10 avril 2012

François Bayrou: "Dans les temps de crise, il n'y a qu'en se serrant les coudes que nous pouvons nous en sortir"

François Bayrou a prôné la construction "d'un projet solidaire pour la France, y compris en économie", jeudi 5 avril à Poitiers, devant 1.300 personnes réunies pour son meeting.


François Bayrou, discours de Poitiers - 050412 par bayrou

François Bayrou a évoqué le déroulement de la campagne présidentielle, témoignant de ses regrets : "C’est une campagne comme je n’imaginais pas quelle puisse être organisée dans notre pays. Je pensais que la campagne allait se tourner vers les grands enjeux du pays. Je ne pensais pas qu’on allait éluder toutes ces questions", a-t-il déploré. À ses yeux, une seule question devrait logiquement l’emporter sur toutes les autres : "Est ce que nous, Français, nous pouvons nous en sortir ? Peut-on recréer de l’emploi en France ?" Emploi, le mot est lâché, et François Bayrou estime "que cela devrait être le mot essentiel de la campagne".  Et pour que les thématiques inhérentes à la question de l’emploi retrouvent leurs lettres de noblesse au sein de cette campagne présidentielle, une seule solution : mettre en avant la question du produire en France. "La seule possibilité de retrouver de l’emploi se fera par une volonté politique inébranlable pour reconstruire le Produire en France. Il faut que, de nouveau, nous soyons le pays qui produit et qui donc crée de vrais emplois sur notre territoire", estime François Bayrou. 

"Il y a beaucoup de sujets de diversion dans cette campagne"

Dans une salle surchauffée, François Bayrou a exhorté ses partisans et ses sympathisants à ne pas lâcher la bride et à surtout, ne pas se laisser divertir par des sujets secondaires : "Ne nous laissons distraire par rien. Il y a beaucoup de sujets de diversion dans cette campagne. Beaucoup de sujets secondaires". La constance et la cohérence furent ainsi défendues comme vertus cardinales : "J’ai un engagement à l’égard du peuple citoyen. Je suis absolument certain qu’il n’y a que par la vérité qu’on peut trouver le chemin du redressement. Je dis cela comme élu et comme héritier d’une grande famille politique française".

Le moment idoine pour François Bayrou afin de rendre un hommage appuyé à de grandes figures de notre nation qui n’ont pas eu l’opportunité d’accéder à la magistrature suprême: "Je vous dis cela comme Raymond Barre, Pierre Mendes-France, ou René Monory. Tous ceux qui voulait dire la vérité au pays. Cette famille existe et elle gouvernera la France et quand elle sera réunie, c’est le pays tout entier qui se portera mieux", a-t-il souligné, estimant qu'avec ces hommes au pouvoir "le pays ne serait pas dans les abysses dans lesquels il se trouve actuellement".

"On ne peut gagner la bataille internationale si nous n’avons pas la meilleure éducation du monde"

Autre cheval de bataille de François Bayrou, l’éducation, en totale déliquescence dans notre pays : "Depuis que j’ai quitté le ministère de l’Éducation, nous avons glissé inexorablement dans tous les classements internationaux". "N’y voyez surtout pas un lien de cause à effet", a-t-il ajouté avec humour. Puis de reprendre, dans une tonalité empreinte de gravité : "Cette année, en matière de compréhension de l’écrit, nous sommes classés 24e sur 35, pour les inégalités scolaires nous sommes classés 34e sur 35.  La France où le monde entier venait étudier à la Sorbonne, la France qui mis en place l’enseignement public, laïc, obligatoire et gratuit n’est plus que l’ombre d’elle-même en la matière", a déploré le député des Pyrénées-Atlantiques.

Pour remédier à ce mal qui ronge nos institutions scolaires, François Bayrou défend un contrat avec la nation : "L’objectif  est simple : aucun élève, de quelque milieu qu’il soit, ne pourra entrer en sixième s’il ne maitrise pas à la perfection la lecture, le calcul mental ou encore la grammaire. Ne rien changer, C’est de la non-assistance à pays en danger.  Ceci est pour nous un impératif vital". Et de promettre dans un registre plus lyrique : "Pour un tel objectif nous pouvons dire France, nous garantirons les moyens, on ne coupera pas des dizaines de milliers de postes", affirme avec force et vigueur François Bayrou.

Avant de clore cette soirée chaleureuse, François Bayrou a décoché une flèche à l’encontre de Nicolas Sarkozy concernant les chiffres que le président-candidat a présenté plus tôt dans l’après-midi. Chiffres relatifs à son programme de réduction des dépenses publiques : "Je n’ai absolument rien compris aux chiffres et aux calculs qu’il nous a fourni cet après-midi. Il propose de réduire la dépense tout en émettant des propositions qui vont coûter 15 à 20 milliards d’euros. Un enfant de cours moyen deuxième année est capable d’assimiler qu’on ne réduit pas en dépensant plus", conclut un François Bayrou chaleureusement applaudi par une salle résonnant aux cris de "Bayrou président".

Le discours intégral

Téléchargez le texte du discours en cliquant ici.


05 octobre 2008

Jean-François Kahn, du Centre au Mouvement Démocrate

Jean-François Kahn était hier le premier invité de la rentrée de Parlons Net, premier club de la presse Internet, avec Samuel Pottier pour le figaro.fr, Augustin Scalbert pour Rue89.com et Bénédicte Charles pour Marianne2.fr, émission animée par David Abiker pour France-Info.com.

Il revient notamment sur son intention de se présenter sous l'étiquette MoDem pour les prochaines européennes. Etonné des réactions qu'a déclenchée l'annonce de sa candidature, cela lui donne l'occasion d'expliquer de manière très pertinente son engagement en politique, et en quoi le MoDem répond pour lui à un besoin urgent de redéfinir un nouveau modèle de société, dont l'homme serait le centre. "Centre", "Centriste", "Démocrate", "Centrisme révolutionnaire"...  une belle énergie pour parler et donner du sens à ces termes.

 

et à la question "avez-vous hésité entre le MoDem et le Nouveau Centre ?", la réponse sort comme un cri du coeur...

 

Au menu des discussions également, les prochaines élections européennes, le relooking de Ségolène Royal, la crise financière, les états généraux de la presse....

 

 

Marianne.fr

15:08 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Débat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jean-françois kahn, centre, modem, européennes, crise financière | |  Facebook | | |