26 avril 2009
Vers un modèle social européen
Construire un modèle social européen, ce sera le thème central du discours de clôture de François Bayrou pour cette quatrième convention thématique européenne à Hérouville-Saint-Clair : "Europe : l'urgence sociale".
Contrairement aux premières intentions de ses fondateurs, la construction européenne s'est jusqu'à présent focalisée sur des considérations de marché : économie, finance, circulations des produits manufacturés, etc.
Il s'agit maintenant de définir un modèle de solidarité qui doit être au cœur du projet de société européenne. L'Europe initialement ressentie comme une contrainte doit maintenant agir et être accessible et compréhensible pour ses citoyens. Si à court terme il serait illusoire de vouloir harmoniser les minima sociaux des 27 états membre de l'Union, il est en revanche tout à fait envisageable de définir des critères de convergence afin de tendre à moyen terme vers cette harmonisation, à l'instar de ce qui a été mis en œuvre sur le plan monétaire pour l'euro.
Cette convergence des modèles sociaux doit s'accompagner d'une concurrence équitable sur le plan environnemental, ce qui ne doit pas être assimilé à du protectionnisme, puisqu'il ne s'agit pas d'imposer des contraintes unilatérales aux pays importateurs, mais bien de les aligner sur les mêmes critères que ceux des états européens. De façon complémentaire, nous devons penser différemment les échanges dans le monde, en particulier dans les rapports "nord-sud" et notamment cesser les politiques "colonialistes" envers les pays pauvres d'Afrique, comme pour l'uranium du Niger.

Après un message de bienvenue de Rodolphe Thomas, maire MoDem d'Hérouville-Saint-Clair, cette convention thématique animée par Marielle de Sarnez, avait débuté par une introduction de Corinne Lepage, tête de liste pour la circonscription Nord-Ouest. Le thème de la convention thématique est particulièrement en adéquation avec cette région qui connaît à la fois les problèmes économiques et sociaux liés à l'industrie, l'agriculture, la pêche et aussi l'immigration (Calais). Le développement durable doit impérativement inclure un volet social. L'entreprise doit devenir socialement responsable, et en particulier il conviendra d'encourager celles qui possèdent un actionnariat stable, car ce sont celles qui permettent les conditions d'un climat social visant à la pérennité de l'entreprise. Corinne Lepage développera ces différents aspects dans sa conclusion de la première table ronde.
Puis de nombreux intervenants se succéderont au cours des deux tables rondes : acteurs de la politique sociale, du monde associatif, des universitaires ainsi que des syndicalistes. Fadila Mehal, candidate de la liste IDF aura aussi l'occasion d'intervenir pour soutenir la lutte contre les discriminations culturelles et religieuses. Bernard Lehideux candidat IDF également et spécialiste des questions sociales n'ayant pu être présent, il sera représenté par le coordinateur de son groupe-projet "Europe sociale". Ce que j'en ai retenu, outre les nombreux témoignages de terrain, notamment d'associations hérouvillaises, c'est que les avancées sociales nécessitent un climat de confiance entre les états membres. Jusqu'à présent, la croissance a permis le développement d'une union économique et monétaire mais nous assistons à une crise de la solidarité entre les états membres, due notamment aux pays qui n'ont pas joué le jeu. Le traité de Lisbonne comporte des éléments de nature à renforcer le rôle du parlement européen et permettre le développement d'une politique sociale. Ainsi, avec un nouveau contrat politique entre les états, il est possible de sortir de cette crise de solidarité par le haut, tant sur le plan social qu'environnemental.
D'autres thèmes seront développés par les intervenants comme la lutte contre les discriminations et la protection de l'individu, souffrant de lois de transpositions très mal faites, et méconnues de la plupart des citoyens européens.
Robert Rochefort, tête de liste pour la circonscription Sud-Ouest et directeur du CREDOC, reviendra sur un certain nombre de contre-vérités véhiculées jusqu'à présent comme par exemple le fait que le social entraverait le développement économique. L'ascenseur social qui fonctionnait pendant les "Trente glorieuses" est en panne et nous assistons à un affaiblissement des classes moyennes en Europe. Le "travailler plus pour gagner plus" n'a plus vraiment de sens notamment pour les classes moyennes supérieures. "Une société se juge à la façon dont elle traite les plus faibles".
A noter aussi, le plaidoyer tonique du directeur de la Comédie de Caen qui rappellera l'importance de la culture et sa complémentarité au volet social et proposera un certain nombre de mesures.
Harmoniser les politiques sociales et environnementales, développer des entreprises socialement responsables, investir davantage dans le capital humain en assurant l'employabilité, lutter contre les exclusions et aussi les inégalités notamment dans le domaine de la santé publique, sont autant de dispositifs concourant à construire la base d'un projet de modèle social européen fondé sur l'humanisme et le développement durable.
Laurent Boisseau
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09 février 2009
En avant pour l'Europe, unis dans la diversité !
17:16 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, citoyen, élections, bayrou, campagne européenne, mutualité, discours
01 janvier 2009
Bonne année 2009 …européenne !
Bonne année et meilleurs vœux pour la nouvelle année, pour vous et vos proches !
Que cette année soit l'occasion d'un renouveau de la construction européenne au travers des élections parlementaires de juin 2009.
Qu'elle nous permette aussi, en ces temps de crise économique mondiale, de développer plus d'humanisme dans la politique comme dans l'économie.
«Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.»
Jean Monnet
«Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants et pourtant il leur manque la vie de l'être en chair et en os.»
Gandhi
Retrouvez aussi les vœux de François Bayrou en vidéo sur le site du Mouvement Démocrate.
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12 octobre 2008
François Bayou au Rendez-vous de l'histoire
“ Traiter de l’Europe c’est traiter de son âme ”
Pour parler de l’identité européenne, hier au Rendez-vous de l’histoire de Blois, le leader du MoDem est remonté à Antigone. Ce fut une belle scène !
Pas d’idéologie, pas de politique. Hier, au Rendez-vous de l’histoire de Blois, François Bayrou a laissé de côté sa casquette de leader du Mouvement démocrate pour rendosser son costume de professeur agrégé. Devant une salle comble – beaucoup d’auditeurs ont été refoulés faute de place – il a évoqué pendant une heure la façon dont s’était construite l’identité européenne au fil du temps depuis… la mythologie grecque.
“ Chacun pour soi, c’est zéro pour tous ”
Car le nom Europe renvoie d’abord à cette princesse que Zeus emporta de l’est vers l’ouest et que ses frères se mettent à rechercher aux quatre coins du monde jusqu’à ce que l’un d’entre eux la trouve à Thèbes et y fonde une ville.
« Chercher l’Europe, c’est découvrir le monde et quand on la trouve, c’est fonder un monde » en tire comme enseignement François Bayrou.
L’âme de l’Europe, il la voit aussi naître au Ve siècle avant Jésus-Christ quand est jouée la pièce où Antigone, jeune nièce du roi, se dresse devant lui : « Aucune loi de la cité n’est supérieure à celle de ma conscience. Je ne suis pas née pour haïr mais pour aimer. »
Pour François Bayrou : « Cette pièce va provoquer une onde de choc. Avec la conscience personnelle, c’est l’identité européenne qui se construit .» Rome y participe aussi en créant la notion d’État tel qu’on le connaît aujourd’hui, puis le christianisme qui, en affirmant que l’homme a été créé à l’image de Dieu, « dit que tout homme est d’égale dignité. »
Puis ce fut la Réforme, il y a 500 ans qui va remettre en cause la vérité venue d’en haut, « elle vient du bas, de chacun d’entre nous ». Ensuite la laïcité et le siècle des Lumières qui séparent les sciences, la religion et le pouvoir politique etc. Voilà comment s’est forgée l’identité européenne, la démocratie : « Elle est au service de l’humanité tout entière. » Mais pour François Bayrou, aujourd’hui, nous sommes en manque d’Europe : « On le voit de façon criante avec la crise financière. C’est chacun pour soi et cela équivaut à zéro pour tous ».
S’ouvrir aux autres tout en restant nous-mêmes, construire ensemble sans se renier. C’est en quelque sorte le credo du leader du MoDem : « Faisons naître une avant-garde européenne. »
A la question posée par un auditeur, de savoir si la démocratie était en danger, François Bayrou conclut : « Non, tant qu’il y aura des gens qui se battront pour elle. »
10:54 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, bayrou, histoire
12 juillet 2008
De Gaulle, la troisième voie et le MoDem
Dans une interview au Figaro, reprise par une dépêche AFP, François Bayrou explique qu'il souhaite nouer "des alliances larges" face à la majorité sarkozyste, en citant les socialistes mais aussi les "gaullistes".
C'est cette dernière citation, qui m'a interpellé : "Je pense aussi aux gaullistes. Ils vont vivre le choc du retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan et le renoncement à ce qui faisait symboliquement l'originalité de la France dans le monde".
Ce n'est pas la première fois que le Président du Mouvement Démocrate, fait appel aux "gaullistes". Je l'avais déjà remarqué lors de son discours de clôture du congrès fondateur de Villepinte.
Qui sont donc ces "gaullistes", qu'est ce que c'est qu'être "gaulliste". Pour moi, c'est la référence au général de Gaulle, et je préfère le terme "gaullien". C'est un attachement à des valeurs intangibles : cette "certaine idée de la France ", sa grandeur, le sens de l'honneur et de l'indépendance, l'esprit de résistance ; mais aussi à des valeurs sociales, l'association capital-travail, et surtout le refus des systèmes, qu'ils soient de droite avec les puissances de l'argent, ou de gauche avec des options politico-économiques dépassées. C'est aussi le refus de l'alignement sur les blocs géopolitiques comme les Etats-Unis, l'URSS ayant depuis disparu du paysage. Mais c'est avant tout une posture pragmatique, en prise avec son époque, "les circonstances", et une vision, un projet, cette fameuse "troisième voie" à construire, et qui propose une alternative aux systèmes politiques binaires, et cette volonté de rassembler au-delà des partis.
J'ai vécu suffisamment longtemps pour connaître l'époque du général de Gaulle. Lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la politique, j'étais jeune lycéen plutôt de gauche, c'était mai 68 et je souhaitais le départ du général. En fait c'est Georges Pompidou qui saura gérer la crise, le général reprendra la main mais démissionnera un an plus tard. Et c'est au décès de Pompidou, sentant qu'une page va se tourner que je déciderai de mieux comprendre le "gaullisme". En lisant les "Mémoires de guerre" de de Gaulle, je découvre cet officier rebelle (comme l'appellera Jean Lacouture dans sa biographie), je partage ses valeurs, sa vision et ses projets qu'il poursuit dans ses "Mémoires d'espoir". Je suis devenu "gaulliste" au sens premier du terme, mais en conservant moi aussi mon indépendance, et sans me reconnaître dans un parti politique comme l'UDR puis ensuite le RPR.
Aujourd'hui, ces valeurs, cette vision, et ses projets, le seul parti politique capable de les porter, c'est le Mouvement Démocrate. C'est au MoDem de reprendre la construction de cette troisième voie. Et le successeur du général de Gaulle capable d'incarner cette vision politique c'est François Bayrou. Et ce n'est peut être pas un hasard, si dans certains de ses discours, il me semble retrouver, des tournures ou des expressions qu'il me semble avoir déjà lues ou entendues chez l'homme du 18 juin.
Laurent Boisseau
Cet article est une expression libre et personnelle et n'engage aucunement le Mouvement Démocrate ou sa section d'Issy-les-Moulineaux.
14:03 Publié dans Expression libre | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : de gaulle, modem, bayrou
13 juin 2008
François Bayrou et le "non" irlandais
François Bayrou et Marielle de Sarnez ont réagi au "non" des Irlandais au traité de Lisbonne ce vendredi 13 juin ....
Selon François Bayrou , ce rejet probable du traité de Lisbonne par les Irlandais révèle le "fossé" qui "s'est creusé entre les peuples européens et leurs institutions".
"Les Irlandais ont répondu comme beaucoup d'autres peuples européens l'auraient fait" à ce traité "encore plus incompréhensible que le texte touffu de la Constitution européenne", a déclaré à l'AFP M. Bayrou. "On a essayé de ruser avec les peuples, et de faire comme si l'Europe était uniquement une affaire d'initiés", a-t-il dit. Les gouvernements vont devoir "prendre le temps nécessaire" pour rejoindre les préoccupations des citoyens "qui ont l'impression que l'Europe est devenue uniquement une machine pour initiés purement économique et
commerciale, et qui ne les protège pas dans les difficultés des temps".
Les citoyens "ont le sentiment de n'être au courant de rien de ce qui se décide et se discute", a-t-il ajouté. "Je suis certain qu'ils pensent dans leur grande majorité qu'il faut une Europe dont la voix soit aussi crédible et influente que celle des Etats-Unis ou de la Chine. Mais ils veulent que ce soit leur voix", a déclaré François Bayrou.
Il faut élaborer pour l'Europe un traité "court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis à référendum", a-t-il encore indiqué, reprenant la thématique développée pendant la campagne présidentielle.
De son côté, Marielle de Sarnez déclare :
"C’est un événement très important qui ne peut pas être ignoré ou contourné et qui aura des conséquences lourdes pour l’avenir immédiat.
Un fossé s’est creusé entre les peuples et l’Europe. C’est à cette question qu’il faut répondre. On ne peut plus continuer d’ignorer ce qui est ressenti comme un déficit démocratique.
Ceci oblige à trouver pour l’Europe des réponses nouvelles qui prennent en compte les inquiétudes des peuples et les défis des temps."
22:23 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, europe, referundum, irlande, traité, lisbonne
08 juin 2008
"Il nous revient de penser une Europe nouvelle et de la faire aimer"
Discours de François Bayrou en clôture de la Convention sur l'Europe
"Je suis très heureux de la manière dont cette Convention a été conduite, organisée, de la remarquable qualité des travaux, de la remarquable qualité des expressions et j'y vois une promesse pour notre mouvement, car j'écoutais tous ceux qui parlaient et je mesurais que c'est parce que nous étions un mouvement nouveau que nous avions pu organiser ces rencontres avec ceux qui se sont exprimés.
Le renouvellement formidable de la démarche politique qui est la nôtre a permis que viennent s'exprimer avec nous, certains je le crois pour un jour nous rejoindre, des esprits qui jusqu'à maintenant, ne trouvaient pas leur place dans l'échiquier politique français.
Ils étaient dans l'insatisfaction et la recherche de quelque chose d'autre que nous avons commencé à construire et bâtir, c'est ce qui est en marche, et c'est pourquoi j'étais très heureux de cette rencontre. Et je remercie Marielle de Sarnez d'avoir assuré l'organisation et l'animation de cette convention pour l'Europe et de l'avoir conclue brillamment.
22:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, convention, europe, élections européennes, union européenne
23 mai 2008
Projet de loi sur la réforme des Institutions

Intervention de François Bayrou dans le cadre de la discussion générale.
L'Assemblée nationale a débuté mardi 20 mai l'examen du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République. François Bayrou est intervenu dans le cadre de la discussion générale: "La question qui se pose à nous, pourtant simple, n'est pas traitée. Quelle est-elle? Tout simplement : où se trouve la racine du mal? Car le mal, nous en avons tous posé le diagnostic, depuis longtemps et de façon réitérée. La marée de fauteuils rouges vides constatée un mercredi après-midi à 18 heures 15 alors même qu'est examiné un texte présenté comme l'un des plus importants de la législature est assez éloquente à cet égard. Où est donc la racine du mal ?
Dans la dépendance du pouvoir législatif par rapport à l’exécutif. Cette dépendance, qui vient de loin, a été encore renforcée par l’institution du quinquennat et la concomitance des élections présidentielle et législatives.
Tant que cette question sera éludée, la situation réelle ne pourra pas changer. Comme l’ont fait remarquer de nombreux constitutionnalistes, le problème n’est pas que le Parlement manque de pouvoirs – il en a même de nombreux – mais qu’il ne les exerce pas, le législateur se trouvant réduit au rôle d’exécutant de l’exécutif.
Tant que l’on ne remédiera pas à cette situation en modifiant la loi électorale et en faisant que le vote, conformément à la Constitution, soit effectivement égal, rien ne changera. Or, aujourd’hui, le vote n’est pas égal. Si vous votez à gauche à Neuilly-sur-Seine ou à droite à Saint-Denis, votre voix ne comptera jamais !
Si l’on veut que le vote soit égal, afin de rompre le cordon ombilical entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, il faut modifier la loi électorale. À défaut, ce texte ne sera qu’un leurre. Le partage de l’ordre du jour ne sera qu’une fiction s’il s’agit seulement de remplacer l’exécutif par un législatif continuant de dépendre de lui. Faire passer la maîtrise de l’ordre du jour de M. Karoutchi à M. Copé, quelle révolution ! (Rires et Exclamations sur divers bancs) Voilà au moins qui ne risque pas de faire trembler nos institutions ! De même, le contrôle des nominations n’est qu’une plaisanterie dès lors qu’une majorité des trois cinquièmes est requise pour que puisse s’exercer un veto. De fait, seul le parti majoritaire aura le droit de veto.
De ce mal, on nous donne une manifestation éminemment symbolique dans le droit de message du Président de la République au Parlement. Le Président de la République pourra s’adresser aux deux assemblées réunies en Congrès s’il estime avoir quelque chose à leur dire, mais sa situation de majesté l’empêchera d’entendre ce que la représentation nationale, elle, peut avoir à lui dire.
Cela est profondément choquant mais traduit parfaitement la réalité institutionnelle qui sortira de cette réforme.
Machiavel assure que « gouverner, c’est faire croire ». N’acceptons pas une réforme institutionnelle consistant à faire croire qu’on aura rééquilibré nos institutions alors qu’il n’en sera rien."
A regarder : la vidéo de l'audition de François Bayrou devant la Commission des Lois le 5 mai dernier, dans le cadre des travaux du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Vème République
09:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, intervention, assemblée nationale, constitution
14 mai 2008
Conférence de presse de François Bayrou mercredi 14 mai
Le premier Conseil national du Mouvement Démocrate s'est réuni mercredi 14 mai 2008 de 10h à 15h. Après plusieurs heures de débat et l'adoption de nombreux amendements, il a adopté le Règlement intérieur provisoire du Mouvement, dont le texte définitif sera voté par la Conférence nationale. Dans le cadre du débat sur le Règlement intérieur, le Conseil a également donné délégation au Bureau exécutif pour nommer les membres du Comité de conciliation et de contrôle et le médiateur des adhérents jusqu'à leur élection par le prochain Conseil, qui aura lieu au mois de juin. François Bayrou s'est exprimé à l'issue du Conseil national estimant que "désormais le Mouvement Démocrate est en ordre de marche".
Il a aussi confirmé lors du point presse avoir déposé plusieurs amendements au projet de réforme des institutions: sur la défense des langues régionales, sur une "loi électorale équitable", sans laquelle il ne votera pas le projet de loi constitutionnelle, sur l'indépendance des médias, et un autre prévoyant que si le président de la République s'exprime devant le Congrès, il doit ensuite assister à un débat sans vote.
Interrogé sur le prochain Congrès fondateur du Nouveau Centre, François Bayrou a déclaré: "On va avoir un rendez-vous très intéressant, c'est le vote sur les institutions". Il a rappelé avoir défendu pendant la campagne présidentielle l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives et l'interdiction pour l'Etat de présenter un budget en déficit de fonctionnement hors période de récession. "Si ces principes, notamment celui sur la loi électorale, sont dans la loi constitutionnelle alors on peut la voter. Si ces principes n'y sont pas la raison et la cohérence commandent qu'on ne la vote pas. On va voir qui est fidèle à ses idées. S'ils (le Nouveau centre) vont jusqu'au bout et ont des actes d'indépendance, j'en serai le premier heureux. Pour l'instant, je n'ai pas observé qu'ils aient eu cette indépendance, sur aucun des votes depuis la début de la législature".
François Bayrou a ajouté que Le MoDem organise le 8 juin à Paris une journée consacrée à l'Europe, "un an exactement avant les élections européennes".
Lien(s) : Règlement intérieur provisoire
23:53 Publié dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil national, règlement intérieur, conférence de presse, bayrou, modem
08 mai 2008
Réunion de travail sur le règlement intérieur autour de François Bayrou
Retrouvez en direct les photos et le compte-rendu de la réunion qui se tient actuellement autour de François Bayrou, Marielle de Sarnez et Bernard Lehideux au siège du Mouvement Démocrate dans l'amphitéâtre Jean Lecanuet. De la chaleur, de l'enthousiasme, et des échanges vifs et passionnés pour parler du Réglement intérieur national qui sera soumis au Conseil National du 14 mai prochain.
Ca se passe ici, là, et encore là.


17:57 Publié dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : règlement intérieur, réunion, bayrou, modem







