07 avril 2013
Moraliser la vie publique, une urgence! Signez la pétition

La moralisation de la vie publique était une proposition de François Bayrou pendant la campagne de l'élection présidentielle. On voit aujourd'hui qu'elle prend tout son sens!
Si vous en avez marre de la corruption et et pensez que la vie publique doit se moderniser et se moraliser, rejoignez nous et signez la pétition!
François Bayrou et de nombreuses personnalités lancent un appel citoyen au Président de la République pour:
- mettre fin au mélange des intérêts financiers et politiques
- interdire le cumul des mandats dès 2014
- réduire le nombre de parlementaires
-permettre la représentation de toutes les opinions par l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections
- renforcer le contrôle du financement des partis
Rejoignez-nous!
07:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Action citoyenne, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cahuzac, moralisation de la vie publique, françois bayrou, pétition |
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13 février 2013
Règle des 3%: nous pouvons redresser le pays tout en faisant des économies

Le gouvernement a-t-il renoncé à respecter la règle des 3 pour cent de déficit cette année ?
Oui. Il y a des années que j'attire l'attention sur ce qu'il se passe et des mois que je dis que les 3 pour cent sont pour le gouvernement un affichage qui ne sera pas atteint. Le gouvernement va devoir passer un cran au dessus, dans sa politique économique. Il a notamment annoncé des économies. Pour l'instant, nous ne les voyons pas. Mais la question des économies ne peut être que secondaire, face à la question de notre production. Je parle de toute notre production - agricole, numérique, automobile, culturelle - qui doit être la priorité de la Nation. Les règles, les contrôles, tout cela ne permet pas au pays de produire.
Est-ce que le gouvernement doit changer de politique, comme le demande le président de l'UMP, Jean-François Copé ?
Jean-François Copé, c'est drôle... Ce parti a été au pouvoir pendant dix ans. Que n'a-t-il fait ce qu'il demande aujourd'hui ? Évidemment, ce n'est pas sérieux. Il faut une prise de conscience. Ce matin, j'ai entendu des responsables socialistes attaquer les conclusions de la Cour des comptes. C'est ridicule. C'est comme si nous disions au thermomètre qu'il ne va pas nous dicter la température.
Peut-on faire vraiment des économies en période de crise ?
Ce ne sont pas les économies qui nous empêchent de travailler et qui empêchent nos entreprises de fonctionner. C'est une pensée fausse, que celle qui voudrait laisser croire que c'est en dépensant encore plus d'argent que nous n'avons pas, que nous allons régler la situation. Nous avons besoin de soutenir les gens qui créent des entreprises, qui font progresser la recherche, tout comme les artistes. La création française, c'est là notre force. Nous devrions nous réjouir que des gens réussissent, car ce sont eux qui créent des emplois. Deuxièmement, nous avons trop de contraintes : des règles, des normes, des lois... Le code du travail pèse 1,9kg et fait 2.750 pages, écrites en tout petit. Ce n'est fait que pour les très grandes entreprises, avec des myriades d'avocats. Tout ça, c'est un poids supplémentaire pour le pays.
François Hollande peut-il mener à bien le redressement de la France ?
Il fait des choses bien. L'intervention au Mali a été bien menée et sans trop de mise en scène. Le travail du gouvernement sur les accords sociaux va dans le bon sens. Mais en matière économique, pour l'instant, les choix ont été annoncé mais n'ont pas été faits. Or, si vous annoncez mais que vous ne faites pas, vous créez de la frustration. Le principal problème est que François Hollande n'a pas la majorité pour mener cette politique de redressement, elle n'a pas été élue sur ce programme. Il y aura donc des turbulences très grandes dans la majorité sur ce sujet.
19:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, ruth elkrief, bfmtv, déficit, économie, production, 3%, cour des comptes, jean françois copé |
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04 mai 2012
"Je rends possible l'union nationale et la vraie mobilisation des Français au service de la France"
Découvrez la déclaration d'entre-deux tours de François Bayrou, prononcée jeudi 3 mai.
François Bayrou - Déclaration d'entre deux tours par bayrou
"J’ai examiné depuis deux semaines l’évolution du deuxième tour de l’élection présidentielle, au travers de la lettre que j’ai adressée aux deux candidats, de leurs réponses, des interventions publiques et du débat d’hier soir.
Je l’ai fait au nom d’un courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de trois millions de Français. Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Et c’est naturel : le courant central du pays quand il est soumis au choix impitoyable de la bipolarisation est forcément divers.
Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience. Je sais qu’il y aura des expressions différentes. Et je les respecterai.
Je veux donc vous dire mon jugement personnel.
Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?
La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.
Comment en est-on arrivé là ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale. Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.
Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.
J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine.
Mais je pense que devant cette crise inéluctable il n’y aura qu’une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir.
Cette unité nationale, elle ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens, une opposition en embuscade contre une majorité dont le seul but est qu’elle se casse la figure. La situation de notre pays, et encore davantage la situation que notre pays va connaître est trop grave pour cela.
Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester. Et je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte.
Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France.
Il appartiendra à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays.
S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées.
Il est des moments dans l’histoire où l’engagement devient vital. Je crois que le moment est venu de franchir des pas décisifs : nous devons tous, où que nous soyons, nous dépasser et nous rassembler pour que la France se reconstruise."
23:17 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2012, françois bayrou, declaration entre deux tours |
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25 avril 2012
Allocution de François Bayrou et remerciements aux français qui l'ont soutenu
Allocution de François Bayrou - 1er tour -... par bayrou
"Je pense ce soir en premier lieu aux trois millions de Français qui m'ont apporté leurs suffrages.
Ce n'est pas le score que nous espérions, mais ils sont une force et, de cette force le pays aura besoin car l'inquiétude que nous pouvions ressentir, celle sur laquelle j'ai alerté sans cesse, l'inquiétude sur la situation du pays, cette inquiétude est ce soir brûlante.
L'extrême-droite à 20 %, en France en 2012, c'est la gravité de la crise étalée devant tous les yeux, crise du chômage, crise économique, crise sociale, crise morale… et ces crises s'additionnent.
Alors bien sûr notre score est au-dessous de nos attentes, mais ce que nous avions vu et diagnostiqué de l'état du pays, de l'état réel du pays, est là plus impressionnant que jamais.
Le mal français est là et il s'aggrave et le seul chemin disponible pour en sortir, ce sera un jour ou l'autre celui que nous avons proposé aux Français : une politique nouvelle, courageuse, qui aille pour une fois au fond des choses, soutenue par une union nationale pour remettre le pays sur ses rails.
Je vais m'adresser aux deux candidats sélectionnés pour le deuxième tour. Je vais leur dire ce qui est pour nous l'essentiel, en termes de valeurs, en termes d'actions à conduire, j'écouterai dans les jours qui viennent leurs réponses et je prendrai mes responsabilités.
Mais il suffit de regarder ce paysage éclaté, le trouble du pays, les difficultés économiques et financières pour comprendre que ce qu'il faut pour l'avenir, ce qu'il faut construire d'urgence, c'est une force d'équilibre au centre, qui résiste aux extrêmes et aux démagogies.
C'est cette force que nous devons construire avec tous les démocrates et les républicains, et nous devons aussi construire les institutions nouvelles qui empêcheront l'explosion qui menace notre pays.
Nous serons présents à ce rendez-vous. Nous construirons cet avenir.
Je vous remercie."
23:58 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, présidentielles 2012, 1er tour, allocution |
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26 mars 2012
Le programme de François Bayrou: la France solidaire
"La France attend qu'on lui montre un vrai chemin crédible pour sortir de la crise. Et la France attend en même temps un nouveau modèle de société.
Dans la crise, qui est une véritable guerre, dont les premières victimes sont les chômeurs, un pays divisé n'a aucune chance. Et quand les temps sont durs, dans la vie de tous les jours, en famille comme dans l'entreprise, la nécessité oblige à se serrer les coudes.
La France solidaire, ce sont les valeurs de notre pays. C'est sur ces valeurs que nous allons construire notre redressement."
François Bayrou présente son programme dans son nouveau livre: La France solidaire. (ed. Plon, 9€).

cliquez ici pour découvrir le programme!
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, programme, présidentielles 2012, france solidaire |
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20 mars 2012
Meeting de François Bayrou dimanche 25 mars à 14H30 au Zénith
François Bayrou tiendra un grand meeting à Paris dimanche 25 mars à partir de 14h30 au Zénith.

Zénith de Paris
211 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris.
www.zenith-paris.com
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : meeting, zenith, françois bayrou, election presidentielle 2012 |
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27 février 2012
"Dès le 10 juin, je propose de changer enfin la philosophie et les pratiques politiques!"
Lors du dernier forum Agenda 2012-2020 sur la démocratie, François Bayrou a proposé d'organiser, s'il est élu Président de la République, un référendum sur la refondation de la vie politique et démocratique française dès le 10 juin 2012.
AGENDA 2012/2020, 4ème Forum, Démocratie... par bayrou
En effet, face aux dérives de pratiques du pouvoir par l'UMP et le PS, à la confiscation des pouvoirs des deux partis majoritaires, François bayrou souhaite rétablir, à travers une loi cadre, les principes d'une vie démocratique saine et équilibrée, mettre un terme aux risques de comportements abusifs et de conflits d'intérêt, rétablir le principe de la séparation des pouvoirs, rendre intangible et protéger pour l'avenir l'indépendance de la justice, protéger l'indépendance des médias, poser les principes d'une loi électorale juste pour les élections suivantes, reconnaître le vote blanc, réformer les règles de financement de la vie publique pour en extirper les abus et imposer la parité dans la représentation.
Les propositions concrètes sont les suivantes:
pour assurer la rénovation de la vie politique française:
- un gouvernement resseré de moins de 20 ministres
- interdiction du cumul de mandats
- présence effective du député obligatoire et vote public
- nombre de députés diminué d'un tiers
- 1/4 des sièges au scrutin proportionnel
- reconnaissance de tous les courants d'opinion qui passent 5% des voix
- réduction des sièges de sénateurs
- reconnaissance du vote blanc
- obligation de parité dans la vie publique
- suppression de la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance qui assurent des financements illicites
- obligation de déclaration publique des intérêts privés avant entrée dans la fonction politique
- fixation des incompatibilité pour les responsables politiques et des hauts fonctionnaires
- assurer la transparence des fonctions, des ressources et des avantages
- création d'une Autorité de déontologie de la vie publique qui pourra être saisie directement par les citoyens
- interdiction de retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption pour une période suffisamment longue
pour assurer l'indépendance de la justice:
- statut particulier du Garde des Sceaux dont la nomination sera soumise à l'approbation de à la majorité qualifiée du Parlement
- responsabilité devant le Parlement du Garde des Sceaux qui pourra être censuré
- le Garde des Sceaux conduira la politique pénale de la Nation
pour assurer l'indépendance des médias:
- mettre un terme à la nomination du Président de l'audiovisuel public par le Chef de l'Etat
- approbation et contrôle du Parlement sur les nominations
François Bayrou veut aussi soutenir les élus locaux et veut remettre la loi de 2010 sur le métier dans une démarche d'unité nationale.
Il a réaffirmé sa conception de la fonction présidentielle:
Pour François Bayrou, le Président de la République a le devoir de fédérer et représenter le peuple tout entier y compris celles et ceux qui sont en désaccord avec lui. Il faut qu'il garde la bonne distance vis à vis de l'action du gouvernement et qu'il veille à ce que l'action du gouvernement soit conforme au contrat passé avec les français.
François Bayrou réaffirme que le Président ne peut pas être un chef de parti, ce qu'il considère comme une offense à la fonction (cf les réunions partisanes organisées à l'Elysées autour du Président).
S'il est élu Président de la République, François Bayrou bannira les comportements partisans et veillera à ce que disparaisse la soumission des hauts fonctionnaires au parti au pouvoir.
Prisonnier d'aucun réseau et d'aucune force de pression, il reconstruira l'impartialité de l'état dans lequel on progressera en fonction de sa comptéence, son indépendance et son caractère et non pas en fonction de la carte du parti et de la soummission ou de la complaisance.
Le Président a le devoir, pour François Bayrou, de pédagogie civique pour porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. Il doit en effet expliquer et s'exprimer régulièrement sur le cap à suivre, les raisons de ses choix, les succès et insuccès. Le Président doit ainsi rendre des comptes au peuple souverain. Il doit partager sa connaissance du monde, bannir la communication artificielle et les promesses intenables...
Dire la vérité pour changer le chemin d'un peuple sera le chemin de grandeur pour François Bayrou: la parole de la France dans le monde sera mieux écoutée car elle aura mis enfin ses pratiques en accord avec ses principes!
Le Président doit être l'artisan humble du progrès du peuple français.
François Bayrou sera une Président de la République libre, lié à aucun réseau, entaché d'aucune affaire, seul capable de mener à bien cette rénovation de la vie démocratique française.
04:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Mouvement Démocrate, Politique, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, referendum, agenda 2020, rtl, grand jury |
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15 février 2012
François Bayrou: "Le moment est venu de dire stop!"
François Bayrou a lancé un appel, lors du Forum Agenda 2012-2020 sur la Solidarité, pour le rassemblement des républicain(e)s et des humanistes pour dire stop aux dérives droitières de l'UMP et de Nicolas Sarkozy.
"Le moment est venu de dire stop! Nous n'irons... par bayrou
Le moment est venu de lancer un appel : je le dis à tous ceux, au centre, dans la majorité ou dans l'opposition, je dis à tous les Français qui ont une certaine idée de la France, qui sont des républicains et des humanistes, qu'il y a des choses que l'on n'a pas le droit de laisser faire ou de laisser dire, qu'il y a des directions que l'on n'a pas le droit de laisser prendre. Il est un moment où la politique s'arrête, les intérêts politiques, les intérêts de camp et de parti et où commence la défense de l'essentiel, la défense du monde que l'on veut transmettre aux enfants ! Le moment est venu de dire : c'est assez, cela suffit, stop, nous n'irons pas dans cette direction !
Quand un homme qui exerce les fonctions de président de la République, en annonçant sa candidature dit : 'Je ferai deux référendum, un sur les chômeurs, l'autre sur les étrangers', alors il ne parle pas de lois, de règlements, d'amélioration, de changement. Ce qu'il fait, c'est qu'il donne à entendre volontairement à une société en mal d'être que le chômeur et l'étranger sont les deux responsables de la maladie du pays.
Eh bien, je regrette d'avoir à lui dire ceci : nous sommes la société, nous, France, nous sommes la civilisation -puisqu'il aime tant parler de civilisation- qui depuis 2000 ans refuse de faire de l'étranger et du chômeur les coupables de nos maux.
Nous sommes la civilisation qui refuse de faire du faible le responsable des mauvais choix des forts !
L'Humanisme est une force de combat! Nous allons montrer que les héritages dont nous avons la charge, que ces valeurs précisément, doivent être défendues, et elles doivent être défendues non pas par d'autres mais par nous. Nous allons montrer que l'humanisme ne se divise pas. Nous allons montrer que l'humanisme, sait se battre. Nous allons réarmer l'humanisme comme force de combat à l'entrée de cette élection présidentielle !
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda 2020, solidarité, françois bayrou, stop, centre, républicains, humanisme |
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14 février 2012
François Bayrou "Nous allons montrer que l'humanisme ne se divise pas et qu'il sait se battre!"
François Bayrou a dénoncé "la négation d'un certain nombre de valeurs qui ont fait la France" par Nicolas Sarkozy et appelé "tous les Français qui ont une certaine idée de la France, qui sont des républicains et des humanistes" à se mobiliser, samedi 11 février.
AGENDA 2012/2020, discours de clôture, réponse à... par bayrou
"Comme chacun d'entre vous le sent bien, c'est un moment clé de la campagne électorale de l'élection présidentielle. Vous avez tous à votre manière et avec votre expérience pris votre part de cette journée de réflexion qui avait pour thème la solidarité.
Nous avions fixé ce thème très longtemps avant de savoir que cette semaine serait marquée précisément par des orientations sur ce sujet, qui sont pour nous des orientations choquantes, pour quelques-uns d'entre nous bouleversantes, et naturellement cela donne un cadre à cette rencontre.
Dans son intervention d’hier, Nicolas Sarkozy a prononcé le mot de 'valeurs', et précisément c'est sur ce sujet-là que va se livrer une part importante du débat, du combat de l'élection présidentielle. Valeurs contre valeurs.
J'ai dit ce matin à l'ouverture que, pour nous, le projet de société que nous présentons et défendons devant les Français se résume en un mot : humanisme.
Je veux vous dire que l'humanisme est un projet à part entière qui considère que la personne humaine qui se libère des aliénations qu'on lui impose, dans sa liberté, dans la reconnaissance qu'on lui doit et qu’elle doit, dans son bien-être, sa force créatrice, est l'horizon des sociétés dans lesquelles nous vivons.
Tout le monde sait bien sûr que l'on vit ensemble. On vit ensemble dans l'enfance, dans la maturité, dans la famille, dans le travail, dans la vie civique. Mais, au bout du compte, c'est dans la réalisation personnelle que se signe l'accomplissement d'une vie.
Je ne parle pas seulement de bonheur, je fais attention quand je prononce le mot « bonheur » parce que c'est un mot qu'il faut prononcer avec retenue, en politique en particulier, mais dans sa liberté de penser, dans son jugement, dans les conditions matérielles de sa vie et de celle de sa famille, dans un certain équilibre que l'on finit par trouver dans, si on le peut, la transmission aux générations qui viennent de ce que nous avons de plus précieux.
Alors c'est cela qui, en effet, fait l'humanisme ou le projet humaniste d'une société, celui en tout cas que nous voulons. Nous croyons que rien de tout cela n'arrive par hasard. C'est le fruit de notre vie en société, de la bonne santé d'un pays, du bloc de certitudes que nous avons en commun et qui nous font vivre ensemble.
C'est pourquoi nous pensons qu'humanisme signifie en même temps liberté et solidarité.
La liberté n'est pas un acquis, elle n'est pas naturelle, elle se construit et elle se construit contre un certain nombre de tendances naturelles de l'humanité. Ce qui est naturel, si on laisse faire, c'est la domination des forts sur les faibles, l'aliénation. La liberté se gagne par des conditions matérielles de dignité, de logement, de santé, de revenu, elle se protège par la loi, elle se construit par la culture et le parler droit.
La solidarité non plus n'a rien de naturel. Ce qui est naturel, c'est l'égoïsme. La solidarité au contraire exige le partage, l'élaboration de mécanismes de soutien, d'alerte. Donc la liberté et la solidarité, ensemble, sont le fruit de politiques décidées en commun, soutenues, encouragées, conduites par la puissance publique.
Eh bien la France est ce pays qui, sous le nom de République, a fait de l'humanisme son idéal national.
La République libère de toutes les dépendances et garantit le vivre ensemble. C'est pourquoi elle protège les consciences par la laïcité.
La République n'abandonne pas les plus faibles. C'est pourquoi elle construit des sécurités : assurance maladie, assurance vieillesse, assurance accident du travail, assurance-chômage.
La République investit dans l'avenir. C'est pourquoi elle a porté la politique familiale la plus déterminée de tout le monde occidental. C'est pourquoi elle considère que l'école, dont nous avons parlé ici même la semaine dernière, est l'alfa et l'oméga, le commencement et le but de son projet.
La République sait que la solidité d'une chaîne se juge à la solidité de son maillon le plus faible, c'est pourquoi elle considère le handicap et la dépendance comme son affaire, la lutte contre la précarité et les discriminations comme son affaire.
Voilà les convictions qui sont les nôtres et celles de la République. Elles ont été portées avec constance au travers du temps par les courants de pensée démocratiques et républicains qui ont fait la France.
Or, ce que l'on nous propose aujourd'hui, ce que Nicolas Sarkozy présente comme valeurs, c'est à mes yeux la négation même d'un certain nombre de ces valeurs qui ont fait la France ! L'idée, pour gagner des voix, d'un référendum organisé sur le droit des chômeurs, c'est la négation de ce qu'un chef d'État doit à un pays comme la France. Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage, ce sont les gouvernants !
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Mouvement Démocrate, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda 2020, solidarités, humanisme, valeurs, françois bayrou, nicolas sarkozy |
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13 février 2012
François Bayrou répond à Nicolas Sarkozy concernant le référendum sur les chômeurs
François Bayrou a répondu à Nicolas Sarkozy, lors du Forum agenda 2012-2020 sur le thème de la Solidarité, à sa proposition de faire un référendum sur les droits des chômeurs:
"L'idée, pour gagner des voix, d'un référendum organisé sur le droit des chômeurs, c'est la négation de ce qu'un chef d'État doit à un pays comme la France. Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage, ce sont les gouvernants!"
Référendum sur les chômeurs: "L'assurance de... par bayrou
Il y a peut-être dans le rang des chômeurs, probablement ou sans doute, quelques abus, mais pas davantage que dans le monde de la finance, pas davantage que dans le monde de certains élus lorsqu'ils abusent des fonds publics ! S'il y a des abus, il faut y répondre, corriger, mais pas en faisant des chômeurs le symbole des dérives d'une société dont ils sont les victimes et pas les coupables !
Vous voyez ce que le référendum veut dire. Le référendum, nous le savons bien, chaque fois qu'un sujet est passionnel, c'est l'assurance de faire flamber les passions. Et lorsque le sujet du référendum, ce sont des personnes, chômeurs ou étrangers, alors c'est contre ces personnes que les passions flambent et nous savons bien que pour obtenir le oui, s'il y a référendum, il faudra exposer, étaler largement des exemples d'abus. Alors, on votera contre le voisin d’immeuble, le voisin de pallier, le voisin de village, et on déchirera ainsi la société française.
Les hommes politiques ne devraient pas s'y prêter. Les hommes d'Etat devraient se l'interdire et le président de la République en fonction plus que tout autre car sa mission, sa fonction, c'est d'avoir charge de tout un peuple non pas pour le diviser, mais pour l'unir. C'est cela la fonction d'un président de la République.
Aucun des présidents de la République précédents, aucun, ni Charles de Gaulle évidemment, ni Georges Pompidou, ni Valéry Giscard d'Estaing, ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac, aucun n'aurait accepté et exposé son pays, à l'ouverture d'une campagne électorale, à une telle perspective.
Nous savons bien ce qu'il y a derrière cette orientation. Il y a l'idée que c'est l'électorat d'extrême-droite qui constitue le grand grenier à voix de cette élection présidentielle, que c'est en jouant de cette corde : 'les chômeurs ne fichent rien, ce sont des feignants', ou bien 'les étrangers, voilà la question'. On croit que l'on peut puiser dans cet électorat. Il y a que ces gens pensent que la fin justifie toujours les moyens.
Pour nous, les moyens ne sont pas différents du projet. 'Le projet est dans les moyens…', c'est Gandhi qui disait cela, '…comme l'arbre est dans la graine'.
J'affirme qu'aucun des hommes et des femmes politiques du centre ou qui ont eu des convictions du centre, même s'ils sont après allés vers d'autres partis, aucun de ceux qui sont même allés à l'UMP ne peuvent accepter cela. J'affirme que la droite républicaine française, pas plus que la gauche ne peuvent l'accepter, et les visages sont nombreux qui nous le rappellent : Chaban et sa nouvelle société ; de Gaulle et la participation ; les libéraux qui attachent un si grand prix à la sagesse de la loi. Aucun d'entre eux ne doit se taire quand on voit à quels ressorts on est en train de faire appel pour jouer une élection
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, referendum, chômeurs |
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06 février 2012
Agenda 2020: 30 propositions pour l'école présentée par François Bayrou
François Bayrou a dévoilé trente orientations précises pour que la France entre, en cinq ans, dans les dix premières nations du monde pour la qualité, la réputation et l’efficacité de son système éducatif.
AGENDA 2012/2020, 2ème Forum, discours de... par bayrou
1- Il faut un contrat de progrès entre l’école et la nation. Ce contrat doit garantir les moyens existants, et préciser les objectifs que la nation assigne à l’école. Le progrès que nous nous assignons, il doit être vérifiable. C’est pourquoi je fixe un objectif : que dans les cinq ans, l’école française entre dans les dix premiers du classement international pour la compréhension de l’écrit, le calcul, les connaissances scientifiques, et la lutte contre les disparités sociales.
2- Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie.
3- Refaire de l’école un lieu d’où la violence est exclue et où le respect est la règle.
4- Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser.
5- Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré. Ils sont anonymes, ils sont justes, ils permettent de juger de la qualité d’une génération de candidats. Ils font partie de la fierté des corps d’enseignants en leur garantissant une légitimité.
6- La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés. Il s’agit d’armer les jeunes enseignants et de leur faire gagner des années d’expérience.
7- La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d’inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au moins, de la même discipline et non par le chef d’établissement étranger à la discipline enseignée. Au demeurant, il n’y a rien à changer. Le chef d’établissement évalue déjà les capacités et les qualités des enseignants, individuellement, et son évaluation représente 40% de la note attribuée. J’ajoute que plus on trouvera d’éléments objectifs pour assurer l’évaluation, et plus j’approuverai.
8- Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toute nature!
9- D’abord les bases et les bases d’abord ! Il n’est aucune chance de réussite pour un élève qui n’a pas la maîtrise des fondamentaux. Je proposerai que tant que cela est nécessaire 50 % du temps scolaire à l’école primaire soit consacré à la maîtrise de l’écrit, comme on dit actif et passif, et à la langue française, en sa beauté à découvrir, à ce qu’elle peut exprimer de nuances, de richesses, en son vocabulaire. C’est un bagage pour la vie.
10- Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, la plupart du temps, d’ordre pédagogique ou de l’ordre des « capacités » comme on dit. Les repérer tôt, par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre, soit au sein de l’école, soit plus souvent encore auprès des pédopsychiatres.
11- Le premier lieu de l’éducation, c’est la famille. Favoriser la mise en place « d’écoles de parents » associatives pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leurs enfants.
12- La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats. Ne croyez pas que comme tous les parents et tous les enseignants, je n’ai pas une opinion que je crois solide et nourrie par l’expérience. Par exemple, je pense que la question des méthodes de lecture devrait être tranchée depuis longtemps : en effet le clavier, avec lequel désormais toute personne vit, le clavier ce n’est pas global, c’est lettre par lettre. Et donc du son à la lettre, de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot, cela me paraît devoir être la démarche désormais indiscutable. C’est une opinion personnelle, je la trouve pertinente. Mais ce n’est ni au gouvernement ni au président de la République de trancher des méthodes d’apprentissage. C’est à la classe, aux résultats effectifs, à condition qu’aucune méthode ne se voie exclue pour raisons idéologiques.
13- Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu’il maîtrise la lecture et l’écriture. S’il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit. Le but n’est pas d’exclure, mais d’intégrer les élèves qui, autrement, seront perdus dans leur scolarité.
14- Pour prévenir ces échecs, il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves.
15- Le collège doit être diversifié. Il est normal et juste que la nation veuille garantir un bagage à tous les enfants. Mais ce bagage de connaissances et de méthode ne peut être apporté dans l’uniformité. Pour un certain nombre d’élèves, en situation de rejet de l’école, un « collège hors les murs », avec des pédagogies adaptées, doit permettre une reconstruction et le retour, s’ils le souhaitent, à la voie classique.
16- Dans chaque discipline, le « apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle. Les programmes doivent être écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité. Je propose qu’un débat parlementaire permette d’exposer à la nation le principe des programmes et leur lisibilité. 17- Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi.
18- Les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures sur le moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne doivent pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire un allègement des horaires pour un grand nombre d’élèves. Les heures ainsi gagnées seront utiles aux enseignants pour le travail en commun, aux établissements pour des programmes au choix.
19- Les devoirs doivent être faits dans le cadre de l’établissement, sous la surveillance de tuteurs, les enseignants de l’établissement s’ils le souhaitent, des enseignants à la retraite, des étudiants qui recevront une bourse pour se familiariser ainsi avec l’enseignement et servir de « grands frères », de tuteurs et d’appui aux élèves plus jeunes. Ces bourses de tutorat doivent être offertes à coût réduit, aisément accessibles. Elles pourront être offertes, en complément de leur retraite, à des enseignants qui voudront encore servir. Elles accroîtront la présence des adultes dans les établissements.
20- Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants, gestion d’un volume d’heures pour organiser des soutiens individualisés ou en petit groupe.
21- L’enseignement professionnel doit reposer non pas sur l’élimination mais sur la vocation, par la découverte des métiers, par l’alternance ou l’apprentissage.
22- Information sur les métiers tout au long du collège, découverte des entreprises et des chantiers, pour que les élèves découvrent ce que sont ces activités qu’ils n’ont jamais rencontrées. C’était déjà l’idée du stage en 3e que nous avons créé en 1995.
23- Un plan de développement de l’apprentissage et de l’alternance. Question: qu'est-ce qui bloque? Pour les entreprises, du côté de l’éducation, destination de la taxe d’apprentissage.
24- Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique.
25- Refonder l’articulation entre enseignement secondaire et enseignement supérieur, c’est une clé pour lutter contre l’échec des premiers cycles à l’université. L’université, c’est la connaissance que l’on se construit autant qu’on la reçoit, c’est la recherche, dès les premières années, c’est un exercice d’autonomie. Il faut former à cette autonomie en terminale, refondée en une véritable « propédeutique ».
26- L’orientation, c’est une ardente obligation. On doit y préparer tout au long de l’enseignement secondaire et d’abord à l’entrée de l’université, par une information objective sur les sorties d’étude dans la formation considérée.
27- Assurer la scolarisation des enfants en situation de handicap. Des progrès ont été faits. Mais des obstacles demeurent. Beaucoup d’enseignants se sentent démunis. Cette question sera abordée dans le cadre d’une conférence nationale sur le handicap.
28- Plan santé, addictions, cannabis, alcool, mobilisation des étudiants en médecine dans tous les établissements scolaires de l’enseignement secondaire.
29- Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir. Il n’y a pas d’éducation entièrement dématérialisée, et déshumanisée, mais les ressources du e-learning sont pour l’avenir un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte.
30- Ouvrir les établissements en dehors des heures de cours à la demande d’éducation de la société. Une « école du soir », à la demande, avec une contribution modeste des apprenants, doit être ouverte dans tous les établissements du second degré. L’initiative viendra de la demande de ceux qui veulent apprendre.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Education, Politique, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2012, agenda 2020, education, françois bayrou, propositions |
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02 février 2012
Découvrez les 20 propositions concrètes et chiffrées de François Bayrou contre le surendettement, tout pour l'emploi
François Bayrou a dévoilé son "plan d'action pour remettre en ordre les finances de la France et reconstruire la France qui produit", sous la forme de 20 propositions concrètes et chiffrées.
(Téléchargez les 20 propositions au format pdf, en cliquant ici)
"Le but de cette conférence de presse est de mettre les idées en ordre.
J’ai observé, ces derniers jours, dans l’exposé des programmes des différents candidats un très grand désordre. Je voudrais vous livrer, avec des repères et des chiffres précis, ma vision des choses et une liste d’engagements cohérents entre eux.
J’ai en effet été frappé par le manque de cohérence dans l’intervention de Nicolas Sarkozy. Il annonce qu’il n’augmentera pas les impôts, et dans la même émission il annonce la TVA sociale et crée deux impôts supplémentaires. Il fait une annonce sur l’augmentation des droits à construire de 30 % de la surface des logements existants. Or cette possibilité a été ouverte dans la loi Boutin pour 20 % et si je suis bien informé aucune commune en France n’a accepté. Il prétend que la TVA sociale n’augmentera pas le coût de la vie, mais il la repousse à octobre pour que les Français consomment avant par peur de la hausse des prix.
Manque de cohérence, de logique, de crédibilité de François Hollande. On ne peut pas rééquilibrer les budgets sans que l’État, en tout cas la dépense publique au sens large, fasse des économies. Je vous le dis clairement : il est une illusion de prétendre qu’on puisse dans la situation de la France aujourd’hui créer 60 000 postes d’enseignants, 5000 postes dans la police, la justice, la gendarmerie, 150 000 emplois jeunes, et revenir à la retraite à 60 ans et augmenter nombre d’allocations (25 % d’augmentation de l’ARS).
La course aux dépenses nouvelles est une course à l’abîme. D’ailleurs, les chiffres annoncés : 20 milliards de dépenses nouvelles, pour 29 milliards de recettes, dans un pays dont le déficit annuel est de 100 milliards d’€, suffit à donner la conclusion. Ce que prévoit le programme du PS, c’est que continue la course sans fin où nous allons laisser disparaître l’équilibre de la France.
C’est d’ailleurs un point commun entre les deux : chiffres de la croissance surestimés et annonce officielle du renoncement de Nicolas Sarkozy aussi bien que de François Hollande à la baisse des dépenses publiques.
Or le premier devoir de l’État, c’est de mettre en ordre ses affaires ! Le premier devoir de l’État, c’est de bien gérer ! Le premier devoir de l’État, ce n’est pas d’accroître l’endettement qui est sur le point d’échapper à tout contrôle. Le premier devoir de l’État, c’est de mettre la France en état de sortir du surendettement, assez vite pour que ce soit crédible ! Et de faire cette remise en ordre sans tout casser, sans effrayer les Français, en sachant que ce sera supportable et que cette remise en ordre ne portera pas atteinte ni à la santé économique du pays ni à la justice sociale.
Car le ressort de l’activité, de l’investissement, de la croissance, de l’emploi, c’est la confiance ! C’est la confiance qui permet de se projeter dans l’avenir, de prendre des risques. Sans confiance l’entrepreneur cesse d’entreprendre, l’investisseur d’investir, le consommateur de consommer.
Or au fondement de la confiance il y a le crédit que l’on peut porter à la parole de l’État. Sa solidité financière autant que sa capacité à garantir à l’ensemble des acteurs économiques un cadre cohérent et un horizon prévisible. Sa capacité aussi à anticiper l’avenir pour renouer avec un rôle de stratège au moment où s’accélère la mondialisation et le basculement vers l’Asie du centre de gravité économique de la planète.
François Hollande avec son programme, pas plus que Nicolas Sarkozy avec son bilan, ses affirmations et ses hésitations, n’apportent la réponse solide et crédible que la France attend.
Pour la première fois, ce doit être une élection fondée sur la vérité. Tous ceux qui prétendent qu’on peut à nouveau dépenser, qu’il n’est pas besoin de faire des économies, ceux-là une nouvelle fois mentent et trompent. François Hollande est dans ce jeu. Nicolas Sarkozy est dans ce jeu. Je serai dans cette élection du parti de la vérité. Notre ennemi, c’est le surendettement. Notre ennemi, c’est le chômage. Et nous allons les vaincre, ces deux ennemis, avec une politique d’ensemble, une méthode précise, un calendrier, et les Français auront les moyens de vérifier les résultats.
Pour mettre les idées en ordre, nous avons trois objectifs à viser :
- nous devons remettre en ordre les finances de la France.
- Nous devons reconstruire la France qui produit qui est la clé de toute reconstruction durable.
- Nous devons faire du droit à la meilleure éducation du monde, à une très bonne recherche, la clé de voûte de cette reconstruction.
Les trois objectifs se tiennent l’un l’autre. Les trois sont rassurants. Les trois sont dynamiques. Conduire les trois objectifs à la fois, c’est être certains de sortir de la crise.
Je vais vous donner notre plan d’action pour les deux premiers de ces trois piliers de notre redressement national. En effet nous traiterons de l’école, de la formation, de l’université, de la recherche, samedi 4 février à la Maison de la Chimie. Comme nous traiterons le 11 février du nouveau contrat social et le 25 février du nouveau contrat démocratique, des institutions et de la réforme de l’État."
CONFERENCE DE PRESSE - CONTRE LE SURENDETTEMENT... par bayrou
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Economie, Présidentielles 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, conférence de presse, 1er février 2012, surendettement, emploi, 20 propositions concrètes et chiffrées |
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26 novembre 2011
François Bayrou "Pour sortir de la crise, il faut que le pays reparte sur des bases nouvelles"
17:00 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, jt tf1, candidature, parole directe, politique |
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15 octobre 2011
Retrouvez le clip "Expression directe" produire, instruire, construire
17:17 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Bayrou, Education, Mouvement Démocrate, Politique, Social-économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clip expression directe, produire, instruire, construire, mouvement democrate, françois bayrou, etat d'urgence: 2012, politique, citoyen, issy, modem |
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20 septembre 2011
"Face à l'état d'urgence, c'est bien une guerre que nous avons à mener!"
Dimanche 18 septembre, François Bayrou a clôturé l'Université d'été devant 2000 personnes réunies ce week-end à Giens.
Durant ce grand rendez-vous, François Bayrou a présenté son "agenda 2020" pour la France, fondé sur trois piliers : "produire, instruire, reconstruire".
Réecoutez en intégralité son discours ci-dessous.
François Bayrou fait sa rentrée politique par LCP

05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Débat, Education, Environnement, Europe, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université d'été 2011, giens, discours de clôture, françois bayrou, produire, instruire, construire, presidentielle, politique, agenda 2020, democratie, citoyen, mouvement democrate, vote |
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14 septembre 2011
"maintenant, nous nous engageons devant vous à partir de 2012 : on va écarter les dérives, au sein de la République ainsi que les dérives du point de vue des déséquilibres du pays"
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, politique, françois bayrou, radio france politique, 11 septembre 2011, interview, presidentielle, 2012, etat d'urgence: 2012, citoyen, mouvement democrate |
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09 mai 2011
Politique: François Bayrou: " Finissons-en avec la conception d'un Etat magicien et redonnons à la société confiance en elle-même"
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé un entretien au Figaro Magazine le vendredi 6 mai, dans lequel il revient sur les grands sujets d'actualité du moment.
Retrouvez le texte en intégralité.
Le Figaro: Quelles conséquences tirer de la mort de Ben Laden?
François Bayrou: Première leçon : dans la lutte à mort entre terrorisme et démocraties, ce sont les démocraties qui gagneront. Deuxième leçon : la vraie puissance est dans la persévérance. Les Etats-Unis ont su poursuivre une action déterminée pendant dix ans, malgré les changements de majorité, sans se laisser distraire une seconde de leur but. Cela fait toute la différence entre la volonté et la velléité. C'est une leçon qui vaut aussi pour nous. Nous ne sommes pas une grande puissance par les moyens mais nous pouvons l'être par la volonté.
Le Figaro: Cette mort doit-elle conduire la France à retirer ses troupes d'Afghanistan?
François Bayrou: Notre présence en Afghanistan, décidée sous gouvernement Jospin, maintenue depuis, pour poursuivre les auteurs du 11 septembre et priver le terrorisme de sa base arrière, est justifiée. J'ai voté en faveur de cette action et ne le renie pas. Le jour où la coalition sortira d’Afghanistan, et tout le monde souhaite que ce jour ne tarde pas, il faut que la transition se fasse dans l’ordre et que soit transmis aux Afghans eux-mêmes un pays sécurisé, ou au moins sécurisable.
Le Figaro: Jean-Louis Borloo et ses amis veulent créer une confédération des centres. En serez-vous?
François Bayrou: Non.
Le Figaro: Pourquoi?
François Bayrou: Parce que tout cela n’a de centre que le nom. Si les mots ont un sens, le centre veut dire qu'on récuse la guerre des deux camps. Or que disent ceux qui veulent constituer cette confédération ? Qu'ils sont dans le camp de la majorité. Un groupuscule de plus, cela ne sert à rien. Je veux qu’on sorte de cet affrontement caricatural. En vérité, chacun des camps est malade. La poussée de l’extrême droite ruine l’idée d’une droite unique. Le Front national fait tanguer l’UMP. Les divisions de la gauche apparaissent au grand jour. Qu’y a-t-il de commun entre Mélenchon et Strauss-Kahn ? Aucun des deux camps divisés ne peut répondre aux problèmes du pays. S’ils l’emportent, l’impuissance est garantie. Il faut donc une nouvelle vision de notre démocratie, et une majorité nouvelle
Le Figaro: Vous ne travaillerez pas avec eux ?
François Bayrou: Si ces hommes politiques reconnaissent un jour qu'ils se sont trompés, je serai attentif. Mais il faut des explications : on ne peut pas avoir été cinq ans ministre de Chirac, puis quatre ans ministre d'Etat de Sarkozy, avoir été candidat à Matignon, et en quelques semaines ouvrir la guerre à l’intérieur de la majorité sans clarification !
Le Figaro: Vous vous retrouverez un jour?
François Bayrou: J’ai conservé pour beaucoup d’entre eux de l’affection, et pour ceux qui le méritent de l’estime. Nous parlons ensemble bien plus qu’on ne le croit. Je n'ai aucun doute que nous nous retrouverons. Nous avons bien des convictions en commun. J’ai conservé avec Michel Mercier, le garde des sceaux, des liens d’amitié qui ne se sont jamais démentis. Idem avec Jean Arthuis, dont je pense qu’il fait un bon travail à la Commission des finances du Sénat. Je n’oublie jamais que tous nous appartenons au même courant politique, même s’il est provisoirement divisé, et que donc notre avenir est forcément ensemble.
Le Figaro: Avant la campagne présidentielle?
François Bayrou: Je le souhaite, bien sûr. Je ne vis pas de ressentiment. Ma seule exigence est de clarté. Ce courant politique, le courant démocrate, n’est pas soluble dans la majorité, et est différent du socialisme. Il est indispensable à l’avenir de notre pays. Certes, le chemin d'indépendance que nous avons choisi a été difficile à expliquer à beaucoup de nos électeurs et de nos élus. Certains ont cru que nous changions de camp. Ils savent aujourd’hui que ce n'était pas le cas. Le dialogue en sera facilité.
Le Figaro: Dans les sondages, il y a une percée de Borloo...
François Bayrou: Ce qui comptera pour les électeurs, c’est la cohérence.
Le Figaro: Le MoDem compte peu d'élus. Comment réunirez vous les parrainages nécessaires à votre candidature en 2012 ?
François Bayrou: Les élus indépendants et les élus du centre se comptent par milliers. Ils ne se laisseront pas intimider. Nous avons bâti un courant politique qui a les moyens de son indépendance politique et financière. Nous avons tenu le cap sans jamais en changer. Et le pays a le plus grand besoin de ce renouvellement. Il a besoin de gouvernants nouveaux, courageux et crédibles. Et il a besoin de réponses nettes sur tous les grands chapitres de son avenir.
Le Figaro: Quand prendrez vous votre décision définitive ?
François Bayrou: Ma décision définitive mûrit depuis longtemps. Mais je ne veux pas entrer dans le jeu de ces candidatures qui poussent comme des champignons, semaine après semaine.
Le Figaro: Votre détermination est totale et ne dépend pas des scores potentiels d'autres candidats ?
François Bayrou: Non. Je suis et je serai au rendez-vous. Le temps viendra.
Le Figaro: Hulot est sur la même ligne que la vôtre qui récuse la bataille des deux camps. Sa candidature vous inquiète?
François Bayrou: J'ai de bonnes relations avec Nicolas Hulot. Je pense simplement que ses valeurs sont antagonistes avec l'appareil des Verts. Cette contradiction est trop forte pour que cette alliance fonctionne bien.
Le Figaro: Ses valeurs sont compatibles avec les vôtres ?
François Bayrou: Dans la classe politique, je suis l'un de ceux qui est depuis longtemps le plus sensible aux questions écologiques. Ma jeunesse dès mes 18 ans c’était auprès de la communauté de l'Arche, une des sources de ce que devint ensuite l'écologie. J'étais un étudiant admiratif de Jacques Ellul, qui en fut une autre source. Je sais ce que représente la terre, les écosystèmes, et par toutes mes fibres j’y tiens. Ma différence, sur un point fondamental, avec certains d’entre eux, c’est un certain malthusianisme, la mise en doute de l’action de l’homme dans le monde. Pour moi, l’humanité peut, par la science, la recherche, la conscience, faire du bien à la planète. Et même la planète Terre, c’est la nature, le cosmos plus l’homme. Sans homme, il n’y a pas de nature au sens où nous l’entendons.
Le Figaro: Que retenez vous des quatre premières années de Nicolas Sarkozy à l'Elysée?
François Bayrou: Nicolas Sarkozy est un homme politique doué d'une grande énergie, qui ne baisse pas les bras, qui croit à l’action. C’est à mettre à son crédit. Mais le bilan est cruel. Je ne vois pas un seul chapitre de la vie nationale qui aille mieux en 2011 qu'il n'allait en 2007. L'éducation ne va pas mieux. Notre économie est, dans bien des secteurs, en péril. L'emploi souffre. Le secteur de la santé est en doute. La sécurité ne s’est pas améliorée. La justice est dans une crise sans précédent. Les membres de la fonction publique se sentent abandonnés. Les choix initiaux du quinquennat expliquent cette impasse.
Le Figaro: Sur le fond, pourquoi vous êtes-vous opposé à lui ?
François Bayrou: De tout ce que j'ai écrit dans Abus de pouvoir il n'est pas une page qui se soit révélée fausse. Au-delà de ses qualités de combattant, il a porté deux grandes erreurs. La première est dans son système de valeurs. Il porte respect et considération à des choses qui n’en méritent guère : l’arrogance de l’argent et la notoriété. Toute la fausse monnaie dont notre monde est remplie. C’est cela qui lui parle. Tout le reste, la recherche, la science, la philosophie, la culture, la création, le profond de la vie, il l'a mis au second plan. Deuxième erreur, il a fait de la fonction présidentielle, une fonction partisane. Organiser à l'Elysée les réunions de son parti, aller caresser dans le sens du poil les donateurs, multiplier les nominations de complaisance. Partout où il aurait du choisir l'Etat impartial, il a choisi l'Etat arbitraire ou partisan.
Le Figaro: Mais il a nommé un socialiste comme président de la Cour des comptes et un autre à la commission des Finances...
François Bayrou: Oui. Je ne sais d’ailleurs pas si être socialiste est un critère suffisant… (sourire). Mais décider de nommer le président des chaînes publiques de télévision et de radio à l'Elysée est une régression que la France n’aurait pas dû accepter. Et l’arbitraire d’État ! Dans l'affaire Tapie, le contribuable français a été spolié de 250 millions d'euros. 250 millions c'est deux années pleine des salaires des 15000 postes d'enseignants supprimés !
Le Figaro: S'agissant des réformes que Nicolas Sarkozy a engagées, reconnaissez-vous au président le courage de les avoir menés jusqu'au bout ?
François Bayrou: Le courage vaut si l'on va dans la bonne direction. Il y a – heureusement !- des points positifs. Le statut d’auto entrepreneur, une certaine autonomie de gestion des universités. Mais les mesures les plus significatives répondaient à une logique profondément inégalitaire. Que Madame Bettencourt ait payé proportionnellement moins d'impôt qu'un smicard grâce au bouclier fiscal était une faute grave. Laisser filer le déficit et la dette pendant des années, nous chargera longtemps. La réforme des retraites n’est pas financée et elle frappe le plus gravement les femmes de plus de 65 ans qui n’ont pas les annuités.
Le Figaro: Vous approuvez le statut d’auto entrepreneur, c'est pourtant l'aspect le plus libéral de sa politique ?
François Bayrou: Oui, parce que cela multiplie les créations d'entreprise et cela libère les énergies.
Le Figaro: Comment réagissez vous à la défiance des peuples qui s'expriment à travers la montée de l'extrême droite partout en Europe ?
François Bayrou: Les peuples ont le sentiment qu'ils n'ont plus de prise sur leur destin. Et hélas !, même les institutions européennes sont devenues un labyrinthe illisible pour la plupart des citoyens.
Le Figaro: Vous comprenez dès lors que les électeurs, déboussolés, se tournent vers des partis comme le Front national ?
François Bayrou: Qu'ils se tournent vers ces mouvements, je ne l’accepte pas et je le combattrai. Car c’est à eux-mêmes qu’ils risquent de nuire. Le FN propose comme potion magique, deux poisons mortels : il oppose entre eux les Français en fonction de leur origine, de leur religion, de la consonance de leur nom… Aucun pays ne peut vivre diviser contre lui-même. Le deuxième poison consiste à vouloir sortir de l'euro. Si par malheur, on se trouvait en situation d'avoir un gouvernement assez fou pour le décider, alors on vivrait la misère. Avoir à payer en monnaie faible une montagne de dettes libellée en monnaie forte, c’est la misère pour tous, et le drame pour les plus pauvres.
Le Figaro: La prime aux salariés voulue par le président dans les entreprises qui voient leur dividende augmenter, est-ce une bonne mesure ?
François Bayrou: C'est tout mélanger ! D’abord parce que ce n'est pas à l'Elysée que doit se décider la politique salariale des entreprises. Comment voulez-vous qu’un pays marche comme cela, à coups de foucades ? Prendre des mesures spectaculaires dans l’espoir d’améliorer l’image, c’est forcément désordonné et à courte vue. Mais cela aboutit à des absurdités : par exemple parmi les entreprises qui n’auront rien à payer il y a Total !... Et une entreprise qui ne payait pas de dividendes depuis des années sera elle mise à contribution ! Si l'on avait voulu poser cette question légitimement, profondément, même moins spectaculairement, il suffisait d’améliorer la loi sur l'intéressement. Au bout du compte, il restera un mauvais précédent et bien des frustrations.
Le Figaro: Il y a un autre anniversaire. C'est celui du 10 mai 1981. Pour vous, les socialistes sont ils une force crédible d'alternance ?
François Bayrou: Dans le programme du PS, il y a des choses positives ou acceptables, bien sûr, que nous défendons depuis longtemps, notamment sur les institutions. Mais je suis en désaccord avec l’inspiration générale qui s'en remet à l'Etat, toujours, pour résoudre les problèmes. L’État qui recrée des emplois jeunes, l’État qui encadre les loyers, l’État qui règlemente à tour de bras. En réalité, ce qu’il faut c’est que l’État donne aux Français les moyens de résoudre leurs problèmes eux-mêmes, qu’il les soutienne, en particulier lorsqu’ils entreprennent, lorsqu’ils créent, lorsqu’ils portent un service public. Il faut en finir avec la conception d'un Etat magicien et rendre à la société confiance en elle-même.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, interview, le figaro, politique générale, mouvement democrate, centre, centrisme, modem |
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07 mai 2011
François Bayrou: "Le modèle républicain que je défends, c'est celui où le verbe être est plus important que le verbe avoir"
François Bayrou a accordé une interview aux étudiants de l'école de journalisme de Sciences Po Paris, sous la direction d'Alain Genestar.
Emploi, fiscalité immigration, médias... le président du Modem aborde les thèmes qui feront la prochaine élection, et critique sans indulgence la politique menée par l'actuel président de la République.
Mercredi 27 avril, fin de matinée, dans le centre de Paris, à quelques pas de l’Assemblée nationale. Une simple plaque indique le siège du Modem. Dans la cour, une odeur de peinture emplie l’air ambiant, des ouvriers s’affairent. A l’intérieur, François Bayrou fait rapidement le tour du propriétaire. Fier de cette ancienne imprimerie, à l’architecture Eiffel où il a installé son parti, il balaie l’espace d’un large geste: "Ça, c’est notre indépendance".
En 2007, vous étiez la troisième force politique française. Aujourd’hui, vous êtes en concurrence avec le FN et les écologistes. En quoi le centre serait-il une meilleure alternative au clivage droite/gauche ?
Nous sommes les seuls à récuser vraiment la caricature droite contre gauche. Les questions qui paralysent la France ne seront pas résolues si l’on en reste à cet affrontement qui est un faux-semblant. Les questions que nous avons devant nous et qui nous paralysent, la dette, le déficit, l’énergie, l’école, la production en France, les impôts, chacune de ces questions divise à l’intérieur des deux camps. Aucune politique courageuse et suivie ne sera donc possible tant qu’on en restera à ce jeu de dupes. La plupart des forces en présence acceptent cette division. Pour eux, c’est automatique : les écologistes annoncent qu’il iront forcément avec le PS et Borloo avec l’UMP. Quant aux extrêmes, ils sont une impasse, puisque leur présence au second tour, c’est l’assurance de la victoire du parti, quel qu’il soit, qui leur est opposé. La seule force politique qui porte un projet différent, qui est totalement indépendante de l’UMP et du PS, mais qui peut créer des ententes et des majorités nouvelles, notamment une majorité de deuxième tour, c’est le centre.
Mais les prétendants se bousculent au centre avec Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Dominique de Villepin... Pourtant il semble qu’il y ait peu d’électeurs dans cet espace. Êtes-vous prêt à un rassemblement ?
La plupart de ces candidatures nagent dans l’ambiguïté. Leur point d’ancrage, ils le proclament haut et fort, c’est l’appartenance à la « majorité », c’est à dire qu’ils acceptent le camp contre camp. S’ils rompaient avec cette ambiguïté, je leur dirais « bienvenue ». Mais ce n’est pas leur option. Quant aux sondages, je les connais bien : en janvier 2007, on me donnait 6 pour cent d’intention de votes au premier tour. Trois mois après nous étions à 20 pour cent. Je sais que ces sept millions d’électeurs existent de 2007 sont toujours là, je les rencontre tous les jours, et je sais que leurs attentes sont toujours les mêmes.
Avez-vous peur d’un nouveau 21 avril, à l’endroit ou à l’envers ?
Non. Je pense que nous pouvons faire reculer l’extrémisme. Je ne suis pas de ceux qui se satisfont que l’extrême droite soit à 20 pour cent en France. Je pense que l’extrême droite porte un poison mortel pour notre pays. Prétendre qu’on peut sortir de l’euro, c’est criminel. Dresser les gens les uns contre les autres à cause de la consonance de leur nom, de leur religion ou de la couleur de leur peau, c’est être un traître à la patrie. Ce qui fait flamber l’extrême droite, c’est la perte de confiance du peuple à l’égard des pouvoirs : il faut donc tout reconstruire, dans nos institutions, dans les relations entre politiques et médias, dans la transparence des sondages, pour que les Français aient enfin la certitude qu’ils ne sont plus manipulés. Pour ma part, pas plus hier avec Jean-Marie Le Pen, qu’aujourd’hui avec sa fille, je n’accepte de vivre sous la menace de l’épouvantail du Front national. Le meilleur, et le seul moyen de faire reculer l’extrémisme, c’est le pluralisme, et des solutions nouvelles.
Votre opposition à Nicolas Sarkozy est-elle toujours aussi radicale ?
Je me suis opposé à Nicolas Sarkozy, dès le premier jour, pour deux raisons : la place qu’il donnait à l’argent, transformé en valeur de société, et sa conception du pouvoir. Jusqu’à 2007, la réussite matérielle, l’argent, la pipolisation, le Fouquet’s si l’on veut, la France les tenait à distance. Elle considérait que la science, l’éducation, la culture, la création, l’entreprise, l’histoire, la philosophie, la spiritualité, la solidarité, tout cela qui ne se mesure pas en euros, avait le pas sur l’argent. Le modèle républicain, c’est celui ou le verbe « être » est plus important que le verbe « avoir ». Et parallèlement, la République, c’est aussi le pouvoir impartial. La présidence de la République ne s’accommode ni d’une démarche partisane, ni de l’arbitraire. La confusion que Nicolas Sarkozy a établie entre chef d’État et chef de parti, les décisions contraires à tous les principes du droit comme l’affaire Tapie, les nominations de copinage, tout cela va à l’encontre de mon idée de la fonction présidentielle et de l’équilibre des pouvoirs en démocratie.
"LE MODÈLE RÉPUBLICAIN, C'EST CELUI OÙ LE VERBE ÊTRE EST PLUS IMPORTANT QUE LE VERBE AVOIR"
Vous avez récemment critiqué le projet du PS par rapport à sa proposition concernant les emplois des jeunes. Sur ce sujet précis, quelle serait votre première mesure si vous étiez président ?
Tous ceux qui expliquent que l’État peut d’un claquement de doigts régler les problèmes des Français sont des menteurs. La vérité consiste à dire que le rôle de l’État est de mettre les Français en situation de relever eux-mêmes les défis du siècle. La situation de l’endettement public est apocalyptique. Elle peut à tout moment nous exploser à la figure. Je ne crois pas du tout que créer des emplois payés au SMIC pour les jeunes, financés par les fonds publics, constitue une réponse durable. La question pour moi c’est l’emploi tout court. Je suis obsédé par la relance de la production, par la relocalisation des produits à forte valeur ajoutée. Et il faut débloquer la création de vrais emplois. En 2007, j’ai défendu l’idée qu’on pourrait proposer aux entreprises, quelle que soit leur taille, deux emplois sans charges. Une mesure de la même inspiration, pour débloquer la création de vrais emplois, doit s’adresser à tous, et les jeunes seront parmi les premiers à en bénéficier.
En 2007 vous n’hésitiez pas à prôner la rigueur... Comment peut-on financer ces emplois sans charge tout en réduisant les dépenses ?
Il faudra créer une ressource nouvelle pour compenser, sans doute un point de TVA.
Seriez-vous prêt, pendant votre campagne présidentielle, à prononcer ce mot de “rigueur” ?
Le mot de “rigueur” est insuffisant, il faut parler d’“urgence” et de “sérieux durable”. La situation actuelle est explosive: d’une part, la France court vers une dette égale à 100 pour cent de son PIB. La balance des paiements est aujourd’hui déficitaire de 50 milliards d’euros. Elle était encore positive il y a cinq ans. Un pays qui s’appauvrit tous les mois de plusieurs milliards ne peut pas conserver son modèle social. C’est un pays qui est en situation de très grand danger. Les Français ont profondément besoin qu’on leur dise la vérité.
Dominique de Villepin propose un revenu citoyen. Cette mesure est-elle réaliste ?
Non. Faire croire que l’État a le pouvoir de donner 850 euros par mois à tout le monde, c’est une illusion, un mensonge. Villepin dit que ça représente 30 milliards. Moi, je considère que ça coûterait au moins 50 milliards par an. Donc on double l’impôt sur le revenu des Français. Je réfute ce genre de facilités. Il y a un grand penseur libéral du 19e siècle, Frédéric Bastiat, qui disait “l’État, cette grande illusion par laquelle tout le monde s’imagine pouvoir vivre au dépens de tout le monde”.
En 2007, vous prôniez le maintien du nucléaire en France, aujourd’hui après l’incident de Fukushima, vous êtes plus réservé: quelles mesures prendriez-vous si vous étiez président ?
La question est la suivante: par quoi remplace-t-on le nucléaire ? Le carbone fossile, le pétrole, le gaz de schiste ont tous au moins un inconvénient majeur: la production de CO2 qui accentue l’effet de serre. Par ailleurs, même si la question du bilan carbone des éoliennes, et celui du photovoltaïque, pose encore problème, on voit bien que l’énergie solaire, sous toutes ses formes, l’énergie éolienne, ou biomasse offrent un immense espoir. L’énergie immense contenue dans la mer, dans ses courants, dans ses marées, est un autre secteur à développer. Il y a cinquante ans l’usine marémotrice de la Rance utilisait déjà l’énergie des marées. J’ai donc deux propositions : premièrement, un débat lucide, public, sur ce qu’on veut et ce qu’on peut. Deuxièmement, investir puissamment dans la recherche fondamentale et appliquée et ne pas réduire les incitations qui font avancer les choses.
Mais encore une fois, avec quel financement ?
La recherche sur l’énergie financée par des prélèvements sur l’énergie : taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), taxe carbone... Mais la première chose à faire, ce sont des économies. Je considère que l’on peut diminuer de 15 pour cent la consommation d’énergie, sans rien changer à nos habitudes. Simplement par des comportements d’incitation. On peut ainsi réduire la consommation des maisons avec une meilleure isolation, la consommation des usines par une meilleure conception (c’est déjà largement commencé) et la consommation des voitures par l’utilisation de compteurs de consommation instantanée.
Quand vous étiez ministre de l’Éducation, vous étiez contre le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques mais en 2004, vous vous êtes abstenu lors du vote de la loi sur le même sujet. Et en 2010, vous votez pour la loi contre la dissimulation du visage dans l’espace public. On a du mal à vous suivre...
Je suis contre le port de signes religieux ostentatoires à l’école. La société française ne supporte pas que la règle religieuse soit supérieure à la règle civile. Mais cela selon moi, relevait non pas d’une loi, mais du règlement intérieur des établissements. Si la loi de 2010 avait visé une religion en particulier, j’aurais voté contre. Il n’est pas interdit d’arborer des signes religieux dans la rue. La seule chose que dit la loi de 2010, c’est qu’en France on ne peut pas dissimuler son visage. Nous sommes la société où l’on se regarde dans les yeux, à visage découvert. Pour moi, cela est juste. J’ai donc voté la loi.
Vous n’avez jamais caché votre foi catholique: si vous étiez président, seriez-vous allé ce dimanche à la messe de béatification de Jean-Paul II ?
Je suis un chrétien, croyant et même pratiquant, et en même temps un défenseur intransigeant de la laïcité. Je suis contre tout ce qui ressemble au mélange entre religion et État. Je considère qu’on ne peut pas demander aux musulmans de respecter la règle de discrétion des religions dans l’espace public si on ne la respecte pas soi-même. Donc si j’étais président, malgré ma foi, et mon affection immense pour Jean-Paul II, je n’aurais pas assisté officiellement à la messe de béatification.
Mais François Fillon qui s’y rend, ça vous dérange ?
Le Premier ministre, c’est différent. C’est un geste de déférence. Si le Premier ministre était allé à la dignification d’un grand philosophe musulman, je l’aurais parfaitement compris. C’est le président de la République qui doit symboliser ou même incarner la laïcité du pays.
Sur le mariage homosexuel, lors de la campagne présidentielle de 2007, vous étiez favorable à la création d’une union civile, mais pas à l’emploi du terme “mariage”. Est-ce que ce n’est pas jouer sur les mots ?
Je suis en faveur de l’égalité des droits : exactement les mêmes droits, fiscaux, sociaux, droits de succession pour l’engagement d’un couple quel que soit le couple. Mais le mot de « mariage » a son histoire. Pour une partie de la société, dans le conscient et l’inconscient des gens, le mariage est l’union d’un homme et d’une femme. Cette dénomination règle pleinement la question des droits en reconnaissant que l’union légale, y compris avec sa revendication d’indissolubilité, peut être parfaitement adaptée à la situation d’un couple homosexuel. Et en même temps, cela respecte aussi des sensibilités plus traditionnelles que je ne méprise pas.
"CE QUE L'ON A FAIT EN ITALIE EST SCANDALEUX"
En 2007, vous proposiez de créer une politique européenne concertée sur l’immigration. En 2009, vous demandiez la mise en place d’un droit d’asile identique dans toute l’Union européenne. Si vous étiez président de la République aujourd’hui, comment auriez vous géré l’arrivée de ces migrants tunisiens venus d’Italie ?
Ce que l’on a fait à l’Italie est scandaleux. S’il nous était arrivé la même chose, nous serions à bon droit scandalisés. Ces déplacements de population sont un problème que tous les pays européens auraient dû traiter ensemble. Nous avons un devoir d’accueil d’urgence. On accueille 200 000 personnes en France tous les ans, là, il ne s’agit que de 20 000 personnes. Mais les Italiens sont en première ligne. On aurait dû être à leurs côtés, pas contre eux. Vis-à-vis des migrants tunisiens et par rapport à l’Italie, la France fait de la non-assistance à personnes en danger et à société en difficulté. C’est honteux.
Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi proposent de modifier le Traité sur l’espace Schengen. Êtes-vous favorable à une telle réforme ?
On a le droit de réviser les traités quand ils ne sont pas bons, mais là il faut l’approfondir, afin de rendre une telle non-assistance impossible.
Soutenez-vous toujours l’intervention en Libye ?
Oui. Je pense que ce n’est pas l’idéal, mais ce type de situation n’est jamais idéale. Si nous n’avions pas agi, les démocrates libyens auraient été écrasés. C’était une question d’heures.
Mais pourquoi en Libye? Et pourquoi pas en Syrie ou au Yémen ?
Je ne suis pas du tout satisfait de la manière dont se passent les discussions à l’ONU en ce moment. On nous dit que le problème, c’est que les Russes et les Chinois mettraient leur veto si la question de la Syrie était débattue au Conseil de sécurité. De quel droit ? S’il existe un droit de juste ingérence, pourquoi l’arrêter aux faibles et l’écarter du côté des puissants ? Il devrait y avoir une organisation internationale qui permette de mettre en route un système de sanctions lorsque des atteintes aux droits élémentaires des peuples sont commises. Évidemment, ce serait beaucoup plus compliqué pour des pays comme la Chine ; simplement parce que ce sont des ultra puissants. Tout le monde est donc conduit à la fermer.
Mais concrètement, que feriez vous aujourd’hui vis-à-vis de la Syrie ?
Je n’ai pas suffisamment d’éléments, notamment diplomatiques et de renseignement pour répondre de but en blanc. Mais je sais dans quelle direction j’agirais. Dans le sens d’une impartialité dans l’action internationale pour les droits élémentaires, et d’abord pour le droit des peuples à ne pas être écrasés par les despotes. Je sais aussi ce que je n’aurais pas fait, à la place de Nicolas Sarkozy: c’est accueillir Kadhafi avec le tapis rouge, ni Assad dans la tribune d’honneur du défilé du 14 juillet, simplement parce qu’on pensait qu’ils pouvaient nous acheter des armes.
Mardi, des messages des otages au Niger ont été diffusés. Aqmi réclame que la France quitte l’Afghanistan. Que feriez vous ?
Autant qu’on le peut il faut résister aux preneurs d’otages. Tout en protégeant les otages. C’est un exercice d’équilibre. Il faut que le pays soutienne ses dirigeants lorsqu’ils conduisent ces difficiles stratégies. Le pays doit être soudé. Je suis certain que le gouvernement et nos services de sécurité font tout ce qu’ils peuvent.
Vous dites être contre la nomination par l’exécutif des patrons de l’audiovisuel public. Que pensez-vous de ce type de nominations dans le monde de la culture ?
Je suis très réservé sur le fonctionnement du monde de la culture en France qui est très clanique avec ses coteries, ses copinages. Je trouve que ce n’est pas une manière équilibrée de fonctionner. La plupart de ces nominations devraient être suggérées par des autorités indépendantes, pluralistes et non claniques.
Que proposeriez-vous si vous étiez élu?
Pour l’audiovisuel, je mettrai un terme aux nominations par le pouvoir. Je refonderai le CSA pour le rendre libre, à l’image des institutions britanniques ou allemandes, dans lesquelles on est absolument certain que ce n’est pas le copinage, politique ou autre, qui s’impose. Et il faudrait étendre la même démarche au monde de la culture avec des comités compétents pour le théâtre, la musique... Je trouve qu’on devrait avoir une démarche plus équitable et plus ouverte. Le ministère de la Culture, c’est terrifiant, avec des coteries dans tous les couloirs, qui essaient de capter l’influence.
Vous vous êtes toujours opposé à la concentration des grands groupes de presse...
Oui. Ça ne m’a pas fait que des amis. La loi doit interdire que les groupes de presse soient en même temps fournisseurs de l’État. Dans le domaine de l’armement, comme dans d’autres secteurs. La question en vérité est la même avec les organes de presse régionaux dont les recettes publicitaires viennent en partie des conseils régionaux et généraux ou des grandes mairies. S’il faut les aider dans leur financement, c’est à l’État de le faire de manière transparente et ainsi de garantir leur indépendance : c’est une façon de défendre la liberté de la presse. La garantie de l’information la plus objective possible est une mission de service public.
"JE N'AI PAS L'IMPRESSION QU'IL Y AIT UN SUSPENSE TORRIDE AUTOUR DE MES INTENTIONS"
Vous êtes régulièrement taquiné par le Petit Journal sur Canal . Regardez-vous cette émission?
Non, je n’ai pas vraiment le temps. C’est une émission qui me fait beaucoup rire... quand elle parle des autres. Quand elle parle de moi, il m’arrive de la trouver un peu… répétitive. Mais c’est sans rancune.
Et votre marionnette aux Guignols de l’Info? Est-elle un atout pour la campagne?
Au début, il y a dix ans, elle m’apparaissait très antipathique. Mais à la longue, on s’aperçoit que cela a contribué à vous faire devenir un personnage familier, sympathique, pour les téléspectateurs. Finalement, on comprend que c’est assez positif.
Serez-vous candidat en 2012 ?
Je m’étonnais que vous ayez attendu la dernière question (sourire). Je n’ai pas l’intention de me mélanger aux déclarations de candidature quasi quotidiennes en ce printemps. Mais je n’ai pas l’impression qu’il y ait un suspense torride autour de mes intentions.
07:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Elections, Mouvement Démocrate, Politique, Social-économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, projet politique, projet de pays, valeurs, interview, science-po, mouvement democrate, centrisme, modem |
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06 mai 2011
International: "Il faut partir d'Afghanistan, mais en ordre, après avoir transmis la responsabilité de leur sécurité aux Afghans"
François Bayrou, invité de la matinale de Canal Plus, mardi 3 mai est revenu sur la mort d'Oussama Ben Laden, ses conséquences sur le plan international, pour les peuples arabes et pour l'action de l'armée française en Afghanistan.
Commentez cette phrase de Barack Obama : « Le monde est un endroit meilleur après la mort de Ben Laden». Etes vous d’accord avec cela?
François Bayrou : Le Président Américain est satisfait, je comprends qu’il le soit. Est ce que le monde est meilleur je n’en suis pas sûr, est-ce que les dangers ont disparus je n’en suis pas sûr. En tout cas vous savez, il y a une phrase de l’écriture qui dit «Qui tire l’épée, périra par l’épée». C’est ce qui est arrivé à Ben Laden au terme de ces dix années, qui ont été pour le coup dix années noires, en raison du terrorisme, en raison du souvenir du 11 Septembre. Ce qui est arrivé a en effet rendu le monde plus sombre.
Nous comprenons que ce soit une bonne nouvelle pour les démocraties occidentales qui ce sont exprimées largement depuis hier. Diriez-vous que c’est aussi une bonne nouvelle pour le monde arabe, pour les musulmans qui ont souvent été victimes d’un amalgame avec les terroristes ?
François Bayrou : Je crois qu’il ne faut pas inverser les choses. Le monde arabe a forgé lui-même sa bonne nouvelle il y a quelques mois, lorsque les révolutions arabes sont intervenues. Là où on attendait islamisme, fondamentalisme, radicalisation, nous avons eu au contraire demande de liberté, demande d’honnêteté de la vie publique et demande de solidarité. Cela a été, au fond, pour beaucoup de gens une surprise, parce qu’ils croyaient qu’il y avait les tyrans d’un côté et que la justification des tyrans était que l’on se protégeait contre ces mouvements dangereux et régressifs. Le monde arabe a forgé lui même sa bonne nouvelle.
Vous faîtes donc un lien entre les révolutions arabes et la mort d’Oussama Ben Laden?
François Bayrou : Je pense que l’un est la face la plus sombre et l’autre est la face la plus encourageante.
Considérez-vous qu’avec la disparition de Ben Laden, la page du 11 Septembre est tournée?
François Bayrou : Non, la page des dangers, des menaces, des souvenirs, du choc, du deuil, de tout ce qui est arrivé, évidemment cela ne s’effacera pas. Mais d’une certaine manière, symboliquement, cet événement marque la fin d’une période. C’est le dénouement de quelque chose qui avait, en effet, débuté, et vous vous souvenez avec quelle émotion, avec le 11 Septembre.
Avez-vous été choqué par ces images des Américains, qui n’ont pas hésité à montrer leur joie, lorsqu’ils ont appris la disparition de Ben Laden?
François Bayrou : Ce sont des réflexes de peuples. Un de vos confrères m’a demandé hier «Est ce que vous y seriez allé?» et non je n’y serais pas allé. Mais évidemment, je comprends très bien, étant donné ce qu’a été le choc du 11 Septembre pour le peuple américain, étant donné ce qu’est une durée de dix ans pour poursuivre une action, qu’il y ait eu à la fois soulagement et peut être quelque chose de démonstratif, qu’il y ait eu des réactions spontanées, d’humeur. Mais vous voyez également la gravité de Barack Obama, à la fois l’extrême dignité, et le soucis qui sont les siens, je crois qu’il a conscience d’avoir été le Président d’un pays qui a été capable d’aller au bout de cette entreprise, de ne se laisser détourner par rien, et de mobiliser des réseaux d’informations en même temps que des moyens d’action qui font que les Etats-Unis, tout le monde le voit bien, est un grand pays, et pas seulement un grand peuple. C’est un grand pays parce qu’il se donne les moyens, et notamment en étant uni dans l’adversité, les moyens de faire face au pire.
Il y a un polémique autour d’une question, fallait-il tuer Ben Laden?
François Bayrou : Tout le monde le voit bien, gouverner ce n’est pas seulement prendre des décisions de principe. Ce sont les philosophes qui prennent des décisions de principes. Gouverner implique, si j’ose dire, de se mouiller un peu plus. Naturellement, le procès de Ben Laden aurait été dans l’absolu et dans les principes la bonne réponse. Mais vous voyez en même temps tout ce que cela impliquait comme médiatisation de la folie qui signifie également concours de très grands risques pour les esprits faibles. D’une certaine manière, je ne sais pas quelle est la cause, s’il y avait des ordres, je ne sais rien de tout cela, mais vous voyez bien qu’il y avait une part très importante de risque aussi dans l’autre solution.
Autre polémique également, ce sont les conditions de la mort de Ben Laden et le fait que son corps ait été jeté par dessus bord. Etes-vous sensible à cette polémique où dites vous que l’essentiel c’est qu’une page se tourne?
François Bayrou : On voit bien ce que les Américains avaient en tête, ne pas faire un tombeau de martyr sur lequel on aurait pu animer la flamme de ces révoltes folles. Il faut quand même mesurer qu’on est pas seulement des observateurs, on a un choix qui est très important, est ce qu’on favorise ces folies, considérons-nous les comme des opinions ordinaires ou considérons nous la gravité qu’elles impliquent pour le monde et les milliers de personnes qui ne reverront jamais les leurs et que les leurs ne reverront jamais. Je ne regarde pas ces folies comme des opinions ordinaires.
Craignez vous des représailles, puisque vous parlez de ces folies?
François Bayrou : Forcément oui, mais le niveau de risque était déjà très élevé comme le rappelaient hier des officiels français. Evidemment, il y a des risques mais au bout du compte, lorsqu’on décapite une organisation comme celle la, d’une certaine manière elle est tout de même moins nocive une fois que cette décapitation a eu lieue.
Notre présence en Afghanistan, qui se posait déjà auparavant se pose davantage aujourd’hui?
François Bayrou : Je pense que tous les responsables français sans exception, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, d’opinion ou d’une autre, ont la même idée : il faut transmettre le plus vite possible aux Afghans la responsabilité de leur sécurité. La mort de Ben Laden fait-elle progresser les chances même faibles de cette sécurisation de l’Afghanistan? Je le crois. Ce n’est donc pas le moment de les abandonner. Oui il faut partir, le plus vite possible, mais en ordre, en ayant transmis à la sécurité afghane la sécurité du pays.
Passons maintenant au «J’aime ou j’aime pas» sur les révélations suivantes :
Les quotas dans le football :
François Bayrou : Je ne crois pas qu’il y ait des quotas souhaités, je n’arrive pas à croire ça. Ce n’est naturellement qu’une intuition, mais quand je vois Laurent Blanc, je vois un homme honnête qui n’est pas du tout dans les histoires de racisme. En revanche, qu’il faille de la diversité dans une équipe de football, diversité de gabarits, diversité de systèmes de jeu, moi je pense, en tant que spectateur, en tant qu’amateur que c’est plutôt mieux que d’avoir un seul type de joueur. Alors c’est peut être ça qu’ils ont voulu chercher, en tout cas moi je ne ressens pas du tout Laurent Blanc comme un homme qui véhiculerait des sentiments mauvais.
L’équipe française de football comme elle est ne vous choque pas?
François Bayrou : Je ne regarde pas la couleur de la peau. Je vois la capacité du joueur, je vois son parcours de vie, mais je ne juge pas la couleur de la peau. Ce sont des conversations spontanées qui tout à coup se trouvent mises sous les projecteurs, j’imagine que c’est cela. Le reste n’est en effet pas heureux.
Jean Louis Borloo qui recrute au Modem, Didier Bariani, ancien député de Paris:
François Bayrou : Didier Bariani a démissionné du Modem il y a déjà plus de deux ans. Il a toujours été du Parti Radical. Ce n’est pas un non événement mais plutôt présentation publicitaire de choses fausses.
François Fillon qui assiste à la béatification de Jean-Paul II :
François Bayrou : Je n’aurais pas aimé que Nicolas Sarkozy y soit car la France est un pays laïc et je n’aime pas le mélange entre l’Etat et la religion. Que le Gouvernement fasse un geste, et normalement cela aurait la place du Ministre de l’Intérieur, parce qu’il est Ministre de l’Intérieur et des cultes, que le Premier Ministre l’ait accompagné, j’y vois un hommage à une personnalité hors du commun. Mais ma règle générale c’est de ne pas mélanger la religion et la politique, et l’Etat.
Un nouveau record historique du prix de l’essence :
François Bayrou : Oui et ce n’est peut être pas fini. 1,54 euros le litre d’essence c’est sûr que c’est cher. Si un jour on atteint des sommets, on peut jouer sur les taxes qui sont sur l’essence. Mais on ne peut pas avoir deux choses à la fois. Beaucoup de gens disaient qu’il fallait une taxe carbone pour faire monter le prix de l’essence. Or aujourd’hui le prix de l’essence monte à cause du marché et il ne faut pas oublier qu’il y a les deux tiers du prix qui sont composés de taxes qui rentrent dans le budget de l’Etat. La taxe intérieure sur le produits pétroliers, Tipp, c’est le consommateur qui la paie pour le budget de l’Etat.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, actualités, international, révolutions arabes, ben laden, afghanistan, mouvement democrate, interview |
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02 mai 2011
Mouvement Démocrate: "Nous avons choisi le chemin de l'indépendance et de la liberté!" réaffirme François Bayrou
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a jugé, samedi 30 avril sur France 3 Aquitaine, qu'"il n'y a aucun embouteillage au centre" dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012, estimant peser lui-même aujourd'hui "d'un poids plus important" que par le passé.
François Bayrou, qui n'a pris "aucun engagement de calendrier" pour sa possible candidature à la présidentielle, a estimé peser "d'un poids plus important" qu'il y a cinq ou dix ans, quand il était "un jeune homme politique bretteur, à la pointe de l'épée, dans les combats, gascon".
"Les Français ont vu que je résistais dans les épreuves, que le cap ne changeait pas", a-t-il dit, dans cette émission réalisée avec France Bleu Béarn, Sud Ouest et Objectif Aquitaine.
Interrogé sur les candidatures au centre, en particulier celle de Jean-Louis Borloo, il a estimé qu'"il n'y (avait) aucun embouteillage au centre" car "il suffit de se rappeler ce que centre veut dire".
Pour le leader centriste, il y a, dans la vie politique française, "les ralliés automatiques à l'UMP ou au PS" et "ceux qui ont choisi le chemin de l'indépendance et la liberté". Soulignant n'avoir "jamais été en situation de dépendance", il a cité le général de Gaulle: "Choisissez toujours les chemins de crête, ce sont les moins encombrés".
François Bayrou a par ailleurs souligné être "dans une situation de confrontation, pas de démission" face au Front national. "Le FN porte un certain nombre de poisons mortels pour la société": la division des Français entre eux et la volonté de sortir de l'euro, a-t-il dit. "Il ne faut pas s'effaroucher, il faut se battre", a-t-il plaidé.
05:30 Écrit par MoDem Issy-les-Moulineaux dans Actualité, Bayrou, Mouvement Démocrate, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, françois bayrou, interview, positionnement, centre independant, independance et liberté, centrisme, modem, issy, 2012, election presidentielle |
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