19 mai 2013

Intervention du chef de l'État: "Les mesures restent très insuffisantes pour relancer l'économie"

François Bayrou a salué, vendredi sur France 2, le projet "d'un gouvernement économique de la zone euro", tout en déplorant, qu'en France, François Hollande s'en tienne à "des mesures très insuffisantes" pour relancer l'économie.

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Gilles Bornstein - Vous avez écouté le président de la République hier. Quelle est votre réaction ?

François Bayrou - C'était une intervention au bon niveau. C'est la première chose qui compte. L'approche des problèmes et l'expression étaient au niveau de ce que le président de la République française doit être et doit dire. Il y avait une annonce et une vision très importante dans cette intervention : la France va proposer l'établissement d'un gouvernement pour l'économie de la zone euro. C'est la première fois qu'il y a une réponse explicite sur le sujet. Lorsque vous avez une monnaie en commun, il faut avoir un gouvernement. C'est-à-dire une possibilité de réfléchir ensemble et peut-être un jour de décider ensemble, sur ce qu'on doit faire sur la fiscalité, pour la croissance, pour pousser les dix-sept pays membres de la zone euro à avancer ensemble pour que la prospérité revienne. C'était une annonce très importante, décisive pour ce que l'avenir de l'Europe doit être, et donc l'avenir de la France puisque les deux sont étroitement liés.

Cela fait déjà deux bons points.

Pour le reste, il y avait la reprise et la répétition d'un très grand nombre de décisions déjà annoncées. De ce point de vue là, il n'y a pas eu d'avancée décisive et même un manque : les très grandes réformes, des piliers de la société française qui sont aujourd'hui lézardés, n'ont pas été abordées. Rien sur l'Éducation, rien ou presque sur le droit et le marché du travail. Ces grandes réformes ont été éludées et ça manquait dans l'intervention de François Hollande.

S'il refuse le terme de social-démocrate, il a affirmé une politique réformiste. Il n'y a pas eu un seul propos vraiment de gauche dans son intervention. En prenez-vous acte ?

Il y a eu l'affirmation d'une ligne, dont je pense qu'elle est la seule possible pour le peuple français et la nation : la ligne réformiste. Avec une chose qui doit être claire pour moi dans l'esprit de tous et qui pour l'instant n'est pas complètement affirmée, c'est que les problèmes de notre pays ne viennent pas de l'extérieur. Ils ne viennent pas de l'Europe, pas de l'Euro ou de l'Allemagne comme on l'a scandaleusement affirmé ces temps-ci. Les problèmes de la France sont des problèmes internes à notre pays. C'est chez nous que sont les faiblesses et c'est pourquoi nous devons trouver en nous l'énergie pour apporter les réponses. Cet aspect là des choses n'est, pour l'instant, pas entré dans l'esprit des Français. Le jour où il le sera, on verra que le seul chemin est le chemin réformiste et qu'il faut qu'une unité nationale soutienne cette vision de l'avenir.

Justement, il a refusé cette idée d'union nationale. Il a dit qu'il y avait une majorité et une opposition. Après l'avoir entendu, êtes-vous dans la majorité ou dans l'opposition ?

Je suis indépendant et libre. C'est notre plus et notre différence. Il y a des gens qui sont systématiquement pour et d'autres systématiquement contre. Nous, nous pensons qu'il faut avoir la liberté de jugement et de parole nécessaires pour que les impulsions viennent. Lorsque la politique réformiste qu'il faut pour la France aura été définie, l'unité nationale ne viendra pas d'en haut. Si vous attendez que les deux partis, qui se partagent le pouvoir depuis des décennies, fassent le pas nécessaire pour sortir de leurs "a-priori", qu'ils se réforment d'eux-mêmes et prennent conscience de la gravité des choses, vous allez attendre longtemps ! Lorsque l'unité nationale s'imposera, elle s'imposera à partir des Français. C'est un mouvement profond des Français, un mouvement du peuple, qui fera que l'on sortira des affrontements artificiels et stériles pour soutenir les idées nécessaires pour que l'avenir du pays soit repris en main, reconstitué, rebâti comme il doit l'être. Mais ça ne viendra pas du sommet. Vous voyez bien ce qui s'est dit ces jours ci : qu'au fond, ils considèrent que les choses sont comme elles doivent être. Je considère moi que, étant donnée la situation du pays, les choses ne sont pas comme elles devraient être. Ce changement profond, cette prise de conscience, cette volonté exprimée par les Français de sortir de l'enlisement où nous nous trouvons, feront le cadre nouveau nécessaire pour que la France retrouve le chemin qu'elle n'aurait jamais dû quitter.

Mais avec la feuille de route développée hier, avec ce que vous avez entendu, vous auriez l'impression de renier vos convictions en siégeant à côté de lui au Conseil des ministres ?

L'idée que je pourrais être dans une vision de ralliement, vous le savez bien, est une idée fausse.

Il est allé très loin vers la social-démocratie et vers les thèses que vous défendez. À un moment il faut peut-être en prendre acte ?

Il y a heureusement des points de rencontre. Autrement, ce serait que le choix que j'ai fait au moment de la présidentielle ne serait pas le bon. On voit aujourd'hui qu'il fallait pour notre pays une alternance et que cette alternance ne peut aller que dans le sens que j'ai défini, qui est celui d'une politique réformiste pour la France. Mais un très grand nombre de choix en profondeur ne sont pas encore prononcés, exprimés, explicites. Ce que François Hollande appelle sa boite à outils, défendue à nouveau hier, avec les emplois d'avenir, les contrats de génération et le crédit d'impôt compétitivité... Ces trois mesures sont très insuffisantes. Ce n'est pas ça, et je crois qu'on commence à le voir, qui permettra de changer l'énergie et la volonté du pays, de recréer les emplois et les richesses dont nous avons besoin pour que le pouvoir d'achat des familles augmente. Ce que nous avons sous les yeux, c'est une situation à zéro : la croissance est à zéro, les emplois disparaissent. Ce n'est pas avec les outils définis jusqu'à maintenant qu'on y arrivera. Mais l'orientation principale, qui est de dire qu'il faut soutenir l'entreprise, la création d'emploi, la recherche et l'innovation, est juste.


François Bayrou, invité des 4 Vérités sur... par mouvementdemocrate

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09 mai 2013

Marielle de Sarnez "La France manque d'un discours politique sur l'Europe"

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En ce jour de la fête de l'Europe, qui a fait l'objet de peu de message médiatique, Marielle de Sarnez était invitée de Christophe Barbier sur Itélé dans le Face à Face.

Elle a évoqué les grands enjeux de l'Europe et du rôle de la France en son sein ainsi que élections européennes à venir et sa candidature à Paris pour les élections municipales.

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Revoir son interview

10:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | |

06 mai 2013

Élections législatives partielles des français à l'étranger le 15 et 25 mai: soutenez nos candidats!

Vous avez de la famille ou des amis français résidant à l'étranger? Engagez les à soutenir nos candidats le 15 et 25 mai 2013!

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sur les modalités du scrutin, cliquez ici

Sur nos candidats : cliquez ici

13 avril 2013

Notre député Jean Lassalle marche à la rencontre des français

Jean Lassalle a entamé mercredi "une marche à travers routes et chemins de France, à la rencontre des citoyens". Il fait part aujourd'hui sur son blog de ses premières impressions.

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Parti à pied mercredi de l'Assemblée nationale en direction de Dunkerque, Jean Lassalle veut à travers ce périple "redonner la parole aux citoyens". Chaque étape fait l'objet d'un billet sur son blog. Nous vous invitons ci-dessous à découvrir le premier.

"Ce qui m’a le plus frappé lors de mon départ, c’est la réaction du personnel de l’Assemblée nationale, les huissiers qui ont tous été très touchants, en pleine compréhension de ce que j’entreprenais. Certains m’ont embrassé, d’autres m’ont souhaité bonne chance je ne sais combien de fois. Les quelques Députés que j’ai croisés m’ont aussi témoigné leur soutien. Évidemment ils m’ont demandé pourquoi je faisais ça. La plupart avait tout de même compris sans que j’aie à l’expliquer.

Ensuite est venue l’heure du départ. Je ne la voulais pas trop médiatisée, cet humble projet ne s’y prête pas. Toutefois, les journalistes qui m’ont suivi une partie de la journée ont pu constater l’attente que ce mouvement pouvait susciter auprès des citoyens. D’ailleurs, dans la rue, les gens me reconnaissaient – certains nettement et d’autres un peu moins – et m’interrogeaient volontiers.

Cela m’a donné l’occasion d’avoir des points de discussion très intenses dans un café à Gennevilliers. Il y avait des gens de toute sensibilité, j’ai rencontré un homme qui voulait envoyer tout le monde hors de France, un africain qui voulait s’intégrer au mieux, un français d’origine algérienne qui revendiquait cette double appartenance, c’était un peu tendu. Un caméraman essayait de filmer la scène mais un terrifiant bonhomme ne voulait pas que la TV soit là donc il n’arrêtait pas de l’expulser hors du café.

Cette multitude de rencontres très intéressantes m’a pris beaucoup de temps, j’ai du accélérer un peu la cadence pour la fin de la journée. J’ai réalisé qu’il fallait vraiment avancer et la pluie diluvienne qui s’abattait sur nos parapluies m’y a aidé pour les 7 ou 8 derniers kilomètres. Les coups de vent terribles pendant 4h nous ont un peu malmenés mais nous sommes arrivés à destination, après avoir acheté de nouveaux parapluies. Des habitants à Montmorency, dès qu’ils ont su que nous étions en marche dans le Val d’Oise nous ont proposé de nous recevoir, très chaleureusement. On a pu échanger toute la soirée, la famille était très intéressée par l’idée d’aller au plus près des citoyens, dans tous les territoires, recueillir leur parole et leurs doléances.

En bref, c’est un départ beaucoup mieux réussi que ce que je pouvais espérer. Le début de journée était superbe, avec du monde, des contacts intéressants, une météo favorable… L’arrivée a été plus extrême, avec des tonneaux de pluie vraiment exceptionnels. Heureusement, nous avons pu tout faire sécher pour être de nouveau opérationnels aujourd’hui !

Je me dirige d’ailleurs en ce moment en direction de Domont, où des journalistes m’ont demandé de les rencontrer pour leur expliquer ma démarche. Je continuerai à vous informer au fur et à mesure de l’organisation de cette marche, vous ferai partager l’itinéraire, les photos et comptes-rendus de cette expérience."

Pour aller plus loin : le blog de Jean Lassalle.

22:35 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Action citoyenne, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean lassalle, marche, mouvement démocrate | |  Facebook | | |

07 avril 2013

Moraliser la vie publique, une urgence! Signez la pétition

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La moralisation de la vie publique était une proposition de François Bayrou pendant la campagne de l'élection présidentielle. On voit aujourd'hui qu'elle prend tout son sens!

Si vous en avez marre de la corruption et et pensez que la vie publique doit se moderniser et se moraliser, rejoignez nous et signez la pétition!

François Bayrou et de nombreuses personnalités lancent un appel citoyen au Président de la République pour:

- mettre fin au mélange des intérêts financiers et politiques

- interdire le cumul des mandats dès 2014

- réduire le nombre de parlementaires

-permettre la représentation de toutes les opinions par l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections

- renforcer le contrôle du financement des partis

Rejoignez-nous!

07:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Action citoyenne, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cahuzac, moralisation de la vie publique, françois bayrou, pétition | |  Facebook | | |

19 février 2013

François Bayrou, sur BFMTV et RMC info ce matin: "la vérité c'est que nous aurons zéro croissance en 2013"

Ce matin, sur BFM TV et RMC Info, François Bayrou a estimé que la croissance serait de "zéro au mieux" en 2013 en France, déplorant "qu'en période électorale, Nicolas Sarkozy et François Hollande aient annoncé aux Français des illusions et des mensonges". Pour le leader centriste, ce "problème majeur" nécessite de soutenir davantage "la création et la production".

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Sur BFMTV et RMC, François Bayrou a d'abord rappelé que "l'élection présidentielle s'est déroulée avec des prévisions de croissance - des deux côtés d'ailleurs, François Hollande comme Nicolas Sarkozy - qui étaient mirobolantes, 1,7 à 1,8 pour cent". Il a déploré qu'"en période électorale, on puisse dire aux Français des illusions et des mensonges".

Alors que Laurent Fabius a ramené ces prévisions entre 0,2 et 0,3 pour cent pour 2013, le président du Mouvement Démocrate a réagi vivement: "Parlons français : ça veut dire zéro au mieux en 2013", selon l'ancien député béarnais. "Ca veut dire que nous avons un problème majeur, massif, jamais affronté jusqu'à maintenant, qui est que notre pays a abandonné la force qui était la sienne : force de création, d'entreprise, de production", a analysé le responsable centriste.

"On sent un flottement du côté du gouvernement, de la majorité, parce qu'on ne voit pas la politique qui va permettre de répondre aux causes de cette dégradation que nous avons sous les yeux", a insisté François Bayrou, en notant que le problème était européen et pas seulement français. "Dans cette Europe en difficulté, la France ne tient pas son rang", a-t-il estimé, en ajoutant que nous avions "capitulé devant les faiblesses françaises".

16:38 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, bourdin, bfmtv, rmc, croissance, économie, gouvernement, production, emploi, laurent fabius | |  Facebook | | |

18 février 2013

François Bayrou: "Les promesses de la présidentielle ne seront pas tenues"

Dans les colonnes du journal Le Parisien, François Bayrou accuse le gouvernement de freiner et d'étouffer la création de richesse et d'emplois en France.

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Le gouvernement renonce à réduire le déficit à 3 pour cent. Etes-vous surpris ?
François Bayrou - Il y a deux signaux d’alerte cette semaine : le rapport de la Cour des comptes. Ce sont des chiffres indiscutables. Et le drame des immolations devant Pôle emploi. Ce sont des drames humains insupportables. On sait maintenant que les promesses faites durant la présidentielle ne seront pas tenues. Ce qu’on attend, c’est une politique d’urgence pour le redressement.

Le gouvernement a déjà serré les boulons. Peut-il aller plus loin ?
Les économies sont indispensables et inévitables. Mais l’essentiel est dans la création de richesse et d’emplois. Notre pays pourrait produire, dans tous les secteurs d’activité. Or tout cela est freiné et étouffé. On empêche les créateurs de créer, les entrepreneurs d’avancer !

Hollande a-t-il les marges de manœuvre nécessaires ?
La majorité de François Hollande est celle qui correspond aux illusions du printemps, pas à la réalité de la situation du pays. Il ne suffisait pas de changer de dirigeants et de créer des impôts pour opérer le redressement. Il est de la responsabilité du président de la République de donner au pays un nouveau cap.

Sa cote de popularité s’est redressée...
Il va falloir que François Hollande assume ses choix. Si cette politique d’urgence n’est pas appliquée, je crains de graves tensions. Il y a un sentiment d’amertume qui grandit à l’égard des politiques.

Et un risque d’explosion sociale ?
D’habitude, on craint des mouvements syndicaux dans les entreprises. Mais le plus grave, c’est pour les millions de personnes qui ont perdu leur travail et n’ont plus d’espoir d’en retrouver. C’est là que la maison brûle. Le sentiment de désespoir des gens qui sont reçus à Pôle emploi sans espoir de bonnes nouvelles. Là est le principal risque. Hollande doit prendre ce drame en main.

Comment ?
Il faut faire sauter tous les obstacles dressés contre ceux qui veulent créer de l’activité : le labyrinthe des normes, la complexité du droit du travail, l’insécurité juridique et fiscale permanente. Aidons ceux qui veulent avancer.

Le taux d’imposition de 75 pour cent, est-ce une erreur ?
Une grave erreur. A l’époque, j’avais dit : 'Le déconnomètre fonctionne à plein tube'. C’est le message d’une France recordman du monde du matraquage fiscal. Trop d’impôt fait fuir le contribuable aisé ou qui rêve de l’être, les sièges sociaux des entreprises, et cela ne rapporte rien. Quelques dizaines de millions d’euros à peine.

Que pensez-vous du débat sur le salaire du PDG de Renault ?
Ce niveau de salaire dépasse la raison. L’Etat actionnaire peut le faire entendre au conseil d’administration. Je souhaite moins de mise en scène et plus d’efficacité.

Jean-Louis Borloo renonçant à se présenter pour la mairie Paris, est-ce une surprise ?
Non. C’est le même choix qu’à l’élection présidentielle. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il y a une logique dans tout cela : l’UMP fait ses choix et ceux qui ont choisi d’en être les satellites les subissent et n’ont pas leur mot à dire. Pourtant, s’il est une ville qui mérite qu’on lui offre d’autres choix que l’UMP et le PS, c’est bien la capitale. On doit parler de vie quotidienne et de rayonnement de Paris avec un ton nouveau, loin des enjeux partisans. Les Parisiens ont des attentes qui dépassent les partis !

Quelle sera votre stratégie à Paris ?
Notre équipe va se mettre en place autour de Marielle de Sarnez, avec une approche non partisane. Partout en France, nous préparons des équipes et des projets partant du terrain. La question des municipales, c’est un choix de vie dans la ville, pas d’étiquette.

L’Europe qui réautorise les farines animales, est-ce acceptable ?
Ça tombe mal, en pleine affaire d’escroquerie sur la viande de cheval. C’est à la France de faire avancer l’étiquetage et d’imposer l’origine claire des produits alimentaires. Certains ne le veulent pas. Ceux-là, il faut les faire reculer. Vous verrez que, si la France va de l’avant, les consommateurs achèteront des produits français.

Le retour de Nicolas Sarkozy vous paraît-il crédible ?
Je n’ai jamais cru qu’il partait vraiment ni qu’il attendrait beaucoup pour son retour. Il pense que l’influence politique ne s’use que si on ne s’en sert pas. Sa nature est d’être présent et actif.

Christine Lagarde, directrice du FMI, risque d’être entendue dans l’affaire de l’arbitrage Tapie...
Ce qui est grave pour la France, c’est que la justice confirme qu’il y a matière à soupçon dans cette grave affaire. Notre long combat est justifié. C’est l’Etat qui est en cause, lui dont la mission devrait être de défendre le contribuable et le citoyen, pas d’organiser un montage pour que Bernard Tapie touche le jackpot.

Le pape qui démissionne alors que Jean-Paul II avait choisi d’aller jusqu’au bout, cela vous choque-t-il ?
Jean-Paul II avait choisi l’héroïsme. Son successeur a le courage de se reti- rer. Les deux sont grands. On aura un pape plus jeune, plus solide et sortant sans doute des sentiers battus.

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, le parisien, hollande, emploi, pape, borloo, municipales paris | |  Facebook | | |

13 février 2013

Règle des 3%: nous pouvons redresser le pays tout en faisant des économies

François Bayrou a appelé le gouvernement a "passer un cran au dessus dans sa politique économique". "Les choix ont été annoncés, maintenant il faut passer aux actes", a souligné le président du Mouvement Démocrate, sur BFM TV.

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Le gouvernement a-t-il renoncé à respecter la règle des 3 pour cent de déficit cette année ?
Oui. Il y a des années que j'attire l'attention sur ce qu'il se passe et des mois que je dis que les 3 pour cent sont pour le gouvernement un affichage qui ne sera pas atteint. Le gouvernement va devoir passer un cran au dessus, dans sa politique économique. Il a notamment annoncé des économies. Pour l'instant, nous ne les voyons pas. Mais la question des économies ne peut être que secondaire, face à la question de notre production. Je parle de toute notre production - agricole, numérique, automobile, culturelle - qui doit être la priorité de la Nation. Les règles, les contrôles, tout cela ne permet pas au pays de produire.

Est-ce que le gouvernement doit changer de politique, comme le demande le président de l'UMP, Jean-François Copé ?
Jean-François Copé, c'est drôle... Ce parti a été au pouvoir pendant dix ans. Que n'a-t-il fait ce qu'il demande aujourd'hui ? Évidemment, ce n'est pas sérieux. Il faut une prise de conscience. Ce matin, j'ai entendu des responsables socialistes attaquer les conclusions de la Cour des comptes. C'est ridicule. C'est comme si nous disions au thermomètre qu'il ne va pas nous dicter la température.

Peut-on faire vraiment des économies en période de crise ?
Ce ne sont pas les économies qui nous empêchent de travailler et qui empêchent nos entreprises de fonctionner. C'est une pensée fausse, que celle qui voudrait laisser croire que c'est en dépensant encore plus d'argent que nous n'avons pas, que nous allons régler la situation. Nous avons besoin de soutenir les gens qui créent des entreprises, qui font progresser la recherche, tout comme les artistes. La création française, c'est là notre force. Nous devrions nous réjouir que des gens réussissent, car ce sont eux qui créent des emplois. Deuxièmement, nous avons trop de contraintes : des règles, des normes, des lois... Le code du travail pèse 1,9kg et fait 2.750 pages, écrites en tout petit. Ce n'est fait que pour les très grandes entreprises, avec des myriades d'avocats. Tout ça, c'est un poids supplémentaire pour le pays.

François Hollande peut-il mener à bien le redressement de la France ?
Il fait des choses bien. L'intervention au Mali a été bien menée et sans trop de mise en scène. Le travail du gouvernement sur les accords sociaux va dans le bon sens. Mais en matière économique, pour l'instant, les choix ont été annoncé mais n'ont pas été faits. Or, si vous annoncez mais que vous ne faites pas, vous créez de la frustration. Le principal problème est que François Hollande n'a pas la majorité pour mener cette politique de redressement, elle n'a pas été élue sur ce programme. Il y aura donc des turbulences très grandes dans la majorité sur ce sujet.

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07 janvier 2013

Interview de François Bayrou dans Les Échos.fr: «François Hollande, assumez et prenez des risques !»

Le président du Modem, François Bayrou, juge insuffisante la rentrée de l'exécutif. Il appelle le chef de l'Etat à trancher pour le réformisme.

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Que pensez-vous de la feuille de route du gouvernement pour les six mois à venir ?
Si l'on considère que la France est vraiment dans une situation critique, que nous vivons un crash au ralenti, et que notre modèle social n'y résistera pas, alors les annonces de cette rentrée sont très éloignées du nécessaire. Les déclarations du Premier ministre, ce sont de bonnes intentions, des formules sympathiques, plutôt sociales-démocrates, assez floues pour qu'il soit difficile d'être en désaccord. Mais l'effort national, la mobilisation générale qui est la condition du ressaisissement de la France, le projet européen, on ne les sent pas. C'est de concret et de fort que notre pays a besoin, de mobilisation sur des décisions déterminées, robustes. Ce plan général de ressaisissement, la mise en ordre du pays pour privilégier la production, pour soutenir ceux qui prennent des risques, la redéfinition de l'Etat, la stabilisation du droit et de la fiscalité, la simplification des collectivités locales, cela ne se réalisera pas de manière anodine et sans déranger personne.

La réduction drastique des dépenses publiques sur le quinquennat, le contrat de génération, la future loi sur le marché du travail, n'est-ce rien ?
J'approuve, je signe et je contresigne, l'idée qu'il est impératif de réduire les dépenses publiques et que l'Etat peut être non pas aussi efficace, mais plus efficace en dépensant moins. Mais le gouvernement, depuis six mois, ne dit toujours pas où il veut faire les économies. De même la loi sur le marché du travail : son contenu dépend d'une négociation sociale qui, pour l'heure, n'a pas débouché, et le gouvernement annonce qu'il fera une loi en cas d'échec de la négociation. Mais il ne dit pas dans quel sens. Or pour moi, le marché du travail et le temps de travail sont les deux leviers sur lesquels on peut agir vite, les seuls qui permettent d'épargner les salaires et les revenus ! En fait, la seule phrase significative de cette période a été prononcée par François Hollande lors de ses voeux aux Français, lorsqu'il a affirmé qu'il voulait inverser « coûte que coûte » la courbe du chômage cette année. Il y a dans ce « coûte que coûte » la possibilité d'une politique d'urgence et d'une volonté réformatrice assumée.

C'est donc, pour vous, une phrase positive...
Mais ce sont trois mots seulement. L'emploi, ce n'est pas une question isolée. C'est la résultante de la force de production du pays, de la confiance des entrepreneurs, de la capacité des chercheurs et des créateurs en tout domaine. Si le pouvoir, enfin conscient de cette réalité, créait réellement, « coûte que coûte » les conditions fiscales, sociales et psychologiques pour favoriser la création, alors ce serait capital. Mais pour cela, il faudrait que soit tranché le conflit latent au sein de la majorité et du gouvernement entre la ligne de la campagne, les facilités retrouvées par la guerre à la « finance » et la charge fiscale sur les « riches », et le tournant annoncé le 6 novembre, la sortie de la crise par le réarmement de l'entreprise.

François Hollande, a-t-il intérêt, politiquement, à choisir ?
La fonction présidentielle n'est pas politique mais historique. Or trop d'habileté est l'ennemi des choix historiques. Je dis donc à François Hollande : assumez le choix réformiste que vous avez esquissé ! Tranchez ! Assumez l'urgence politique qui s'impose, à la Mendès ou à la Schröder. Il n'est plus temps de ruser ! Ne cherchez pas les mots à double sens. Conduisez les changements qui s'imposent, y compris institutionnels, pour que cette politique réformiste trouve son soutien dans l'opinion. Sonnez la mobilisation du pays ! Et faites-le tôt ! Prenez des risques, c'est urgent ! Plus vous tarderez à le faire, plus cela apparaîtra comme un pis-aller, une défaite, une retraite.

Le chef de l'Etat a-t-il raison de vouloir quand même instaurer la taxe à 75% malgré la censure du Conseil constitutionnel ?
C'est annoncé, mais cela ne sera pas fait. Le Conseil constitutionnel a souligné que 75 % étaient confiscatoires. On cherchera donc une règle mi-chèvre mi-chou pour faire semblant. Mais sur le fond, l'épisode du matraquage fiscal s'achève : il faut accepter qu'il est un seuil où les fiscalités deviennent décourageantes. Or en France, l'urgence n'est pas à dissuader la prise de risque des créateurs, entrepreneurs, chercheurs, créateurs culturels, mais au contraire à l'encourager.

Les instruments mis à la disposition de la bataille pour l'emploi vous paraissent-ils pertinents ?
Vouloir traiter la question de l'emploi sans prendre en compte l'écosystème des entreprises et des créateurs, ce serait courir à l'échec. Depuis des années, la France vit dans la défiance, sans assurance du lendemain. La première condition de la reconquête, la confiance, n'est donc pas remplie. De surcroît, l'Etat, par sa dimension et ses habitudes, est devenu autobloquant. Retrouver la confiance et construire un Etat qui décide, qui va vite, qui soutient, au lieu de bloquer, voilà deux conditions vitales.

Les déclarations de soutien aux entrepreneurs par François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne sont-elles pas suffisantes ?
Ce qui compte, ce ne sont pas les déclarations, mais les faits. Le crédit d'impôt pour les entreprises est une mesure compliquée et assez peu productive. Ce qui intéresse une PME aujourd'hui c'est l'année 2013, pas ce que le fisc pourrait lui rétrocéder en 2014.

Comment qualifiez-vous le climat social du pays aujourd'hui ?
L'élément principal, c'est le découragement politique des Français. On a fait croire aux gens des tas de choses qui ne sont pas vraies. Il y a donc une espèce d'éloignement de la politique qui peut provoquer des rejets virulents. Le gouvernement croit habile d'utiliser des sujets de société tel le mariage homosexuel pour requalifier l'identité de gauche. Il n'obtiendra qu'une crispation de la société en des temps où il faudrait rassembler.

Etes-vous favorable à un référendum sur la question ? Si vous étiez député, que voteriez-vous ?
Je suis hostile aux référendums sur des sujets passionnels. Je défends une voie de conciliation : l'idée qu'on doit, sous le juste terme « d'union », instituer pour les couples homosexuels reconnaissance et droits. Le nommer « mariage », c'est tout à fait autre chose : je ne le voterais donc pas.

Que pensez-vous de la politique de Manuel Valls en matière de sécurité et d'immigration ?
Il n'y a pas de rupture fondamentale avec la période Sarkozy. Mais cela est fait sans incitation à l'exaspération contre des catégories particulières de la société. Et c'est à mettre au crédit de Manuel Valls. Une société en crise ne peut pas se conduire dans l'exaspération des passions d'une partie de la société contre l'autre.

Excluez-vous de participer un jour à un gouvernement de François Hollande ?
J'ai déterminé depuis 2002 une ligne de conduite. Je ne participerai pas à une action gouvernementale qui ne soit pas en cohérence avec ce que je crois être essentiel pour mon pays.

Vous n'avez plus de groupe parlementaire et n'êtes plus député, comment définiriez-vous aujourd'hui votre rôle dans la vie politique française ?
Je suis un non-aligné, un homme libre, qui a dit sur tous les sujets critiques, et des années à l'avance ce qui allait se produire. Des millions de Français le savent. C'est pourquoi j'exerce en leur nom une responsabilité civique, qui est celle de l'exigence et même s'il le faut de l'intransigeance sur l'essentiel. Si le mouvement de rejet des formes politiques classiques se poursuit, vous n'aurez que deux types de réponse : les extrêmes et la voie de reconstruction que je défends.

Jean-Louis Borloo a créé dans l'opposition l'UDI. Le centre a-t-il trouvé son nouveau leader ?
Notre vision de l'avenir est différente. Après dix ans au sein de l'UMP, il recrée aujourd'hui une rivalité avec ce mouvement. Et il pense que la guerre perpétuelle entre la droite et la gauche est indépassable. Je crois au contraire que cet affrontement sans fin est stérile et que pour redresser le pays, il faudra que les réformistes de tous les camps, de la majorité comme de l'opposition, prennent ensemble leurs responsabilités.

Par Isabelle Ficek et Elsa Freyssenet pour le journal Les Échos

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | |

01 septembre 2012

François Bayrou: "l'heure de vérité arrive pour Hollande"

Article publié dans Le Figaro le 31/08/2012

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Le désenchantement à gauche sera très grand, estime le chef centriste.

Il n'a pas encore choisi la forme ou l'expression de son retour dans l'arène médiatique. Mais ce sera sans doute vers la mi-septembre, un peu avant l'université de rentrée du MoDem, prévue dans le Morbihan. Pour l'heure, François Bayrou enchaîne les allers-retours entre Pau et Paris et se dit «très heureux de traverser le pays du silence». Ce qui ne l'empêche pas de travailler - il a beaucoup écrit ces deux derniers mois - et de consulter en privé de nombreux responsables politiques français ou européens, voire des chefs d'entreprise et des journalistes. Cet été, il s'est même fendu d'un texto de félicitations à Alain Minc, avec qui il a pourtant souvent polémiqué par le passé, après son interview dans Les Échos où Minc estimait que «l'élection de François Hollande est une bénédiction pour la société et une malédiction pour l'économie».

En fait, exactement ce que pense le président du MoDem. N'avait-il pas justifié, en mai, son vote personnel pour François Hollande en déclarant que «la France (avait)besoin d'alternance, et la gauche de découvrir le réel»? François Bayrou en est persuadé: le désenchantement à gauche va être très grand. «Dans les semaines qui viennent, assure-t-il, la réalité économique du pays va leur tomber sur la tête comme la pluie tombe de l'orage.»

Ce sera, ce qu'il avait déjà qualifié au début de l'été, «le moment de vérité» du quinquennat. Autrement dit, «la révélation aux yeux du peuple de gauche que la politique qu'il faut suivre pour le redressement du pays n'est pas celle qu'on leur a vendue au travers de l'élection présidentielle». Les Français, estime-t-il encore, se poseront alors la question suivante: «Qui nous avait dit la vérité?» Pour le président du MoDem, ce moment de vérité sera surtout «le rendez-vous de François Hollande». Il ­estime que ce dernier n'a pas encore fait les gestes nécessaires qui le légitimeraient en tant que chef de l'État. «La question, pour François Hollande, c'est de devenir président de la République», observe-t-il. «Aujourd'hui, confiait-il encore dernièrement, les Français attendent de François Hollande son expression, non pas comme socialiste, mais comme président de la République.» François Bayrou avait alors ajouté: «Mais, contrairement à ce que croit François Hollande, on n'a pas le choix quand on est président de la République, on est obligé d'assumer la direction morale et intellectuelle du pays.» Or, comme il l'avait martelé durant la campagne présidentielle, le chef centriste estime toujours que «la crise est devant nous». «La principale question aujourd'hui, elle n'est pas politique, elle est nationale. Elle est de savoir si la France peut encore prendre les décisions nécessaires pour se retrouver et donc se redresser», explique-t-il.

Pour cela, malgré son score décevant à la présidentielle, François Bayrou rêve toujours de voir un jour «s'affirmer un grand courant politique, libre et réformiste, qui fasse passer l'intérêt du pays avant celui de son camp». Et se dit, bien évidemment, toujours déterminé à «aider à cette prise de conscience et à cet équilibre politique nouveau». De ce point de vue, assure un proche, «sa volonté est inébranlable». Depuis le cuisant échec de ses candidats aux législatives, il en aura en tout cas besoin. Privé de ses financements publics, le MoDem tangue. À la gauche du parti, tous ne partagent pas l'intransigeance de l'ancien député béarnais à vouloir rester dans l'opposition au nom de l'indépendance.

Les eurodéputés Robert Rochefort et Jean-Luc Bennahmias ont ainsi déjà fait des offres de services auprès de la majorité. Tandis que, sur sa droite, d'autres élus reprennent langue, par exemple, avec le Nouveau Centre. Absurde, pour Bayrou, qui répète toujours que «le centre droit n'existe pas, puisqu'ils ont dit qu'ils étaient à droite».

LIRE AUSSI:

» Pour Bayrou, l'heure n'est pas au ralliement à Hollande

07:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, le figaro, hollande, heure de vérité | |  Facebook | | |

27 août 2012

Rentrée politique du Mouvement Démocrate du 28 au 30 septembre à Guidel en Bretagne: participez!

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La rentrée politique du Mouvement Démocrate est programmée du vendredi 28 au dimanche 30 septembre au Club Belambra de Guidel (Bretagne).

Comme usuel, des personnalités, des ateliers politiques et des conférences sur les grands sujets de société. Il sera également question de notre avenir et des prochaines échéances électorales.

Venez nombreux et n'hésitez pas à nous prévenir (modemissy@gmail.com) de votre venue pour se regrouper sur place et partager ce moment convivial!

Pour vous inscrire: cliquez ici

 

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mouvement démocrate,université de rentrée 2012,bretagne,bayrou,rentrée politique

 

 

 

 

 

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07 mars 2012

François Bayrou gagne au second tour face à tous les candidats!

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05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Politique, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | |

27 février 2012

"Dès le 10 juin, je propose de changer enfin la philosophie et les pratiques politiques!"

Lors du dernier forum Agenda 2012-2020 sur la démocratie, François Bayrou a proposé d'organiser, s'il est élu Président de la République, un référendum sur la refondation de la vie politique et démocratique française dès le 10 juin 2012. 


AGENDA 2012/2020, 4ème Forum, Démocratie... par bayrou

En effet, face aux dérives de pratiques du pouvoir par l'UMP et le PS, à la confiscation des pouvoirs des deux partis majoritaires, François bayrou souhaite rétablir, à travers une loi cadre, les principes d'une vie démocratique saine et équilibrée, mettre un terme aux risques de comportements abusifs et de conflits d'intérêt, rétablir le principe de la séparation des pouvoirs, rendre intangible et protéger pour l'avenir l'indépendance de la justice, protéger l'indépendance des médias, poser les principes d'une loi électorale juste pour les élections suivantes, reconnaître le vote blanc, réformer les règles de financement de la vie publique pour en extirper les abus et imposer la parité dans la représentation. 

Les propositions concrètes sont les suivantes:

pour assurer la rénovation de la vie politique française:

- un gouvernement resseré de moins de 20 ministres

- interdiction du cumul de mandats 

- présence effective du député obligatoire et vote public

- nombre de députés diminué d'un tiers

- 1/4 des sièges au scrutin proportionnel

- reconnaissance de tous les courants d'opinion qui passent 5% des voix

- réduction des sièges de sénateurs

- reconnaissance du vote blanc

- obligation de parité dans la vie publique

- suppression de la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance qui assurent des    financements illicites 

- obligation de déclaration publique des intérêts privés avant entrée dans la fonction politique

- fixation des incompatibilité pour les responsables politiques et des hauts fonctionnaires

- assurer la transparence des fonctions, des ressources et des avantages

- création d'une Autorité de déontologie de la vie publique qui pourra être saisie directement par les citoyens

- interdiction de retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption pour une période suffisamment longue 

 pour assurer l'indépendance de la justice:

- statut particulier du Garde des Sceaux dont la nomination sera soumise à l'approbation de à la majorité qualifiée du Parlement 

- responsabilité devant le Parlement du Garde des Sceaux qui pourra être censuré

- le Garde des Sceaux conduira la politique pénale de la Nation 

pour assurer l'indépendance des médias:

- mettre un terme à la nomination du Président de l'audiovisuel public par le Chef de l'Etat

- approbation et contrôle du Parlement sur les nominations 

François Bayrou veut aussi soutenir les élus locaux et veut remettre la loi de 2010 sur le métier dans une démarche d'unité nationale.

Il a réaffirmé sa conception de la fonction présidentielle:

Pour François Bayrou, le Président de la République a le devoir de fédérer et représenter le peuple tout entier y compris celles et ceux qui sont en désaccord avec lui. Il faut qu'il garde la bonne distance vis à vis de l'action du gouvernement et qu'il veille à ce que l'action du gouvernement soit conforme au contrat passé avec les français.

François Bayrou réaffirme que le Président ne peut pas être un chef de parti, ce qu'il considère comme une offense à la fonction (cf les réunions partisanes organisées à l'Elysées autour du Président). 

S'il est élu Président de la République, François Bayrou bannira les comportements partisans et veillera à ce que disparaisse la soumission des hauts fonctionnaires au parti au pouvoir.

Prisonnier d'aucun réseau et d'aucune force de pression, il reconstruira l'impartialité de l'état dans lequel on progressera en fonction de sa comptéence, son indépendance et son caractère et non pas en fonction de la carte du parti et de la soummission ou de la complaisance.  

Le Président a le devoir, pour François Bayrou, de pédagogie civique pour porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. Il doit en effet expliquer et s'exprimer régulièrement sur le cap à suivre, les raisons de ses choix, les succès et insuccès. Le Président doit ainsi rendre des comptes au peuple souverain. Il doit partager sa connaissance du monde, bannir la communication artificielle et les promesses intenables...

Dire la vérité pour changer le chemin d'un peuple sera le chemin de grandeur pour François Bayrou: la parole de la France dans le monde sera mieux écoutée car elle aura mis enfin ses pratiques en accord avec ses principes!

Le Président doit être l'artisan humble du progrès du peuple français.  

François Bayrou sera une Président de la République libre, lié à aucun réseau, entaché d'aucune affaire, seul capable de mener à bien cette rénovation de la vie démocratique française.

04:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Mouvement Démocrate, Politique, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, referendum, agenda 2020, rtl, grand jury | |  Facebook | | |

06 février 2012

Agenda 2020: 30 propositions pour l'école présentée par François Bayrou

 

François Bayrou a dévoilé trente orientations précises pour que la France entre, en cinq ans, dans les dix premières nations du monde pour la qualité, la réputation et l’efficacité de son système éducatif.

 

AGENDA 2012/2020, 2ème Forum, discours de... par bayrou

 


1- Il faut un contrat de progrès entre l’école et la nation. Ce contrat doit garantir les moyens existants, et préciser les objectifs que la nation assigne à l’école. Le progrès que nous nous assignons, il doit être vérifiable. C’est pourquoi je fixe un objectif : que dans les cinq ans, l’école française entre dans les dix premiers du classement international pour la compréhension de l’écrit, le calcul, les connaissances scientifiques, et la lutte contre les disparités sociales. 

2- Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie. 

3- Refaire de l’école un lieu d’où la violence est exclue et où le respect est la règle. 

4- Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser. 

5- Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré. Ils sont anonymes, ils sont justes, ils permettent de juger de la qualité d’une génération de candidats. Ils font partie de la fierté des corps d’enseignants en leur garantissant une légitimité. 

6- La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés. Il s’agit d’armer les jeunes enseignants et de leur faire gagner des années d’expérience. 

7- La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d’inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au moins, de la même discipline et non par le chef d’établissement étranger à la discipline enseignée. Au demeurant, il n’y a rien à changer. Le chef d’établissement évalue déjà les capacités et les qualités des enseignants, individuellement, et son évaluation représente 40% de la note attribuée. J’ajoute que plus on trouvera d’éléments objectifs pour assurer l’évaluation, et plus j’approuverai. 

8- Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toute nature!

9- D’abord les bases et les bases d’abord ! Il n’est aucune chance de réussite pour un élève qui n’a pas la maîtrise des fondamentaux. Je proposerai que tant que cela est nécessaire 50 % du temps scolaire à l’école primaire soit consacré à la maîtrise de l’écrit, comme on dit actif et passif, et à la langue française, en sa beauté à découvrir, à ce qu’elle peut exprimer de nuances, de richesses, en son vocabulaire. C’est un bagage pour la vie. 

10- Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, la plupart du temps, d’ordre pédagogique ou de l’ordre des « capacités » comme on dit. Les repérer tôt, par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre, soit au sein de l’école, soit plus souvent encore auprès des pédopsychiatres. 

11- Le premier lieu de l’éducation, c’est la famille. Favoriser la mise en place « d’écoles de parents » associatives pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leurs enfants. 

12- La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats. Ne croyez pas que comme tous les parents et tous les enseignants, je n’ai pas une opinion que je crois solide et nourrie par l’expérience. Par exemple, je pense que la question des méthodes de lecture devrait être tranchée depuis longtemps : en effet le clavier, avec lequel désormais toute personne vit, le clavier ce n’est pas global, c’est lettre par lettre. Et donc du son à la lettre, de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot, cela me paraît devoir être la démarche désormais indiscutable. C’est une opinion personnelle, je la trouve pertinente. Mais ce n’est ni au gouvernement ni au président de la République de trancher des méthodes d’apprentissage. C’est à la classe, aux résultats effectifs, à condition qu’aucune méthode ne se voie exclue pour raisons idéologiques. 

13- Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu’il maîtrise la lecture et l’écriture. S’il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit. Le but n’est pas d’exclure, mais d’intégrer les élèves qui, autrement, seront perdus dans leur scolarité. 

14- Pour prévenir ces échecs, il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves. 

15- Le collège doit être diversifié. Il est normal et juste que la nation veuille garantir un bagage à tous les enfants. Mais ce bagage de connaissances et de méthode ne peut être apporté dans l’uniformité. Pour un certain nombre d’élèves, en situation de rejet de l’école, un « collège hors les murs », avec des pédagogies adaptées, doit permettre une reconstruction et le retour, s’ils le souhaitent, à la voie classique. 

16- Dans chaque discipline, le « apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle. Les programmes doivent être écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité. Je propose qu’un débat parlementaire permette d’exposer à la nation le principe des programmes et leur lisibilité. 17- Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi. 

18- Les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures sur le moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne doivent pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire un allègement des horaires pour un grand nombre d’élèves. Les heures ainsi gagnées seront utiles aux enseignants pour le travail en commun, aux établissements pour des programmes au choix. 

19- Les devoirs doivent être faits dans le cadre de l’établissement, sous la surveillance de tuteurs, les enseignants de l’établissement s’ils le souhaitent, des enseignants à la retraite, des étudiants qui recevront une bourse pour se familiariser ainsi avec l’enseignement et servir de « grands frères », de tuteurs et d’appui aux élèves plus jeunes. Ces bourses de tutorat doivent être offertes à coût réduit, aisément accessibles. Elles pourront être offertes, en complément de leur retraite, à des enseignants qui voudront encore servir. Elles accroîtront la présence des adultes dans les établissements. 

20- Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants, gestion d’un volume d’heures pour organiser des soutiens individualisés ou en petit groupe. 

21- L’enseignement professionnel doit reposer non pas sur l’élimination mais sur la vocation, par la découverte des métiers, par l’alternance ou l’apprentissage. 

22- Information sur les métiers tout au long du collège, découverte des entreprises et des chantiers, pour que les élèves découvrent ce que sont ces activités qu’ils n’ont jamais rencontrées. C’était déjà l’idée du stage en 3e que nous avons créé en 1995. 

23- Un plan de développement de l’apprentissage et de l’alternance. Question: qu'est-ce qui bloque? Pour les entreprises, du côté de l’éducation, destination de la taxe d’apprentissage. 

24- Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique. 

25- Refonder l’articulation entre enseignement secondaire et enseignement supérieur, c’est une clé pour lutter contre l’échec des premiers cycles à l’université. L’université, c’est la connaissance que l’on se construit autant qu’on la reçoit, c’est la recherche, dès les premières années, c’est un exercice d’autonomie. Il faut former à cette autonomie en terminale, refondée en une véritable « propédeutique ». 

26- L’orientation, c’est une ardente obligation. On doit y préparer tout au long de l’enseignement secondaire et d’abord à l’entrée de l’université, par une information objective sur les sorties d’étude dans la formation considérée. 

27- Assurer la scolarisation des enfants en situation de handicap. Des progrès ont été faits. Mais des obstacles demeurent. Beaucoup d’enseignants se sentent démunis. Cette question sera abordée dans le cadre d’une conférence nationale sur le handicap. 

28- Plan santé, addictions, cannabis, alcool, mobilisation des étudiants en médecine dans tous les établissements scolaires de l’enseignement secondaire. 

29- Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir. Il n’y a pas d’éducation entièrement dématérialisée, et déshumanisée, mais les ressources du e-learning sont pour l’avenir un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte. 

30- Ouvrir les établissements en dehors des heures de cours à la demande d’éducation de la société. Une « école du soir », à la demande, avec une contribution modeste des apprenants, doit être ouverte dans tous les établissements du second degré. L’initiative viendra de la demande de ceux qui veulent apprendre.

 

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Education, Politique, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2012, agenda 2020, education, françois bayrou, propositions | |  Facebook | | |

30 décembre 2011

François Bayrou : «le modèle français est en train de mourir»


François Bayrou : "Le modèle français est en... par rtl-fr

Alors que tous les candidats à  la présidentielle ont profité de la semaine pour faire une trêve, avant de rentrer dans le coeur de la campagne présidentielle, , le candidat du reste sur le pont. Ce matin, le centriste toujours très haut dans les sondages, a fait un bilan extrêmement pessimiste de la situation économique française, sur RTL. «Le modèle français est en train de mourir», a-t-il lancé, rappelant que «le galope chez les jeunes» et que «les fins de mois sont de plus en plus difficiles» chez les Français. Pour le candidat, «le mot sacrifice est très mal choisi», mais le solution pour sortir de la crise reste la même : réindustrialiser le pays. «La raison : c'est qu'on ne produit plus en France», a-t-il expliqué.

« Une stratégie de reconquête de toutes les productions »
Pour lui, les gouvernements successifs ont fait «une erreur de stratégie industrielle» et il souhaite «organiser la prise de conscience » en organisant une «stratégie de reconquête de toutes les productions», «la seule qui puisse être suivie». Il assure également que «le climat social dans les entreprises doit changer». «Il faut souhaiter une année de volonté», a lancé le candidat. «Le bilan de l'UMP, c'est dix ans de pouvoir et la situation que nous avons sous les yeux», a-t-il rajouté, rappelant que sous les gouvernements socialistes précédents «ces mécanismes avaient été enclenchés: ce que nous avons sous les yeux, c'est le bilan des deux majorités successives».


Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine : «la démocratie française mérite mieux»
Réagissant à la candidature aux législatives de Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine, François Bayrou a été sévère : «la démocratie française mérite mieux», a-t-il déclaré, assurant qu'il était foncièrement opposé à toutes formes de «parachutage». «La stratégie de ces partis dominants ou provisoirement dominants qui profitent de leur puissance pour envoyer des candidats n'ayant aucun lien avec le territoire, ce n'est pas ce qu'il faut faire».

Source: leparisien.fr

 

22 décembre 2011

Listes électorales: plus que 10 jours pour s'inscrire

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L'année qui vient sera décisive puisque nous aurons la possibilité de voter pour les présidentielles (22 avril et 6 mai) et les législatives (10 et 17 juin), autrement dit, choisir la destinée du pays, rien de moins. Il vous reste quelques jours pour faire cette démarche d'inscription auprès de votre mairie. Le site de la ville d'Issy-les-Moulineaux vous indique la marche à suivre ici.

Inscription par internet: Vous pouvez désormais vous inscrire par internet 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 grâce au site mon.servicepublic.fr en scannant les pièces justificatives. Vous trouverez également sur le site de la ville les démarches à suivre pour l'inscription internet.

Vous pouvez aussi demander des renseignements à la Mairie d'Issy en appelant le 014.123.8000

11 décembre 2011

Présidentielles: Bayrou en forte hausse dans les sondages avec 13% d'intention de vote

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François Bayrou a lancé sa campagne samedi a Pau. Crédits photo : PIERRE ANDRIEU/AFP

source: lefigaro.fr  

L'occupation médiatique de François Bayrou cette semaine a payé. Le président du MoDem, qui a officialisé mercredi à Paris sa candidature à l'élection présidentielle, puis participé le lendemain à l'émission Des Paroles et des Actes sur France 2 et lancé enfin sa campagne lors d'un banquet sur ses terres à Pau samedi, connaît un net regain de popularité. Un sondage LH2-Yahoo¹, publié dans la nuit du 10 au 11 décembre, le crédite désormais de 13% d'intentions de vote, presque deux fois plus qu'à la fin du mois de novembre (7%).

Avec cette percée, François Bayrou se détache du candidat du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, à 6,5% d'intentions de vote (-0,5 point) et de la candidate écologiste Éva Joly, créditée de 4,5% d'intentions de vote (-1,5 point), pour se porter au niveau de Marine Le Pen, qui connaît elle aussi un léger recul de 1,5 point par rapport au mois de novembre. Il laisse aussi sur place son rival du centre Hervé Morin, dont les intentions de vote ne décollent toujours pas (1%).

La progression de François Bayrou est «est d'autant plus significative qu'elle se vérifie de manière marquée [dans la plupart] des catégories socioprofessionnelles et des catégories d'âge», remarque LH2. Seuls les retraités et les 18-24 ans se montrent peu réceptifs au discours du Béarnais sur le désendettement de l'État, l'indépendance partisane ou encore le soutien au «produit en France». En décembre 2006, peu après sa déclaration de candidature, l'ex président de l'UDF culminait à 9% d'intentions de vote dans un sondage Ipsos.

Sondage réalisé les 9 et 10 décembre 2011 par téléphone sur un échantillon de 953 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

¹ télécharger l'intégralité de l'enquête ici

22:24 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Elections, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, 2012, election presidentielle, sondage, lh, figaro, politique | |  Facebook | | |

08 décembre 2011

Présidentielles: François Bayrou était l'invité de l'émission "Des paroles et des actes", sur France 2 jeudi 8 décembre

"Si vous regardez l'état de la France, vous vous rendrez compte qu'on a besoin de changer de chemin"


François Bayrou - Des paroles et des actes - 8... par bayrou

Retrouvez toutes les infos de la campagne sur  www.bayrou.fr

"La guerre des deux camps est nuisible, j'ai pris mon indépendance, j'ai refusé la soumission. Je fais ce que je fais pour une seule raison : parce que j'y crois, au fond de moi-même. Le point a titré sur moi "l'emmerdeur". On a dit ça pour Mendes France, pour le Général de Gaulle... J'essaie d'avoir des modèles que l'on peut estimer. Nicolas Sarkozy doit apprendre à compter un peu plus loin que deux. Ca demande un effort, ça demande un peu d'arithmétique. Mais je ne supporte pas cet affrontement du PS et de l'UMP, qu'on nous dise que le second tour est joué d'avance. La présidentielle est la seule élection où l'on puisse changer les choses", a pointé le leader centriste.

Interrogé sur son entourage, le candidat centriste a rappelé les soutiens recueillis ces dernières semaines, tout en estimant que "l'élection présidentielle est une élection commando", car "on ne change pas les choses avec une armée mexicaine". "Je n'ai jamais sacrifié ni un principe, ni un ami, j'ai choisi un cap. Si vous regardez l'état de la France, vous vous rendrez compte qu'on a besoin de changer de chemin", a analysé François Bayrou.

Pour le candidat centriste, "l'augmentation de la dette de l'Irlande est due à la recapitalisation des banques. Ce n'est pas notre situation. Nous, nous avons laissé aller nos dépenses publiques avec le temps. La crise actuelle n'est pas la faute des banques, elle est de la responsabilité des Etats. Les Etats se sont mis en situation de surendettement, et quand ils font des bêtises il faut les attaquer. La dépense publique en France, c'est 1050 milliards. Il nous faut une économie de 5% pour revenir à l'équilibre, c'est un objectif que l'on peut atteindre collectivement. Nous devons dire tous ensemble que ces efforts il va falloir les faire, quel que soit le président élu. Dire aux Français qu'on peut éviter de faire des économies, c'est leur mentir ! Nous n'arrivons pas à retrouver l'équilibre, nous nous retrouverons dans une situation explosive, avec une montagne de taux d'intérêts qui nous ettoufera. Et je refuse de signer le constat qu'on ne peut rien faire", a-t-il insisté avec conviction.

"Le seul chemin pour s'en sortir, pour résoudre nos problèmes : produire davantage en France ! Cela doit être un sujet de mobilisation nationale. Comment justifier qu'on ne fabrique plus en France d'écran plat ? On en est pourtant capable. Nous n'avons plus de stratégie du consommateur. Je souhaite que l'on inscrive sur chaque produit la part qui est issue de notre sol. Si on affichait ce pourcentage, Renault réfléchirait par deux fois avant de délocaliser en Slovénie. Si nous considérons que nous sommes en train de mourir, alors il faut faire quelque chose", a-t-il poursuivi.

"Dès 2002 j'ai défendu la règle d'Or, pour interdire les déficits de fonctionnement, sauf en période de récession. Je propose 50 milliards de ressources supplémentaires et 50 milliards d'économies. Je défends aussi 10% de baisse des salaires des ministres et du président, c'est un symbole mais les symboles sont aussi importants. Ce n'est en revanche pas sur les entreprises qu'il faut aller frapper, car nous avons besoin d'elles en matière d'emploi", a-t-il conclu.

"L'HISTOIRE COMMENCE"


Déclaration de candidature à l'élection... par bayrou

"Je me présente devant vous en homme libre"

C'est à la Maison de la Chimie à Paris et devant un parterre de journalistes, que François Bayrou a annoncé officiellement sa troisième candidature à l'élection présidentielle de 2012. Dans un discours où il a réaffirmé sa volonté de se poser en rassembleur, il a rappelé ses engagements envers les Français dans le contexte particulier de crise que le pays traverse.

Seul le prononcé fait foi


"Mesdames, Messieurs, chers concitoyens de métropole, d’outre-mer et de l’étranger,

Je me présente devant vous, en homme libre, avec un projet et une volonté pour notre peuple et pour notre pays.
Je dis pays et je dis peuple. Nous Français sommes un peuple qui doit tout à son pays. C’est la France, son unité, son histoire, son État qui a permis au peuple français de se former. « France, mère des arts, des armes et des lois » chantait du Bellay. Notre culture, nos valeurs républicaines, la laïcité qui n’a pas de prix, notre langue, notre école, notre solidarité, autant dire notre idéal universel, nous l’avons reçu de la France. Et c’est cela qui nous a rassemblés et fait vivre ensemble.
C'est pourquoi quand la France va mal, les Français vont plus mal encore.

La France, depuis des années, va mal. Un vrai mal d’un pays tout entier : le regard des parents sur l’avenir de leurs enfants va mal, le regard des citoyens sur leurs élus va mal, le regard des enseignants sur la société, et le regard sur les enseignants, va mal, le regard de la société sur les jeunes va mal.

Cette dégradation est dangereuse. Elle pourrait être sans retour. Nous avons donc, nous Français,  une chose à décider : cela ne peut pas durer, cela ne peut plus durer.
Il faut un choc, un choc salutaire.
Il faut qu’après cette élection, ce ne soit pas comme avant. Il faut que le peuple français sache pour lui-même, et les autres peuples avec lui, qu’il a choisi de tourner une page, de sortir de l’impuissance et du brouillard, et qu’il débute un autre chapitre de son histoire.
Il faut qu’il soit clair que la France prend un chemin nouveau. Ou plutôt qu’elle retrouve un chemin abandonné depuis longtemps. Le chemin qu’elle a pris en 1958, dont les repères, les mêmes qui nous sont nécessaires aujourd'hui sont : lucidité et volonté.

J’ai dit lucidité. Non pas seulement la lucidité des dirigeants ; cela, ce serait simple à juger. Il suffirait de se demander : qui a vu venir la crise, qui en a montré les raisons, qui en a averti les Français ? La réponse serait sans ambigüité.
Mais la vraie question, c’est la lucidité de tout un peuple, la lucidité des citoyens. Parce que sans lucidité, pas de volonté, donc pas d’issue. Pour faire naître la lucidité des citoyens, la vraie arme, c’est l’arme de la vérité. C’est à cette arme de vérité que je me tiendrai tout au long de cette campagne électorale.

Voici la première affirmation de cette campagne de vérité : ce que vit la France, ce n’est pas une crise. Parce qu’une crise, dans l’esprit de tous, c’est un épisode, presque météorologique, auquel on ne peut pas grand-chose, qui vient d’ailleurs, qui vous tombe dessus, et qui est destiné à passer, comme le dit la sagesse populaire « après la pluie, vient le beau temps. »
En ce sens, ce n’est pas une crise. Ce que vit la France c’est un affaiblissement continu, depuis des années et des années, une anémie toujours plus grave. Les dirigeants successifs n’ont pas prévu, n’ont pas vu, n’ont pas osé voir ce qui se préparait pour notre pays. Ils sont responsables. Et donc responsables aussi un peu nous tous, le peuple qui les a élus.
Il s’agit dans cette élection de ne pas recommencer avec le même aveuglement, les mêmes facilités, les mêmes promesses qui ne seront pas respectées. Tous ceux donc qui nous diront à longueur d’émissions et de meetings que les causes de nos difficultés viennent d’ailleurs, que nous les subissons, qu’elles proviennent du monde, de la finance capitaliste, des banques, de l’Europe, de l’euro, de l’immigration, tous ceux-là en réalité nous dévoient et nous désarment parce qu’ils nous empêchent de regarder en face nos insuffisances et nos erreurs.
Or il s’agit de regarder en face la situation, c’est une guerre que nous sommes en train de perdre ! Il s’agit donc de mobilisation de toutes les volontés, de toutes les forces de notre pays, pour arrêter la marche arrière, arrêter de battre en retraite, regagner pied à pied le terrain perdu. Et cela peut se faire en peu d’années : je veux vous rappeler qu'en 1958 la France faisait ses fins de mois au FMI. Trois ans après, elle avait retrouvé ses forces et son rang. En 2004, l’Allemagne était derrière nous. Cinq ans après, elle était la première puissance européenne. Il s’agit [...] de vouloir, et de vouloir ensemble.

L’anémie de la France, comme toutes les anémies, provient d’une hémorragie. Les ressources du pays s’en vont, continuellement, par dizaines et dizaines de milliards chaque année vers les pays qui nous entourent, parce que nous ne produisons plus en France.
Là est la première cause de tous nos maux : les emplois s’en vont, le pouvoir d’achat s’effondre, les déficits et la dette explosent, on ne peut plus soutenir les services publics, les jeunes ne trouvent plus les moyens de s’installer dans la vie. Et la double dégradation quasiment annoncée depuis hier de notre pays menacé de perdre son triple A n’est que la sanction de cet affaiblissement.
Pour en sortir, il faut un pacte national. Un pacte national pour produire en France. Tous les responsables économiques, industriels, agricoles, consommateurs, syndicats de salariés, tous les responsables politiques de l’État, des collectivités locales, les responsables des banques, tous doivent être invités à prendre leur part de responsabilité.
Mais cela ne se fera pas tout seul. Cela ne se fera que si le peuple des citoyens en décide ainsi. Il faut une volonté nouvelle pour changer les habitudes, par exemple le climat social dans l’entreprise. Ou encore la consommation pour qu’elle devienne un acte de soutien actif au « produit en France ».
Et il n’y a que la voix et la conscience de notre pays qui pourra inscrire cette production, vitale, dans la préservation et la restauration de notre patrimoine naturel, air, terre, [...] eau, patrimoine d’espèces vivantes, patrimoine d’intimité entre l’homme et la nature, l’homme et les abeilles, l’homme et la planète, au moment, en ce moment, où se déroule à Durban le sommet sur le climat. En particulier, nous aurons devant les Français, publiquement, avec toutes les associations, le débat sur l’énergie, sur la transition que je crois possible vers des énergies sans nuisances pour l’homme et son environnement.

« Produire » n’existe pas sans « instruire ». Ces deux verbes sont liés comme le sont dans le même arbre la racine et le fruit.
Il n’existe aucun pays dans le monde qui ait relevé le défi du « produire » sans gagner la bataille de « l’instruire ».
Bien sûr, l’éducation et la formation, bien sûr, n’ont pas à servir d’abord l’économie. Elles servent d’abord la liberté de la femme et de l’homme en devenir. Elles servent d’abord leur jugement, d'abord leur libre-arbitre, l’indépendance de leur pensée, le précieux bagage de leur culture.
Mais elles servent aussi l’invention, la création, toutes les créations, celle de l’entrepreneur, celle du chercheur, du scientifique, de l’ingénieur, de l’agriculteur, et celle du médecin, celle de l’artisan, de l’artiste, du plasticien, de l’architecte, du designer, du logicien et tout autant la capacité de création de l’employé et de l’ouvrier.
La clé du monde à venir, du monde qui est déjà là, c’est la rencontre entre l’esprit de formation, l’esprit de recherche et l’esprit de production.
Il est une immense attente de sursaut parmi tous ceux qui aiment l’éducation et les éducateurs, de la maternelle au Collège de France. Un immense besoin de reconnaissance, de compréhension, de soutien matériel et moral. Un immense et exigeant besoin de retrouver le véritable rang de l’éducation nationale de la France qui était et doit redevenir le premier.

Et bien sûr, il est une étape indispensable, nous le savons tous : la remise sur pied, la remise en équilibre des finances publiques de notre pays.
Il y a beaucoup d’idées qu’on évoque en ce moment sur l’obligation de traités nouveaux pour obliger la France à retrouver l’équilibre des finances. J’ai été le premier et longtemps le seul à défendre le principe d’une « règle d’or » dans la constitution par laquelle le peuple français interdirait à ses dirigeants la facilité, c'est à dire la lâcheté du déficit, sauf en période de récession. À l’époque, tout le monde était contre !
Mais je veux que ceci soit clair : je refuse qu’on nous raconte que nous devrons faire cet effort pour satisfaire à un traité ou à des menaces de sanction. Ce n’est pas pour l’euro que nous devons supprimer nos déficits et alléger notre dette, ce n’est pas pour l’Allemagne, ou pour l’Europe, ou pour -que sais-je- le Fonds monétaire international : c’est pour nous-mêmes et c’est pour nos enfants.
Cet effort à conduire ensemble, à peut près 5 % de baisse des dépenses publiques et à peu près 5 % d’augmentation des contributions, et 5 % entre nous ce n’est pas hors de portée d'une famille ou d'une entreprise, cet effort-là, c’est pour nous, pas pour les autres, pour l’équilibre de la France, et son indépendance.
Et vous voyez bien qu’il y a là pour moi une conviction de fond : pour se rétablir, un peuple ne peut compter que sur ses seules forces. Quand les problèmes dépassent l’échelon national, il est naturel de s’allier avec d’autres pour les résoudre. Mais quand il s’agit de sa survie, de son organisation intérieure, de son destin, de son équilibre intérieur, il ne peut pas s’en remettre à d’autres. C’est notre affaire, c’est notre avenir. Et c'est pourquoi notre destin est entre nos mains !

J’en appelle à l’effort national en même temps que je suis un militant de l’idée européenne. C’est un idéal que j’aime, autant si je puis dire, que Victor Hugo l’aima, que Robert Schuman et Jean Monnet l’aimèrent, que Pierre Pflimlin l’aima, ou que Valéry Giscard d’Estaing, ou Romano Prodi, ou Jacques Delors, ou Jean-Claude Juncker, ou Wolfgang Schaüble, l’aiment.
Parce que j’aime l’Europe, je refuse qu’on en fasse le Père Fouettard de Bruxelles, au nom imposerait-on à des peuples une discipline venue de l'extérieur ? L’Europe n’est pas faite pour excuser nos lâchetés. Je ne veux pas voir un jour des révoltes contre l’Europe au sein des peuples.
L’intimité entre la France et l’Allemagne est le cœur de la construction européenne. Elle doit le rester. Mais je ne crois pas durable ni bonne dans son principe l’idée que l’Europe se dirige exclusivement à deux, en une espèce de directoire qui se met tous les jours en scène.
On nous dit que désormais l’Europe ne sera plus qu’intergouvernementale, Ce sont là des termes qui paraissent bien savants et pourtant c'est une rupture avec le principe premier de l’Europe, le principe communautaire. C’est l’ensemble au service de chacun, et tous les partenaires à égalité de dignité. Il est un intérêt général européen qui doit être entendu au même titre, et même un peu plus, que les intérêts défendus dans le désordre par chacun des gouvernements. Il faut réaffirmer le rôle d’une commission de plein exercice et respectée. Et les peuples aussi ont leur mot à dire. Ils ont le droit de savoir ce qu’on prépare et décide pour eux. Le Parlement européen et les parlements nationaux sont là pour faire entendre leur voix.
Il faut que l’Europe décide sur l’essentiel, par exemple sur les conditions d’une gouvernance effective de la zone euro, et moins sur l’accessoire.
Et il faudra un jour, je le crois, pour que l’Europe ait un visage et une voix, il faudra un président et un seul pour l’Europe, élu par les citoyens. Car il n’existe pas de démocratie si les dirigeants sont anonymes et sans expression.

Sur tout cela, sur la France et l’Europe, et sur le monde si je le peux, je dirai la vérité aux Français.
Je ne ferai pas de promesses, agréables avant les élections, désastreuses après parce qu’on ne les tient jamais, et quelques fois quand on les tient c'est encore pire. Je ne raconterai pas d’histoires.
Je donnerai à chacun une ligne claire, et la même pour tous.
Je ne parlerai pas à la France en la divisant en catégories séparées, d’âge, de condition sociale, ou d’origine, à qui on donne à chacun le discours censé lui faire plaisir, comme on dit dans les Pyrénées « à chaque âne son picotin ». Je ne parlerai pas aux vieux comme à des vieux : je leur parlerai en citoyens, en citoyens d’expérience. Je ne parlerai pas aux jeunes comme à une catégorie particulière, mais comme à des citoyens de plein exercice qui auront demain à assumer pleinement notre nation.
Je n’opposerai pas les Français les uns aux autres. Un pays n’avance solidement que s’il avance solidairement. Je ne diviserai pas, je rassemblerai.
Quand on doit demander des efforts, la justice est une obligation morale, elle est même la condition de l’adhésion. Le principe de justice, que je suivrai, s’énonce simplement : demander plus à celui qui peut le plus et moins à celui qui peut le moins.
Je serai le porte-parole non d’un parti, mais de l’intérêt général et je restaurerai sans faiblesse l’impartialité de l’État.
Je serai celui qui fera l’égalité réelle entre les hommes et les femmes.
Je défendrai la démocratie et le pluralisme. J’obligerai à la séparation des pouvoirs, qui fera une justice de pleine indépendance et une presse de pleine liberté. J’obligerai à une représentation équitable au Parlement de tous les courants d’opinion, même de ceux contre qui je me suis toujours battu.
Je ne céderai rien à l’extrémisme, qui est un danger mortel pour un peuple. Si nous avions la faiblesse de l’écouter, nous pleurerions un jour des larmes de sang.
Je ne concéderai rien aux candidats qui se croient favoris. Je leur dirai en face que la France a besoin de tourner la page sur leur double et successive hégémonie, et sur les erreurs dont ils ont été tour à tour responsables.
Je donnerai une garantie aux Français et à ceux qui, dans le monde, regardent la France. Je promets aux Français la fin des affaires qui salissent notre pays. Je sais bien que dans les temps que nous allons traverser rien ne sera facile. Je n’ai pas de baguette magique. Mais je garantis au peuple français que, dans l’ère nouvelle qui va s’ouvrir, aucun réseau d’influence financier ou partisan, aucun intérêt particulier, aucun mélange des genres n’aura droit de cité au cœur de l’État.
Je promets de voir et d’entendre ceux que personne ne voit ni n’entend. Ils sont des millions qui ont décroché ou n’ont jamais encore accroché. Ils viennent d’ici ou d’ailleurs. Ils étaient ou sont paysans, c'est-à-dire frères des miens, frères et sœurs de mes parents. Ils étaient ou sont ouvriers, d’ici ou d’ailleurs. Leurs enfants, comme on dit dans les cités « tiennent les murs ». Leurs quartiers ont été souvent oubliés. Ils n’ont pas ou plus d’emplois, ou plus de ressources, plus d’espoir en tout cas. Ils sont souvent seuls et ce sont souvent les plus vulnérables. Personne ne leur parle vraiment. J'essaierai de leur parler, en tant que citoyens, pas en tant qu’assistés ou « catégories sociales », j'essaierai de leur parler pour leur rendre leur place.

Pour gouverner la France en ces temps de tempête, il faut une majorité plus large que les majorités classiques d’un bord contre l’autre. À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. J’ai évoqué la nécessité d’un « esprit d’union nationale ». Il est impératif, et à mes yeux d’ailleurs inéluctable, que pour redresser la France se forme, ouverte à tous les réformistes, d’où qu’ils viennent, une majorité du courage.
Seul un président de la République nouveau, soutenu par le peuple français, libre de ses décisions et de toute dépendance, peut garantir aux Français que les choses vont vraiment changer.
Et nos institutions le permettent, c'est même leur génie, puisqu’elles mettent entre les mains des électeurs un robuste fusil à deux coups : d’abord l’élection présidentielle, ensuite les élections législatives qui éliront les députés décidés à soutenir cette nouvelle majorité, et sanctionneront durement ceux qui s’y refuseront.

Enfin, je veux vous dire que nous n’avons pas seulement la charge du présent ou de l’avenir immédiat.
Nous avons charge d’horizons plus lointains. Nous avons charge du siècle pour la France et pour l'Europe. Je veux vous dire ma certitude que la France doit formuler, pour elle, pour l’Europe et pour le monde, et je crois qu’elle est la seule parmi les nations à pouvoir le faire, elle doit formuler un projet pour développer l’être humain, femme, homme, enfant, dans toutes ses dimensions : santé, équilibre, épanouissement intellectuel, créativité, culture, et même épanouissement philosophique ou spirituel.
Car nous ne sommes pas des organismes à produire et à consommer. Nous sommes destinés à nous élever au-dessus de nous-mêmes, pour comprendre le monde et pour le changer, dans le but d’humaniser l’homme et d’humaniser le monde.
Le monde ne se satisfait plus de l’injustice qui fait que les uns sont gavés, d’euros, de dollars ou de luxe stérile, et les autres n’ont pas même pas d’eau. Le monde ne se satisfait plus du matérialisme. Il exige qu’on prenne en charge la nécessité de tous. Et il espère qu’on lui montrera d’autres horizons pour l’être humain, pour sa liberté et pour sa conscience.

Je viens à cette élection avec ce que la vie m’a donné et m’a appris. Elle m’a donné des racines, dans mon pays des Pyrénées bleues, auprès de mes parents qui n’avaient d’autre horizon que le travail, et aussi les livres, des racines dans la famille nombreuse et rigolote que nous avons voulue, des racines dans notre langue que j’aime et dont je crois qu’elle porte un trésor à nul autre pareil. Elle m’a donné le don de l’amour et de l’amitié. Elle m’a donné l’endurance pour traverser les difficultés. Elle m’a donné de ne jamais accepter que les obstacles soient invincibles. Elle m’a donné la confiance émouvante de femmes et d’hommes engagés, qui ont l’expérience et le niveau de prendre en mains la destinée du pays, et aussi la confiance de femmes et d’hommes, plus nombreux encore, dont la vie n’est pas la plus facile. C’est avec tout cela, ce bagage de vie, ce bagage de gratitude, que je veux servir notre pays au moment le plus impressionnant de notre histoire récente.
L’histoire commence. Nous sommes, vous et moi, au seul rendez-vous qui vaille, celui de la lucidité, celui du courage, celui de la volonté optimiste d’un peuple qui va décider de se relever."

 

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05 décembre 2011

Presse: François Bayrou et le MoDem d'Issy dans les journaux

 

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Alors que la blogosphère monte en puissance en vue des présidentielles, la presse écrite n'est pas en reste. Et nous sommes fier de constater que le Mouvement Démocrate intéresse et que François Bayrou interroge. Cela a commencé le 3 novembre avec le Point qui met Bayrou à sa une en le qualifiant "d'emmerdeur" (notre photo ci-dessus). Ce qualificatif normalement peu flatteur est revendiqué par Bayrou lui-même car son explication se trouve dans la légende: "L'homme qui avait prédit la catastrophe de la dette". Voilà, tout est dit, François Bayrou est bien celui qui a tout vu avant les autres. Si vous en doutez encore, regardez cette vidéo prémonitoire de François Bayrou du 12 janvier 2007. Retrouvez le dossier de 13 pages du Point sur François Bayrou ici.

Cette semaine ce sont deux hebdomadaires qui intéressent le candidat du centre à l'élection présidentielle:

L'Express fait sa une en le qualifiant de "mystère". Un dossier d'une douzaine de pages lui est consacré. Vous trouverez ici un des articles du dossier relatant les fortes convictions de François Bayrou sur la laïcité. Vous pouvez aussi feuilleter et vous procurer ce numéro ici ou ici

 

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Le Figaro Magazine pour sa part publie un portrait de quatre pages intitulé "Bayrou l'obstiné".

 

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Le MoDem d'Issy fait également parler de lui puisque deux hebdomadaires ont publié coup sur coup un dossier sur la ville d'Issy-les-Moulineaux. Il y a d'abord eu l'Expansion, dans une édition locale intitulée "Ceux qui ont le pouvoir à Issy-les-Moulineaux". Et parmi ceux-là, nous retrouvons le Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux par l'ntermédiaire d'Étienne Béranger, conseiller municipal, qualifié "d'opposant raisonnable" à la municipalité.

 

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Pour terminer, le magazine le Point a également fait une édition locale consacrée à la ville d'Issy-les-Moulineaux, dans laquelle nous retrouvons Étienne Béranger.

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Tout ceci n'est qu'un début. Vous n'avez pas fini d'entendre parler du Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux