. "Il faut que ce soit les juges qui décident et pas les arbitres privés qui, simplement parce que c'est leur bon plaisir, décident de spolier des contribuables français", a encore dit François Bayrou.

"Ce qui apparaît tous les jours, c'est que, pour écarter la justice, on a organisé une manoeuvre entre des gens qui savaient ce qu'ils faisaient (...) Ils avaient décidé avant l'arbitrage ce que serait (son) résultat", a-t-il encore affirmé, jugeant cette affaire "infiniment grave" et "troublante".

"Quand on met tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme ou d'un seul groupe, ils sont pris par un sentiment d'impunité absolu et ils ont l'impression que personne n'ira découvrir" leurs actes, a dénoncé le leader centriste.

Le tribunal arbitral a octroyé en juillet 2008 403 millions d'euros, intérêts compris, à Bernard Tapie pour mettre fin au différend entre l'homme d'affaires et le Crédit lyonnais, né de la vente d'Adidas. Mais le 29 mai, l'un des trois juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup, a été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée". Jeudi, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard, et l'ex-président du Consortium de réalisation (CDR), Jean-François Rocchi, ont été aussi mis en examen pour le même chef, ainsi que pour "usage abusif de pouvoirs sociaux" pour M. Rocchi.

18:23 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, tapie, arbitrage, État, crédit lyonnais | |  Facebook | | |

06 mai 2013

Élections législatives partielles des français à l'étranger le 15 et 25 mai: soutenez nos candidats!

Vous avez de la famille ou des amis français résidant à l'étranger? Engagez les à soutenir nos candidats le 15 et 25 mai 2013!

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Sur nos candidats : cliquez ici

13 avril 2013

Notre député Jean Lassalle marche à la rencontre des français

Jean Lassalle a entamé mercredi "une marche à travers routes et chemins de France, à la rencontre des citoyens". Il fait part aujourd'hui sur son blog de ses premières impressions.

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Parti à pied mercredi de l'Assemblée nationale en direction de Dunkerque, Jean Lassalle veut à travers ce périple "redonner la parole aux citoyens". Chaque étape fait l'objet d'un billet sur son blog. Nous vous invitons ci-dessous à découvrir le premier.

"Ce qui m’a le plus frappé lors de mon départ, c’est la réaction du personnel de l’Assemblée nationale, les huissiers qui ont tous été très touchants, en pleine compréhension de ce que j’entreprenais. Certains m’ont embrassé, d’autres m’ont souhaité bonne chance je ne sais combien de fois. Les quelques Députés que j’ai croisés m’ont aussi témoigné leur soutien. Évidemment ils m’ont demandé pourquoi je faisais ça. La plupart avait tout de même compris sans que j’aie à l’expliquer.

Ensuite est venue l’heure du départ. Je ne la voulais pas trop médiatisée, cet humble projet ne s’y prête pas. Toutefois, les journalistes qui m’ont suivi une partie de la journée ont pu constater l’attente que ce mouvement pouvait susciter auprès des citoyens. D’ailleurs, dans la rue, les gens me reconnaissaient – certains nettement et d’autres un peu moins – et m’interrogeaient volontiers.

Cela m’a donné l’occasion d’avoir des points de discussion très intenses dans un café à Gennevilliers. Il y avait des gens de toute sensibilité, j’ai rencontré un homme qui voulait envoyer tout le monde hors de France, un africain qui voulait s’intégrer au mieux, un français d’origine algérienne qui revendiquait cette double appartenance, c’était un peu tendu. Un caméraman essayait de filmer la scène mais un terrifiant bonhomme ne voulait pas que la TV soit là donc il n’arrêtait pas de l’expulser hors du café.

Cette multitude de rencontres très intéressantes m’a pris beaucoup de temps, j’ai du accélérer un peu la cadence pour la fin de la journée. J’ai réalisé qu’il fallait vraiment avancer et la pluie diluvienne qui s’abattait sur nos parapluies m’y a aidé pour les 7 ou 8 derniers kilomètres. Les coups de vent terribles pendant 4h nous ont un peu malmenés mais nous sommes arrivés à destination, après avoir acheté de nouveaux parapluies. Des habitants à Montmorency, dès qu’ils ont su que nous étions en marche dans le Val d’Oise nous ont proposé de nous recevoir, très chaleureusement. On a pu échanger toute la soirée, la famille était très intéressée par l’idée d’aller au plus près des citoyens, dans tous les territoires, recueillir leur parole et leurs doléances.

En bref, c’est un départ beaucoup mieux réussi que ce que je pouvais espérer. Le début de journée était superbe, avec du monde, des contacts intéressants, une météo favorable… L’arrivée a été plus extrême, avec des tonneaux de pluie vraiment exceptionnels. Heureusement, nous avons pu tout faire sécher pour être de nouveau opérationnels aujourd’hui !

Je me dirige d’ailleurs en ce moment en direction de Domont, où des journalistes m’ont demandé de les rencontrer pour leur expliquer ma démarche. Je continuerai à vous informer au fur et à mesure de l’organisation de cette marche, vous ferai partager l’itinéraire, les photos et comptes-rendus de cette expérience."

Pour aller plus loin : le blog de Jean Lassalle.

22:35 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Action citoyenne, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean lassalle, marche, mouvement démocrate | |  Facebook | | |

19 février 2013

François Bayrou, sur BFMTV et RMC info ce matin: "la vérité c'est que nous aurons zéro croissance en 2013"

Ce matin, sur BFM TV et RMC Info, François Bayrou a estimé que la croissance serait de "zéro au mieux" en 2013 en France, déplorant "qu'en période électorale, Nicolas Sarkozy et François Hollande aient annoncé aux Français des illusions et des mensonges". Pour le leader centriste, ce "problème majeur" nécessite de soutenir davantage "la création et la production".

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Sur BFMTV et RMC, François Bayrou a d'abord rappelé que "l'élection présidentielle s'est déroulée avec des prévisions de croissance - des deux côtés d'ailleurs, François Hollande comme Nicolas Sarkozy - qui étaient mirobolantes, 1,7 à 1,8 pour cent". Il a déploré qu'"en période électorale, on puisse dire aux Français des illusions et des mensonges".

Alors que Laurent Fabius a ramené ces prévisions entre 0,2 et 0,3 pour cent pour 2013, le président du Mouvement Démocrate a réagi vivement: "Parlons français : ça veut dire zéro au mieux en 2013", selon l'ancien député béarnais. "Ca veut dire que nous avons un problème majeur, massif, jamais affronté jusqu'à maintenant, qui est que notre pays a abandonné la force qui était la sienne : force de création, d'entreprise, de production", a analysé le responsable centriste.

"On sent un flottement du côté du gouvernement, de la majorité, parce qu'on ne voit pas la politique qui va permettre de répondre aux causes de cette dégradation que nous avons sous les yeux", a insisté François Bayrou, en notant que le problème était européen et pas seulement français. "Dans cette Europe en difficulté, la France ne tient pas son rang", a-t-il estimé, en ajoutant que nous avions "capitulé devant les faiblesses françaises".

16:38 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, bourdin, bfmtv, rmc, croissance, économie, gouvernement, production, emploi, laurent fabius | |  Facebook | | |

18 février 2013

François Bayrou: "Les promesses de la présidentielle ne seront pas tenues"

Dans les colonnes du journal Le Parisien, François Bayrou accuse le gouvernement de freiner et d'étouffer la création de richesse et d'emplois en France.

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Le gouvernement renonce à réduire le déficit à 3 pour cent. Etes-vous surpris ?
François Bayrou - Il y a deux signaux d’alerte cette semaine : le rapport de la Cour des comptes. Ce sont des chiffres indiscutables. Et le drame des immolations devant Pôle emploi. Ce sont des drames humains insupportables. On sait maintenant que les promesses faites durant la présidentielle ne seront pas tenues. Ce qu’on attend, c’est une politique d’urgence pour le redressement.

Le gouvernement a déjà serré les boulons. Peut-il aller plus loin ?
Les économies sont indispensables et inévitables. Mais l’essentiel est dans la création de richesse et d’emplois. Notre pays pourrait produire, dans tous les secteurs d’activité. Or tout cela est freiné et étouffé. On empêche les créateurs de créer, les entrepreneurs d’avancer !

Hollande a-t-il les marges de manœuvre nécessaires ?
La majorité de François Hollande est celle qui correspond aux illusions du printemps, pas à la réalité de la situation du pays. Il ne suffisait pas de changer de dirigeants et de créer des impôts pour opérer le redressement. Il est de la responsabilité du président de la République de donner au pays un nouveau cap.

Sa cote de popularité s’est redressée...
Il va falloir que François Hollande assume ses choix. Si cette politique d’urgence n’est pas appliquée, je crains de graves tensions. Il y a un sentiment d’amertume qui grandit à l’égard des politiques.

Et un risque d’explosion sociale ?
D’habitude, on craint des mouvements syndicaux dans les entreprises. Mais le plus grave, c’est pour les millions de personnes qui ont perdu leur travail et n’ont plus d’espoir d’en retrouver. C’est là que la maison brûle. Le sentiment de désespoir des gens qui sont reçus à Pôle emploi sans espoir de bonnes nouvelles. Là est le principal risque. Hollande doit prendre ce drame en main.

Comment ?
Il faut faire sauter tous les obstacles dressés contre ceux qui veulent créer de l’activité : le labyrinthe des normes, la complexité du droit du travail, l’insécurité juridique et fiscale permanente. Aidons ceux qui veulent avancer.

Le taux d’imposition de 75 pour cent, est-ce une erreur ?
Une grave erreur. A l’époque, j’avais dit : 'Le déconnomètre fonctionne à plein tube'. C’est le message d’une France recordman du monde du matraquage fiscal. Trop d’impôt fait fuir le contribuable aisé ou qui rêve de l’être, les sièges sociaux des entreprises, et cela ne rapporte rien. Quelques dizaines de millions d’euros à peine.

Que pensez-vous du débat sur le salaire du PDG de Renault ?
Ce niveau de salaire dépasse la raison. L’Etat actionnaire peut le faire entendre au conseil d’administration. Je souhaite moins de mise en scène et plus d’efficacité.

Jean-Louis Borloo renonçant à se présenter pour la mairie Paris, est-ce une surprise ?
Non. C’est le même choix qu’à l’élection présidentielle. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il y a une logique dans tout cela : l’UMP fait ses choix et ceux qui ont choisi d’en être les satellites les subissent et n’ont pas leur mot à dire. Pourtant, s’il est une ville qui mérite qu’on lui offre d’autres choix que l’UMP et le PS, c’est bien la capitale. On doit parler de vie quotidienne et de rayonnement de Paris avec un ton nouveau, loin des enjeux partisans. Les Parisiens ont des attentes qui dépassent les partis !

Quelle sera votre stratégie à Paris ?
Notre équipe va se mettre en place autour de Marielle de Sarnez, avec une approche non partisane. Partout en France, nous préparons des équipes et des projets partant du terrain. La question des municipales, c’est un choix de vie dans la ville, pas d’étiquette.

L’Europe qui réautorise les farines animales, est-ce acceptable ?
Ça tombe mal, en pleine affaire d’escroquerie sur la viande de cheval. C’est à la France de faire avancer l’étiquetage et d’imposer l’origine claire des produits alimentaires. Certains ne le veulent pas. Ceux-là, il faut les faire reculer. Vous verrez que, si la France va de l’avant, les consommateurs achèteront des produits français.

Le retour de Nicolas Sarkozy vous paraît-il crédible ?
Je n’ai jamais cru qu’il partait vraiment ni qu’il attendrait beaucoup pour son retour. Il pense que l’influence politique ne s’use que si on ne s’en sert pas. Sa nature est d’être présent et actif.

Christine Lagarde, directrice du FMI, risque d’être entendue dans l’affaire de l’arbitrage Tapie...
Ce qui est grave pour la France, c’est que la justice confirme qu’il y a matière à soupçon dans cette grave affaire. Notre long combat est justifié. C’est l’Etat qui est en cause, lui dont la mission devrait être de défendre le contribuable et le citoyen, pas d’organiser un montage pour que Bernard Tapie touche le jackpot.

Le pape qui démissionne alors que Jean-Paul II avait choisi d’aller jusqu’au bout, cela vous choque-t-il ?
Jean-Paul II avait choisi l’héroïsme. Son successeur a le courage de se reti- rer. Les deux sont grands. On aura un pape plus jeune, plus solide et sortant sans doute des sentiers battus.

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, le parisien, hollande, emploi, pape, borloo, municipales paris | |  Facebook | | |

27 août 2012

Rentrée politique du Mouvement Démocrate du 28 au 30 septembre à Guidel en Bretagne: participez!

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La rentrée politique du Mouvement Démocrate est programmée du vendredi 28 au dimanche 30 septembre au Club Belambra de Guidel (Bretagne).

Comme usuel, des personnalités, des ateliers politiques et des conférences sur les grands sujets de société. Il sera également question de notre avenir et des prochaines échéances électorales.

Venez nombreux et n'hésitez pas à nous prévenir (modemissy@gmail.com) de votre venue pour se regrouper sur place et partager ce moment convivial!

Pour vous inscrire: cliquez ici

 

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09 mars 2012

Budget 2012: tribune du Mouvement démocrate d'Issy-les-Moulineaux dans le Point d'Appui de mars


budget 2.jpgNous nous sommes abstenus sur le budget primitif 2012 car, par une absence d'emprunt et par un programme d'investissement avec trop d'immobilisations potentielles, il contribue insuffisamment à l'activité locale.

En ressources externes, ce budget s'appuie fortement sur le versement pour dépassement du Plafond Légal de Densité ce qui montre la poursuite de la densification urbanistique qui ne contribue pas à l'amélioration de la qualité de vie des quartiers réaménagés. 

Ce budget concrétise également des dispositions trop timorées en matière de développement durable dans la lignée du rapport d'activité 2011 dans ce domaine.

Enfin, le choix délibéré de réduire de 20% le taux de taxe des ménages (baisse des recettes de 2,5 millions d'euros) a sa logique. Il eut été préférable de procéder à une moindre baisse de la fiscalité locale et d'affecter le montant disponible au chapitre social. En temps de crise, la solidarité passe par des mesures ciblées à l'attention des plus démunis.

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Mouvement Démocrate, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem issy, budget primitif 2012, conseil municipal issy-les-moulineaux | |  Facebook | | |

27 février 2012

"Dès le 10 juin, je propose de changer enfin la philosophie et les pratiques politiques!"

Lors du dernier forum Agenda 2012-2020 sur la démocratie, François Bayrou a proposé d'organiser, s'il est élu Président de la République, un référendum sur la refondation de la vie politique et démocratique française dès le 10 juin 2012. 


AGENDA 2012/2020, 4ème Forum, Démocratie... par bayrou

En effet, face aux dérives de pratiques du pouvoir par l'UMP et le PS, à la confiscation des pouvoirs des deux partis majoritaires, François bayrou souhaite rétablir, à travers une loi cadre, les principes d'une vie démocratique saine et équilibrée, mettre un terme aux risques de comportements abusifs et de conflits d'intérêt, rétablir le principe de la séparation des pouvoirs, rendre intangible et protéger pour l'avenir l'indépendance de la justice, protéger l'indépendance des médias, poser les principes d'une loi électorale juste pour les élections suivantes, reconnaître le vote blanc, réformer les règles de financement de la vie publique pour en extirper les abus et imposer la parité dans la représentation. 

Les propositions concrètes sont les suivantes:

pour assurer la rénovation de la vie politique française:

- un gouvernement resseré de moins de 20 ministres

- interdiction du cumul de mandats 

- présence effective du député obligatoire et vote public

- nombre de députés diminué d'un tiers

- 1/4 des sièges au scrutin proportionnel

- reconnaissance de tous les courants d'opinion qui passent 5% des voix

- réduction des sièges de sénateurs

- reconnaissance du vote blanc

- obligation de parité dans la vie publique

- suppression de la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance qui assurent des    financements illicites 

- obligation de déclaration publique des intérêts privés avant entrée dans la fonction politique

- fixation des incompatibilité pour les responsables politiques et des hauts fonctionnaires

- assurer la transparence des fonctions, des ressources et des avantages

- création d'une Autorité de déontologie de la vie publique qui pourra être saisie directement par les citoyens

- interdiction de retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption pour une période suffisamment longue 

 pour assurer l'indépendance de la justice:

- statut particulier du Garde des Sceaux dont la nomination sera soumise à l'approbation de à la majorité qualifiée du Parlement 

- responsabilité devant le Parlement du Garde des Sceaux qui pourra être censuré

- le Garde des Sceaux conduira la politique pénale de la Nation 

pour assurer l'indépendance des médias:

- mettre un terme à la nomination du Président de l'audiovisuel public par le Chef de l'Etat

- approbation et contrôle du Parlement sur les nominations 

François Bayrou veut aussi soutenir les élus locaux et veut remettre la loi de 2010 sur le métier dans une démarche d'unité nationale.

Il a réaffirmé sa conception de la fonction présidentielle:

Pour François Bayrou, le Président de la République a le devoir de fédérer et représenter le peuple tout entier y compris celles et ceux qui sont en désaccord avec lui. Il faut qu'il garde la bonne distance vis à vis de l'action du gouvernement et qu'il veille à ce que l'action du gouvernement soit conforme au contrat passé avec les français.

François Bayrou réaffirme que le Président ne peut pas être un chef de parti, ce qu'il considère comme une offense à la fonction (cf les réunions partisanes organisées à l'Elysées autour du Président). 

S'il est élu Président de la République, François Bayrou bannira les comportements partisans et veillera à ce que disparaisse la soumission des hauts fonctionnaires au parti au pouvoir.

Prisonnier d'aucun réseau et d'aucune force de pression, il reconstruira l'impartialité de l'état dans lequel on progressera en fonction de sa comptéence, son indépendance et son caractère et non pas en fonction de la carte du parti et de la soummission ou de la complaisance.  

Le Président a le devoir, pour François Bayrou, de pédagogie civique pour porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. Il doit en effet expliquer et s'exprimer régulièrement sur le cap à suivre, les raisons de ses choix, les succès et insuccès. Le Président doit ainsi rendre des comptes au peuple souverain. Il doit partager sa connaissance du monde, bannir la communication artificielle et les promesses intenables...

Dire la vérité pour changer le chemin d'un peuple sera le chemin de grandeur pour François Bayrou: la parole de la France dans le monde sera mieux écoutée car elle aura mis enfin ses pratiques en accord avec ses principes!

Le Président doit être l'artisan humble du progrès du peuple français.  

François Bayrou sera une Président de la République libre, lié à aucun réseau, entaché d'aucune affaire, seul capable de mener à bien cette rénovation de la vie démocratique française.

04:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Mouvement Démocrate, Politique, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, referendum, agenda 2020, rtl, grand jury | |  Facebook | | |

14 février 2012

François Bayrou "Nous allons montrer que l'humanisme ne se divise pas et qu'il sait se battre!"

François Bayrou a dénoncé "la négation d'un certain nombre de valeurs qui ont fait la France" par Nicolas Sarkozy et appelé "tous les Français qui ont une certaine idée de la France, qui sont des républicains et des humanistes" à se mobiliser, samedi 11 février.

AGENDA 2012/2020, discours de clôture, réponse à... par bayrou

"Comme chacun d'entre vous le sent bien, c'est un moment clé de la campagne électorale de l'élection présidentielle. Vous avez tous à votre manière et avec votre expérience pris votre part de cette journée de réflexion qui avait pour thème la solidarité.

Nous avions fixé ce thème très longtemps avant de savoir que cette semaine serait marquée précisément par des orientations sur ce sujet, qui sont pour nous des orientations choquantes, pour quelques-uns d'entre nous bouleversantes, et naturellement cela donne un cadre à cette rencontre.

Dans son intervention d’hier, Nicolas Sarkozy a prononcé le mot de 'valeurs', et précisément c'est sur ce sujet-là que va se livrer une part importante du débat, du combat de l'élection présidentielle. Valeurs contre valeurs.

J'ai dit ce matin à l'ouverture que, pour nous, le projet de société que nous présentons et défendons devant les Français se résume en un mot : humanisme.

Je veux vous dire que l'humanisme est un projet à part entière qui considère que la personne humaine qui se libère des aliénations qu'on lui impose, dans sa liberté, dans la reconnaissance qu'on lui doit et qu’elle doit, dans son bien-être, sa force créatrice, est l'horizon des sociétés dans lesquelles nous vivons.

Tout le monde sait bien sûr que l'on vit ensemble. On vit ensemble dans l'enfance, dans la maturité, dans la famille, dans le travail, dans la vie civique. Mais, au bout du compte, c'est dans la réalisation personnelle que se signe l'accomplissement d'une vie.

Je ne parle pas seulement de bonheur, je fais attention quand je prononce le mot « bonheur » parce que c'est un mot qu'il faut prononcer avec retenue, en politique en particulier, mais dans sa liberté de penser, dans son jugement, dans les conditions matérielles de sa vie et de celle de sa famille, dans un certain équilibre que l'on finit par trouver dans, si on le peut, la transmission aux générations qui viennent de ce que nous avons de plus précieux.

Alors c'est cela qui, en effet, fait l'humanisme ou le projet humaniste d'une société, celui en tout cas que nous voulons. Nous croyons que rien de tout cela n'arrive par hasard. C'est le fruit de notre vie en société, de la bonne santé d'un pays, du bloc de certitudes que nous avons en commun et qui nous font vivre ensemble.

C'est pourquoi nous pensons qu'humanisme signifie en même temps liberté et solidarité.

La liberté n'est pas un acquis, elle n'est pas naturelle, elle se construit et elle se construit contre un certain nombre de tendances naturelles de l'humanité. Ce qui est naturel, si on laisse faire, c'est la domination des forts sur les faibles, l'aliénation. La liberté se gagne par des conditions matérielles de dignité, de logement, de santé, de revenu, elle se protège par la loi, elle se construit par la culture et le parler droit.

La solidarité non plus n'a rien de naturel. Ce qui est naturel, c'est l'égoïsme. La solidarité au contraire exige le partage, l'élaboration de mécanismes de soutien, d'alerte. Donc la liberté et la solidarité, ensemble, sont le fruit de politiques décidées en commun, soutenues, encouragées, conduites par la puissance publique.

Eh bien la France est ce pays qui, sous le nom de République, a fait de l'humanisme son idéal national.

La République libère de toutes les dépendances et garantit le vivre ensemble. C'est pourquoi elle protège les consciences par la laïcité.

La République n'abandonne pas les plus faibles. C'est pourquoi elle construit des sécurités : assurance maladie, assurance vieillesse, assurance accident du travail, assurance-chômage.

La République investit dans l'avenir. C'est pourquoi elle a porté la politique familiale la plus déterminée de tout le monde occidental. C'est pourquoi elle considère que l'école, dont nous avons parlé ici même la semaine dernière, est l'alfa et l'oméga, le commencement et le but de son projet.

La République sait que la solidité d'une chaîne se juge à la solidité de son maillon le plus faible, c'est pourquoi elle considère le handicap et la dépendance comme son affaire, la lutte contre la précarité et les discriminations comme son affaire. 

Voilà les convictions qui sont les nôtres et celles de la République. Elles ont été portées avec constance au travers du temps par les courants de pensée démocratiques et républicains qui ont fait la France.

Or, ce que l'on nous propose aujourd'hui, ce que Nicolas Sarkozy présente comme valeurs, c'est à mes yeux la négation même d'un certain nombre de ces valeurs qui ont fait la France ! L'idée, pour gagner des voix, d'un référendum organisé sur le droit des chômeurs, c'est la négation de ce qu'un chef d'État doit à un pays comme la France. Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage, ce sont les gouvernants !



05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Mouvement Démocrate, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda 2020, solidarités, humanisme, valeurs, françois bayrou, nicolas sarkozy | |  Facebook | | |

01 février 2012

Marielle Sarnez appelle le CSA à faire respecter l'équité entre les candidats dans les médias

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Marielle de Sarnez, directrice de la campagne de François Bayrou, a appelé lundi le CSA à faire respecter les règles d'équité entre les candidats après avoir constaté "un déséquilibre flagrant" dans les temps d'antenne en faveur de François Hollande et de Nicolas Sarkozy.

"Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel a décidé que la répartition des temps d'antenne dans cette première phase de campagne présidentielle devait être organisée selon les règles de l'équité", écrit Marielle de Sarnez dans une lettre au président du CSA, Michel Boyon.

Pour l'eurodéputée, "l'équité doit imposer un équilibre respectueux à la fois de l'importance des courants d'opinion du pays et du poids des candidats qui participent à l'expression du pluralisme".

Or "ces dernières semaines, plus particulièrement ces derniers jours, le temps d'antenne consacré par les médias audiovisuels aux deux candidats présentés comme 'principaux' était pour le moins généreux et bien éloigné du principe d'équité", constate l'eurodéputée en parlant d'un "déséquilibre flagrant".

"Nicolas Sarkozy, en tant que président et probable candidat à sa succession, bénéficie depuis le 1er janvier, date à laquelle aurait dû s'appliquer cette règle d'équité, d'un traitement préférentiel et quasi quotidien", dénonce ainsi Marielle de Sarnez pour qui "les temps d'antenne" consacrés, notamment ces derniers jours, à François Hollande sont "également loin d'être négligeables".

"Cette présentation a une conséquence : convaincre nos concitoyens que l'élection présidentielle se réduit au seul face à face entre Nicolas Sarkozy (UMP) et François Hollande (PS)", estime la directrice de campagne de François Bayrou, actuellement quatrième dans les sondages avec 11 % à 15 % d'intentions de vote.

Dénonçant "une atteinte au pluralisme", Marielle de Sarnez demande en conséquence au CSA de faire en sorte que "les règles élémentaires de la démocratie soient respectées".

Téléchargez la lettre de Marielle de Sarnez au président du CSA en cliquant ici

31 janvier 2012

"Aucune des propositions de Nicolas Sarkozy ne sera appliquée avant l'élection présidentielle!"

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Lundi 30 Janvier, Robert Rochefort est intervenu au micro de Sud Radio pour commenter l'intervention télévisée du président de la République.

"Quand on lui demande pourquoi il n'a pas essayé de faire passer ces réformes durant les cinq ans de son quinquennat, il répond 'Écoutez, c'est parce que la réforme des retraite m'a pris un an, la réforme de l'université m'a pris un an, que ce sont des réformes lourdes qu'on ne peut pas faire passer comme ça'. Ensuite il parle de sommet social, de TVA sociale et là, il veut bien les faire passer en quelques semaines. Il se contredit complètement", a déploré Robert Rochefort.

L'ancien directeur du CREDOC pense que ces réformes ne s'appliqueront pas. "Aucune de ces propositions ne sera appliquée en si peu de temps avant l'élection présidentielle. Un projet de loi passe par toutes les Institutions, de l'Assemblée nationale au Sénat. Or, la majorité ne contrôle plus le Sénat, ces textes ne passeront pas en deux minutes", a-t-il expliqué : "De plus, la tradition républicaine veut qu'on ne vote pas de textes importants en période de la campagne".

Le spécialiste économique de François Bayrou aurait préféré plus "d'honnêteté" de la part du président. "Il aurait pu dire : 'mon programme : c'est la fin des 35 heures, c'est la TVA sociale'. Cela n'aurait-il pas été plus honnête ? Il aurait pu dire : 'Voici ce que je ferai si je suis réélu !"

31 décembre 2011

Bonne année 2012


Voeux de François Bayrou pour l'année 2012 par bayrou

09:27 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, voeux, 2012, politique, france | |  Facebook | | |

26 décembre 2011

Présidentielles: François Bayrou est bien le candidat de cette fin d'année 2011

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Crédité de 7% d'intention de vote en novembre dernier, François Bayrou confirme sondage après sondage son ascension. Les derniers le placent respectivement à 13 voire 14% notamment dans le dernier sondage Opinion Way- Les Echos. Cela traduit bien le fait qu'une rencontre est en train de se produire entre le peuple français et son discours de vérité. Les analystes, comme Bruno Jeanbart positionnent désormais François Bayrou dans les candidats dont la présence au second tour est possible, et cela bien plus tôt qu'en 2007. Mais prenons les sondages d'intention de vote uniquement pour ce qu'ils sont: une photographie de l'opinion à un instant donné. La campagne est encore longue. (Retrouvez l'évolution des sondages depuis novembre ici).

Toutefois, il y a d'autres indicateurs autour de l'engouement de François Bayrou qui sont encore plus probants mais qui passent parfois inaperçus. C'est le cas d'une récente étude de l'Ifop intitulée "Tableau de bord politique" qui étudie les cotes de popularité des personnalités politiques (qui ne sont pas nécessairement des intentions de vote). François Bayrou passe de la 11ème à la 5ème place avec 64% d'opinions favorables devant François Hollande (57%).  

C'est aussi le cas du Panel Electoral France 2012, très complète et très sérieuse étude lancée le 23 novembre dernier par Ipsos en partenariat avec Logica Business Consulting et le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF). Cette étude vraiment détaillée, est réalisée auprès d'un panel de près de 6000 personnes (donc beaucoup plus large que les sondages d'intention de vote qui se font auprès de 1000 personnes). Ce panel sera interrogé tous les mois, entre novembre 2011 et mai 2012 afin de comprendre en temps réel le cheminement des décisions électorales en soulignant certains de ses aspects : abstention, volatilité, mobilisation des électorats, influence des images et des médias, etc. Le panel a déjà été interrogé deux fois (novembre et décembre). Dans les deux cas François Bayrou est le candidat le plus populaire (57%) derrière François Hollande (67%) mais devant Nicolas Sarkozy (47%). Vous trouverez une multitude d'éléments dans cette étude notamment sur les candidats, avec leurs forces et leurs faiblesses aux yeux du panel.

François Bayrou a incontestablement réussi son entrée dans la campagne présidentielle. Bien que la route soit encore longue, nous ne pouvons que nous réjouir au MoDem d'Issy-les-Moulineaux que le discours de François Bayrou trouve à ce jour, l'écho qu'il mérite dans l'opinion.


Retrouvez le site de campagne de François Bayrou ici

Voir l'étude IPSOS vague 1 (novembre 2011) ici

Voir l'étude IPSOS vague 2 (décembre 2011) ici

19 décembre 2011

Tour Triangle: contribution du Mouvement Démocrate à l'enquête publique

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Les militants MoDem des trois communes concernés (Paris 15, Issy-les-Moulineaux, Vanves) ont unis leurs forces pour dénoncer le projet Triangle qui, à nos yeux, ne correspond pas aux attentes actuelles des habitants des trois villes concernées.

Nous avons déjà pu exprimer nos positions lors d'une conférence de presse le 23 novembre dernier. Aujourd'hui, la mobilisation continue, afin de faire en sorte que les habitants puissent se prononcer par référendum et pour que le projet de requalification du parc des Expositions fasse l'objet d'une vaste concertation avec les communes concernées.

C'est en ce sens qu'est formulée notre contribution (ci-dessous) à l'enquête publique qui se termine mardi 20 décembre à la mairie du 15ème arrondissement, celui de retrouver le chemin de la concertation. Nous expliquons aussi en quoi ce projet n'est pas un bon projet.

Bien qu'implanté sur le territoire du 15ème arrondissement, Issy-les-Moulineaux est très concernée par le projet Triangle. En effet, située Avenue Ernest Renan, à quelques dizaines de mètres de l'entrée de notre ville, les conséquences en terme de circulation, de stationnement, de saturation des transports impacteront fortement notre territoire. D'autant plus que ce projet Triangle qui doit attirer 5000 nouveaux salariés, n'est pas le seul dans le secteur. Avec la ZAC du Pont d'Issy (10 000 nouveaux salariés), le regroupement du ministère de la Défense à Balard (environ 5000 salariés nouveaux) couplé au quartier d'affaire Corne Ouest (4000 salariés), ce sont entre 20 et  25 000 personnes de plus qui vont transhumer matin et soir sur un périmètre de 1,5km² d'ici 2016, sans aucun nouveau projet de transport en commun à la Porte de Versailles ni Balard. La situation deviendra donc inextricable et nous, habitants d'Issy, seront très touchés par ces nouveaux projets. 

Vous retrouverez le détail de ces explications dans la contribution ci-dessous ou en format PDF ici.

Collectifs et associations se battent également contre le projet. Vous retrouvez les liens ci-dessous:

ACTEVI, Collectif contre la Tour Triangle, paris tower free.

Voici notre contribution:

     La tour Triangle n'est pas l'avenir du paysage urbain parisien

                 et de ses environs (Issy-les-Moulineaux, Vanves)

  • Quelques rappels sur le projet

      Situation du Parc des expositions

      Il s’agit du premier en Europe par le nombre de manifestations. Il accueille 160 manifestations et 45 000 exposants et une fréquentation de 7 millions de visiteurs chaque année. Il représente 60% de l’activité salons, congrès et expositions de l’Île-de-France. Son principal atout réside dans sa localisation au cœur de l’agglomération. Le Parc des Expositions est en effet, l’un des derniers parcs de congrès-expositions, qui se situe dans une grande capitale mondiale. Cette particularité lui permet une complémentarité avec d’autres sites de congrès-exposition franciliens, notamment Paris Nord Villepinte. Ceci constitue un avantage concurrentiel majeur par rapport à ses concurrents européens (Francfort, Hanovre, Milan…).

       La superficie du Parc des expositions est de 227 813 m² soit le 8ème plus grand parc en Europe. A lui seul, le hall 1 mesure 51 000 m² avec une hauteur sous plafond jusqu’à 26 m. Cela lui permet notamment d’accueillir des salons d’importance comme le salon nautique. Cet élément est déterminant pour la suite de l’exposé puisque la tour Triangle sera construite sur une partie de ce hall 1 dont la capacité d’accueil serait amoindrie et qui pose la question de l’avenir des salons.

          Le site du Parc des expositions de la Porte de Versailles joue un rôle économique moteur : il représente 1 milliard d’euros et 20 000 emplois. Ce milliard de dépenses se partage pour moitié en dépenses directes – montage, fonctionnement, démontage de stands, événementiel, communication et pour moitié en dépenses indirectes des exposants et des visiteurs au titre de l’hébergement, de la restauration, des transports locaux et du shopping.

            Le projet Triangle 

          La tour fera 180 mètres de haut et comprendra  88 000 m² de bureaux. Le coût de construction est estimé à 500 millions d’euros financé par le promoteur Unibail, concessionnaire du Parc des Expositions. Depuis 2008, le projet a évolué. Plus question de créer un hôtel ou d'y abriter des filières de formation professionnelle dans le secteur des foires et salons. Il n'y aura plus que des bureaux, plus rentables et faciles à commercialiser. La procédure choisie pour bâtir la tour a aussi évolué : la mairie reste propriétaire des terrains et concédera un bail de quatre-vingts ans à Viparis pour y construire et rentabiliser sa tour, en échange d'un loyer minimal annuel de 2 M€ à 6,3 M€. Un loyer qui peut sembler faible quand on sait que par exemple, la Fnac des Ternes génère 8 M€ de loyers. Autour de la tour, des aménagements sont prévus :


  • la création d’un espace vert à la place de la station service BP
  • l’intégration d’une structure d’accueil pour la petite enfance
  • la requalification de la place de la porte de Versailles
  • l’ouverture de la tour sur le quartier avec l’atrium en rez-de-chaussée de la tour Triangle
  • l’installation de nouveaux commerces avenue Ernest Renan
  • 300 places de parking
  • la rénovation du parc des expositions de la porte de Versailles et le développement d’une offre plus orientée vers les congrès et expositions.

         Ce projet pose de nombreuses questions sur le devenir du Parc des expositions, sur la circulation automobile et la prise en compte de l’arrivée de nouveaux salariés, en concomitance avec le regroupement du ministère de la Défense à Balard et les projets d’urbanisme d’Issy-les-Moulineaux.

 

 

I.  Un projet qui ne va pas dans le bon sens

  • Des arguments économiques hasardeux

      L’argument de la création de 5000 emplois

 

    La création de bureaux n’a jamais provoqué de génération automatique d’emplois. Ce ne sont parfois que de simples transferts d’emplois. De plus, le marché de bureaux est déjà complexe sur la zone, voire très concurrentiel. Les entreprises potentielles verront le coût de ce type de bureaux et les charges annexes. En revanche, il est vrai que ce chantier en tant que tel créera des emplois, mais un projet alternatif peut aussi tout   autant les créer.

 

      L’attractivité de la tour et son rayonnement pour Paris

 

     Nous sommes ici sur quelque chose de subjectif et que personne ne peut garantir pour l’avenir. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les tours sur un plan esthétique, même si plus d’un y sont hostiles; il est tout simplement impossible de parier sur l’avenir de cette tour quand à son attractivité touristique.

 

      Le renouvellement du parc de bureaux

 

    Un des autres enjeux invoqués concerne le nécessaire renouvellement du parc de       bureaux afin de garder et le cas échéant d’attirer des entreprises dans la capitale. Il est sur que la présence d’entreprises représentent une manne financière dont la ville ne peux pas se passer. Lors des ateliers participatifs du 28 juin 2011, il a été dit que Paris  doit faire face à un parc de bureaux cher et plutôt vieillissant, notamment pour les immeubles de type haussmannien. Les projets du type « Tour Triangle » permettraient  de renouveler ce parc et du coup ces immeubles de bureaux haussmanniens pourraient alors être transformés en logements. Cette affirmation parait être, à ce stade, très hypothétique, et, si elle se concrétisait, aurait peu de chance de permettre à des revenus modestes de venir s’installer dans des immeubles couteux. Par ailleurs, si le souci d’attirer des entreprises sur Paris s’entend, il n’est pas sur que des entreprises soient plus prêtes à s’installer dans les bureaux proposés par cette tour au regard de la cherté et du marché tendu évoqués plus haut.

           

  En outre Paris souhaite s’ouvrir sur sa proche couronne. Certes, c’est un objectif louable mais qui ne peut s’arrêter à la requalification de la rue Ernest Renan. Celle-ci doit se réaliser dans le cadre d’un projet alternatif de requalification globale de la zone du parc des expositions, projet évoqué lors de la réunion publique du 1er septembre 2011.

 

  • Le manque de sérieux des arguments écologiques

   Pour la ville de Paris, ce projet s’inscrit dans un enjeu d’exemplarité en matièrede développement durable grâce à une démarche de haute qualité environnementale : « Triangle s’inscrit dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et dans une démarche environnementale conforme au Plan Climat de la Ville de Paris. Le projet s’appuie en particulier sur une bonne desserte en transports en commun. La construction, par son implantation, sa forme et son orientation, limitera au maximum l’ombre portée sur les immeubles environnants. La silhouette effilée du bâtiment et l’inclinaison de sa façade faciliteront son insertion dans le quartier ».

      « Cette tour se veut un geste architectural quienrichira le patrimoine parisien » selon Anne Hidalgo, 1ère adjointe au maire de Paris.

 

      Selon Herzog et De Meuron (l'architecte), « la forme en triangle permettrait au bâtiment d’être   écologique parce que l’orientation du bâtiment s’organise à travers l’orientation des vents, et de l’ensoleillement ». Le concept écologique est basé sur 4 piliers : 

      • Concentration

      • Ventilation naturelle

      • Energie solaire

      • Géothermie.

 

            Les ombres portées de la tour sur les immeubles environnants

 

          Les études présentées par les porteurs du projet n’ont pas rassuré les habitants du quartier de la porte de Versailles. Certains ont réalisé leurs propres études et parlent de résultats plus inquiétants notamment en hiver. En effet, les experts mandatés par la ville de Paris, indiquent que l’ombre portée sur les riverains du boulevard Victor ne        sera que de deux heures par jour, sans préciser que cette étude a été réalisée en été, ce qui fausse complètement le résultat car à cette époque de l’année, l’ombre portée est moindre.

 

            Les réseaux de transports en commun

 

         Contrairement à ce que prétend la RATP, le T3 est déjà saturé aux heures de pointe. Il suffit de se rendre le matin à la porte de Versailles pour le constater. En un premier temps, l’arrivée du T2 avait soulagé la ligne 12, celle-ci est considérée par les experts comme étant loin des seuils de saturation. Néanmoins, en période de grand salon (Agriculture, Foire de Paris, salon de l’Automobile), la fréquentation augmente sensiblement, pouvant atteindre 100 000 visiteurs par jour.

           

        Sur le plan de la mobilité, l’implantation de la Tour Triangle, du futur « Pentagone Balard » (regroupement du ministère de la Défense) et des tours de bureaux isséennes est plus que préoccupante, car ces projets vont générer des nouveaux flux de population. Sur ces trois projets concomitants ce sont (hors flux générés par les salons) près de 21 500 nouvelles personnes (hypothèse basse) qui vont être amenées à transiter sur une zone très restreinte de 2 km² :

 

             - 5000 professionnels : Tour Triangle

            - 2500 professionnels + 4000 civils : « Pentagone Balard» + Corne Ouest

            - 10000 professionnels : 3 tours du Pont d’Issy

 

            Sur les deux projets implantés sur le 15ème, il est évident qu’un nombre non négligeable des nouveaux actifs arriveront par la ligne 12, ce qui  provoquera rapidement une saturation inextricable du réseau.  Le pire est donc à prévoir en terme de saturation.

 

          Cela est d’autant plus vraisemblable que le futur réseau Grand Paris Express ne prévoit aucune desserte à cet endroit. Il n’y aura donc aucun nouveau réseau lourd de transports en commun. Seule la prolongation de  la ligne 12 jusqu’à la place Léon Blum à Issy-les-Moulineaux, créerait une desserte directe par le sud entre le RER C dans un premier temps, et à terme avec Grand Paris Express.

 

            La circulation et le stationnement automobile

 

           Beaucoup de riverains du 15ème se plaignent à juste titre du manque de stationnement et de l’engorgement routier lors des salons. En dehors des 300 places de parking de la Tour Triangle (chiffre volontairement faible pour inciter les employés à privilégier les transports en commun plutôt que la voiture, ce que nous ne contestons pas), rien n’est prévu pour désengorger la circulation qui compte tenu des nouveaux flux de population active générés, ne pourra qu’aller en s’aggravant. Pourquoi ne pas prévoir par exemple, lors des salons des grands parkings excentrés avec des navettes gratuites en site propre ?

 

            L’impact sur les villes voisines (Issy-Vanves)

 

      Il va de soit que les villes voisines (Issy et Vanves) seront directement impactées. L’augmentation de la circulation sur le périphérique et la pollution occasionnée, comme dans les rues environnantes d’Issy, de Vanves et de Paris, qui connaissent déjà des problèmes lors des grands salons du Parc des expositions; ceux-ci se sont de plus déjà accrus  et s’accroitront encore avec la densification en bureaux sur Issy avec 233 000 m² de bureaux avec la future ZAC Pont d’Issy (3 tours de bureaux de 180 mètres de haut), le quartier d’affaires Seine Ouest et le futur quartier d’affaire Corne Ouest à proximité du ministère de la Défense à Balard.

 

           Il est à noter qu’il a été clairement dit à la réunion publique du 1er septembre 2011 sur le projet Triangle, qu’aucune étude d’impact environnementale n’avait était menée à ce jour, ce qui est inquiétant compte tenu des conséquences écologiques de ce projet. Les motifs invoqués pour la non-réalisation de cette étude sont juridiques : l’étude d’impact pouvant légalement être faite qu’au moment de la demande de permis de construire, soit bien après cette enquête publique. Avec un projet d’une telle ampleur, il aurait été sans doute de bon aloi de faire preuve de pragmatisme et d’anticiper cette étude.

 

       Le trafic aérien :

             La configuration actuelle du projet va probablement entrainer une évolution des couloirs aériens des hélicoptères de l’Héliport voisin avec les impacts à prévoir en termes de survol et de bruit sur les quartiers environnants d’Issy et de Vanves. En effet, pour le sens d’atterrissage vers le sud-ouest (75% des mouvements de l’héliport),  la tour Triangle représente un obstacle dans la trouée d’atterrissage telle que définie par l’arrêté du 9/9/2009 du ministère des transports pour l’itinéraire Gentilly-Issy.

 

          La modification des trajectoires entrainera donc de facto une révision du plan d’exposition au bruit, ainsi que la remise en cause de la charte de l’environnement de l’héliport de 2007. Et contrairement à ce qui a été annoncé jusqu’alors, l’existence de l’héliport a été pérennisée par l’Etat qui y maintiendra sa base du ministère de l’Intérieur ainsi que les opérations de service public qui sont essentiellement des évacuations sanitaires vers les hôpitaux de la capitale.

 

          N’oublions pas aussi que l’arrivée des nouveaux projets à Issy-les-Moulineaux, comprenant notamment une ZAC avec trois tours de 180 mètres de haut, remet aussi grandement en cause le trafic aérien tel qu’il existe et pose la question de la sécurité de ce trafic.

 

            Le risque terroriste

                       

          Beaucoup de riverains s’inquiètent de la présence d’une cible potentielle à proximité du nouveau ministère de la Défense.  Les réponses apportées ne sont à ce jour, pas du tout satisfaisantes.


 

II.  L’analyse du Mouvement Démocrate

 

o   Transformation ne veut pas dire déshumanisation

 

      Une mauvaise réponse à la densification

         Le projet Triangle veut être une réponse à un problème légitime, celui de la nécessaire densification qui permet de rapprocher le domicile du travail et des lieux de vie et ainsi de lutter contre l’étalement urbain. Cette tour ne constitue pas du tout la réponse appropriée comme l’a exprimé Jean François Martins en séance publique du conseil de Paris le 29 mars 2011 :  

« Une tour ne peut à elle seule donner l’identité d’un quartier, au risque de renouveler la triste expérience de la Tour Montparnasse.

Tout d’abord car contrairement à ce que vous affirmez, elles ne permettent pas de densifier autant qu’annoncé les quartiers où elles s’implantent. Les obligations de parvis et de zones non constructibles aux alentours d’une parcelle de grande hauteur conduisent finalement à l’échelle d’un quartier à obtenir une densité proche de celle d’un quartier haussmannien classique.

Cet appel à la densification du tissu urbain est d’ailleurs d’autant plus surprenant, que d’une part Paris est déjà l’une des villes les plus denses du monde et que, d’autre part si nous devions densifier les espaces cela devrait être en faveur du logement, secteur largement plus déficitaire que les bureaux, et vous savez comme moi que les coûts d’exploitation des tours excluent d’office un usage pour le logement. »

            L’accentuation du déséquilibre est-ouest

 

        A l’heure où l’Est parisien connaît toujours un retard sur l’Ouest, est en train de se construire à la porte de Versailles et aux alentours, un véritable «cluster » qui risque de ressembler à une Défense bis. En effet, avec la multiplication des projets dans un périmètre d’à peine 2 km² (quartier Issy Seine Ouest, ZAC Pont d’Issy Corne Ouest, tour Triangle, regroupement du ministère de la défense), ce sont 21500 nouveaux salariés civils et militaires qui vont transhumer matin et soir sans aucun apport de nouvelle solution de transports en commun. Les conséquences en termes de circulation et de saturation seront irrémédiables.

 

 

            Les habitants ne sont pas écoutés

           

       Nous nous insurgeons contre cette course au gigantisme. Ce projet Triangle, présenté comme moderne par la mairie de Paris ne fera qu’amorcer une déshumanisation du secteur de la porte de Versailles. Aujourd’hui, de nombreux riverains se sont constitués en association très active (collectif contre la Tour Triangle) afin d’attirer l’attention sur les problèmes engendrés par le projet et qui souhaite garder une vie de quartier mise en péril par les multiples opérations d’urbanisme lourdes.

 

            La survie du parc des Expositions en question

           A moyen terme un pôle multimodal de transports (deux lignes de R.E.R, la ligne de métro automatique du Grand Paris, des lignes de bus) sera donc mis en œuvre à proximité du parc des Expositions de Villepinte. Un futur cluster d’entreprises dédiées au congrès et aux salons à proximité de ce parc des Expositions est prévu.

          L’attractivité du parc des Expositions de Villepinte et son accessibilité vont donc croître de manière significative. Sera-ce au détriment du parc des Expositions de la porte de Versailles ? La tour Triangle n’est elle pas le premier volet d’un réaménagement complet du secteur de la porte de Versailles avec transfert vers le site de Villepinte réaménagé et mieux desservi par les transports en commun des activités liées au salon grand public ?

       Les habitués du salon de l’Automobile, du salon de l’Agriculture et des autres grandes manifestations populaires se tenant actuellement sur le site de la porte de Versailles doivent avoir de la part des élus parisiens de tous bords la réponse à la question légitime qui les taraude : à moyen terme, où ferons-nous salon ?

 

o   Nos propositions 

      Concertation autour d’un projet de la requalification du parc des expos dans sa globalité

 

           Nous demandons que le projet de requalification du parc des Expositions ne soit pas conditionné à la construction de la tour Triangle mais soit discuté en amont du projet. Il faut mettre toutes les parties en présence pour une large concertation cohérente. 

 

Organiser un référendum local

          « Ce qui serait moderne (...) Monsieur le Maire c’est que sur une question aussi fondamentale que l’avenir du paysage urbain parisien, vous utilisez un moyen moderne de l’urbanisme et de démocratie. Le référendum local que vous avez vous même souhaité lors de votre campagne de 2008. (…) Ayez de l’audace, de la modernité, et du courage. Osez le référendum et le vote des parisiens sur ce sujet des tours. » Jean François Martins au conseil de Paris le 28 mars 2011.

 

¹L’enquête publique est organisée du jeudi 17 novembre 2011 au mardi 20 décembre 2011 inclus, à la mairie du 15e arrondissement.

14 décembre 2011

ZAC Pont d'Issy: Un contre-projet par Etienne Béranger

urbanisme,zac pont d'issy,contre-projet,etienne beranger,mouvement democrate,issy les moulineaux,halle eiffel,modemComme nous l'avions promis lors de l'article précédent, voici la proposition d'une alternative possible au projet ZAC Pont d'Issy. Nous rappelons que nous n'avons pas d'opposition de principe à une requalification de cette zone du Pont d'Issy, ni au projet initial.  Notre grande préoccupation concerne la course au gigantisme des tours. Le projet prévoit 3 tours de 180 mètres de haut incluant 230 000 m² de bureaux, pour seulement 13 500 m² de logement, dans un contexte extrêmement tendu en terme de difficultés à se loger. Etienne Béranger, (notre photo) conseiller municipal du Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux, expose ici quelques propositions qui permettraient un meilleur équilibre entre logements et bureaux.

(photo ci-dessus ACTEVI)


urbanisme,zac pont d'issy,contre-projet,etienne beranger,mouvement democrate,issy les moulineaux,halle eiffel,modemDans le cadre de l’enquête publique sur la zone du Pont d’Issy la municipalité a rempli son rôle en proposant à l’appréciation des citoyens un projet de base dont les grandes lignes sont ci-après rappelées :

  • Ripage de la grande Halle Eiffel actuellement perpendiculaire à la plateforme ferroviaire et qui lui deviendrait parallèle après les opérations de désassemblage et de reconstruction:
  • Suppression de la petite halle attenante
  • Sur les emprises ainsi libérées, construction de la première tour de l’îlot B1
  • Démolition de l’immeuble de bureaux entre la halle Eiffel actuelle et la rue Rouget de Lisle avec construction en lieu et place de la tour de l’îlot B2
  • A l’ouest de la rue Rouget de Lisle, démolitions des constructions actuelles puis réalisation d’un programme de logements et de la tour de l’îlot A
  • Réalisation d’un parvis et d’une passerelle pour faire communiquer l’ensemble des îlots et améliorer l’accessibilité à la gare du Val de Seine.

Après plusieurs visites sur site, il est rapidement apparu qu’une restructuration de la gare s’imposait, que la halle Eiffel pouvait être conservée en lieu et place et que le projet en l’état hautement densifié risquait de saturer rapidement les infrastructures routières et de transports en commun convergeant vers le site tout en générant une dégradation de la qualité de vie. Dans la pure tradition démocrate, afin de faire progresser la concertation en cours, je me suis attaché à mettre au point une proposition différente me semblant mieux correspondre aux attentes citoyennes.

Dans cet esprit, il me paraît nécessaire de conserver les bons aspects du projet et de modifier les autres aspects dans le respect des principes fondateurs du développement durable, ce qui revient à dire que l’aspect économique ne doit pas renvoyer au rayon des vœux pieux les aspects sociaux et environnementaux.


Logements :

 Au titre des points positifs, le principe de déclinaison et la qualité architecturale et environnementale des îlots de logements est à conserver et peut-être même à amplifier dans la mesure où la pénurie de logements franciliens reste un problème aigu.

Le principe de maintien sur le site de la grande halle Eiffel correspond par ailleurs à une conservation nécessaire d’un patrimoine industriel et je suis même partisan de ne pas déplacer cette halle et la petite halle attenante. La grande halle pourrait de fait être affectée comme cela est envisagé à un marché du patrimoine gastronomique ouvert 7 jours/7 en partenariat avec les AMAP et comportant une possibilité de restauration sur place. La petite Halle attenante pourrait être dissociée et agrandie pour constituer un musée du patrimoine industriel de notre cité isséenne. Les aménagements précités constituent une variante de l’îlot B1 du projet de l’équipe majoritaire municipale.

 

La gare d’Issy Val de Seine :

Elle comporte beaucoup de volumes mal ou non utilisés et il conviendrait de la réorganiser en partenariat avec RFF (Réseau Ferré de France). En particulier, les plateformes du RER C et du tramway T2 sont en élévation par rapport aux voiries environnantes et une galerie marchande avec des services  (librairie, tabac-journaux, cordonnerie, pressing, distributeur automatiques de billets…..) débouchant d’un côté sur le parvis devant la société HP et de l’autre côté au niveau des halles Eiffel pourrait être construite sous les plateformes précitées avec accès de niveau sur la rue Rouget de Lisle. Pour ce faire, l’accès véhicule au parking payant géré par Vinci devra être reporté quai du président Roosevelt.

 

En matière d’emploi :

 Il est de notoriété publique que les TPE-PME constituent le principal vivier d’emplois potentiel avec des possibilités d’expansion dans les domaines du numérique et de la croissance verte.  En lieu et place de l’îlot B2 pourrait être précisément installé à l’intérieur d’un bâtiment moderne (de hauteur légèrement inférieure au plancher de la notion d’Immeuble de Grande Hauteur qui est de 50 mètres) référencé HQE une pépinière de TPE - PME œuvrant principalement dans les domaines précités avec emplacements de parking en sous-sol en nombre limité.


Les tours de bureaux:

Enfin, le principe de l’îlot A pourrait être conservé, à savoir un IGH (Immeuble de grande hauteur, H supérieur à 50 mètres) de bureaux avec un nombre restreint de places de parking en sous-sol, bordé par une passerelle au-dessus de la rue Rouget de Lisle permettant d’accéder à la gare réaménagée. La hauteur de cet IGH serait un compromis entre la rentabilité financière nécessaire au projet et l’obligation de continuer à assurer à tout instant et quelques soient le force et la nature des vents une circulation sécurisée des hélicoptères à destination ou en provenance de l’héliport d’Issy les Moulineaux.

L’ensemble de ces dispositions constituent une variante au projet de base qui pourrait être également être soumise à concertation dans le cadre de ce projet pour élargir l’aspect participatif et démocratique du dossier. Il correspond à un retour à un urbanisme culturaliste raisonnablement densifié et donc à une meilleure qualité de vie potentielle. Car, comme le suggère Marguerite Yourcenar, construire n’est pas anodin car « construire, c’est collaborer avec la terre. C’est mettre une marque humaine sur un paysage qui en sera modifié à jamais. »

 Etienne Béranger

Conseiller municipal MoDem à Issy-les-Moulineaux

pour voir le projet de la ville en détail cliquer ici

pour voir la présentation sommaire du projet de la ville cliquer ici

12 décembre 2011

enquête publique ZAC Pont d'Issy: LA contribution qui compromet sérieusement l'existence des trois tours

 

zac pont d'issy,contribution,enquete publique,helicopteres,heliport,nuisances  Avec l'aimable autorisation de l'association ACTEVI pour la photo 

Pourrons-nous bientôt à Issy faire nous aussi une croix sur les 3 tours de 180 mètres comme l'a fait la ville de Rueil-Mailmaison ou celle de Levallois-Perret ou plus récemment encore Boulogne-Billancourt avec l'abandon des 5 tours de l'Ile Seguin? Nous pouvons sérieusement l'envisager, car suite à la contribution de Didier Frutieaux, militant du Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux, que nous publions aujourd'hui, la mairie devra probablement revoir sérieusement sa copie. Cette contribution très complète, très argumentée, illustrée par des schémas qui appuient le propos, a été mise dans le registre d'enquête publique. Elle démontre les problèmes insolubles que pose la hauteur de ces tours par rapport aux décollages et atterrissages des hélicoptères depuis l'héliport voisin. Cette contribution devra nécessairement être prise en compte par le commissaire-enquêteur. Ce dernier, dont des soupçons de partialité en faveur du projet de tours ont été soulevés, comme le fait remarquer le Parisien du 5 décembre, pourra à l'occasion de cette contribution faire preuve de sa neutralité en ne donnant pas d'avis favorable à la construction de ces trois tours de 180 mètres, ce qui permettra de rouvrir la discussion autour de ce projet.

A suivre prochainement: notre contre-projet ZAC pont d'Issy


Contribution sur la révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme

 Secteur du Pont d’Issy.

 Le projet qui nous est présenté semble particulièrement inabouti sur de nombreux plans. En effet, il a été annoncé à la réunion publique que le projet pouvait évoluer tant sur le plan architectural que sur la forme et la hauteur des tours. Cette indécision dans sa définition amène de nombreuses interrogations et l’étude d’impact présentée dans le cadre de cette enquête publique est donc de fait, incomplète.

  En effet, l’environnement direct du projet comprend un équipement singulier : l’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux.

 Celui-ci impacte directement ce projet par l’aménagement de 3 bâtiments d’une hauteur de 180 m situés directement dans l’axe de la piste de l’héliport.

 Dans l’étude d’impact, cet aspect n’est pas correctement pris en considération, tant sur le plan légal que sur le plan de la sécurité des isséens et des utilisateurs de l’héliport.

 

I. Sur le plan réglementaire :

 Dans le chapitre I 6 5-1 sur la zone de dégagement de l’héliport, il est fait mention que « la commune d’Issy-les-Moulineaux est soumise sur son territoire aux servitudes aéronautiques de dégagement associées à l’héliport. » Ces servitudes sont d’ailleurs présentées dans le schéma présentant une extraction du PLU. L’étude reconnaît ensuite que la zone du pont d’Issy est frappée par ces servitudes, mais que celles-ci sont données «  à titre indicatif dans la mesure où celles-ci n’ont pas été approuvées ».

 Cette argumentation est pour le moins légère dans la mesure où un PLU local ne peut se substituer à l’arrêté national du 29 septembre 2009 relatif « aux caractéristiques techniques de sécurité applicables à la conception, à l’aménagement, à l’exploitation et à l’entretien des infrastructures aéronautiques terrestres utilisées exclusivement par des hélicoptères à un seul axe rotor principal » du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer. Cet arrêté précise notamment les dimensions et pentes des trouées de décollage et d’atterrissage en fonction de la classe de performances dans laquelle sont exploités les hélicoptères, notamment à son annexe III.

 

 1°) Dans le plan vertical :

 Les schémas ci-joints démontrent donc que tous les minima réglementaires décrits pour chacune des classes de performances des hélicoptères sont donc incompatibles avec le projet actuel.

 

2°) Dans le plan horizontal :

  Les trajectoires horizontales sont définies et publiées par la DGAC dans le document 1107_AD3-LFPI qui est le document légal de référence que tout commandant de bord doit appliquer pour les opérations de décollage et d’atterrissage sur l’héliport.

 Comme le montre le schéma ci-joint, si le projet de tours du pont d’Issy voit le jour, cela obligera à modifier les trajectoires sur le plan horizontal.

 La seule possibilité pour les décollages et atterrissages au QFU 242° (sens de décollage et d’atterrissage préférentiel) sera alors un virage serré vers la Seine, accompagnée d’un second passage à l’aplomb de l’héliport afin de répondre aux exigences réglementaires.

 En effet, le passage au dessus de la ville est impossible compte tenu de l’existence de la zone interdite P25 (Surface sol / 3800 pieds).

 Cela pose donc la question de la sécurité et des nuisances pour les isséens !

 

 II. La sécurité remise en cause par le projet :

 Dans le cadre de la modification suggérée, la charge de travail pour les pilotes se trouvera considérablement accrue dans les phases cruciales de vol. La nature des missions de service public assurées par l’héliport (principalement des évacuations sanitaires de SAMU vers les hôpitaux de la capitale) font que les utilisateurs ne choisiront pas le moment pour voler. Des trajectoires d’approches en courbes signifient que pour les pilotes le point d’aboutissement n’est plus fixe par rapport à un repère capot ou pare-brise. Un point d’aboutissement visible uniquement dans les dernières secondes du vol, alliés à des perturbations visuelles mobiles liées au trafic automobile intense du périphérique et de la RD7 (future 2 x 2 voies) dans des conditions météorologiques dégradées et/ou en vol de nuit sont des facteurs pouvant conduire à des désorientations spatiales. Le Bureau Enquête Accidents a d’ailleurs démontré les désorientations spatiales comme facteur particulièrement aggravant dans les accidents d’aéronefs.

 D’autre part, si les tours se construisent, cela signifiera que toutes les approches et décollages sur l’héliport se feront en courbe depuis l’adoption en octobre 2010 de ce type d’approche sur le QFU 062° (Coté périphérique). En 3 ans seulement, un équipement d’utilité publique plus que centenaire aura été rendu dangereux tant pour ses utilisateurs que pour ses riverains.

 

 III. Les nuisances sonores engendrées par le projet :

 En octobre 2007, tous les acteurs concernés ont signé la Charte de l’Environnement de l’Héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux.

Il s’agissait pour les riverains, les utilisateurs, les collectivités territoriales, la Préfecture de Police de Paris d’arriver à un accord de pérennisation de l’héliport en contrepartie de restrictions d’utilisation. Le Maire d’Issy les Moulineaux a signé cette charte, et à ce titre ne peut en ignorer son contenu.

 En 2007 est intervenue en parallèle une enquête publique pour la révision du plan d’exposition au bruit de l’héliport. Le projet de construction des tours du pont d’Issy rendrait donc impossible la reconduction de cette charte dans les conditions actuelles. Il nécessiterait ainsi une nouvelle enquête publique pour la révision du plan d’exposition au bruit de même que l’information des citoyens sur les risques liés aux nouvelles trajectoires.

 

 En conclusion : 

Je regrette la méthode suivie par la municipalité d’Issy-les-Moulineaux. En effet celle-ci ne souhaite demander l’avis de la Direction Générale de l’Aviation Civile sur le sujet de l’héliport qu’après le dépôt du permis de construire. 

 Or l’ordre des choses voudrait qu’en premier lieu l’avis de la DGAC soit demandé. (Cela l’a été par exemple pour les tours Hermitage à Courbevoie où l’administration a noté une hauteur conflictuelle avec le plan de sécurité en cas de remise de gaz à Roissy-CDG) ; Dans un second temps, une modification des trajectoires serait proposée et donnerait lieu à un débat démocratique avec les citoyens par enquête publique. Dans un troisième temps, le plan d’exposition au bruit de l’héliport serait révisé également par enquête publique comme il l’a été en 2007.

 Et enfin, seulement après que des avis favorables pour les trois points précédents aient été obtenus, l’enquête publique actuelle aurait sa pertinence.

 La chronologie actuelle du projet se situe exactement à l’envers de cette logique.

 Il n’a d’intérêt que d’aller vite pour un projet encore très approximatif, rendant le processus particulièrement exposé sur le plan juridique.

 Dans le cadre de la consultation actuelle, le déplafonnement de hauteur sur la zone concernée telle que demandée dans la modification du PLU apparaît comme impossible compte tenu de l’ensemble des contraintes évoquées plus haut.

 Puisque que la municipalité a annoncé qu’elle était prête à revoir sa copie, pourquoi ne pas revenir devant les isséens, avec un nouveau projet limité en hauteur à 75m du fait des servitudes aéronautiques, mais qui garderait les aspects positifs de ce projet, comme le réaménagement de l’esplanade de Val de Seine ?

 Didier FRUTIEAUX

 Mouvement Démocrate d’Issy-les-Moulineaux

Prochainement:  Notre contre-projet sur la ZAC Pont d'Issy

08 décembre 2011

Présidentielles: François Bayrou était l'invité de l'émission "Des paroles et des actes", sur France 2 jeudi 8 décembre

"Si vous regardez l'état de la France, vous vous rendrez compte qu'on a besoin de changer de chemin"


François Bayrou - Des paroles et des actes - 8... par bayrou

Retrouvez toutes les infos de la campagne sur  www.bayrou.fr

"La guerre des deux camps est nuisible, j'ai pris mon indépendance, j'ai refusé la soumission. Je fais ce que je fais pour une seule raison : parce que j'y crois, au fond de moi-même. Le point a titré sur moi "l'emmerdeur". On a dit ça pour Mendes France, pour le Général de Gaulle... J'essaie d'avoir des modèles que l'on peut estimer. Nicolas Sarkozy doit apprendre à compter un peu plus loin que deux. Ca demande un effort, ça demande un peu d'arithmétique. Mais je ne supporte pas cet affrontement du PS et de l'UMP, qu'on nous dise que le second tour est joué d'avance. La présidentielle est la seule élection où l'on puisse changer les choses", a pointé le leader centriste.

Interrogé sur son entourage, le candidat centriste a rappelé les soutiens recueillis ces dernières semaines, tout en estimant que "l'élection présidentielle est une élection commando", car "on ne change pas les choses avec une armée mexicaine". "Je n'ai jamais sacrifié ni un principe, ni un ami, j'ai choisi un cap. Si vous regardez l'état de la France, vous vous rendrez compte qu'on a besoin de changer de chemin", a analysé François Bayrou.

Pour le candidat centriste, "l'augmentation de la dette de l'Irlande est due à la recapitalisation des banques. Ce n'est pas notre situation. Nous, nous avons laissé aller nos dépenses publiques avec le temps. La crise actuelle n'est pas la faute des banques, elle est de la responsabilité des Etats. Les Etats se sont mis en situation de surendettement, et quand ils font des bêtises il faut les attaquer. La dépense publique en France, c'est 1050 milliards. Il nous faut une économie de 5% pour revenir à l'équilibre, c'est un objectif que l'on peut atteindre collectivement. Nous devons dire tous ensemble que ces efforts il va falloir les faire, quel que soit le président élu. Dire aux Français qu'on peut éviter de faire des économies, c'est leur mentir ! Nous n'arrivons pas à retrouver l'équilibre, nous nous retrouverons dans une situation explosive, avec une montagne de taux d'intérêts qui nous ettoufera. Et je refuse de signer le constat qu'on ne peut rien faire", a-t-il insisté avec conviction.

"Le seul chemin pour s'en sortir, pour résoudre nos problèmes : produire davantage en France ! Cela doit être un sujet de mobilisation nationale. Comment justifier qu'on ne fabrique plus en France d'écran plat ? On en est pourtant capable. Nous n'avons plus de stratégie du consommateur. Je souhaite que l'on inscrive sur chaque produit la part qui est issue de notre sol. Si on affichait ce pourcentage, Renault réfléchirait par deux fois avant de délocaliser en Slovénie. Si nous considérons que nous sommes en train de mourir, alors il faut faire quelque chose", a-t-il poursuivi.

"Dès 2002 j'ai défendu la règle d'Or, pour interdire les déficits de fonctionnement, sauf en période de récession. Je propose 50 milliards de ressources supplémentaires et 50 milliards d'économies. Je défends aussi 10% de baisse des salaires des ministres et du président, c'est un symbole mais les symboles sont aussi importants. Ce n'est en revanche pas sur les entreprises qu'il faut aller frapper, car nous avons besoin d'elles en matière d'emploi", a-t-il conclu.

"L'HISTOIRE COMMENCE"


Déclaration de candidature à l'élection... par bayrou

"Je me présente devant vous en homme libre"

C'est à la Maison de la Chimie à Paris et devant un parterre de journalistes, que François Bayrou a annoncé officiellement sa troisième candidature à l'élection présidentielle de 2012. Dans un discours où il a réaffirmé sa volonté de se poser en rassembleur, il a rappelé ses engagements envers les Français dans le contexte particulier de crise que le pays traverse.

Seul le prononcé fait foi


"Mesdames, Messieurs, chers concitoyens de métropole, d’outre-mer et de l’étranger,

Je me présente devant vous, en homme libre, avec un projet et une volonté pour notre peuple et pour notre pays.
Je dis pays et je dis peuple. Nous Français sommes un peuple qui doit tout à son pays. C’est la France, son unité, son histoire, son État qui a permis au peuple français de se former. « France, mère des arts, des armes et des lois » chantait du Bellay. Notre culture, nos valeurs républicaines, la laïcité qui n’a pas de prix, notre langue, notre école, notre solidarité, autant dire notre idéal universel, nous l’avons reçu de la France. Et c’est cela qui nous a rassemblés et fait vivre ensemble.
C'est pourquoi quand la France va mal, les Français vont plus mal encore.

La France, depuis des années, va mal. Un vrai mal d’un pays tout entier : le regard des parents sur l’avenir de leurs enfants va mal, le regard des citoyens sur leurs élus va mal, le regard des enseignants sur la société, et le regard sur les enseignants, va mal, le regard de la société sur les jeunes va mal.

Cette dégradation est dangereuse. Elle pourrait être sans retour. Nous avons donc, nous Français,  une chose à décider : cela ne peut pas durer, cela ne peut plus durer.
Il faut un choc, un choc salutaire.
Il faut qu’après cette élection, ce ne soit pas comme avant. Il faut que le peuple français sache pour lui-même, et les autres peuples avec lui, qu’il a choisi de tourner une page, de sortir de l’impuissance et du brouillard, et qu’il débute un autre chapitre de son histoire.
Il faut qu’il soit clair que la France prend un chemin nouveau. Ou plutôt qu’elle retrouve un chemin abandonné depuis longtemps. Le chemin qu’elle a pris en 1958, dont les repères, les mêmes qui nous sont nécessaires aujourd'hui sont : lucidité et volonté.

J’ai dit lucidité. Non pas seulement la lucidité des dirigeants ; cela, ce serait simple à juger. Il suffirait de se demander : qui a vu venir la crise, qui en a montré les raisons, qui en a averti les Français ? La réponse serait sans ambigüité.
Mais la vraie question, c’est la lucidité de tout un peuple, la lucidité des citoyens. Parce que sans lucidité, pas de volonté, donc pas d’issue. Pour faire naître la lucidité des citoyens, la vraie arme, c’est l’arme de la vérité. C’est à cette arme de vérité que je me tiendrai tout au long de cette campagne électorale.

Voici la première affirmation de cette campagne de vérité : ce que vit la France, ce n’est pas une crise. Parce qu’une crise, dans l’esprit de tous, c’est un épisode, presque météorologique, auquel on ne peut pas grand-chose, qui vient d’ailleurs, qui vous tombe dessus, et qui est destiné à passer, comme le dit la sagesse populaire « après la pluie, vient le beau temps. »
En ce sens, ce n’est pas une crise. Ce que vit la France c’est un affaiblissement continu, depuis des années et des années, une anémie toujours plus grave. Les dirigeants successifs n’ont pas prévu, n’ont pas vu, n’ont pas osé voir ce qui se préparait pour notre pays. Ils sont responsables. Et donc responsables aussi un peu nous tous, le peuple qui les a élus.
Il s’agit dans cette élection de ne pas recommencer avec le même aveuglement, les mêmes facilités, les mêmes promesses qui ne seront pas respectées. Tous ceux donc qui nous diront à longueur d’émissions et de meetings que les causes de nos difficultés viennent d’ailleurs, que nous les subissons, qu’elles proviennent du monde, de la finance capitaliste, des banques, de l’Europe, de l’euro, de l’immigration, tous ceux-là en réalité nous dévoient et nous désarment parce qu’ils nous empêchent de regarder en face nos insuffisances et nos erreurs.
Or il s’agit de regarder en face la situation, c’est une guerre que nous sommes en train de perdre ! Il s’agit donc de mobilisation de toutes les volontés, de toutes les forces de notre pays, pour arrêter la marche arrière, arrêter de battre en retraite, regagner pied à pied le terrain perdu. Et cela peut se faire en peu d’années : je veux vous rappeler qu'en 1958 la France faisait ses fins de mois au FMI. Trois ans après, elle avait retrouvé ses forces et son rang. En 2004, l’Allemagne était derrière nous. Cinq ans après, elle était la première puissance européenne. Il s’agit [...] de vouloir, et de vouloir ensemble.

L’anémie de la France, comme toutes les anémies, provient d’une hémorragie. Les ressources du pays s’en vont, continuellement, par dizaines et dizaines de milliards chaque année vers les pays qui nous entourent, parce que nous ne produisons plus en France.
Là est la première cause de tous nos maux : les emplois s’en vont, le pouvoir d’achat s’effondre, les déficits et la dette explosent, on ne peut plus soutenir les services publics, les jeunes ne trouvent plus les moyens de s’installer dans la vie. Et la double dégradation quasiment annoncée depuis hier de notre pays menacé de perdre son triple A n’est que la sanction de cet affaiblissement.
Pour en sortir, il faut un pacte national. Un pacte national pour produire en France. Tous les responsables économiques, industriels, agricoles, consommateurs, syndicats de salariés, tous les responsables politiques de l’État, des collectivités locales, les responsables des banques, tous doivent être invités à prendre leur part de responsabilité.
Mais cela ne se fera pas tout seul. Cela ne se fera que si le peuple des citoyens en décide ainsi. Il faut une volonté nouvelle pour changer les habitudes, par exemple le climat social dans l’entreprise. Ou encore la consommation pour qu’elle devienne un acte de soutien actif au « produit en France ».
Et il n’y a que la voix et la conscience de notre pays qui pourra inscrire cette production, vitale, dans la préservation et la restauration de notre patrimoine naturel, air, terre, [...] eau, patrimoine d’espèces vivantes, patrimoine d’intimité entre l’homme et la nature, l’homme et les abeilles, l’homme et la planète, au moment, en ce moment, où se déroule à Durban le sommet sur le climat. En particulier, nous aurons devant les Français, publiquement, avec toutes les associations, le débat sur l’énergie, sur la transition que je crois possible vers des énergies sans nuisances pour l’homme et son environnement.

« Produire » n’existe pas sans « instruire ». Ces deux verbes sont liés comme le sont dans le même arbre la racine et le fruit.
Il n’existe aucun pays dans le monde qui ait relevé le défi du « produire » sans gagner la bataille de « l’instruire ».
Bien sûr, l’éducation et la formation, bien sûr, n’ont pas à servir d’abord l’économie. Elles servent d’abord la liberté de la femme et de l’homme en devenir. Elles servent d’abord leur jugement, d'abord leur libre-arbitre, l’indépendance de leur pensée, le précieux bagage de leur culture.
Mais elles servent aussi l’invention, la création, toutes les créations, celle de l’entrepreneur, celle du chercheur, du scientifique, de l’ingénieur, de l’agriculteur, et celle du médecin, celle de l’artisan, de l’artiste, du plasticien, de l’architecte, du designer, du logicien et tout autant la capacité de création de l’employé et de l’ouvrier.
La clé du monde à venir, du monde qui est déjà là, c’est la rencontre entre l’esprit de formation, l’esprit de recherche et l’esprit de production.
Il est une immense attente de sursaut parmi tous ceux qui aiment l’éducation et les éducateurs, de la maternelle au Collège de France. Un immense besoin de reconnaissance, de compréhension, de soutien matériel et moral. Un immense et exigeant besoin de retrouver le véritable rang de l’éducation nationale de la France qui était et doit redevenir le premier.

Et bien sûr, il est une étape indispensable, nous le savons tous : la remise sur pied, la remise en équilibre des finances publiques de notre pays.
Il y a beaucoup d’idées qu’on évoque en ce moment sur l’obligation de traités nouveaux pour obliger la France à retrouver l’équilibre des finances. J’ai été le premier et longtemps le seul à défendre le principe d’une « règle d’or » dans la constitution par laquelle le peuple français interdirait à ses dirigeants la facilité, c'est à dire la lâcheté du déficit, sauf en période de récession. À l’époque, tout le monde était contre !
Mais je veux que ceci soit clair : je refuse qu’on nous raconte que nous devrons faire cet effort pour satisfaire à un traité ou à des menaces de sanction. Ce n’est pas pour l’euro que nous devons supprimer nos déficits et alléger notre dette, ce n’est pas pour l’Allemagne, ou pour l’Europe, ou pour -que sais-je- le Fonds monétaire international : c’est pour nous-mêmes et c’est pour nos enfants.
Cet effort à conduire ensemble, à peut près 5 % de baisse des dépenses publiques et à peu près 5 % d’augmentation des contributions, et 5 % entre nous ce n’est pas hors de portée d'une famille ou d'une entreprise, cet effort-là, c’est pour nous, pas pour les autres, pour l’équilibre de la France, et son indépendance.
Et vous voyez bien qu’il y a là pour moi une conviction de fond : pour se rétablir, un peuple ne peut compter que sur ses seules forces. Quand les problèmes dépassent l’échelon national, il est naturel de s’allier avec d’autres pour les résoudre. Mais quand il s’agit de sa survie, de son organisation intérieure, de son destin, de son équilibre intérieur, il ne peut pas s’en remettre à d’autres. C’est notre affaire, c’est notre avenir. Et c'est pourquoi notre destin est entre nos mains !

J’en appelle à l’effort national en même temps que je suis un militant de l’idée européenne. C’est un idéal que j’aime, autant si je puis dire, que Victor Hugo l’aima, que Robert Schuman et Jean Monnet l’aimèrent, que Pierre Pflimlin l’aima, ou que Valéry Giscard d’Estaing, ou Romano Prodi, ou Jacques Delors, ou Jean-Claude Juncker, ou Wolfgang Schaüble, l’aiment.
Parce que j’aime l’Europe, je refuse qu’on en fasse le Père Fouettard de Bruxelles, au nom imposerait-on à des peuples une discipline venue de l'extérieur ? L’Europe n’est pas faite pour excuser nos lâchetés. Je ne veux pas voir un jour des révoltes contre l’Europe au sein des peuples.
L’intimité entre la France et l’Allemagne est le cœur de la construction européenne. Elle doit le rester. Mais je ne crois pas durable ni bonne dans son principe l’idée que l’Europe se dirige exclusivement à deux, en une espèce de directoire qui se met tous les jours en scène.
On nous dit que désormais l’Europe ne sera plus qu’intergouvernementale, Ce sont là des termes qui paraissent bien savants et pourtant c'est une rupture avec le principe premier de l’Europe, le principe communautaire. C’est l’ensemble au service de chacun, et tous les partenaires à égalité de dignité. Il est un intérêt général européen qui doit être entendu au même titre, et même un peu plus, que les intérêts défendus dans le désordre par chacun des gouvernements. Il faut réaffirmer le rôle d’une commission de plein exercice et respectée. Et les peuples aussi ont leur mot à dire. Ils ont le droit de savoir ce qu’on prépare et décide pour eux. Le Parlement européen et les parlements nationaux sont là pour faire entendre leur voix.
Il faut que l’Europe décide sur l’essentiel, par exemple sur les conditions d’une gouvernance effective de la zone euro, et moins sur l’accessoire.
Et il faudra un jour, je le crois, pour que l’Europe ait un visage et une voix, il faudra un président et un seul pour l’Europe, élu par les citoyens. Car il n’existe pas de démocratie si les dirigeants sont anonymes et sans expression.

Sur tout cela, sur la France et l’Europe, et sur le monde si je le peux, je dirai la vérité aux Français.
Je ne ferai pas de promesses, agréables avant les élections, désastreuses après parce qu’on ne les tient jamais, et quelques fois quand on les tient c'est encore pire. Je ne raconterai pas d’histoires.
Je donnerai à chacun une ligne claire, et la même pour tous.
Je ne parlerai pas à la France en la divisant en catégories séparées, d’âge, de condition sociale, ou d’origine, à qui on donne à chacun le discours censé lui faire plaisir, comme on dit dans les Pyrénées « à chaque âne son picotin ». Je ne parlerai pas aux vieux comme à des vieux : je leur parlerai en citoyens, en citoyens d’expérience. Je ne parlerai pas aux jeunes comme à une catégorie particulière, mais comme à des citoyens de plein exercice qui auront demain à assumer pleinement notre nation.
Je n’opposerai pas les Français les uns aux autres. Un pays n’avance solidement que s’il avance solidairement. Je ne diviserai pas, je rassemblerai.
Quand on doit demander des efforts, la justice est une obligation morale, elle est même la condition de l’adhésion. Le principe de justice, que je suivrai, s’énonce simplement : demander plus à celui qui peut le plus et moins à celui qui peut le moins.
Je serai le porte-parole non d’un parti, mais de l’intérêt général et je restaurerai sans faiblesse l’impartialité de l’État.
Je serai celui qui fera l’égalité réelle entre les hommes et les femmes.
Je défendrai la démocratie et le pluralisme. J’obligerai à la séparation des pouvoirs, qui fera une justice de pleine indépendance et une presse de pleine liberté. J’obligerai à une représentation équitable au Parlement de tous les courants d’opinion, même de ceux contre qui je me suis toujours battu.
Je ne céderai rien à l’extrémisme, qui est un danger mortel pour un peuple. Si nous avions la faiblesse de l’écouter, nous pleurerions un jour des larmes de sang.
Je ne concéderai rien aux candidats qui se croient favoris. Je leur dirai en face que la France a besoin de tourner la page sur leur double et successive hégémonie, et sur les erreurs dont ils ont été tour à tour responsables.
Je donnerai une garantie aux Français et à ceux qui, dans le monde, regardent la France. Je promets aux Français la fin des affaires qui salissent notre pays. Je sais bien que dans les temps que nous allons traverser rien ne sera facile. Je n’ai pas de baguette magique. Mais je garantis au peuple français que, dans l’ère nouvelle qui va s’ouvrir, aucun réseau d’influence financier ou partisan, aucun intérêt particulier, aucun mélange des genres n’aura droit de cité au cœur de l’État.
Je promets de voir et d’entendre ceux que personne ne voit ni n’entend. Ils sont des millions qui ont décroché ou n’ont jamais encore accroché. Ils viennent d’ici ou d’ailleurs. Ils étaient ou sont paysans, c'est-à-dire frères des miens, frères et sœurs de mes parents. Ils étaient ou sont ouvriers, d’ici ou d’ailleurs. Leurs enfants, comme on dit dans les cités « tiennent les murs ». Leurs quartiers ont été souvent oubliés. Ils n’ont pas ou plus d’emplois, ou plus de ressources, plus d’espoir en tout cas. Ils sont souvent seuls et ce sont souvent les plus vulnérables. Personne ne leur parle vraiment. J'essaierai de leur parler, en tant que citoyens, pas en tant qu’assistés ou « catégories sociales », j'essaierai de leur parler pour leur rendre leur place.

Pour gouverner la France en ces temps de tempête, il faut une majorité plus large que les majorités classiques d’un bord contre l’autre. À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. J’ai évoqué la nécessité d’un « esprit d’union nationale ». Il est impératif, et à mes yeux d’ailleurs inéluctable, que pour redresser la France se forme, ouverte à tous les réformistes, d’où qu’ils viennent, une majorité du courage.
Seul un président de la République nouveau, soutenu par le peuple français, libre de ses décisions et de toute dépendance, peut garantir aux Français que les choses vont vraiment changer.
Et nos institutions le permettent, c'est même leur génie, puisqu’elles mettent entre les mains des électeurs un robuste fusil à deux coups : d’abord l’élection présidentielle, ensuite les élections législatives qui éliront les députés décidés à soutenir cette nouvelle majorité, et sanctionneront durement ceux qui s’y refuseront.

Enfin, je veux vous dire que nous n’avons pas seulement la charge du présent ou de l’avenir immédiat.
Nous avons charge d’horizons plus lointains. Nous avons charge du siècle pour la France et pour l'Europe. Je veux vous dire ma certitude que la France doit formuler, pour elle, pour l’Europe et pour le monde, et je crois qu’elle est la seule parmi les nations à pouvoir le faire, elle doit formuler un projet pour développer l’être humain, femme, homme, enfant, dans toutes ses dimensions : santé, équilibre, épanouissement intellectuel, créativité, culture, et même épanouissement philosophique ou spirituel.
Car nous ne sommes pas des organismes à produire et à consommer. Nous sommes destinés à nous élever au-dessus de nous-mêmes, pour comprendre le monde et pour le changer, dans le but d’humaniser l’homme et d’humaniser le monde.
Le monde ne se satisfait plus de l’injustice qui fait que les uns sont gavés, d’euros, de dollars ou de luxe stérile, et les autres n’ont pas même pas d’eau. Le monde ne se satisfait plus du matérialisme. Il exige qu’on prenne en charge la nécessité de tous. Et il espère qu’on lui montrera d’autres horizons pour l’être humain, pour sa liberté et pour sa conscience.

Je viens à cette élection avec ce que la vie m’a donné et m’a appris. Elle m’a donné des racines, dans mon pays des Pyrénées bleues, auprès de mes parents qui n’avaient d’autre horizon que le travail, et aussi les livres, des racines dans la famille nombreuse et rigolote que nous avons voulue, des racines dans notre langue que j’aime et dont je crois qu’elle porte un trésor à nul autre pareil. Elle m’a donné le don de l’amour et de l’amitié. Elle m’a donné l’endurance pour traverser les difficultés. Elle m’a donné de ne jamais accepter que les obstacles soient invincibles. Elle m’a donné la confiance émouvante de femmes et d’hommes engagés, qui ont l’expérience et le niveau de prendre en mains la destinée du pays, et aussi la confiance de femmes et d’hommes, plus nombreux encore, dont la vie n’est pas la plus facile. C’est avec tout cela, ce bagage de vie, ce bagage de gratitude, que je veux servir notre pays au moment le plus impressionnant de notre histoire récente.
L’histoire commence. Nous sommes, vous et moi, au seul rendez-vous qui vaille, celui de la lucidité, celui du courage, celui de la volonté optimiste d’un peuple qui va décider de se relever."

 

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07 décembre 2011

Présidentielles: La déclaration de candidature de François Bayrou en direct à 16h30

 

Participez en direct à la déclaration de candidature


election presidentielle,2012,declaration candidature,bayrouFrançois Bayrou déclarera sa candidature à la présidence de la République, sous la forme d'un message aux Français, ce mercredi 7 décembre, à Paris.

Nous vous invitons à la suivre en direct en vidéo, à partir de 16h30 :


- à la télévision, sur BFM TV, I-Télé, LCI et LCP
- sur le site de campagne qui ouvrira spécialement à 16h30 : www.bayrou.fr
- sur la page Facebook de François Bayrou

Ce "message aux Français" sera suivi, à 17h30, d'une heure d'interview sur le réseau social Twitter. Posez toutes vos questions et suivez les échanges sur le site www.bayrou.fr.
 

N'hésitez pas à diffuser très largement ces informations autour de vous.

Bien amicalement,
L'équipe de François Bayrou

14:20 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : election presidentielle, 2012, declaration candidature, bayrou, politique | |  Facebook | | |

06 décembre 2011

Internet: du nouveau dans la blogosphère démocrate d'Issy-les-Moulineaux

fabienne gambiez, blog, issy les moulineaux,modem,democrate,mouvement democrate,conseil municipalLe Mouvement Démocrate souhaite la bienvenue au nouveau blog de Fabienne Gambiez, conseillère municipale MoDem à Issy-les-Moulineaux. Membre du groupe Issy&Demain, en charge notamment de l'architecture et du patrimoine, Fabienne est également très présente dans d'autres domaines comme l'urbanisme. Elle participe activement aux enquêtes publiques, qui sont nombreuses en ce moment.

Vous retrouverez son blog à l'adresse suivante: http://fabiennegambiez.lesdemocrates.fr

Nous souhaitons plein de succès à son blog à travers lequel vous pourrez la contacter.