19 novembre 2007

La section d'Issy les Moulineaux au Café Démocrate

La section était dignement représentée mercredi soir dernier au Café Démocrate organisé par Quitterie Delmas et Virginie Votier, au cours duquel François Bayrou a pu dialoguer avec des militants et sympathisants venus nombreux pour l'occasion.

Okan Germyian, membre du bureau provisoire, y a fait un très beau reportage que vous pouvez regarder sur le blog collectif de France Démocrate.

Voici quelques morceaux choisis :

Les fonctions de l'exécutif du MoDem : internes, et "shadow-cabinet" - François Bayrou répond à M-I Pichon

Sur les statuts et les amendements

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 Etait également présent Ranini Johnson, un militant de la section, ici en très bonne compagnie!

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 Un immense merci à Okan pour ce reportage de très grande qualité!

05 novembre 2007

La politique à l’âge de la défiance

ffa843cec7168bb370836602f6510a5f.jpgDans son brillant ouvrage « La contre-démocratie ou la politique à l’âge de la défiance », Pierre Rosanvallon détaille les dernières évolutions notoires dans la démocratie française.

Il constate ainsi que :

- La démocratie est indissociable d’une tension et d’une contestation permanente
- La légitimité et la confiance confondues dans le vote sont vite séparées.

De ce fait, pour canaliser l’érosion de la confiance, il faut organiser la défiance (et non pas la méfiance) et trois voies sont alors possibles :

- La démocratie d’expression constituant un pouvoir de surveillance (qui s’exprime par une grande vigilance, par une dénonciation des risques et des dérives et par une notation c’est-à-dire une évaluation techniquement documentée des actions du pouvoir en place)
- La démocratie d’implication constituant un pouvoir d’empêchement (la faculté d’agir a comme parallèle la faculté d’empêcher)
- La démocratie d’intervention constituant un pouvoir de mise à l’épreuve du jugement (pour obtenir par le procès ce qu’on a pas pu obtenir lors d’un vote).

Ces trois voies constituent une composante essentielle du fonctionnement démocratique ne nécessitant pas un recours aux urnes. Cette composante fondamentale s’appelle la contre-démocratie qui veut organiser la défiance (et non pas la méfiance) indispensable dans un fonctionnement démocratique réel. Mais cette contre-démocratie n’est pas sans risque de dérives. Les principaux écueuils sont :

  L’ « impolitique » qui est une absence d’appréhension globale des problèmes liés à l’organisation du monde commun (l’opposition systématique conduit toujours à une absence de vision et la contre-démocratie ne peut fonctionner que si elle s’articule sur une vision et donc sur un projet de société)
 Le populisme qui prétend représenter le peuple en ressuscitant son unité sur un mode imaginaire dans une prise de distance radicale avec ce qui est sensé s’y opposer (des catégories sociales choisies comme boucs-émissaires, les médias, les partis dominants….)
 Une judiciarisation excessive de la politique
 Un pouvoir d’empêchement excessif virant à l’obstruction
 Un pouvoir de surveillance excessif virant à l’immobilisme

La contre-démocratie constitue un juste équilibre entre les fonctions de rebelle (celui qui rejette la situation actuelle et propose des transformations radicales), de résistant (celui qui agit dans le contexte d’une impossibilité d’intervenir de façon critique dans le cadre d’institution existante) et de dissident (celui qui témoigne des failles d’une entreprise à tendance totalitaire). Pour qu’elle fonctionne de manière efficiente, la contre-démocratie doit être organisée mais non institutionnalisée sinon elle sombrerait dans une routine ou un systématisme incompatibles avec sa finalité.

En résumé, les trois piliers de la démocratie sont :

- Un gouvernement électoral représentatif (des instances élues au niveau d’une formation politique)
- Une contre-démocratie organisée (c’est le rôle des militants dans une formation politique)
- Un travail réflexif et délibératif du politique pour discerner et initier les évolutions nécessaires (c’est le rôle des     commissions dans un parti politique).

Le MoDeM, de par son positionnement politique original, est appelé à devenir l’articulation centrale de la contre-démocratie en France. Pour ce faire, l’organisation interne de cette formation devra s’appuyer sur les trois piliers de la démocratie précités.

Cette dernière considération entraîne les nécessités de :

- Permettre aux militants d’organiser à leur guise l’indispensable contre-démocratie et donc leur permettre d’être à la fois rebelles, résistants et dissidents
- Avoir des instances représentatives
- Mettre sur pied des commissions d’experts
- Mettre sur pied une commission des élus
- Pratiquer la contre-proposition argumentée et pas l’opposition systématique
- Faire représenter toutes les sensibilités du mouvement dans les commissions et les instances
- Faire contrôler le bon fonctionnement de l’ensemble par une commission éthique

Il conviendra donc de suivre de près le congrès fondateur du MoDem afin de constater si les orientations qui y seront adoptées vont dans ce sens.

Etienne BERANGER

10 octobre 2007

Réunion du Mouvement Démocrate à Issy-les-Moulineaux

                                 

d71b0c7ff874ec4a8c43ecdefe2861bf.jpgLe Mouvement Démocrate d'Issy-les-Moulineaux se réunit demain jeudi 11 octobre 2007, à 20h30, dans la salle polyvalente du Centre de loisir, 16, rue de l'abbé Derry. (voir plan ci-joint)

L'ordre du jour sera le suivant : accueil des nouveaux militants, présentation de la situation actuelle du Mouvement Démocrate, avec échanges sur les différents travaux en cours en vue du congrés fondateur, planification d'une démarche pour les élections municipales, mise en route des commissions de travail.

Plan réunion 11 octobre.pdf