06 décembre 2009
« Sondages je vous hais ? » 2/2
2 - Analyse des résultats
On l'oublie souvent : un sondage est selon la formule consacrée « une photographie de l'opinion à un instant T ».
Or en 2010, l'opinion est exposée à une multitude d'informations qui peuvent avoir un impact et modifier rapidement les intentions de vote pour un parti, un leader politique. Il est donc impératif de vérifier les dates de réalisation d'une enquête pour s'assurer de sa fiabilité.
D'autre part, avant d'essayer d'analyser le score d'un sondage politique, il faut aussi regarder avec attention la formulation de la question. En effet le choix des mots, le type de phase, sa longueur, la complexité des termes utilisés peut avoir un impact sur le résultat obtenu.
Et parlons bien entendu du « redressement statistique » des sondages d'opinion.
L'ensemble des données recueillies lors d'une enquête sont dites « déclaratives ». Et l'on sait que sur des sujets personnels, telles que les opinions politiques, certains interviewés ne disent pas toujours la vérité, exagèrent et déforment (ex : vote extrême ...). Ainsi selon les résultats bruts obtenus, le sondeur appliquera aux données un coefficient statistique de redressement pour reconstituer précisément les votes antérieurs.
D'autre part, tout politique ou tout observateur avant de paniquer au regard des résultats d'un sondage, doit d'abord rechercher la taille de l'échantillon d'enquête et le niveau de marge d'erreur statistique à prendre en compte. Ainsi le tableau ci-dessous détaille (pour un échantillon de 1000 personnes) les marges d'erreur statistiques à intégrer aux résultats :

Lecture du tableau : Si un parti recueille une intension de vote à 10%, quand on inclut les marges d'erreur on voit que le score est donc compris en fait entre 8,1% (10% - 1,9%) et 11,9% (10% + 1,9%). Ainsi les journalistes ne le précisent jamais mais sur des scores trop proches par exemple : 49% - 51% avec une marge d'erreur de 3,1% : impossible d'affirmer quel candidat est devant l'autre !
Enfin pour analyser efficacement les scores d'une formation politique, il faut le faire dans la durée. Idéalement il faut essayer de constituer des courbes de tendances pour bien comprendre les évolutions de l'opinion.
Ainsi à l'avenir n'hésitez pas à vous référer aux différents éléments ce mémento, cela vous permettra certainement de cerner plus précisément les tendances réelles de l'opinion.
Didier Frutieaux
09:00 Publié dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sondage, statistique, vote, élection
04 décembre 2009
« Sondages je vous hais ? » 1/2
Les 14 et 21 mars prochains se dérouleront les élections régionales. D'ici cette échéance, un certain nombre de sondages d'opinion seront réalisés et communiqués dans les médias. Afin de vous permettre d'analyser ces données en toute connaissance de cause, voici un mémento qui s'articulera en deux parties : Observation de la notice technique du sondage, puis Analyse des résultats.
1 - Observation de la notice technique du sondage
Lorsque l'on prend connaissance des résultats d'un sondage, il est pertinent préalablement d'observer la notice technique qui explique son mode de réalisation : c'est une garantie de fiabilité. En effet ces informations précisent tout d'abord le nom de l'institut qui a réalisé l'étude, il faut se poser la question est-ce un institut connu ou pas ?
Ensuite le mode de recueil des données y est aussi indiqué. Aujourd'hui les enquêtes peuvent être réalisées principalement de deux manières par Téléphone ou par Internet. Or Internet reste un support qui ne permet pas encore de contacter toutes les populations : par exemple les moins de 25 ans ou les plus de 65 ans répondent moins aux enquêtes sur Internet (Désintérêt / Sous-équipement...). En revanche par téléphone, on peut générer aléatoirement des numéros de téléphone, ce qui permet d'appeler un très large éventail de population.
Tout sondage d'opinion doit être réalisé selon la méthode statistique des quotas, auprès d'un échantillon national représentatif (Age, Sexe, Région, Habitat, Profession). Et il est très important de vérifier la taille de l'échantillon, c'est-à-dire le nombre d'interviews analysées. Pour une étude à l'échelle nationale, un échantillon suffisant doit être constitué de 900 à 1000 interviews.
On le constate au regard de ces premiers éléments qu'un sondage est une technique qui nécessite de la rigueur. La fiabilité des chiffres est liée au respect des modalités de réalisation.
Didier Frutieaux
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26 octobre 2009
EPAD: un tournant du quinquennat?
François Bayrou a estimé samedi que la décision de Jean Sarkozy de renoncer à la présidence de l'Epad représentait une victoire des Français et un moment important du quinquennat de Nicolas Sarkozy, "un tournant peut-être".
"Cette décision nous dit deux choses: que cette désignation heurtait profondemment les valeurs républicaines élémentaires des Français qui souhaitent que l'on respecte l'égalité des chances. Et que, lorsque les Français n'acceptent pas quelque chose, le pouvoir est obligé de reculer, ce qui pour moi est très encourageant", a expliqué François Bayrou lors d'un point presse.
"J'avais dit que notre peuple n'accepterait pas de recevoir de manière répétitive des gifles sur ses valeurs. Là, pour une fois, pour la première fois peut-être, on a vu des Français l'emporter sur la décision du pouvoir", a-t-il ajouté.
"Beaucoup de gens, y compris parmi mes amis, pensaient qu'il y avait dans mon jugement sur le pouvoir une part d'antipathie personnelle ou d'exagération. Je crois qu'aujourd'hui, tout le monde comprend, avec cette décision et quelques autres manquement à nos principes d'égalité, qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans ce régime. C'est un moment important, un tournant peut-être", a-t-il conclu.
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29 septembre 2009
Forum de l'éducation - septembre 2009
A quoi sert l'école?
Il est légitime quand on est parent, de s’interroger sur les programmes scolaires, de vouloir évaluer si ses enfants sont correctement formés. Encore faut-il avoir précisément en tête ce que l’on attend de l’école. Bien souvent les désaccords sur les contenus ou les méthodes proviennent d’attentes divergentes.
Lorsque Jules Ferry, à la fin du XIXe, a créé l’école primaire, gratuite, laïque et obligatoire, c’était dans le but de fournir à tous les enfants une éducation de base. Mais même alors, les filières d’excellence restaient réservées en priorité aux enfants de familles aisées.
Aujourd’hui que peut-on attendre de l’école. Doit-elle être un instrument d’ascension sociale ? Doit-elle servir uniquement à trouver un travail à la fin de ses études ? Doit-elle servir à accumuler des connaissances pour avoir de bonnes notes ou à améliorer la capacité de chacun à comprendre le monde où il vit et pouvoir continuer d’apprendre tout au long de sa vie ?
On pourrait considérer que l’école remplit au moins trois principales fonctions :
- Un apprentissage de base
Savoir compter, lire, écrire constituent des savoirs de base qui représentent le minimum pour se débrouiller convenablement dans la vie quotidienne.
Plus subtile déjà, la connaissance de la culture du pays où l’on évolue, sert également dans la vie quotidienne. Mais où se situe la frontière de ce qu’il faut absolument savoir et ce qui peut éventuellement être ignoré ? On est probablement la face à ce que les scientifiques appellent : « une frontière floue », car elle dépend de l’époque et des individus.
- Un apprentissage de la réflexion et de l’analyse
Loin de se contenter d’empiler les savoirs, l’école a pour vocation d’apprendre aux élèves à réfléchir et analyser les situations, à exercer leur sens critique en toutes circonstances. C’est former des citoyens capables de penser librement.
Ce dernier point est essentiel, car c’est lui qui justifie que l’école soit considérée comme un « sanctuaire » qui doit rester à l’abri de toute tentative d’influence, en particulier religieuses ou politiques. C’est en grande partie cette volonté de préserver la liberté d’apprentissage des enfants qui a justifié la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école.
- Un apprentissage de la socialisation
Vivre en paix dans une société organisée implique qu’il y ait des règles de vie respectées par tous. Encore faut-il les connaître et en comprendre le sens. Sans règles, une société vit dans le chaos.
A l’école encore l’enfant apprend la responsabilité : c’est aussi à cela que sert l’élève délégué. C’est à l’école enfin qu’il apprend qu’il ne peut ignorer ceux qui vivent à côté de lui, qu’il apprend à vivre avec ses voisins, tous ses voisins et peut expérimenter la solidarité.
Pour remplir cette fonction, il est nécessaire que l’école édicte des règles claires et les fasse respecter. Elle ne peut délivrer ce message fort si elle démissionne devant la force de nuisance d’un groupe difficile ou des pulsions identitaires déviantes. Or elle est un rouage essentiel de l’apprentissage de la cohésion d’une société, résolue à construire une citoyenneté commune sur la base de ce qui nous rassemble, plutôt que construire l’adversité sur ce qui nous sépare.
Alors, à la lumière de ces fonctions de base, on peut se poser des questions mieux ciblées. Peut-on à la fois parler de fraternité et installer une concurrence sauvage entre les élèves dans la course aux diplômes ? Peut-on développer le sens critique en restant dans la pure spéculation intellectuelle et oublier que les élèves devront trouver un travail après leur formation ? Peut-on parler d’égalité et admettre que les moins riches n’ont pas accès aux filières les plus prestigieuses ? …
Comme souvent, trouver les bonnes réponses implique de poser d’abord les bonnes questions.
Martine CERF
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28 septembre 2009
De l'éducation à l'élévation

En vacances à la campagne, un petit garçon passant devant une ferme demande à ses parents si on élève un enfant comme on élève des animaux. Cette question candide qui nous fait instinctivement sourire masque un questionnement plus profond sur la nature de notre mission de parents. Que représentent nos enfants pour nous ? Quelle éducation leurs donner et dans quel but ? Quelle part de cette éducation laissons nous aux enseignants que nos enfants fréquentent ? Autant d'interrogations récurrentes auxquelles chaque parent doit faire face.
Il est essentiel de rappeler que l'enfant est un don qui nous est confié et pas un dû qui nous appartient. Les revendications en matière de droit à l'enfant sont donc malsaines car elles réduisent ce dernier à un objet de désir ce qui malheureusement entre bien dans le cadre d'une philosophie de société de consommation. Comme l'enfant est un don, nous devons être capables à son égard de trouver un juste équilibre entre notre émerveillement et notre responsabilité. C'est la recherche de ce juste équilibre qui est l'enjeu principal de l'éducation. Trop d'émerveillement risque de fabriquer des enfants rois tandis que trop de responsabilité tarde à développer leur indépendance future. L'éducation est donc pour nous parents une remise en question permanente de nos principes et une adaptation quasi quotidienne à l'évolution réelle de nos enfants. Et cette mission parfois gratifiante devient ingrate quand l'enfant rêvé fait défaut.
Car nous devons, à travers l'éducation, accompagner nos enfants dans l'élaboration de leur projet de vie et non les entraîner dans la concrétisation d'un projet de vie établi par nous pour eux. Car nul ne peut décider du bonheur de quelqu'un à sa place fut il même son père ou sa mère. C'est pourquoi les choix d'orientation scolaire doivent se faire le plus tardivement possible pour que l'enfant soit capable d'émettre ses aspirations. C'est aussi pourquoi les parents et les enseignants sont pour l'enfant des accompagnateurs de leur évolution dans leurs domaines respectifs.
Accompagner veut dire écouter et aider et surtout être à côté et pas devant. Il faut donc être attentif à ce qui va advenir et donc accepter l'imprévu. Car l'éducation ne se réduit pas à un programme à mettre en application. Par ailleurs, il nous faut accepter la différence des rôles. En temps que parents, nous devons rendre nos enfants socialisables, c'est-à-dire aptes à vivre en société en leur apprenant les règles et les usages nécessaires à une bonne insertion dans la société. Cela revient à dire que nous avons un rôle politique. Car la politique étant l'organisation de la vie de la cité, il est clair que la famille où se construit la personnalité des enfants est le lieu de l'éducation politique de base. En développant les aptitudes morales et l'esprit critique de nos enfants ainsi que leurs capacités physiques et intellectuelles, autrement dit en développant leur savoir-être, nous les aidons à devenir adultes. Les enseignants les instruisent et leurs apportent le savoir. Certes la frontière entre le savoir-être et le savoir n'est pas totalement hermétique mais il est essentiel de ne pas inverser les rôles.
Car les enseignants et les parents ont chacun leur part dans l'éducation des enfants. La finalité commune est d'aider les enfants à grandir c'est-à-dire à s'élever. Ce dernier terme est pris ici dans le sens d'élévation, le mot élevage étant bien entendu réservé aux animaux. Le petit garçon est donc pleinement rassuré maintenant qu'il sait que le terme grandir va bien au-delà de la simple question de la taille et qu'éducation est synonyme d'élévation..
Etienne Béranger
Conseiller Municipal d'Issy-les-Moulineaux
21:57 Publié dans Actualité d'Issy, Débat, Education, Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15 juin 2009
Enquête publique sur le SCOT !
L’enquête publique sur le projet Schéma de Cohérence Territoriale des Coteaux et du Val de Seine a débuté. Il est très important que nous y participions. En effet, le SCOT va orienter le développement d'un territoire qui comprend 11 communes, dont la nôtre, dans le cadre d'un projet d'aménagement et de développement durable.
Le public est invité à formuler ses observations sur un registre d'enquête ouvert jusqu’au samedi 4 juillet 2009 inclus.
Nous proposons d’aller en groupe prendre connaissance du projet et d’inscrire nos observations sur le registre le samedi 20 juin à 10 heures devant le centre administratif.
Afin de bien s'informer, nous vous conseillons de visiter le site www.coteaux-et-val-de-seine.com sur lequel figurent toutes les infos.
Le commissaire enquêteur désigné pour cette enquête publique, Jean MALLET recevra le jeudi 02 juillet 2009 de 12h00 à 15h00 à l'Hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux.
Soyons nombreux à donner notre avis !
22:50 Publié dans Actualité, Opinion, Politique locale, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05 novembre 2008
Nuit démocrate
Nuit Démocrate évoque pour nous en tout premier lieu le suivi des élections américaines sur ce site Internet éponyme où se retrouvent tous ceux qui pensent qu'un choc culturel est en train de se produire aux Etats Unis, choc dont la fécondité se ressentira sur toute la planète. Mais en y réfléchissant plus profondément, l'association de ces deux mots va bien au delà d'un sigle facile à retenir et véhicule avec elle une portée symbolique et philosophique sur laquelle il est sain de s'attarder un instant.
La nuit est naturellement associée au repos et au sommeil. Mais elle est également synonyme de veille et les veilleurs de nuit sont appréciés dans nos cités protégées. Ils veillent sur nos nuits pour que nos jours ne soient pas assombris. Lorsque les uns dorment, les autres restent en éveil dans une concommitance sans cesse renouvelée. Par ailleurs, la nuit est relative car il fait en permanence nuit quelque part et jour ailleurs dans une alternance sans fin modulée par le cycle des saisons. Enfin, la nuit est associée aux traversées du désert de nos existences, ces périodes difficiles dont nous aspirons à sortir au plus vite afin de retrouver notre sérénité coutumière. Lorsqu'il fait nuit dans ma vie, je cherche à me construire, quitte à me faire aider, des horizons nouveaux assortis de lumière et d'une certaine forme de renaissance.
Pour sortir de la nuit, il faut s"appuyer sur une forme d'espérance allant bien au delà de l'optimisme ou de l'espoir de façade ou de circonstance. "Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière". Cette phrase issue de la Bible porte en elle une force intérieure qui est un moteur pour l'action associée à la certitude d'une évolution favorable. Dans la même mouvance mais en dehors de toute sphère religieuse, des individus aux convictions intenses appuyées sur une forte éthique personnelle sont intimement persuadés qu'oeuvrer pour une cause juste aura toujours une forme de fécondité favorable pour une multitude. Tous ces hommes et ces femmes qui espèrent fortement sont les veilleurs de nos nuits intellectuelles qui nous permettent de ne pas sombrer dans l'inquiétude, première étape vers une angoisse plus profonde.
La politique n'échappe pas à cette régle. Les citoyens désertent la politique lorsque celle-ci ne véhicule plus d'espérances traduites dans des projets centrés sur des visions. En la matière, les veilleurs sont en général des humanistes charismatiques qui savent s'entourer, faire rêver, écouter et communiquer et qui apparaissent alors comme des hommes providentiels symbolisant une espérance. Barak Obama qui vient d'être élu Président des Etats Unis est de cette lignée. Son élection en tant que premier homme de couleur entrant à la Maison Blanche permet aux Américains de révéler une nouvelle facette de leur esprit pionnier en associant symboliquement rupture et réconciliation. En plus, celà les place dans une perspective d'issue pour les deux guerres où l'Administration Bush les a enlisés. Enfin, ils aspirent à redécouvrir une forme de générosité et de solidarité bien dans la tradition démocrate comme par exemple dans le domaine de l'assurance sociale. Les démocrates américains ont connu une traversée du désert de huit années et ils vont sortir de leur nuit pour emmener avec eux les citoyens américains vers un avenir plus radieux.
Cette perspective ne peut empêcher de réver les démocrates français du MODEM. Eux aussi connaissent leur traversée du désert depuis l'élection présidentielle de 2007. Eux aussi ont un leader incontesté ayant une vision et portant une espérance inscrite dans un projet démocrate. Souhaitons lui de savoir s'entourer et de faire preuve d'écoute, de charisme et de responsabilité à l'instar de son cousin d'oure atlantique pour connaître la même destinée.
Il ne s'agit là que d'un parallèle et pas d'une similitude Là où les Américains ont l'esprit pionnier, les Français restent convaincus de l'influence de l'Esprit des Lumières; là où les Américains ont un sens aigu de l'éthique en politique, les Français semblent plus permissifs en la matière; là où les Américains semblent se satisfaire de leur bipartisme traditionnel, les Français commencent à se lasser du bipartisme imosé par l"UMP et le PS et aspirent à une troisième voie. Les démocraties françaises et américaines ne sont pas similaires. Par exemple, aucun des deux candidats outre-atlantique n'a milité pour une abolition généralisée de la peine de mort dans les états américains ou pour une restriction du permis de port d'armes . A l'inverse, peut-on imaginer en France un Président de la République ayant une partie de ses origines au Magreb ou en Afrique Centrale?
Au delà de ces divergences réelles existe néanmoins une volonté commune de rester libres et indépendants et de placer l'homme au centre de tout projet politique. Les démocrates américains et français sont également convaincus que la démocratie se construit en permanence, est perfectible et n'est pas une fin en soi bien qu'elle soit le meilleur moyen de construire avec les citoyens un fécond destin partagé. La dynamique démocrate américaine vient de franchir une étape décisive annoncée. La dynamique démocrate française est en gestation. Elle a montré ses imperfections lors des récentes élections internes. Le chemin à parcourir est un exaltant chemin de liberté et de libération. A l'instar de nos cousins d'Amérique, si nous savons cheminer unis, nous sortirons à moyen terme, nous aussi, pour nous-mêmes et pour nos concitoyens, de notre nuit démocrate .
Etienne Béranger
10:49 Publié dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nuit démocrate








