05 octobre 2009

Le Tutorat, promotion de l'égalité des chances et de la diversité

Forum de l'éducation - septembre 2009

Tutorat.jpgFavoriser l'accès aux grandes écoles à des jeunes issus de milieux modestes, en les accompagnant tout au long de leurs études supérieures, c'est l'ambition de certaines démarches de tutorat qui se développent actuellement. C'est aussi favoriser la promotion sociale, améliorer l'égalité des chances, promouvoir la diversité et développer des formes de solidarité intergénérationnelles.

Dans notre monde actuel, l'insertion des jeunes dans le monde du travail est d'autant plus facilitée que ceux-ci disposent d'un diplôme. Les travaux du Centre d'étude et de recherches sur les qualifications (Cereq) montrent que les jeunes avec diplôme sont très majoritairement dans l'emploi 3 ans après leur entrée dans la vie active. Et parmi ceux-ci, entre les deux tiers et les trois quarts bénéficient d'un CDI.

Au travers de ces actions de tutorat, réalisées par des bénévoles souvent eux-mêmes anciens élèves de l'enseignement supérieur, il s'agit d'accompagner de jeunes étudiants en classes préparatoires à des grandes écoles d'ingénieurs ou de commerce. Cet accompagnement présente les bénéfices suivants :
- Pour les jeunes eux-mêmes, il permet - en concertation avec leurs enseignants - de rehausser leur niveau d'ambition et de surmonter les freins éventuels qu'ils pourraient rencontrer.
- Pour les entreprises ou les administrations qui les emploieront, il permet l'accès aux postes d'encadrement à des jeunes représentatifs de la diversité de la société.
Ces jeunes étudiants issus de milieux modestes rencontrent souvent de multiples difficultés pour poursuivre leurs études, puis ensuite s'insérer dans le monde de l'entreprise, même s'ils en ont le potentiel.
Outre les freins évoqués plus haut, le manque d'accès à l'information, ainsi que d'aides à l'orientation, peuvent les handicaper dans leurs parcours par rapport à ceux issus de milieux plus favorisés.
Ces actions de tutorat en faveur de l'insertion de jeunes étudiants, permettent aussi par voie de conséquence, une meilleure cohésion sociale de notre société. Cela permet également de créer à moyen terme des exemples de réussite scolaire, puis professionnelle, qui peuvent propager la confiance et l'envie nécessaire chez les autres jeunes issus des mêmes milieux.

Je me suis engagé dans le tutorat au sein du Cercle Passeport Télécoms. Il s'agit d'un partenariat public / privé entre sept entreprises Télécoms, l'Etat, les lycées et les grandes écoles. Etre tuteur, c'est accompagner des jeunes étudiants en jouant un rôle spécifique d'aide tout au long de leurs études supérieures. Le tuteur doit aider de façon complémentaire, mais ne doit pas se substituer aux parents - et plus généralement à la famille - ni aux enseignants qui conservent leur rôle essentiel et nécessairement différent.
Cet accompagnement, qui est aussi un encouragement, concerne particulièrement :
- La préparation aux concours, notamment le choix des écoles et l'entraînement aux examens oraux, préludes à de futurs entretiens d'embauche.
- La transmission de sa connaissance du monde du travail, par exemple pour les aider à trouver des stages, plus généralement son expérience, voire même son savoir faire.
- La sensibilisation des étudiants au fait qu'ils devront souvent changer d'emploi, et entretenir leur employabilité, en se préparant à une formation continue tout au long de leur carrière.
Mais c'est aussi un enrichissement réciproque, notamment pour le tuteur qui apprend lui aussi au travers de l'expérience rapportée par les étudiants.

Le tutorat d'un étudiant est un accompagnement dans le temps, et il doit aussi avoir une fin.
Cela peut paraître paradoxal au premier abord, mais j'ai été heureux lorsque l'un des étudiants que j'accompagnais l'année dernière m'a dit en fin d'année qu'il se sentait à l'aise pour terminer ses études et choisir sa voie professionnelle par lui même, et ainsi « voler de ses propres ailes ».

Il faut développer ces initiatives de tutorat, inventer des concepts analogues dans d'autres domaines, et leur ouvrir des perspectives d'avenir. Cela fait partie d'une démarche humaniste qui doit être encouragée par le politique.
Enfin, ne pourrait-on y voir dans l'avenir une nouvelle forme du compagnonnage qui avait pour principal bénéfice d'intégrer les nouveaux artisans dans leur cercle professionnel. Notre société individualiste, en déficit de lien social, et trop souvent déshumanisée, en aurait bien besoin.

Laurent Boisseau

30 septembre 2009

"Education et apprentissage de la solidarité"

Forum de l'éducation - Septembre 2009

 

Solidarité.jpgL’école, lieu de formation au civisme, constitue une première expérience de vie en société au cours de laquelle les enfants vont pouvoir apprendre et mettre en pratique la solidarité. L’éducation à la solidarité suppose l’apprentissage de nombreux savoirs-être et la formation aux comportements civiques recouvre une dimension plus active où chaque élève doit non seulement comprendre mais aussi s’approprier les fondements d’une société démocratique.

 

Le système éducatif a pour mission d’éduquer les individus dans leur globalité, acquisition de savoir, mais aussi de comportements, et de les inciter à s’ouvrir, au delà des murs de l’école, à leur environnement, proche ou plus lointain.

 

 

 

Qu’est-ce que la solidarité ?

 

La solidarité ne va pas nécessairement de soi. C’est d’abord – et plutôt – une question de valeurs. Est solidaire une personne qui est ou qui s’estime liée à quelqu’un d’autre ou à un groupe, par une responsabilité commune, des intérêts communs. Se dit des personnes qui répondent juridiquement les unes des autres. Sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle. La solidarité répond d’une obligation à pluralité d’acteurs, qui engage la responsabilité de chacun pour un engagement commun. Faire preuve de solidarité, c’est développer une compétence d’ordre relationnel envers quelqu’un, une équipe, un groupe de personnes ou d’acteurs pour l’action qu’il mène, qu’il entreprend, qu’il défend. Une question rencontrée ou un problème vécu concerne l’ensemble de ce même groupe. Selon l’origine première du mot solidaire, lorsque la solidarité est prononcée, comme lors de créances, chacun est engagé, en termes de dette et de responsabilité, pour la totalité.

 

 

Solidarité et Education

 

 

Classroom.jpgL’éducation doit donc contribuer activement à l’apprentissage de la solidarité, qui va pouvoir recouvrir plusieurs domaines d’action. L’éducation vise à accompagner les jeunes dans leur vie de citoyen : partage des droits et des devoirs, sens des responsabilités individuelles et collectives, exercice de la solidarité… L’éducation à la citoyenneté, à la solidarité locale, au développement durable, à l’éco-citoyenneté, et aux droits de l’homme est un apprentissage de pratiques et de comportements pour agir et vivre ensemble au quotidien.

 

L’éducation au développement et à la solidarité internationale permet de comprendre les grands déséquilibres mondiaux et encourage la réflexion sur les moyens pour y remédier. Elle entend donner aux jeunes des clés pour mieux s’orienter dans le monde dans lequel ils vivent, les ouvrir à d’autres réalités vécues par les enfants dans les pays en voie de développement, et leur proposer des repères pour agir.

 

Un projet de solidarité porté par toute une classe est alors un terrain d’expérimentation éducatif très fertile. Ouverture d’esprit, curiosité, partage de la différence, et don de soi dans des actions concrètes et utiles pour les autres, autant de chances à encourager pour permettre à nos enfants de « s’outiller » de valeurs essentielles pour leur vie d’adultes, et faciliter la mise en pratique de la solidarité, qui relève d’une démarche exigeante, humaniste, et essentielle pour devenir des acteurs responsables du monde de demain.

 

Pour aller plus loin :

http://www.education-developpement-durable.fr/

http://www.educasol.org/

 

 

Céline Hountomey

Conseillère municipale

25 septembre 2009

lundi 28: participez à notre forum de l'Education

Forum éducation.jpgLundi 28 septembre, le Forum de l'éducation 2009 sera ouvert!

Pour débuter la discussion, un article sur le thème "Eduquer un enfant" sera publié lundi matin.

Chaque jour nous aborderons un thème reflétant les problèmes rencontrés au quotidien par les parents et les enfants, afin d'échanger nos expériences et tenter de trouver ensemble des solutions.

Suivront, dans les prochains jours, les thèmes:

- mercredi: Education et apprentissage de la solidarité

- Jeudi: Demandes de dérogation

- vendredi: Relations parents-professeurs

- lundi 5: Le tutorat étudiant

- mardi 6: Le soutien scolaire

- mercredi 7: mieux vivre le collège

- jeudi 8: élections des parents d'élèves (16-17 octobre)

 Rendez-vous lundi matin pour débattre et apporter votre témoignage sur le Forum de l'éducation !

26 septembre 2008

Octobre : Elections des parents d’élèves

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Forum de l'Education - Septembre 2008

 

Le vendredi 17 octobre prochain se dérouleront les élections des représentants des parents d’élèves dans tous les établissements scolaires : Maternelles, Elémentaires, Collèges et Lycées.

 

Ces représentants constituent au sein du Conseil d’Ecole le Comité des Parents prévu par l’article L411-1 du code de l’éducation.

 

Il est important que les parents aient une place active dans la vie des établissements scolaires et ces élections donnent la possibilité aux parents qui seront élus de participer aux différents conseils et commissions constitués au sein des différents types d’établissements :

 

 

- Conseil de classe,

- Conseil d’école en maternelle et élémentaire (vote du règlement intérieur de l’établissement, adoption du projet d’école proposé, avis sur les suggestions de fonctionnement de l’école, sur l’intégration des enfants handicapés, les activités périscolaires, la restauration scolaire, les questions d’hygiène, la sécurité des enfants …)

- Conseil d’administration dans le secondaire (projet d’établissement, budget et règlement intérieur, interventions sur les questions relatives à l’hygiène, la santé, la sécurité, avis sur les choix de manuels, outils pédagogiques …)

- Conseil de discipline,

- Commission d’appel de passage en secondaire.

Pour ces élections les deux parents sont électeurs et éligibles, sauf s’ils n’ont pas l’autorité parentale. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer le jour des élections la possibilité est offerte de voter par correspondance. Dans une école primaire (maternelle + élémentaire) les deux parents ne votent qu’une fois.

 

Tous les parents éligibles peuvent présenter des listes de candidats (autant que de classes dans l’école). Ces listes sont à remettre au chef d’établissement au moins dix jours avant la date du scrutin.

Début octobre dans chaque établissement des enveloppes vous seront remises vous expliquant en détail les procédures de vote.

Donc n’oubliez pas de noter cette date du 17 octobre sur vos agendas. Si vous souhaitez plus de précisions les responsables d’établissement, les associations de parents d’élèves pourront vous répondre.

 

Ces élections sont peu médiatisées, mais elles nous donnent la possibilité nous parents d’élève de participer à la vie des établissements : exerçons nos droits de vote !

25 septembre 2008

« Ma rentrée en 6ème »

Forum de l'Education - Septembre 2008

cartable.JPGTémoignage d’Arthur quelques jours après sa rentrée au Collège à Issy-les-Moulineaux :

 

Modem Issy : Comment s’est passée cette première rentrée ?

 

Arthur  : Plutôt bien, le premier jour on a rencontré le principal du collège, le principal adjoint, le conseiller principal d’éducation qui nous ont expliqué le fonctionnement du collège. On a passé toute la première journée avec notre professeur principal et on a visité le collège pour mieux le connaître, cela donnait une bonne impression.

 

Modem Issy : Au collège quelles sont les grandes nouveautés ?

 

Arthur  : Le changement de salle à chaque cours, c’est un peu stressant j’ai parfois peur de ne pas avoir le temps de ranger mes affaires. Et en ce début d’année ce n’est pas toujours évident de trouver la bonne salle, le bon étage dans le collège.

 

Modem Issy : Pour le moment est-ce que le Collège correspond à tes attentes ?

 

Arthur  : Je craignais d’avoir des professeurs sévères et heureusement ils sont gentils. C’est bien d’avoir plusieurs professeurs ils paraissent plus spécialisés dans leur matière. Et ce n’est pas trop difficile d’organiser les devoirs à l’avance mais les cours a 8H c’est un peu dur de s’y habituer je ne suis pas toujours très bien réveillé.

 

 

Modem Issy : Quelles sont les améliorations qui te sembleraient souhaitables ?

 

Arthur  : Quand on a 2H de cours à la suite j’aimerais que l’on ait une pause entre les deux, et pour ce qui concerne les toilettes on pourrait améliorer leur propreté…

 

Modem Issy : Et enfin, dis-nous si on t’a parlé du « Pass 92 »* ?

 

Arthur  : Oui bien sûr !

 

*  Le Pass 92 est un dispositif financé par le Conseil Général des Hauts-de-Seine qui permet aux collégiens qui y souscrivent de bénéficier d’une aide de 70 € pour leurs activités sportives ou culturelles.

  

24 septembre 2008

Ecole et Internet

Forum de l'Education - Septembre 2008

 

 

internet.JPGRégulièrement, mes enfants, qui sont à l’école primaire, ont des recherches à faire sur Internet à la demande de leur enseignant ou dans le cadre de la préparation d’un exposé sur un sujet précis. Les enfants sont en général encore plus enclins que leurs parents à utiliser un ordinateur car leur approche expérimentale est beaucoup plus adaptée à la technologie informatique que l’approche plus théorique de leurs aînés. La pratique de l’informatique en général et d’Internet en particulier est devenue professionnellement incontournable et il est donc naturel d’initier tôt les enfants à l’utilisation d’un ordinateur sur la base de la prédisposition précitée. Mais, il est également sain de s’interroger sur les limites à apporter à cette utilisation de l’Internet dans le milieu éducatif afin de préserver chez les enfants l’opportunité de s’éveiller à des disciplines variées et le développement de l’esprit critique.

Il me paraît fondamental, en matière d’utilisation de l’Internet, de ne pas sombrer dans la facilité. Lorsqu’un de mes enfants prépare un exposé, je l’incite tout d’abord à aller chercher des informations dans les livres et encyclopédies classiques afin d’avoir une première série de documents fiables et d’apprendre à organiser des recherches. Par la suite, je l’autorise à surfer sur Internet par le biais de mots clés pour aller compléter le fruit de ses recherches et comparer les documents émanant de sources différentes pour voir comment ils se complètent.

La première prise de conscience chez les enfants touche le fait que des tris réguliers sont à faire dans le flot d’informations émanant de la toile et que le fruit de la recherche s’obtient par approximations successives. Il faut avant tout entrer dans le système de mots clés et le pratiquer pour ne pas errer sur la toile et surfer avec logique et cohérence. La patience, la logique et la méthodologie que cela demande mette bien en évidence le côté éducatif de ce nouveau médium.

Il n’en reste pas moins que tous les foyers ne sont pas encore équipés d’un ordinateur donnant un accès à l‘Internet et qu’une fracture numérique qu’il faudrait éviter risque de se créer si l’enseignant se contente de donner du travail informatique sous forme de devoir à la maison. Il est donc indispensable que les écoles soient équipées d’un minimum d’ordinateurs avec accès Internet pour pouvoir donner aux enfants une initiation in situ. De plus, nous avions milité lors de la campagne municipale pour un accès Internet gratuit pour tous les isséens, ce qui contribuerait à considérablement réduire la fracture numérique précitée Enfin, il n’est pas impossible d’imaginer la mise sur pied d’un système de mise à disposition des plus défavorisés d’ordinateurs à prix cassés ayant déjà été utilisés mais ayant encore un niveau de performance satisfaisant.

Il s’agit avant tout d’éviter les excès. Les enfants sont souvent tentés de vouloir tout faire et tout résoudre grâce à l’informatique et il faut leur faire comprendre que l’informatique fait appel à de merveilleux outils qu’il faut apprendre à utiliser sainement mais que parallèlement, tout ce qui développe le jugement, l’esprit critique et le savoir via les méthodes d’enseignement traditionnel ne doit pas être délaissé. A l’inverse, l’argument prétendant que l’utilisation de l’Internet comporte de tels risques qu’il vaut mieux ne pas l’autoriser aux enfants est fallacieux. L’initiation des enfants à l’Internet doit être contrôlée par un adulte. Les dispositifs de contrôle parental proposés par les opérateurs et un suivi régulier par un enseignant ou par un parent d’un enfant qui surfe constitue une pédagogie adaptée à la pratique de ce médium.

A partir du moment où les conditions d’égalité d’accès à l’Internet sont créées, un minimum de co-responsabilité des parents et des enseignants permettront à nos enfants de s’ouvrir par la suite des espaces de communication, de créativité et de liberté qui les aideront dans leur vie quotidienne et dans leur carrière professionnelle. Il serait dommage de passer à côté de cette nécessité éducative.

Etienne Béranger

Conseiller Municipal

23 septembre 2008

Devoirs de mémoire

Mémoire.JPGLorsque je rentre du travail le soir, je demande régulièrement à mes enfants, élèves de l’école primaire, s’ils ont terminé leurs devoirs et s’ils ont eu des difficultés pour les mener à bien. Les réponses sont variables d’une année sur l’autre et d’un enseignant à l’autre pour le même niveau de classe. En effet, certains enseignants choisissent délibérément de limiter les « exercices à la maison » pour laisser à l’enfant le temps de respirer et de faire des activités extra-scolaires après une journée bien remplie. A l’inverse, certains de leurs confrères préfèrent donner aux élèves des exercices correspondant à des compléments d’assimilation ou à des recherches en vue d’un exposé. Il est donc naturel de se demander, face à cette diversité, quelle est la raison d’être de ces travaux à la maison.

 

En tout premier lieu, il n’est pas inutile de rappeler que la notion de devoir s’applique aux élèves qui ont l’obligation de faire les exercices ou les recherches données par l’enseignant. A l’inverse, ce dernier n’a aucune obligation de donner ces exercices ou ces recherches. La quantité de devoirs est donc laissée à l’appréciation de l’enseignant, ce qui constitue une indéniable preuve de confiance à leur égard assortie d’une grosse responsabilité mais qui peut également surprendre les parents. De mon temps en effet, les devoirs étaient quotidiens et le temps « d’études » après les cours, qui était facultatif, était réservé à leur réalisation sous le contrôle et l’autorité de l’enseignant.

 

La majorité des instituteurs et institutrices avec qui j’ai pu converser sur ce sujet considèrent que seuls doivent être données les devoirs vraiment utiles constituant un complément nécessaire d’entraînement pour bien maîtriser des notions demandant un minimum de pratiques (exercices) ou visant à développer le sens de l’autonomie chez l’enfant (recherches). Ce n’est donc pas la quantité de devoirs qui est primordiale mais leur finalité et à travers elle, leur qualité. La quantité de devoirs est donc fonction du rythme d’assimilation de chaque enfant et de chaque classe, et ce sont les élèves qui ont le rythme le moins rapide qui auront le plus besoin des heures de soutien scolaire. Cette quantité de devoirs se doit également d’être progressive jusqu’en CM2 afin de préparer sur la durée l’entrée au Collège, disent-ils.

 

Par ailleurs, ces mêmes enseignants m’ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas que les parents assistent trop leurs enfants dans l’exécution des devoirs. Souvent, les parents que nous sommes, par élitisme inconscient ou par angoisse de voir nos enfants mal jugés par leur enseignant, nous arrangeons pour que nos enfants rendent des copies presque parfaites en matière de devoirs, afin de ne pas se trouver désavantagés par rapport à leurs camarades. Cette réaction naturelle fausse complètement le système. Tout d’abord, certains enfants n’ont pas la chance de pouvoir être aidés par leurs parents pour diverses raisons personnelles inscrites dans leur histoire. Mais surtout, s’il y trop de rendus de grande qualité, les enseignants peuvent avoir l’impression que les notions au centre des devoirs sont majoritairement acquises, alors que la réalité est parfois différente. Les enseignants ont besoin de connaître les difficultés réelles que leurs élèves rencontrent lors de leurs devoirs afin de les accompagner au mieux dans leur progression. Le rendu des devoirs est pour eux une nécessaire source d’information, les évaluations régulières, quant à elles, constituant, comme leur nom l’indique les instruments d’appréciation et de notation du travail de l’élève. Il est donc fondamental, pour les parents que nous sommes, de bien différencier devoirs et évaluations.

 

Enfin, afin d’apprendre aux enfants à gérer leur emploi du temps et à travailler seuls, les devoirs sont données suffisamment longtemps à l’avance pour permettre de progressivement mettre sur pied une organisation personnelle de son travail. Cette manière éducative et progressive de construire à la fois son savoir-faire et son savoir-être sensifie pleinement la notion de devoir. Intégrer progressivement la connaissance et les comportements responsables et s’en souvenir à tout jamais, telle est la vocation première des travaux à la maison. Les devoirs sont avant tout des devoirs de mémoire.     

 

Etienne Béranger

Conseiller Municipal

 

 

20 septembre 2008

Le Forum de l'Education se poursuivra la semaine prochaine

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Les thèmes abordés seront :

 - L’entrée en petite section de Maternelle,

- Devoirs de mémoire,

- Internet à l’école,

- Témoignage : « ma rentrée en 6ème »

- En octobre : élections des parents d’élèves.

 

Retrouvons-nous, dès lundi 22 septembre pour échanger ensemble !

15 septembre 2008

L'aide personnalisée aux élèves en difficulté à l'école primaire

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1 - LA NOUVELLE ORGANISATION DU TEMPS SCOLAIRE :

 

Depuis la rentrée de septembre 2008, tous les élèves de l’école primaire n’ont plus que 24 heures d’école par semaine au lieu des 26 précédemment. Cela se traduit concrètement par la suppression de l’école le samedi matin. Les enseignants continuent eux de travailler, en moyenne, 27 heures par semaine à l’école.

 

Cette réduction du temps scolaire obligatoire permet aux enseignants de disposer d’un total de 108 heures annualisées de leurs obligations de service :

 

·          Vingt-quatre heures consacrées aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l'élaboration et au suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés ;

·          Dix-huit heures d'animation et de formation pédagogiques ;

·          Six heures de participation aux conseils d'école obligatoires ;

·          Soixante heures consacrées à de l'aide personnalisée ou à des interventions en groupes restreints auprès des élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages et au temps d'organisation proportionné correspondant.

 

 

Les enseignants peuvent donc proposer aux élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages de bénéficier d’une Aide Scolaire Personnalisée de deux heures hebdomadaires maximum, en dehors des 24 heures de classe.

 

Ces nouvelles dispositions sont définies dans la circulaire ministérielle N° 2008-082 du 5/6/2008 et le décret n° 2008-775 du 30-7-2008 signé, entre autres, par le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction Publique, André Santini.

 

A Issy-les-Moulineaux, comme dans toutes les communes de France, cette nouvelle organisation du temps scolaire a fait l’objet d’une concertation entre l’école, la ville et les parents d’élèves, au cours du mois de juin 2008.

 

Vingt Conseils d’écoles sur les vingt-quatre que compte la ville ont proposé un créneau de trente minutes, chaque matin de 8h20 à 8h50, pour la mise en place de l’aide personnalisée. L’Inspectrice de l’Education Nationale de la circonscription d’Issy-les-Moulineaux, en accord avec le Maire, a accepté cette organisation qui devrait concrètement démarrer à partir du 22 septembre 2008 pour les élèves isséens. Pour ce faire, le Maire a accepté de modifier les horaires d’ouverture et de fermeture des écoles de la ville.

 

Sur un plan plus général, l’Association des Maires de France à travers son Président, Jacques Pélissard, avait demandé au Ministre de l’Education Nationale de repousser son projet de modification de la semaine scolaire à la rentrée 2009 afin de permettre une meilleure concertation avec tous les partenaires (cf. : La lettre des Maires de France N°247).

 

 

2 – LA MISE EN PLACE DE L’AIDE PERSONNALISÉE

 

Pour la mise en place de l’aide personnalisée, l’enseignant, de la Petite Section jusqu’au CM2, pose la problématique de l’élève avec un regard positif. Il repère les réponses déjà mises en œuvre, cible l’action et élabore le projet.

 

L’enseignant de la classe effectue le repérage des élèves susceptibles de bénéficier de cette aide personnalisée dans le cadre de l’évaluation du travail scolaire en classe et/ou des bilans des évaluations nationales (en GS – CP – CE1 et CM2), avec l’aide, le cas échéant, d’autres enseignants.

 

Cette liste, présentée au conseil des maîtres présidé par le directeur de l’école, ou au conseil de cycle, peut varier au cours de l’année en fonction d’évolutions constatées ou de besoins nouveaux.

L’enseignant de la classe met en œuvre l’aide personnalisée et en assure la coordination lorsqu’il ne la conduit pas entièrement lui-même. Il s’appuie pour cela sur l’ensemble des moyens disponibles.

Le premier de ces moyens est la différenciation pédagogique dans la classe pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves.

 

Dans un second temps, si besoin, l’enseignant propose la mise en place d’une aide personnalisée gratuite en dehors des heures de classe, le matin de 8h20 à 8h50. L’adhésion des parents et de l’enfant est indispensable afin que l’aide personnalisée trouve sa pleine efficacité. Une fiche individuelle d’aide personnalisée, véritable contrat entre l’école et la famille, est présentée aux parents et à l’élève qui donnent leur accord écrit.

 

En fonction des difficultés rencontrées par les élèves, l’aide personnalisée peut s’intégrer à un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) ou prendre la forme d’un autre type d’intervention, en petit groupe par exemple.

 

Pour la renforcer, notamment dans l’éducation prioritaire, le maître peut être aidé par des enseignants spécialisés, d’autres enseignants de l’école ou d’une autre école dans le cadre d’échanges de service.

 

Enfin, dans un troisième temps, les élèves de CM1 et de CM2 peuvent se voir proposer des stages gratuits de soutien scolaire d’une semaine, durant les congés scolaires.

 

Depuis la rentrée 2008, dans les Zones d’Education Prioritaire, les élèves des écoles élémentaires bénéficient d’un accompagnement éducatif gratuit mis en place par l’école, le soir après la classe. Il offre trois types d’activités : soutien scolaire, pratique sportive, pratiques artistique et culturelle (Circulaire 2008-081 du 5/6/2008).

 

A Issy-les-Moulineaux, les élèves bénéficient déjà, le soir après la classe, d’activités sportives et artistiques Hors Temps Scolaire gratuites mises en place par la ville, encadrées par des animateurs municipaux. Les études dirigées également sous l’égide de la ville, restent généralement encadrées par des enseignants volontaires mais sont à la charge des familles.

 

L’accompagnement éducatif, mis en place par l’Education Nationale, doit être généralisé à toutes les écoles en 2009. L’école devra assurer un encadrement quotidien des élèves de plus de huit heures. Qui devra en assumer la charge ?

 

Pierre-Laurence PERDRIAT

Directeur d’école primaire

 

12 septembre 2008

Education : vous avez la parole !

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Soucieux de répondre aux préoccupations quotidiennes, le Mouvement Démocrate d’Issy-les-Moulineaux lance sur ce blog du 15 au 26 septembre un Forum de l’éducation.

Durant deux semaines chaque jour seront abordés des thèmes tels que :

- L’aide personnalisée aux élèves en difficultés,

- Le temps scolaire et rythmes de l'enfant,

- Les devoirs à la maison en primaire,

- L’entrée à la maternelle,

- Le dépistage de la précocité,

- La perception du Collège …

Dès le lundi 15 septembre, venez débattre, venez apporter votre témoignage.

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